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>> LA JORDANIE PAR SITES ARCHEOLOGIQUES: LES CHATEAUX DU DÉSERT | PETRA
>> LA JORDANIE PAR SITES NATURELS & REGIONS: LA MER MORTE
>>  LA JORDANIE EN CARNET DE VOYAGE
1999 [DES CHATEAUX DU DESERT A PETRA]
Outre Pétra qui constitue le point de mire du voyage, les Châteaux du Désert sont très intéressants et plus accessibles que leurs homologues syriens. Nous avons, aussi nagé dans la Mer Morte, visité les citadelles de Kerak et Shaubak, les ruines bibliques de Iraq’el Mir, et la ville de Madaba avec ses célèbres mosaïques, le tout avec un stop à Amman.  lire le récit
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LA BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON
>> GUIDES
Le Guide Bleu de la Jordanie vient d’être renouvelé. Il est plus que complet. On y trouve tous les problèmes historiques et politiques, la formation géologique de Wadi Moussa, l'endoréisme de la Mer Morte. Indispensable. Le Guide du Routard et le Lonely Planet, tous deux jumelés avec la Syrie, restent incontournables. Ce dernier vient d’éditer l’excellent From Istanbul to Cairo.
>> REPORTAGES
Syrie Jordanie, Les chemins du Levant, un excellent dossier publié par Grands Reportages, 228, janvier 2001. 
>> ART & ARCHITECTURE
Deux numéros des Dossiers d'Archéologie:La Jordanie, des temps bibliques à l'époque islamique (1987) et Jordanie: sociétés rites et religions (1999).  La Méditerranée des Croisades, collectif, Citadelles & Mazenod, 2000, un magnifique ouvrage, des études intéressantes étayées par une très riche iconographie.Les Omeyyades, Naissance de l'Art Islamique, Jordanie, Edisud - Musée sans frontières, 2000. Très interessant et très bien conçu. 
>> SOCIETE, HISTOIRE & NATURE
Impossible de faire l'impasse sur le classique des classiques: Les Sept Pilliers de la Sagesse, T.E.Lawrence.Deux ouvrages consacrés à Amman: Amman, ville dans la mémoire de l'opposant saoudien A.Mounif,  édité par Sindbad / Actes Sud et Amman, ville et société publié en 1996 par le CERMOC. On peut aussi consulter Jordan: Kingdom in the Middle, de TS.Abercombie, National Geographic vol 165 n2, feb 1984, qui a quand même vieilli. 
>> PHOTO
Le Véhicule, L'importance du véhicule dans l'imaginaire photographique arabe, conception: Akram Zaatari, ed. MTGé (Mind The Gap, Beyrouth)  1999, un super album de photos d'époque.
SITES INTERNET 
Al Mashriq, meilleure base de données du Proche-Orient. Arab Net, des informations générales. Ne manquez pas le superbe site du Jordan Tourism Board, avec des activités classées oar thèmes.
Nos deux sites fétiches, routard.com et Lonely Planet proposent chacun une bonne présentation générale du pays.
Ou est Bastien? En Jordanie, blog d'un expatrie travaillant pour une ONG
Madnomad, un tour du monde via la Jordanie. La Jordanie, carnet de route de Laure en avril 2002.
LA VIDÉOTHÈQUE DE BARON & BARON
Lawrence of Arabia, David Lean, 1962 et Indiana Jones and the Last Crusade, George Lucas, 1991. 
This Day de Akram Zaatari (2002, en cours d'achèvement) est un parcours initiatique de Amman aux territoires Palestiniens à travers le récit d'une femme palestinienne. Une oeuvre expérimentale avec des images assez magiques.
Aux frontières de Danielle Arbid (2002) est un road movie qui longe les frontières de la Palestine. On y découvre, en Jordanie, des images étonnantes, parfois révoltantes...
Pour en savoir plus sur le cinéma jordanien, consultez le dossier: 3continents. Les cinéastes arabes du Moyen-Orient, Jordanie.
>> LA JORDANIE EN BREF
91 840 km2 pour 5 millions d’habitants. Pays jeune né du dépeçage des décombres de l’empire ottoman en Asie Occidentale, la Jordanie est aussi un pays relativement petit coincé entre quatre des états arabes les plus importants (chacun dans son genre) : Arabie Saoudite, Egypte, Syrie et Irak mais aussi Israël et les territoires palestiniens. Ce dernier voisinage rappelant la communauté historique et culturelle entre jordaniens et palestiniens.
