| LA
BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON |
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GUIDES DE VOYAGE
Destination touristique de choix, la Chine est au menu des
grandes guides de voyages, du Guide
du Routard (qui l’avait longtemps boycottée) au Lonely Planet (dont le pavé
couvre tout le pays) en passant par le Guide
Bleu qui propose un De
Pékin à Hong Kong et un Chine du Sud Ouest. Une ancienne
édition du Guide Bleu (1989) présentait la Chine en un
seul volume, avec des rubriques classées par ordre
alphabétique et une grande carte à déplier. Pas
très pratique pour faire un parcours, cet ouvrage reste
néanmoins un sommet dans l’édition de voyage. |
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LETTRES & RÉCITS DE VOYAGES
La vie et l’œuvre de Victor Segalen (1878-1919) sont
indissociables de notre connaissance et de notre perception de la
Chine. Son travail d’archéologue s’est mué en
réflexion conceptuelle dans sa trilogie consacrée
à la statuaire chinoise: Chine. La grande
statuaire, Orchestique
des tombeaux chinois et Les origines de la
statuaire en Chine (ed. Robert Laffont / ed. de la
Différence, téléchargeables).
Le sinologue
renouvelle le genre poétique dans ses lumineuses Stèles
(ed. Gallimard, téléchargeable)
et le voyageur transmet
ses impressions vivantes, ses émotions, dans sa magistrale Equippée
(voyage au pays du réel),
(téléchargeable)
qui l’emmène jusqu’aux confins du
Tibet. |
| Le
Voyage en Chine, Anthologie des voyageurs occidentaux du moyen age
à la chute de l’empire chinois, préparée
par Ninette Boothroyd et Muriel Détrie, ed. Robert Laffont
[Bouquins], 1992 |
| La Chine, ed.
Mazenod, 1970 (épuisé) est un recueil de textes d’auteurs
chinois (Confucius, Tchouang-Tseu, K’iu Yuan, Sseu-Ma Tsien, Li Po, Tou
Fou, Sou Che) dans la superbe série Les écrivains
célèbres dirigée par Raymond Queneau et Pierre
Josserand. |
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ART, ARCHÉOLOGIE & ARCHITECTURE
Très étoffée, la bibliographie commence
par L'Art de la
Chine, William Watson, Marie-Catherine Rey, ed. Citadelles &
Mazenod, 1997. Comme d’habitude, cette luxueuse collection
présente un volume d’une grande érudition, avec un vaste
panorama chinois agrémenté de planches en couleurs, de
plans et cartes et moult documents. La Chine et son art de
René Grousset, 1951, fut, en son temps, un monument. Cet ouvrage
introuvable est téléchargeable
dans son intégralité (3 volumes). |
| Montagnes
célestes: Trésors des musées de Chine, exp.
Paris, Grand Palais 2004, cat. par Pénélope Riboud, ed.
RMN, 2004. Cet important ouvrage au titre quelque peu
ésotérique est consacré aux fleuves et aux
montagnes dans la peinture chinoise. Des paysages où cohabitent
naturalisme et recherche de spiritualité, les uns (ceux du sud)
enfouis dans le flou des brumes, d’autres (plus au nord) au dessin
précis. Des s’étalant sur les formats longilignes de
rouleaux destinés à être déroulés par
le spectateur au fur et à mesure qu’il entreprend son voyage
intérieur. Cette exposition était organisée dans
le cadre de l’année de la Chine en France, tout comme Chine, le génie
du trait, Bibliothèque Nationale de France,
consacrée à la calligraphie. |
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ART CONTEMPORAIN
L’art contemporain chinois suit une courbe ascendante dans
le cœur des collectionneurs et sur le marché mondial depuis la
fin des années 1980. Nombreux sont les catalogues d’expositions
qui se veulent toujours plus tendance dans leurs choix et leurs
présentations. Citons Alors, la Chine?,
ed. Centre Pompidou, 2003. |
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ARCHITECTURE & URBANISME MODERNES
L’explosion urbaine de la Chine d’aujourd’hui est devenue la
passion des architectes et urbanistes. Certains se lancent sur le
marché à la recherche de juteux contrats, d’autres se
penchent sur la question à travers des publications pointues ou
très mode. Rem Koolhaas fait les deux à la fois. Son
Harvard Design School Project on the City a pondu Great Leap Forward,
ed. Taschen, 2001. Livre fleuve, à la limite fastidieux, qui
reprend en les développant, les recherches entreprises depuis
les années 1990 sur les villes du Delta de la Rivière des
Perles, notamment dans le bien plus attrayant Mutations, ed.
