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>> LA CHINE EN CARNETS & RÉCITS DE VOYAGE
2005 [EN ROUTE POUR WUZHOU]
"(...) Assis devant, une cigarette fumée et une cigarette offerte, je traverse Wuzhou by night au rythme d’un code de la route plus que théorique. La limite de l’affrontement avec un autre véhicule ou avec les piétons est la règle de base, simple et efficace. Communication avec le chauffeur ? Nulle sans que cela ne pose aucun problème pour personne, autant parler au mickey du tableau de bord ou au grand timonier pendu au rétroviseur (...)lire le récit

DALI, YUNNAN, CHINE
LA BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON
>> GUIDES DE VOYAGE
Destination touristique de choix, la Chine est au menu des grandes guides de voyages, du Guide du Routard (qui l’avait longtemps boycottée) au Lonely Planet (dont le pavé couvre tout le pays) en passant par le Guide Bleu qui propose un De Pékin à Hong Kong et un Chine du Sud Ouest. Une ancienne édition du Guide Bleu (1989) présentait la Chine en un seul volume, avec des rubriques classées par ordre alphabétique et une grande carte à déplier. Pas très pratique pour faire un parcours, cet ouvrage reste néanmoins un sommet dans l’édition de voyage.
>> LETTRES & RÉCITS DE VOYAGES
La vie et l’œuvre de Victor Segalen (1878-1919) sont indissociables de notre connaissance et de notre perception de la Chine. Son travail d’archéologue s’est mué en réflexion conceptuelle dans sa trilogie consacrée à la statuaire chinoise: Chine. La grande statuaire, Orchestique des tombeaux chinois et Les origines de la statuaire en Chine (ed. Robert Laffont / ed. de la Différence, téléchargeables). Le sinologue renouvelle le genre poétique dans ses lumineuses Stèles (ed. Gallimard, téléchargeable) et le voyageur transmet ses impressions vivantes, ses émotions, dans sa magistrale Equippée (voyage au pays du réel), (téléchargeable) qui l’emmène jusqu’aux confins du Tibet.
Le Voyage en Chine, Anthologie des voyageurs occidentaux du moyen age à la chute de l’empire chinois, préparée par Ninette Boothroyd et Muriel Détrie, ed. Robert Laffont [Bouquins], 1992
La Chine, ed. Mazenod, 1970 (épuisé) est un recueil de textes d’auteurs chinois (Confucius, Tchouang-Tseu, K’iu Yuan, Sseu-Ma Tsien, Li Po, Tou Fou, Sou Che) dans la superbe série Les écrivains célèbres dirigée par Raymond Queneau et Pierre Josserand.
>> ART, ARCHÉOLOGIE & ARCHITECTURE
Très étoffée, la bibliographie commence par L'Art de la Chine, William Watson, Marie-Catherine Rey, ed. Citadelles & Mazenod, 1997. Comme d’habitude, cette luxueuse collection présente un volume d’une grande érudition, avec un vaste panorama chinois agrémenté de planches en couleurs, de plans et cartes et moult documents. La Chine et son art de René Grousset, 1951, fut, en son temps, un monument. Cet ouvrage introuvable est téléchargeable dans son intégralité (3 volumes).
Montagnes célestes: Trésors des musées de Chine, exp. Paris, Grand Palais 2004, cat. par Pénélope Riboud, ed. RMN, 2004. Cet important ouvrage au titre quelque peu ésotérique est consacré aux fleuves et aux montagnes dans la peinture chinoise. Des paysages où cohabitent naturalisme et recherche de spiritualité, les uns (ceux du sud) enfouis dans le flou des brumes, d’autres (plus au nord) au dessin précis. Des s’étalant sur les formats longilignes de rouleaux destinés à être déroulés par le spectateur au fur et à mesure qu’il entreprend son voyage intérieur. Cette exposition était organisée dans le cadre de l’année de la Chine en France, tout comme Chine, le génie du trait, Bibliothèque Nationale de France, consacrée à la calligraphie.
>> ART CONTEMPORAIN
L’art contemporain chinois suit une courbe ascendante dans le cœur des collectionneurs et sur le marché mondial depuis la fin des années 1980. Nombreux sont les catalogues d’expositions qui se veulent toujours plus tendance dans leurs choix et leurs présentations. Citons Alors, la Chine?, ed. Centre Pompidou, 2003.
