| LA
BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON |
>> GUIDES DE VOYAGE
Des guides de voyage il y en a pour tous les goûts et
tous les usages. Du très volumineux Lonely Planet USA (anglais) couvrant
l’intégralité du territoire (Hawaï et Alaska inclus)
à des publications concentrée sur des régions
comme la Nouvelle Angleterre couverte par les Guides Voir et Ulysse – ne parlons pas de la
Californie ou de la Floride, jusqu Grand Guide des parcs nationaux de
l'Ouest américain, ed. Gallimard
- Bibliothèque du voyageur. On pourra consulter le Guide du Routard Côte Est, le Guide Bleu Ouest Américain
ou s’armer d’un city guide pour attaquer la métropole de son
choix. |
>> LETTRES / RÉCITS
L’Amérique a produit une montagne d’écrits -
aujourd’hui devenus des classiques – qui brossent une multitude de
portraits du pays à travers ses moeurs, son histoire, ses
légendes urbaines. L’imaginaire de Edgar Allan Poe (1809-1849) -
Tales
of the Grotesque and Arabesque (1839) dont le fascinant
«Le puits et le pendule ». Le sens du drame chez William
Faulkner (1897-1962) dont l’œuvre - Absalon, Absalon!
(1936), Lumière
d'août (1938) – est enracinée dans le vieux sud et
ses contradictions. L’excentrique Ernest Hemingway (1899-1961) dont
l’image reste associée à ses séjours à Key
West et à Cuba - Le Vieil Homme et la mer
(1952). Les grandes fresques de John Steinbeck (1902-1968) - Des
souris
et des hommes (Of Mice and Men) (1937) et Les Raisins de la
colère (The Grapes of Wrath) (1938) mettant en avant les
réalités sociales de sa Californie. Le casanier Tennessee
Williams (1911-1983) a qui on doit Un tramway nommé
désir
(1949). Célébré par son Petit déjeuner
chez Tiffany (1958), le mondain Truman Capote (1924-1984) a fait
d’un fait divers une œuvre époustouflante De sang froid,
récit véridique d’un meurtre et de ses conséquences
(In cold blood)
(1965). Arthur Miller (1915-2005)
est
célèbre pour son œuvre à caractère moral - Mort
d'un commis voyageur (1949) – et social
- les Sorcières de
Salem (1953) – mais aussi pour son mariage avec Marilyn Monroe
et
surtout pour son engagement politique et ses
démêlés avec les sbires du maccarthisme. |
| L’autre Miller de la
littérature américaine, Henry (1891-1980) a lui aussi eu
maille avec la justice de son pays pour cause
d’obscénité. Son œuvre importante - Sexus
(1949), Plexus (1952) et Nexus (1960)
trois volets de sa Crucifixion en Rose – a jeté
les pavés de la révolution sexuelle et ouvert la voie
à la Beat Generation qui démarre en 1948. Ces
anticonformistes vont jeter à la poubelle les idéaux et
les valeurs de l’Amérique prospère, puritaine et joyeuse
et explorer la voie indécente de l’homosexualité, de la
dérive physique (voyages sans but) et psychique (apologie de la
toxicomanie). Outre Allen Ginsberg (1926-1997), les deux figures les
plus marquantes sont Jack Kerouac (1922-1969), voyageur au long cours -
Sur la route (1957) – et William S. Burroughs
(1914-1914) dont Le festin nu (1959) eut à subir
les foudres de la censure. Burroughs y plonge le lecteur dans une
hallucinante exploration de la dope et surtout, dans un voyage
obscène et magistral dans les tréfonds de la
déchéance humaine. Ce goût du délire
hystérique sera au menu chez Hunter S. Thompson – Las
Vegas parano (1971). |
| Considéré par Jean Paul
Sartre comme «plus grand écrivain de notre
époque», John Dos Passos (1896-1970) a construit des
fresques explorant la vie urbaine, les conflits sociaux avec Manhattan Transfer
(1928) et sa trilogie USA (1930-).