Actar / Arc en rêve centre d’architecture, 2001. |
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ILLUSTRATION & BANDE DESSINÉE
Lianhuanhua – images enchaînées –
désigne la BD chinoise, un art peu exporté mais qui
bénéficia de bienveillance du régime pour sa veine
populaire. Images
enchaînées (Lianhuanhua)
est aussi le titre d’une album He Youzhi (publié en
français Amitiés franco-chinoises, 1988), un artiste qui,
depuis 1952, travaille le trait au pinceau dans la lignée des
peintres chinois. Au travail dans son atelier, on le voit suspendu au
dessus du papier dans une position demi assise. Il peut passer quatre
bonnes minutes à effectuer des arabesques et autres lignes
aériennes. Jusque là, le pinceau ne touche pas le papier.
Puis, d’un seul coup, le maître trace plusieurs traits, remplit
plusieurs masses noires et compose, sans aucun appui de la main, et
avec un pinceau tenu par son bout supérieur, ce dans quoi on ne
verra que deux minutes plus tard, un homme penché. Parmi ses
ouvrages disponibles en français: Mes années de
jeunesse, éditions de l'An 2, 2005. Lire
son interview |
| Tintin et
le Lotus Bleu, ed. Casterman, plonge dans la Shanghai des
concessions internationales et des fumeries d’opium. Dans cet album qui
dénonce les exactions japonaises (dont le massacre de Nankin),
s’instaure une rencontre et une amitié, celles de Tchang, qui
seront au cœur de Tintin au Tibet,
sans doute le plus philosophique opus de la série. |
| Les
tribulations de Corto Maltese l’ont emmené en Extrême
Orient à plusieurs reprises. Dans Corto Maltese en
Sibérie, ed. Casterman, notre voyageur par de Hong Kong
à la recherche d’un train blindé transportant l’or
impérial russe sur la ligne du transsibérien. Les
scènes de combat épiques n’éclipsent pas la
rencontre de personnages hauts en couleurs. Le film d’animation
tiré de cette BD est un grand flop. |
| Loin
des aventuriers intrépides, Guy Delisle raconte dans Shenzhen, ed.
L’Association, 2000, son séjour dans cette ville nouvelle et son
expérience de la Chine contemporaine au quotidien. |
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PHOTO
Shangaï,
Bettina Rheims, Serge Bramly, ed. Albin Michel, 2003, contrairement
à ce qu’annonce le titre, le livre montre principalement des
femmes, belles, sexy, glamour. |
| La Grande muraille de
Chine, Daniel Schwartz, ed. Thames et Hudson, 2001.
Agrémenté de textes de Borges, Kafka et Luo Zhewen, cet
album couvre le travail du premier étranger ayant pu
photographier la Grande muraille dans sur tout son parcours. |
| SITES
INTERNET |
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GUIDES DE VOYAGE
Présentation de la Chine sur les portails du Guide du Routard, du Lonely Planet et du Petit
Futé. |
| Le
site américain du China National Tourist Office
présente les principales attractions de la Chine avec une
cartographie pour visualiser les parcours. |
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LETTRES
Les Classiques, collection Chine.
Ce site est un trésor. Des milliers de pages à
télécharger, en trois sections: Auteurs classiques
chinois, textes de Marcel Granet (1884-1940), contemporains de Marcel
Granet dont certains cités plus haut. Nombreux ouvrages depuis
longtemps épuisés sont ainsi à la portée de
tous grâce à l’initiative de Pierre Palpant,
retraité bénévole.; |
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ART
& ARCHITECTURE
Les sites sur l'art et l'archéologie de la Chine et de l'Asie
dans le Portail Baron & Baron >
Arts & Civilisations > Asie
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MEDIAS
Editions en ligne du China
Daily et du South
China Morning Post. |
| LA
VIDÉOTHÈQUE
DE BARON & BARON |
| Le
cinéma chinois contemporain vu par Ziad Nawfal: |
Une
jeunesse chinoise (Summer Palace) de Lou Ye (2007).