>> ARCHITECTURE & URBANISME MODERNES
L’explosion urbaine de la Chine d’aujourd’hui est devenue la passion des architectes et urbanistes. Certains se lancent sur le marché à la recherche de juteux contrats, d’autres se penchent sur la question à travers des publications pointues ou très mode. Rem Koolhaas fait les deux à la fois. Son Harvard Design School Project on the City a pondu Great Leap Forward, ed. Taschen, 2001. Livre fleuve, à la limite fastidieux, qui reprend en les développant, les recherches entreprises depuis les années 1990 sur les villes du Delta de la Rivière des Perles, notamment dans le bien plus attrayant Mutations, ed. Actar / Arc en rêve centre d’architecture, 2001.
>> ILLUSTRATION & BANDE DESSINÉE
Lianhuanhua – images enchaînées – désigne la BD chinoise, un art peu exporté mais qui bénéficia de bienveillance du régime pour sa veine populaire. Images enchaînées (Lianhuanhua) est aussi le titre d’une album He Youzhi (publié en français Amitiés franco-chinoises, 1988), un artiste qui, depuis 1952, travaille le trait au pinceau dans la lignée des peintres chinois. Au travail dans son atelier, on le voit suspendu au dessus du papier dans une position demi assise. Il peut passer quatre bonnes minutes à effectuer des arabesques et autres lignes aériennes. Jusque là, le pinceau ne touche pas le papier. Puis, d’un seul coup, le maître trace plusieurs traits, remplit plusieurs masses noires et compose, sans aucun appui de la main, et avec un pinceau tenu par son bout supérieur, ce dans quoi on ne verra que deux minutes plus tard, un homme penché. Parmi ses ouvrages disponibles en français: Mes années de jeunesse, éditions de l'An 2, 2005. Lire son interview
Tintin et le Lotus Bleu, ed. Casterman, plonge dans la Shanghai des concessions internationales et des fumeries d’opium. Dans cet album qui dénonce les exactions japonaises (dont le massacre de Nankin), s’instaure une rencontre et une amitié, celles de Tchang, qui seront au cœur de Tintin au Tibet, sans doute le plus philosophique opus de la série.
Les tribulations de Corto Maltese l’ont emmené en Extrême Orient à plusieurs reprises. Dans Corto Maltese en Sibérie, ed. Casterman, notre voyageur par de Hong Kong à la recherche d’un train blindé transportant l’or impérial russe sur la ligne du transsibérien. Les scènes de combat épiques n’éclipsent pas la rencontre de personnages hauts en couleurs. Le film d’animation tiré de cette BD est un grand flop.
Loin des aventuriers intrépides, Guy Delisle raconte dans Shenzhen, ed. L’Association, 2000, son séjour dans cette ville nouvelle et son expérience de la Chine contemporaine au quotidien.
>> PHOTO
Shangaï, Bettina Rheims, Serge Bramly, ed. Albin Michel, 2003, contrairement à ce qu’annonce le titre, le livre montre principalement des femmes, belles, sexy, glamour.
La Grande muraille de Chine, Daniel Schwartz, ed. Thames et Hudson, 2001. Agrémenté de textes de Borges, Kafka et Luo Zhewen, cet album couvre le travail du premier étranger ayant pu photographier la Grande muraille dans sur tout son parcours.
SITES INTERNET 
>> GUIDES DE VOYAGE
Présentation de la Chine sur les portails du Guide du Routard, du Lonely Planet et du Petit Futé.
Le site américain du China National Tourist Office présente les principales attractions de la Chine avec une cartographie pour visualiser les parcours.
>> LETTRES
Les Classiques, collection Chine. Ce site est un trésor. Des milliers de pages à télécharger, en trois sections: Auteurs classiques chinois, textes de Marcel Granet (1884-1940), contemporains de Marcel Granet dont certains cités plus haut. Nombreux ouvrages depuis longtemps épuisés sont ainsi à la portée de tous grâce à l’initiative de Pierre Palpant, retraité bénévole.;
>> ART &  ARCHITECTURE
Les sites sur l'art et l'archéologie de la Chine et de l'Asie dans le Portail Baron & Baron > Arts & Civilisations > Asie
>> MEDIAS
Editions en ligne du China Daily et du South China Morning Post.