Terre biblique et pays de bédouins, la Jordanie ne possède pas de ressources pétrolières et son accès à la mer se limite aux quelques kilomètres du port d’Aqaba. Le pays, naguère nonchalant, connaît ces derniers temps un boom assez extraordinaire qui se ressent surtout à Amman, la capitale. Ville mortellement ennuyeuse il y a à peine cinq ans, Amman veut attraper la movida qui touche Dubaï et Beyrouth. On construit, à tour de main, des centres commerciaux, des hôtels, des clubs, des établissements culturels et des logements. Comme à Pékin, on rase des vieux quartiers délabrés pour laisser la place à des projets ultra modernes. Les jordaniens se pressent désormais dans les boutiques branchées, les bars à sushi et les lounges de la capitale tandis que les d.j’s sont invités à officier dans désert de Wadi Rum au grand bonheur des clubbers qui y trouvent des sensations bien plus fortes qu’à Ayia Napa. Comment expliquer ce phénomène? Soif de changement véhiculée par les nouveaux médias – un des effets de la globalisation que l’on ressent jusqu’en Arabie Saoudite. Mais il y a aussi autre chose: Un afflux considérable de capitaux qu’explique l’emplacement de la Jordanie et la géopolitique. 1) Ce pays a longtemps été l’unique voie de passage de marchandises de et vers l’Irak et continue à rester, vu la situation d’insécurité qui continue d’y régner, le lieu ou se négocient les affaires. 2) La Jordanie est le seul état arabe ayant une frontière avec la principale partie du territoire palestinien, donc là aussi important transit. 3) La Jordanie a signé la paix avec Israël et, contrairement à l’Egypte, n’a aucun complexe a jouer le jeu et ce, malgré la déconfiture totale du processus de paix au Proche Orient. Il suffit de voir les gigantesques zones franches qui ont poussé dans le désert entre les deux pays pour se rendre compte de l’impact économique de l’affaire. La Jordanie tire donc sa force de ce qui fait aussi sa faiblesse, être un petit pays dans une des zones les plus dangereuses du monde. Un pari risqué mais, pour le moment, payant.
La Jordanie offre au visiteur des paysages variés, des verdures de la vallée Jourdain aux étendues aux couleurs fauves de Wadi Rum en passant par la torpeur de la Mer Morte. Les amateurs de spiritualité iront sur les traces de Moise au Mont Nébo, ceux qui cherchent les vieilles pierres apprécieront les vestiges de l’antiquité classique, notamment la cité romaine de Jerash qui comporte une étonnante place ovale et évidement l’exceptionnel site de Pétra avec ses tombes taillées dans le roc, qui justifie le voyage à lui seul. Il y a aussi les vestiges omeyyades que sont les châteaux du désert, ceux des croisés, plus agressifs, en revanche, pas de grandes médinas comme en Syrie ou en Egypte. Amman est une ville vivante, avec quelques quartiers pittoresques, mais sa visite ne plongera pas le voyageur dans l’orient fabuleux de Damas ou du Caire.
>> MONNAIE
Le Dinar jordanien, le dollar US est très utilisé.
>> SITUATION POLITIQUE
Le Royaume Hachémite a toujours été aux premières loges des conflits proche-orientaux. Durant près d’un demi-siècle, le Roi Hussein va passer pour maître de l’équilibre diplomatique et des alliances tant vis à vis de ses voisins arabes et israéliens, qu’avec les grandes puissances anglo-saxonnes dont il recherche constamment le soutien. Ainsi, sa prise de position avec l’Irak, lors de la Guerre du Golfe ne l’empêchera pas de gagner un appui inconditionnel de Washington justifié par une signature de la paix avec Israël (1993). La Jordanie de l’après Hussein, gouvernée par son fils Abdallah II, se veut être le pays modèle et modérateur de la région, jouissant de relations plus ou moins bonnes avec tous, les contacts avec Damas et Ryad ayant connu un certain réchauffement. Elle tente, comme toujours d’éloigner les menaces qui planent sur son existence. La Jordanie reste un petit pays entouré de voisins puissants et agressifs, mais surtout, ne l’oublions pas, le pays est peuplé, en majorité, de palestiniens. Depuis septembre 2000, la reprise de l'Intifada dans les territoires a remis en exergue la schizophrénie d'un pays partagé entre une volonté de normalisation avec le voisin hébreu et une solidarité palestinienne.