Projeté sans l’accord des autorités, ce film a valu au
réalisateur Lou Ye d’être banni de Chine pour cinq ans. Sa
productrice n’a, quant a elle, plus le droit d’exercer pour la
même durée. Une Jeunesse Chinoise est le premier
film à raconter le mouvement étudiant en faveur de la
démocratie, place Tien An Men en 1989. Cette œuvre
mélancolique, pensée et présentée comme un
hymne libertaire, évacue l’académisme au profit d’une
vision lyrique, sensuelle et résolument moderne des élans
révolutionnaires du 20eme siècle.
Peu avant la répression sanglante de 1989, Yu Hong quitte son
petit ami et une Chine rurale pour rejoindre l’université de
Pékin, ou elle vit un amour passionné et conflictuel. Le
couple
se sépare. L’étudiante accumule alors les
expériences amoureuses et les désillusions, comme autant
d’échos cinglants à l’histoire d’un pays troublé.
Caméra à l’épaule, Lou Ye filme une jeunesse
mouvante, en
quête d’émancipation. Il recourt aux images d’archive,
lesquelles se mettent au service d’une narration fluide et d’une mise
en scène galvanisée par de vibrants interprètes.
La chronique, qui court sur plus d’une décennie, s’achève
sur un constat amer par ou les espoirs de liberté
s’éteignent. Au terme d’un parcours douloureux,
l’héroïne retourne, comme les autres personnages, a une vie
normée. Il en va des amours contrariées comme des
turbulences de l’’Histoire: toutes de trajectoires brisées et
de renoncements. |
La
cité interdite (The curse of the golden flowers) de
Zhang Yimou (2007). Après Hero (2003) et Le secret
des poignards volants (2004), Zhang Yimou s'attaque une nouvelle
fois au wu xian pian, le film de sabre traditionnel (Chine, Hong Kong).
Le premier film nommé se déroulait lors de la
période des Etats Guerriers (-475 ; -221 av. J.C). La Chine
était divisée en 7 royaumes. Celui du Qin était le
plus puissant. Les autres royaumes feront tout pour le faire tomber...
Dans le second film, nous sommes en 859, la dynastie Tang (618-907) est
sur le déclin, les mouvements centrifuges prospèrent en
Chine. Le plus redoutable est celui de la Maison des Poignards
Volants...
Enfin, dans La Cité Interdite,
place à la dynastie Hou Tang (923-936). Nous sommes en 928,
période des Cinq Dynasties et Dix Royaumes (907-960). Intrigues
de couloir et de pouvoir sont au rendez-vous. L'empereur est de retour
de guerre et un complot interne se trame dans son dos... Comme dans les
deux autres films, la composition visuelle prime, décors
magnifiques, souci du détail, esthétisme,
magnificence..., et le lyrique se mêle à l'épique.
Quel lien entre ces trois films ? Les dynasties chinoises
évidemment, la structure et le fonctionnement du pouvoir, la
perception de la politique... mais surtout une réflexion
fondamentale : comment le pouvoir central chinois est-t-il parvenu
à se maintenir (et se consolider) au fil des siècles
(jusqu'à aujourd'hui), dans un Etat-territoire qui fait tout de
même plus de 9 millions de km²… |
Still
Life de Jia Zhang-Ke (2007). En Chine, dans un quartier de
Fengie submergé par les eaux d’un barrage, deux quêtes
amoureuses parallèles amènent différents
personnages à nouer des liens affectifs. De retour dans sa
région d’origine après une longue absence, Sang Ming
voudrait retrouver son ex-femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis
seize ans. Au même moment, dans la même ville, Sheng Hong
cherche son mari disparu depuis des mois. La tâche est rude pour
ces âmes égarées et esseulées, au sein d’une
société en pleine mutation. D’autant que les gigantesques
travaux d’aménagement du barrage des Trois Gorges ont
complètement modifié le visage de la ville qui ne
ressemble plus à celle qu’ils ont connue jadis.