Cette plongée dans les vies ordinaires se retrouve chez Don
Delillo avec son colossal Outremonde (Underworld)
(1997). Paul Auster (1947) est
l’écrivain du quotidien, du hasard et des rituels urbains. Ses
histoires, campées entre son quartier de Brooklyn et Manhattan -
Trilogie new-yorkaise: la Cité
de verre (1987); Revenants (1988); la
Chambre dérobée (1988) – peuvent aussi prendre la
route – Moon Palace (1990), Léviathan
(1993). Dans ce roman, Auster s’est inspiré, pour un de ses
personnages (Maria) de l’artiste française Sophie Calle. Cette
dernière, reprendra a son compte des traits de caractère
que Auster avait attribués à son personnage avant de lui
commander Instructions personnelles pour Sophie Calle afin
d'améliorer la vie à New York (parce qu'elle me l'a
demandé...). |
>> ART & ARCHITECTURE
Comme pour les autres rubriques, la bibliographie est
immense. L'Art
des Etats-Unis, collectif, ed. Citadelles et Mazenod, 2002, est
un excellent ouvrage général qui profite de la
documentation pléthorique à laquelle nous a
habitués ce prestigieux éditeur. Préfacé
par Michel Butor, ce volume transdisciplinaire couvre architecture,
peinture, sculpture, arts décoratifs et photographie. Le Whitney
Museum of American Art de New York avait fêté le passage
du XXIe siècle en organisant une importante rétrospective
de l'art américain du XXe s deployée sur deux volets. Les
deux catalogues, The
American Century: Art and Culture 1900-1950, par Barbara Haskell
et The American
Century: Art and Culture, 1950-2000 par Lisa Phillips sont un
merveilleux voyage à travers les pratiques culturelles de ce
grand pays. |
| Les ouvrages monographiques - de
spécialisation et de vulgarisation - couvrant les grands
créateurs de ce pays, de Whistler à Rauschenberg en
passant par Frank Lloyd Wright, Cindy Sherman, Edward Hopper, Jackson
Pollock, Cy Twombly, Ed Rusha, Jasper Johns, Nan Goldin ou Mark Rothko
ne se comptent plus. S'il fallait n'en choisir qu'un, un seul, comme
pour aller sur une île déserte, ce serait terrible. La
qualité éditoriale, la mise en page et l'impression
irréprochables (et le prix raisonnable) feraient du Andy Warhol: The Late
Work de Jean-Hubert Martin, ed. Prestel Verlag, 2005 un
prétendant sérieux. Edité à l'occasion
d'une exposition itinérante en Europe, l'ouvrage est
composé de 3 volumes (peintures ; photos/films/videos ;
interviews) sous coffret. Il couvre une période relativement mal
connue de Warhol avec des oeuvres pourtant impressionnantes comme les
Shadows, les Cènes, Jocondes et autres natures mortes rituelles.
|
LIENS
SUR INTERNET
|
>>
GUIDES DE VOYAGE
Les pages de Lonely Planet USA, Guide du
Routard USA Côte Est et Côte
Ouest. |
>>
ART & ARCHITECTURE
USA Museums Database,
répertoire de musées américains. Plus de 1400
établissements classés par états, par
thèmes ou par ordre alphabétique. |
LA
VIDÉOTHÈQUE DE BARON & BARON
|
Il
n’était bien évidemment pas question que B&B se
décide à ouvrir ses pages sur les Etats-unis, sans que
nous nous penchions sur une filmographie du pays, comme nous le faisons
d’habitude, chaque fois que notre site traverse une frontière
nouvelle. Sauf que dans le cas américain, le dilemme est aussi
grand que ne l’est la gigantesque production de l’industrie
cinématographique qui y foisonne. Et ce, depuis l’invention du
Septième Art. N’ayant pas la prétention, (ni d’ailleurs,
les moyens) de couvrir le cinéma américain de
manière exhaustive, la question de savoir par où
commencer et où s’arrêter a été un vrai
casse-tête.
|
Finalement,
nous avons trouvé opportun de dresser une liste d’une trentaine
de films qui mélange la subjectivité de nos coups de cœur
avec, quand même, quelques titres incontournables. Le tout
puiserait dans des réalisations nécessairement
américaines, mais qui plus est, relate la réalité
de l’Amérique, fut-elle historique ou d’actualité,
sociale ou politique, pourvu qu’elle contribue à la
compréhension du pays, de son histoire et de sa population. Oui,
il fallait bien mettre des limites, et la vocation de notre site est
telle, que ces limites se sont imposées d’elles-mêmes,
n’en déplaise aux amateurs des scènes musicales de
Broadway et des claquettes de Gene Kelly et de Fred Astaire, à
ceux du géant Walt Disney, ainsi qu’aux amateurs de Star Wars et de Matrix.