LA VIDÉOTHÈQUE DE BARON & BARON
Le cinéma chinois contemporain vu par Ziad Nawfal:
Une jeunesse chinoise (Summer Palace) de Lou Ye (2007). Projeté sans l’accord des autorités, ce film a valu au réalisateur Lou Ye d’être banni de Chine pour cinq ans. Sa productrice n’a, quant a elle, plus le droit d’exercer pour la même durée. Une Jeunesse Chinoise est le premier film à raconter le mouvement étudiant en faveur de la démocratie, place Tien An Men en 1989. Cette œuvre mélancolique, pensée et présentée comme un hymne libertaire, évacue l’académisme au profit d’une vision lyrique, sensuelle et résolument moderne des élans révolutionnaires du 20eme siècle.
Peu avant la répression sanglante de 1989, Yu Hong quitte son petit ami et une Chine rurale pour rejoindre l’université de Pékin, ou elle vit un amour passionné et conflictuel. Le couple se sépare. L’étudiante accumule alors les expériences amoureuses et les désillusions, comme autant d’échos cinglants à l’histoire d’un pays troublé.
Caméra à l’épaule, Lou Ye filme une jeunesse mouvante, en quête d’émancipation. Il recourt aux images d’archive, lesquelles se mettent au service d’une narration fluide et d’une mise en scène galvanisée par de vibrants interprètes. La chronique, qui court sur plus d’une décennie, s’achève sur un constat amer par ou les espoirs de liberté s’éteignent. Au terme d’un parcours douloureux, l’héroïne retourne, comme les autres personnages, a une vie normée. Il en va des amours contrariées comme des turbulences de l’’Histoire: toutes de trajectoires brisées et de renoncements.
La cité interdite (The curse of the golden flowers) de Zhang Yimou (2007). Après Hero (2003) et Le secret des poignards volants (2004), Zhang Yimou s'attaque une nouvelle fois au wu xian pian, le film de sabre traditionnel (Chine, Hong Kong). Le premier film nommé se déroulait lors de la période des Etats Guerriers (-475 ; -221 av. J.C). La Chine était divisée en 7 royaumes. Celui du Qin était le plus puissant. Les autres royaumes feront tout pour le faire tomber... Dans le second film, nous sommes en 859, la dynastie Tang (618-907) est sur le déclin, les mouvements centrifuges prospèrent en Chine. Le plus redoutable est celui de la Maison des Poignards Volants...
Enfin, dans La Cité Interdite, place à la dynastie Hou Tang (923-936). Nous sommes en 928, période des Cinq Dynasties et Dix Royaumes (907-960). Intrigues de couloir et de pouvoir sont au rendez-vous. L'empereur est de retour de guerre et un complot interne se trame dans son dos... Comme dans les deux autres films, la composition visuelle prime, décors magnifiques, souci du détail, esthétisme, magnificence..., et le lyrique se mêle à l'épique.
Quel lien entre ces trois films ? Les dynasties chinoises évidemment, la structure et le fonctionnement du pouvoir, la perception de la politique... mais surtout une réflexion fondamentale : comment le pouvoir central chinois est-t-il parvenu à se maintenir (et se consolider) au fil des siècles (jusqu'à aujourd'hui), dans un Etat-territoire qui fait tout de même plus de 9 millions de km²…
Still Life de Jia Zhang-Ke (2007). En Chine, dans un quartier de Fengie submergé par les eaux d’un barrage, deux quêtes amoureuses parallèles amènent différents personnages à nouer des liens affectifs. De retour dans sa région d’origine après une longue absence, Sang Ming voudrait retrouver son ex-femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis seize ans. Au même moment, dans la même ville, Sheng Hong cherche son mari disparu depuis des mois. La tâche est rude pour ces âmes égarées et esseulées, au sein d’une société en pleine mutation. D’autant que les gigantesques travaux d’aménagement du barrage des Trois Gorges ont complètement modifié le visage de la ville qui ne ressemble plus à celle qu’ils ont connue jadis.