Récompensé du Lion d’Or par le Jury de la 63eme Mostra de
Venise en Septembre dernier, Still Life étudie les
bouleversements humains inhérents a la restructuration d’une
agglomération dans la Chine contemporaine. A la fois
réaliste et onirique, le film de Jia Zhang-Ke
(déjà remarqué pour Platform en 2000, Unknown
Pleasures en 2002, et The World en 2005), est une
réflexion politique sur le sentiment d’exil provoqué par
le glissement de la Chine communiste vers un système plus
libéral. En évoquant la réalité d’un pays
partagé entre sa modernité émergente et ses
traditions ancestrales, Still Life scrute brillamment les
difficultés des êtres à accepter le temps qui
passe.
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LA CHINE EN BREF
Presque 10 millions (9 596 961) de km², plus d’un
milliard (1,3) d'habitants, une pléthore de voisins (Pakistan,
Inde, Népal, Myanmar, Laos, Vietnam, Corée du Nord,
Russie, Mongolie, Kazakhstan et Kirghizstan), la Chine est le pays de
tous les excès. |
| Pays
en expansion effrénée, la Chine s’expose d’abord
à travers des mégapoles hérissées de gratte
ciels (souvent hideux) construits en quatrième vitesse, de ponts
autoroutiers et d’aéroports dignes des films de science fiction.
Autrefois unique porte de l’empire, Hong Kong a retrouvé le
giron de la mère patrie. Ses routes suspendues et ses tours de
bureaux n’ont pas effacé le charme de ses quartiers
affairés aux enseignes colorées. Hong Kong est devenue le
modèle et toutes les villes, de Shenzhen, zone économique
spéciale créée de toutes pièces, à
Canton, et même jusqu’à Shanghai ou, face au Bund, le
quartier des concessions internationales des années 1920, fait
face la nouvelle cité de Pu Dong qui s’envole vers le ciel.
Pékin, elle, fait le grand ménage et table rase du
passé. Les vieux quartiers disparaissent pour laisser la place
à des immeubles clairs, lisses, chic et sans histoires qui
accueilleront dignement les jeux olympiques. |
| Car
la Chine cultive ce curieux paradoxe vis-à-vis de son
passé. Un des états nations les plus anciens du monde qui
efface volontairement les traces de l’histoire, du moins celles qui ne
peuvent pas être muséifiées, telles la Cité
Impériale et le Temple du Ciel à Pékin, la Grande
Muraille ou la fabuleuse armée de soldats en terre cuite
exhumée de la tombe de l’empereur Qin Shi Huangdi près de
Xian. |
| Pays
de l’impermanence, royaume de l’imitation (de l’imitation de la
nature dans la peinture de paysage aux contrefaçons des grandes
marques qui font toujours la fortune de l’industrie locale), la Chine
offre des valeurs et un regard sur le monde qui remettent en question
la pensée occidentale. Obnubilé par les lumières
des villes, le visiteur oublie souvent la dimension rurale de la Chine.
Cette campagne parfois aride et monotone qui peut s’avérer un
enchantement. Revoir les paysages idylliques du Yunnan, «pays de
l’éternel printemps», assister aux pèlerinages que
font les chinois dans les montagnes sacrées, découvrir
les grottes tapissées de milliers de sculptures de Bouddha, ou
partir vers les étendues sauvages, du côté de la
Mongolie ou de la Russie, vers le fleuve Amour, ou, encore plus, loin,
dans les contrées occidentales du pays, la province autonome
ouighoure du Xinjiang, la Chine désertique et terre d’islam. |
| Le
voyageur aura compris qu’il n’y a pas un voyage en Chine. Mais une
initiation à la Chine, pays multiple et déconcertant,
pays archaïque et moderne, stalinien et capitaliste, urbain et
rural, pauvre et riche.
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MONNAIE
Le yuan. |
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SITUATION POLITIQUE
La République Populaire de Chine est un des derniers
dinosaures de l'ère communiste et le plus grand. Le
régime a su faire évoluer la politique économique
du pays d'une collectivisation maoïste à un capitalisme
sauvage au culte de la libre entreprise. La Chine est aujourd'hui un
pays un effervescence dans les domaines du commerce, de l'industrie, de
la construction et des services. C'est un le marché le plus
juteux de la planète pour les pays industrialisés qui y
voient un nouvel eldorado ou se réalisent les projets les plus
audacieux. Derrière cette frénésie se cache la
réalité politique d'une absence totale de liberté
d'expression. Depuis la tragédie de la place Tien an Men en
1989, Pékin a tout fait pour éviter pareils
débordements, tuant dans l'oeuf toute contestation potentielle.