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Les
coups de cœur de Stad, (dans l’ordre chronologique de sortie):
Citizen
Kane d’Orson Welles (1941) avec Orson Welles ; Sunset Blvd. de
Billy Wilder (1950) av. William Holden et Gloria Swanson ; On the Waterfront
d’Elia Kazan (1954) avec Marlon Brando; The Graduate de
Mike Nichols (1967) avec Dustin Hoffman et Anne Bancroft ; Bonnie and Clide
d’Arthur Penn (1967) avec Warren Beatty et Faye Dunaway ; Midnight Cowboy
de John Schlesinger (1969) av. Dustin Hoffman et John Voight ; The Godfather de
F. F. Coppola (1972) avec Marlon Brando et Al Pacino ; American Graffiti
de George Lucas (1973) av. Richard Dreyfuss et Ron Howard ; The Godfather II
de F. F. Coppola (1974) avec Al Pacino et Robert Duvall ; Taxi Driver de
Martin Scorcese (1976) avec Robert de Niro et Jodie Foster ; Manhattan de
Woddy Allen (1979) avec Woody Allen et Diane Keaton ; Fame de Alan
Parker (1980) avec Irene Cara ; Raging Bull de
Martin Scorcese (1980) avec Robert de Niro ; Four Friends
d’Arthur Penn (1981) avec Craig Wasson et Jodi Thelen ; Broadway Dany Rose
de Woody Allen (1984) avec W. Allen et Mia Farrow ; Stranger than Paradise
de Jim Jarmusch (1984) avec John Lurie et Eszter Balint ; Blue Velvet de
David Lynch (1986) avec Kyle MacLachlan et Isabella Rossellini ; Bagdad Café
de Percy Adlon (1987) av. Marianne Sägebrecht ; Born on the Fourth of
July de Oliver Stone (1989) avec Tom Cruise ; New-York Stories
de W. Allen / M. Scorcese / F.F. Coppola (1989) ; Thelma and Louise
de Ridley Scott (1990) avec Susan Sarandon et Geena Davis ; Wild at Heart de
David Lynch (1990) avec Nicholas Cage et Laura Dern Barton Fink ;
de Joel et Ethan
Coen (1991) avec John Turturro ; Fried Green
Tomatoes de John Avnet (1991) avec Kathy Bates ; Of Mice and Men
de Gary Sinise (1992) avec John Malkovich et Gary Sinise ; Far and Away de
Ron Howard (1992) avec Tom Cruise et Nicole Kidman ; Short Cuts de
Robert Altman (1993) av. Andie Mac Dowell et Matthew Modine ; Pulp Fiction de
Quentin Tarentino (1994) avec John Travolta et Uma Thurman ; Boogie Nights de
Paul Thomas Anderson (1997) avec Mark Wahlberg ; American Beauty
de Sam Mendes (1999) av. Annette Benning et Kevin Spacey ; Fight Club de
David Fincher (1999) avec Brad Pitt ; Magnolia de
Paul Thomas Anderson (2000) avec John C. Reilly et Tom Cruise ; Requiem for a Dream
de Darren Aronofski (2000) av. Ellen Burstyn et Jared Leto ; The Man Who Wasn’t There
de Ethan et Joel Coen (2001) av. Billy Bob Thornton ; Punch Drunk Love
de Paul Thomas Anderson (2002) avec A. Sandler et E. Watson ; Inland Empire de
David Lynch (2006) avec L. Dern et J. Irons.
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La
production française d’un film rassemblant 11 courts
métrages de 11 nationalités différentes qui
expriment 11 regards différents sur les évènements
du 11 septembre 2001, en 11 minutes et 9 secondes chacun, mérite
d’être mentionnée : Il s’agit de 11'09''01 - September 11
(2002).
|
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LES ETATS UNIS D'AMERIQUE EN BREF
Première
puissance politique, militaire, économique, médiatique
culturelle du monde, les Etats-Unis d’Amérique sont
célèbres dans le monde entier et tantôt
célébrés comme modèle de démocratie
et de prospérité, tantôt décriés
comme entité guerrière et impérialiste et
incarnation de l’inégalité et de l’unilatéralisme.
Les Etats-Unis couvrent un territoire immense de 9 370 000 cm²
(pour 290 millions d'habitants) - à l’échelle d’un
continent – et varié, cadré par le Canada et le Mexique
et ouvert sur deux façades maritimes: La côte Est, sur
l’Atlantique, foyer historique de peuplement des colons
européens, ou se concentre la mégapole Boston - New York
– Philadelphie - Washington et qui se prolonge vers le sud par la
Floride qui ouvre sur les Caraïbes. Sur le Pacifique, la
côte Ouest a été conquise au terme d’une
conquête épique et sanglante. Les villes californiennes
(San Francisco, Los Angeles), s’ouvrent traditionnellement sur l’Asie.