Récompensé du Lion d’Or par le Jury de la 63eme Mostra de Venise en Septembre dernier, Still Life étudie les bouleversements humains inhérents a la restructuration d’une agglomération dans la Chine contemporaine. A la fois réaliste et onirique, le film de Jia Zhang-Ke (déjà remarqué pour Platform en 2000, Unknown Pleasures en 2002, et The World en 2005), est une réflexion politique sur le sentiment d’exil provoqué par le glissement de la Chine communiste vers un système plus libéral. En évoquant la réalité d’un pays partagé entre sa modernité émergente et ses traditions ancestrales, Still Life scrute brillamment les difficultés des êtres à accepter le temps qui passe.

>> LA CHINE EN BREF
Presque 10 millions (9 596 961) de km², plus d’un milliard (1,3) d'habitants, une pléthore de voisins (Pakistan, Inde, Népal, Myanmar, Laos, Vietnam, Corée du Nord, Russie, Mongolie, Kazakhstan et Kirghizstan), la Chine est le pays de tous les excès.
Pays en expansion effrénée, la Chine s’expose d’abord à travers des mégapoles hérissées de gratte ciels (souvent hideux) construits en quatrième vitesse, de ponts autoroutiers et d’aéroports dignes des films de science fiction. Autrefois unique porte de l’empire, Hong Kong a retrouvé le giron de la mère patrie. Ses routes suspendues et ses tours de bureaux n’ont pas effacé le charme de ses quartiers affairés aux enseignes colorées. Hong Kong est devenue le modèle et toutes les villes, de Shenzhen, zone économique spéciale créée de toutes pièces, à Canton, et même jusqu’à Shanghai ou, face au Bund, le quartier des concessions internationales des années 1920, fait face la nouvelle cité de Pu Dong qui s’envole vers le ciel. Pékin, elle, fait le grand ménage et table rase du passé. Les vieux quartiers disparaissent pour laisser la place à des immeubles clairs, lisses, chic et sans histoires qui accueilleront dignement les jeux olympiques.
Car la Chine cultive ce curieux paradoxe vis-à-vis de son passé. Un des états nations les plus anciens du monde qui efface volontairement les traces de l’histoire, du moins celles qui ne peuvent pas être muséifiées, telles la Cité Impériale et le Temple du Ciel à Pékin, la Grande Muraille ou la fabuleuse armée de soldats en terre cuite exhumée de la tombe de l’empereur Qin Shi Huangdi près de Xian.
Pays de l’impermanence, royaume de l’imitation (de l’imitation de la nature dans la peinture de paysage aux contrefaçons des grandes marques qui font toujours la fortune de l’industrie locale), la Chine offre des valeurs et un regard sur le monde qui remettent en question la pensée occidentale. Obnubilé par les lumières des villes, le visiteur oublie souvent la dimension rurale de la Chine. Cette campagne parfois aride et monotone qui peut s’avérer un enchantement. Revoir les paysages idylliques du Yunnan, «pays de l’éternel printemps», assister aux pèlerinages que font les chinois dans les montagnes sacrées, découvrir les grottes tapissées de milliers de sculptures de Bouddha, ou partir vers les étendues sauvages, du côté de la Mongolie ou de la Russie, vers le fleuve Amour, ou, encore plus, loin, dans les contrées occidentales du pays, la province autonome ouighoure du Xinjiang, la Chine désertique et terre d’islam.
Le voyageur aura compris qu’il n’y a pas un voyage en Chine. Mais une initiation à la Chine, pays multiple et déconcertant, pays archaïque et moderne, stalinien et capitaliste, urbain et rural, pauvre et riche. .
>> MONNAIE
Le yuan.