>> VOYAGER EN JORDANIE
Le visa d’entrée est nécessaire pour les ressortissants de la majorité des pays. Les lois ne cessent de changer, tantot le visa devant être délivré par une ambassade, tantot celui-ci est délivré aux frontière. Le mieux est de consulter le service consulaire le plus proche. Pour ceux qui comptent faire des allers-retours chez les voisins syriens ou israéliens, prévoir les entrées multiples pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
PAR VOIE AERIENNE
Les vols internationaux atterrissent principalement à l'aéroport Queen Alia de Amman. La compagnie aérienne nationale, Royal Jordanian (http://www.rj.com/) dispose d'un réseau fort étendu notamment en Europe et au Proche Orient. Royal Jordanian est aussi un des rares transporteurs à desservir l'Irak. Lors de nos voyages, la qualité du service était assez moyenne, inférieure aux Emirates, Etihad, MEA et autres Qatar Airways, mais supérieure à Egypt Air et à une bonne partie des avions européens. 
Amman est relié à, en Amérique : Chicago (Royal Jordanian), Detroit (Royal Jordanian) et New York(Delta Airlines, Royal Jordanian) ; en Europe : Amsterdam (Royal Jordanian), Athènes (Royal Jordanian), Barcelone (Royal Jordanian), Bucarest (Tarom), Francfort (Lufthansa, Royal Jordanian), Geneve (Royal Jordanian), Kiev (Aerosvit Airlines), Larnaca (Cyprus Airways, Royal Jordanian), Londres (BMI, Royal Jordanian), Madrid (Royal Jordanian), Milan (Royal Jordanian), Munich (Royal Jordanian), Paris (Air France, Royal Jordanian) Rome (Royal Jordanian), Vienne (Royal Jordanian) et Zurich (Royal Jordanian) ; en Afrique : Addis Abeba (BMI), Al Arish (Royal Jordanian), Alexandrie (Royal Jordanian), Le Caire (Egypt Air, Royal Jordanian), Sharm el Sheikh (Royal Jordanian), Tripoli (Royal Jordanian) et Tunis (Royal Jordanian) au Moyen Orient :  Abou Dhabi (Etihad Airways, Royal Jordanian), Aden (Royal Jordanian), Al Ain (Royal Jordanian), Alep (Royal Jordanian, Syrian Airlines), Bagdad (Iraqi Airways, Royal Jordanian), Bahrein (Gulf Air, Royal Jordanian), Bassora (Royal Jordanian), Beyrouth (Middle East Airlines, Royal Jordanian), Damas (Royal Jordanian, Syrian Airlines), Dammam (Royal Jordanian), Djedda (Royal Jordanian, Saudi Arabian), Doha (Qatar Airways, Royal Jordanian), Dubai (Emirates, Royal Jordanian), Erbil (Royal Jordanian), Istanbul (Royal Jordanian, Turkish Airlines), Muscat (Gulf Air, Royal Jordanian), Riyad (Royal Jordanian, Saudi Arabian), Sanaa (Royal Jordanian, Yemenia), Sharjah (Air Arabia) et Suleymaniah dans le Kurdistan irakien (Royal Jordanian) ; en Asie : Bangkok (Royal Jordanian), Colombo (Royal Jordanian), Delhi (Royal Jordanian) et Mumbai-Bombay (Royal Jordanian).
PAR VOIES TERRESTRE ET MARITIME
La Jordanie est, avec la Syrie, la seule voie d’accès terrestre pour l’Irak. Route longue et difficile, à cause des interminables contrôles frontaliers. 
La route Amman-Damas est très fréquentée. Nombreuses compagnies de bus assurent la liaison. Pour les moins pressés, il y a le train, hebdomadaire.La Jordanie a ouvert ses frontières avec Israël, mais est-ce le moment de s'y aventurer?. Il est également possible (en principe)de circuler vers les territoires Palestiniens. Enfin, un ferry boat relie Aqaba à l’Egypte. 
>> TRANSPORTS INTÉRIEURS
Le réseau routier du pays, de très bonne qualité, est sillonné par de nombreux minibus. Sur les axes principaux, on trouve les bus de la compagnie JETT, qui offrent davantage de confort. Il est possible de rallier Aqaba par avion sur les vols quotidiens de la compagnie Royal Wings.
Texte : Gregory Buchakjian, avec la collaboration de Marc Baroud. Photo : Patrick Kassardjian
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