Entre ces deux côtes, deux chaînes de montagnes (les
Appalaches à l’Est et les Rocheuses à l’Ouest), des
prairies sur des milliers de kilomètres, des grands lacs au cœur
d’une région industrielle (Chicago, Detroit), des déserts
arides et des canyons spectaculaires. Le territoire des USA couvre
aussi, ne l’oublions pas, les terres polaires de l’Alaska et l’archipel
volcanique de Hawaï. |
| Les
Etats-Unis offrent au voyageur une immense variété
d’attractions. Les amateurs de grands espaces seront ravis et pourront
choisir entre le road trip (sur la route 66, par exemple) en voiture,
en bus Greyhound ou en Harley Davidson, et la randonnée à
pied dans la contrée sauvage de leur choix. Les urban drifters
ou animaux urbains iront à la conquête des villes. A New
York, traverser Manhattan de Harlem à Ground Zero à pied
ou aller sur les traces de Paul Auster à Brooklyn. A Chicago,
écouter du jazz ou compter des gratte-ciels. A San Francisco,
rencontrer les militants gay et pacifistes. A la Nouvelle
Orléans traîner sur les rives du Mississipi. A Las Vegas,
faire la tournée des hôtels casino kitsch. A Boston,
s’imprégner de l’ambiance intello… |
| En
parlant de culture, abordons le chapitre «musées».
Nation jeune, les USA ne sont pas moins bien dotés en
institutions culturelles qui doivent leur richesse aux fonds parfois
inépuisables de leurs mécènes. Tandis que la
capitale fédérale est dotée
d’établissements publics exemplaires, la Smithsonian Institution
couvrant une pléthore de
musée et la somptueuse National
Gallery of Art, fleurissent les
musées privés
associés à des grandes fortunes, comme l’immense Getty
Museum de
Los Angeles (Richard Meier, arch.) ou la petite mais
sublime Menil
Foundation à Houston
signée Renzo Piano.
Les grandes villes ont toutes au moins un musée d’art
«généraliste», c'est-à-dire couvrant
l’histoire de l’art de l’antiquité à nos jours: Metropolitan
Museum of Art (New York), Art
Institute (Chicago), Fogg
Art Museum (Harvard University,
Cambridge, près de Boston), Los
Angeles County Museum of Art, Kimbell
Art Museum (Fort Worth,
près de Dallas, superbe bâtiment de Louis Kahn), etc.
L’art moderne est largement représenté par des
institutions qui lui sont exclusivement consacrées comme les
très célèbres MoMA Museum of
Modern Art (reconstruit
en 2004 par Yoshio Taniguchi) et Guggenheim
Museum de New
York (fameux bâtiment en spirale de Frank Lloyd Wright), le San
Francisco Museum of Modern Art dans
une construction lourde et
tarabiscotée de Mario Botta et le Walker Art
Center de
Minneapolis. Des fondations parfois installées dans des lieux
lointains et inattendues servent l’art contemporain comme la Dia
Beacon, dans une ancienne usine
à une heure de route de New
York
et la Chinati Foundation,
au fin fond du
Texas. |
| L’art
est aussi hors des musées. Qu’il s’agisse d’architecture, de
land art ou de sites archéologiques. On ira explorer le Cliff
Palace de Mesa Verde (XIe siècle) et la ville en terre de Taos
Pueblos (XIIe siècle), les missions espagnoles au Nouveau
Mexique (XVIe-XVIIe siècles), les villas palladiennes du vieux
sud (XVIIIe –XIXe siècles), s’extasier face aux totems des
villages eskimo du grand nord. L’histoire architecturale est
jalonnée de chefs d’œuvres, des premiers buildings de Adler
& Sullivan (Chicago) aux villas de Frank Lloyd Wright (incroyable
Kauffmann House perchée sur une cascade, 1936) et de Richard
Neutra en Californie. Il y a les immeubles art déco à
Miami, les murs rideaux de Mies van der Rohe (Chicago) et les
délires postmodernes de Frank Gehry (Disneyland). Près de
Salt Lake City, on ira voir, dans le grand lac salé, la Spiral
Jetty de Robert Smithson (1970), œuvre phare du land art qui,
après avoir disparu sous les eaux, est à nouveau visible.
Encore plus extrême, il y a le champ d’éclairs de Walter
de Maria (1977) dans le Nouveau Mexique, visitable qu’à une ou
deux personnes maximum avec nuitée obligatoire dans la cabane
prévue à cet effet. |
>>
MONNAIE
Le
billet vert (USD) |
>> VOYAGER AUX ETATS
UNIS D'AMERIQUE
Depuis
les attentats du 11’09’01, les Etats-Unis ont augmenté les
procédures et contrôles à l’adresse des
étrangers. Les ressortissants de l’Union Européenne
doivent être munis de passeport biométrique afin
d’être dispensés de visa (Les ressortissants
français ont fait les frais, au printemps 2006, de la gestion
calamiteuse par leur gouvernement de la commande de nouveaux
passeports). Les voyageurs en provenance d’autre pays peuvent trouver
les informations relatives à l’obtention des différents
types de visa sur les sites internet officiels Destination
USA et U.S.