Arrestation de dissidents, de journalistes et d'intellectuels sont
toujours à l'ordre du jour et sont toujours mollement
évoquées par les dirigeants occidentaux lors de leurs
rencontres avec leurs homologues chinois, sans pour autant devenir des
entraves à la bonne coopération et au transfert de
technologies. Depuis leur rétrocession à la mère
patrie, les enclaves de Hong Kong et de Macao sont de relatifs
îlots de liberté dont l'autonomie semble toutefois en
sursis. L’autre revers du succès chinois est l’envol des
inégalités sociales. La fortune des golden boys de
Shanghai cache difficilement le désarroi de milliers de paysans
abandonnés à leur triste sort et qui sont plus nombreux
chaque jour à se précipiter vers les villes dans l’espoir
d’améliorer – souvent dans des conditions effroyables - leur
maigre pitance. Le communisme n’est plus ce qu’il était! |
>> VOYAGER EN CHINE
Le passeport, en cours de validité pour au moins 6
mois à venir, devra être garni d’un visa
délivré par le consulat de la République Populaire
de Chine. Pour se rendre à Hong Kong, les ressortissants de
certains pays peuvent se voir exiger un visa spécifique à
ce territoire, d’autres, exemptés de visa. Il faudra se
renseigner dans le pays de départ. |
>> VOYAGER EN CHINE PAR VOIE
AÉRIENNE
La Chine est un des pays les plus
dynamiques en matière de transport aérien. Le trafic
local et international connaît une progression unique au monde.
La Chine compte nombre de transporteurs régionaux et
internationaux, chacun étant basé dans un aéroport
où il a établit son hub (plate forme de correspondances).
Les plus importants sont Air
China http://www.airchina.com.cn (Beijing / Pékin), China
Southern http://www.cs-air.com/
(Guangzhou / Canton), China
Eastern Airlines http://www.ce-air.com/ (Shanghai) et, bien sur la très
prestigieuse Cathay Pacific http://www.cathaypacific-air.com/ (Hong Kong).
Cette dernière, membre avec British Airways et American Airlines
de l’alliance One World, est une des meilleures compagnies
aériennes au monde en terme de confort, d’accueil et de
fiabilité des appareils, qualités que l’on ne retrouve
pas toujours sur les compagnies du continent. Les liaisons entre la
Chine et le monde extérieur sont très importantes et en
constante progression. Les
liaisons sont très
importantes de et vers les autres pays
d’Asie (Corée, Japon, Malaisie,
Thaïlande, Vietnam…). La Chine est quasiment l’unique point
d’accès
pour la Corée du Nord. Les vols pour Taiwan sont très
nombreux de et vers Hong Kong. Il y a également un vol quotidien
Shanghai – Taipei (Shanghai Airlines).Voici un aperçu de l’offre entre les
quatre principaux aéroports chinois et le reste du monde. |
>> Hong Kong est relié
à:
en
Afrique: Addis Abeba (Ethiopian
Airlines), Johannesburg (Cathay Pacific, South African Airways); en
Amérique: Chicago (United Airlines), Los Angeles (Cathay
Pacific, 3 vols / j), New York (Cathay Pacific, vol sans escales durant
15h35 en Airbus A340-500), New
York - Newark (Continental, sans escale aussi), San
Francisco (United Airlines, Cathay
Pacific, Singapore Airlines), Vancouver (Air Canada, Cathay Pacific); en
Europe: Amsterdam (Cathay Pacific, KLM), Copenhague
(Scandinavian),
Francfort (Cathay Pacific, Lufthansa), Londres (British Airways, Cathay
Pacific), Moscou (Aeroflot), Paris (Air France, Cathay Pacific), Rome
(Cathay Pacific),
Vienne (Austrian Airlines), Zurich (Swiss); au Moyen Orient : Bahrain
(Cathay Pacific, Gulf Air), Doha (Qatar Airways), Dubaï (Cathay
Pacific, Emirates),
Istanbul (Turkish Airlines), Riad
(Cathay Pacific); en Océanie:
Adélaïde (Cathay
Pacific), Auckland (Air New Zealand, Cathay Pacific), Brisbane (Cathay