>> SITUATION POLITIQUE
La République Populaire de Chine est un des derniers dinosaures de l'ère communiste et le plus grand. Le régime a su faire évoluer la politique économique du pays d'une collectivisation maoïste à un capitalisme sauvage au culte de la libre entreprise. La Chine est aujourd'hui un pays un effervescence dans les domaines du commerce, de l'industrie, de la construction et des services. C'est un le marché le plus juteux de la planète pour les pays industrialisés qui y voient un nouvel eldorado ou se réalisent les projets les plus audacieux. Derrière cette frénésie se cache la réalité politique d'une absence totale de liberté d'expression. Depuis la tragédie de la place Tien an Men en 1989, Pékin a tout fait pour éviter pareils débordements, tuant dans l'oeuf toute contestation potentielle. Arrestation de dissidents, de journalistes et d'intellectuels sont toujours à l'ordre du jour et sont toujours mollement évoquées par les dirigeants occidentaux lors de leurs rencontres avec leurs homologues chinois, sans pour autant devenir des entraves à la bonne coopération et au transfert de technologies. Depuis leur rétrocession à la mère patrie, les enclaves de Hong Kong et de Macao sont de relatifs îlots de liberté dont l'autonomie semble toutefois en sursis. L’autre revers du succès chinois est l’envol des inégalités sociales. La fortune des golden boys de Shanghai cache difficilement le désarroi de milliers de paysans abandonnés à leur triste sort et qui sont plus nombreux chaque jour à se précipiter vers les villes dans l’espoir d’améliorer – souvent dans des conditions effroyables - leur maigre pitance. Le communisme n’est plus ce qu’il était!
>> VOYAGER EN CHINE
Le passeport, en cours de validité pour au moins 6 mois à venir, devra être garni d’un visa délivré par le consulat de la République Populaire de Chine. Pour se rendre à Hong Kong, les ressortissants de certains pays peuvent se voir exiger un visa spécifique à ce territoire, d’autres, exemptés de visa. Il faudra se renseigner dans le pays de départ.
>> VOYAGER EN CHINE PAR VOIE AÉRIENNE
La Chine est un des pays les plus dynamiques en matière de transport aérien. Le trafic local et international connaît une progression unique au monde. La Chine compte nombre de transporteurs régionaux et internationaux, chacun étant basé dans un aéroport où il a établit son hub (plate forme de correspondances). Les plus importants sont Air China http://www.airchina.com.cn (Beijing / Pékin), China Southern http://www.cs-air.com/ (Guangzhou / Canton), China Eastern Airlines http://www.ce-air.com/ (Shanghai) et, bien sur la très prestigieuse Cathay Pacific http://www.cathaypacific-air.com/ (Hong Kong). Cette dernière, membre avec British Airways et American Airlines de l’alliance One World, est une des meilleures compagnies aériennes au monde en terme de confort, d’accueil et de fiabilité des appareils, qualités que l’on ne retrouve pas toujours sur les compagnies du continent. Les liaisons entre la Chine et le monde extérieur sont très importantes et en constante progression. Les liaisons sont très importantes de et vers les autres pays d’Asie (Corée, Japon, Malaisie, Thaïlande, Vietnam…). La Chine est quasiment l’unique point d’accès pour la Corée du Nord. Les vols pour Taiwan sont très nombreux de et vers Hong Kong. Il y a également un vol quotidien Shanghai – Taipei (Shanghai Airlines).Voici un aperçu de l’offre entre les quatre principaux aéroports chinois et le reste du monde.
>> Hong Kong est relié à:
en Afrique: Addis Abeba (Ethiopian Airlines), Johannesburg (Cathay Pacific, South African Airways); en Amérique: Chicago (United Airlines), Los Angeles (Cathay Pacific, 3 vols / j), New York (Cathay Pacific, vol sans escales durant 15h35 en Airbus A340-500),
New York - Newark (Continental, sans escale aussi), San Francisco (United Airlines, Cathay Pacific, Singapore Airlines), Vancouver (Air Canada, Cathay Pacific); en Europe: Amsterdam (Cathay Pacific, KLM), Copenhague (Scandinavian), Francfort (Cathay Pacific, Lufthansa), Londres (British Airways, Cathay Pacific), Moscou (Aeroflot), Paris (Air France, Cathay Pacific), Rome (Cathay Pacific), Vienne (Austrian Airlines), Zurich (Swiss); au Moyen Orient : Bahrain (Cathay Pacific, Gulf Air), Doha (Qatar Airways), Dubaï (Cathay Pacific, Emirates), Istanbul (Turkish Airlines), Riad (Cathay Pacific); en Océanie: Adélaïde (Cathay Pacific), Auckland (Air New Zealand, Cathay Pacific), Brisbane (Cathay Pacific), Cairns (Cathay Pacific), Melbourne (Cathay Pacific), Perth (Cathay Pacific), Sydney (Cathay Pacific, Qantas).