Pacific), Cairns
(Cathay Pacific), Melbourne (Cathay Pacific), Perth (Cathay Pacific),
Sydney (Cathay Pacific, Qantas). |
>> Pékin (Beijing) est
relié à:
en Afrique: Addis
Abeba
(Ethiopian Airlines); en
Amérique: Chicago (United Airlines),
Los Angeles (Air China), New York - Newark (Continental), San Francisco
(United Airlines), en Europe :
Amsterdam (KLM), Copenhague, (Scandinavian), Francfort
(Air China, Lufthansa),
Londres
(Air China,
British Airways), Moscou
(Air China, Aeroflot),
Paris (Air China, Air France), Rome (Air China),
Vienne (Austrian Airlines), Zurich (Air China); au Moyen Orient: Dubaï
(Emirates), Istanbul
(Turkish Airlines), Koweït
(Air China). |
>> Shanghai est relié
à:
en
Amérique: Chicago (United
Airlines), Los Angeles (China Eastern Airlines, United Airlines), San
Francisco (United Airlines); en Europe:
Amsterdam (KLM), Copenhague
(Scandinavian), Francfort (Lufthansa), Helsinki
(Finnair), Londres (British Airways), Moscou
(Aeroflot, China Eastern Airlines), Paris
(Air France, China Eastern Airlines), Vienne (Austrian Airlines); au
Moyen Orient: Doha
(Qatar Airways), Dubaï
(Emirates),
Istanbul (Turkish Airlines) |
>> Canton (Guangzhou) est
relié à:
en Afrique: Addis
Abeba (Ethiopian
Airlines), Nairobi (Kenya Airways); en
Europe: Francfort (Lufthansa),
Helsinki (Finnair), Paris (Air France, China Southern); au Moyen Orient
: Dubaï (China Southern, Kenya Airways). |
>> VOYAGER EN CHINE PAR VOIE
TERRESTRE
La grande aventure, sur les pas de la
route de la soie, de Marco Polo, du transsibérien et de la
croisière jaune Beyrouth - Pékin, organisée en
1931 par Citroën. Commençons par le transsibérien,
train mythique, un voyage en soi. Deux services hebdomadaires assurent
la liaison Moscou – Pékin, le trajet dure 6 jours. www.espace-transsiberien.com.
Il est également possible d’entrer en Chine depuis un de ses
nombreux voisins. Citons le Pakistan, pour prendre la Karakorum
highway, route mythique à travers les montagnes, et traverser
les paysages lunaires de l’occident chinois; le Népal, pour
passer du versant sud au versant nord de l’Himalaya, et entrer en Chine
via le Tibet; le Vietnam, pour accéder au sud de la Chine et le
Yunnan. Mieux vaut se renseigner à l’avance pour préparer
le parcours et les formalités. Ne pas oublier, si vous faites un
aller – retour dans un pays, de prendre un visa à entrées
multiples. |
>> VOYAGER EN CHINE PAR VOIE
MARITIME
Des navires assurent des liaisons
entre la Chine continentale et la Corée du Sud. |
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TRANSPORTS INTÉRIEURS
La bonne affaire. L’immensité du territoire chinois
nécessite pour qui veut aller plus loin que les grandes
mégapoles une bonne logistique. L’avion, d’abord, de plus en
plus fréquent pour parcourir les grandes distances. Les
nombreuses compagnies nationales et régionales desservent
quasiment tous les points du territoire. Les avions sont
généralement modernes (et de fabrication occidentale!) et
fiables mais les transporteurs n’ont les mêmes critères de
qualité. Le train est un autre mode de transport. Il faudra
oublier la lenteur et surmonter le barrage de la langue (excepté
dans les très grandes gares, les tableaux d’affichage sont en
chinois) pour vivre une expérience de choix au cœur de la Chine
profonde. Plusieurs classes avec banquettes «dures» ou
«souples». Signalons que la ville de Shanghai s’est
dotée d’un train à lévitation magnétique
ultra rapide livré par la firme allemande Siemens pour relier
l’aéroport de Pu Dong. Restent les transports routiers, dont le
bus, expérimenté par notre chroniquer Pascal Maljette (cf. le récit de voyage). |
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