>> Pékin (Beijing) est relié à:
en Afrique: Addis Abeba (Ethiopian Airlines); en Amérique: Chicago (United Airlines), Los Angeles (Air China), New York - Newark (Continental), San Francisco (United Airlines), en Europe : Amsterdam (KLM), Copenhague, (Scandinavian),
Francfort (Air China, Lufthansa), Londres (Air China, British Airways), Moscou (Air China, Aeroflot), Paris (Air China, Air France), Rome (Air China), Vienne (Austrian Airlines), Zurich (Air China); au Moyen Orient: Dubaï (Emirates), Istanbul (Turkish Airlines), Koweït (Air China).
>> Shanghai est relié à:
en Amérique: Chicago (United Airlines), Los Angeles (China Eastern Airlines, United Airlines), San Francisco (United Airlines); en Europe: Amsterdam (KLM), Copenhague (Scandinavian), Francfort (Lufthansa),
Helsinki (Finnair), Londres (British Airways), Moscou (Aeroflot, China Eastern Airlines), Paris (Air France, China Eastern Airlines), Vienne (Austrian Airlines); au Moyen Orient: Doha (Qatar Airways), Dubaï (Emirates), Istanbul (Turkish Airlines)
>> Canton (Guangzhou) est relié à:
en Afrique: Addis Abeba (Ethiopian Airlines), Nairobi (Kenya Airways); en Europe: Francfort (Lufthansa), Helsinki (Finnair), Paris (Air France, China Southern); au Moyen Orient : Dubaï (China Southern, Kenya Airways).
>> VOYAGER EN CHINE PAR VOIE TERRESTRE
La grande aventure, sur les pas de la route de la soie, de Marco Polo, du transsibérien et de la croisière jaune Beyrouth - Pékin, organisée en 1931 par Citroën. Commençons par le transsibérien, train mythique, un voyage en soi. Deux services hebdomadaires assurent la liaison Moscou – Pékin, le trajet dure 6 jours. www.espace-transsiberien.com. Il est également possible d’entrer en Chine depuis un de ses nombreux voisins. Citons le Pakistan, pour prendre la Karakorum highway, route mythique à travers les montagnes, et traverser les paysages lunaires de l’occident chinois; le Népal, pour passer du versant sud au versant nord de l’Himalaya, et entrer en Chine via le Tibet; le Vietnam, pour accéder au sud de la Chine et le Yunnan. Mieux vaut se renseigner à l’avance pour préparer le parcours et les formalités. Ne pas oublier, si vous faites un aller – retour dans un pays, de prendre un visa à entrées multiples.
>> VOYAGER EN CHINE PAR VOIE MARITIME
Des navires assurent des liaisons entre la Chine continentale et la Corée du Sud.
>> TRANSPORTS INTÉRIEURS
La bonne affaire. L’immensité du territoire chinois nécessite pour qui veut aller plus loin que les grandes mégapoles une bonne logistique. L’avion, d’abord, de plus en plus fréquent pour parcourir les grandes distances. Les nombreuses compagnies nationales et régionales desservent quasiment tous les points du territoire. Les avions sont généralement modernes (et de fabrication occidentale!) et fiables mais les transporteurs n’ont les mêmes critères de qualité. Le train est un autre mode de transport. Il faudra oublier la lenteur et surmonter le barrage de la langue (excepté dans les très grandes gares, les tableaux d’affichage sont en chinois) pour vivre une expérience de choix au cœur de la Chine profonde. Plusieurs classes avec banquettes «dures» ou «souples». Signalons que la ville de Shanghai s’est dotée d’un train à lévitation magnétique ultra rapide livré par la firme allemande Siemens pour relier l’aéroport de Pu Dong. Restent les transports routiers, dont le bus, expérimenté par notre chroniquer Pascal Maljette (cf. le récit de voyage).
Photo : Dali (Yunnan), par Stephane Herzog, 1991. Textes, recherche et documentation : Gregory Buchakjian, Michèle Standjofski (illustration & bande dessinée), Ziad Nawfal (cinéma).
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