Department of State / Travel. |
>> VOYAGER AUX ETATS
UNIS D'AMERIQUE PAR VOIE AERIENNE
De
nombreuses compagnies aériennes permettent d’atterrir sur les
grandes villes américaines depuis pratiquement n’importe quel
endroit du monde. Les Etats-Unis n’ont pas de compagnie nationale mais
plusieurs transporteurs aériens ayant des lignes
internationales. Ces transporteurs font généralement
partie d’une alliance et disposent d’au moins un hub,
c'est-à-dire une plate forme aéroportuaire ou se
concentrent des vols internationaux et intérieurs. Les passagers
y transitent alors pour atteindre leur destination finale.
Première compagnie du pays, American Airlines est membre de One
World (avec British Airways). Son hub principal est Dallas Fort Worth
et elle assure aussi des vols internationaux depuis Boston, Miami et
New York. Alliée à Lufthansa dans le cadre de Star
Alliance, United Airlines vole
de et vers Chicago, Los Angeles,
San Francisco et Washington
Dulles. Membre de la même alliance, US Airways est basée à
Philadelphie. L’alliance Skyteam dont fait partie Air France – KLM
compte trois partenaires américains: Delta, basée à Atlanta
mais aussi Cincinnati et New York, Continental, basée
à Houston et New York / Newark et NWA (Northwest
Airlines) à
Detroit et Minneapolis. |
| A
ces transporteurs américains s’ajoutent les compagnies
étrangères, si nombreuses qu’il serait impossible de les
citer ici. On peut dire que cela concerne toutes les compagnies
nationales d’Europe, d’Extrême Orient et d’Amérique du
Sud, et de certaines compagnies africaines (South African Airways,
Ethiopian, Kenya Airways, Royal Air Maroc) et moyen orientales
(Emirates, Royal Jordanian, Kuwait Airways, Egypt Air, Saudi Arabian). |
VOYAGER
A HAWAI ET EN ALASKA
L’aéroport de Honolulu, principale porte d’accès à
l’archipel, est relié aux grandes villes du continent ainsi
qu’à l’Océanie (Auckland, Sydney), le Japon (Osaka,
Tokyo) et, en Europe, Londres. Dans les années 1960, la
défunte Pan American World Airways assurait un vol autour du
monde qui passait par Honolulu mais aussi San Francisco, Londres et
Beyrouth. Les années 1960 étaient les heures de gloire
d’Anchorage, en Alaska, puisque tous les vols Europe - Japon prenant la
voie polaire y transitaient. Anchorage est aujourd’hui reliée
aux grandes villes des USA et permet, par le biais de compagnies
régionales, de rejoindre les lieux les plus reculés de
l’Alaska. |
>> VOYAGER AUX ETATS
UNIS D'AMERIQUE PAR VOIE TERRESTRE
Les centaines de milliers de chicanos qui franchissent en
clandestin la frontière sud des USA à la recherche d’un
eldorado ne doivent pas faire oublier que ladite frontière peut
être traversée dans les deux sens par les voyageurs en
règle à un des nombreux points de passage.
Frontière encore plus longue entre les USA et le Canada, avec
nombreux points de passage. |
>> VOYAGER AUX ETATS
UNIS D'AMERIQUE PAR VOIE MARITIME
Si la grande époque des transatlantiques est
désormais révolue, certains nostalgiques de ce mode de
transport aristocratique continuent de faire la traversée
Southampton New York à bord des palaces flottants de la Cunard dont le Queen
Mary 2, le plus grand paquebot jamais construit. Une nouvelle
espèce de voyageurs, non moins excentriques, s’intéresse
aux voyages en cargo. Si cette pratique marginale (déjà
expérimentée par Kerouac pour rallier Tanger) fonctionne
sur l’Atlantique, elle est encore rarissime sur le Pacifique. Le voyage
en cargo est le choix d’une expérience et pas une option
économique puisqu’il est bien plus onéreux qu’un billet
d’avion pour un confort relatif. |
| >>
TRANSPORTS INTÉRIEURS |
L'AVION
Territoire immense, les USA sont devenues, dès
le lendemain de la seconde guerre mondiale, le territoire de l’avion
roi. Le marché est aujourd’hui partagé entre les grands
transporteurs internationaux cités plus haut avec leurs
alliances, leurs hubs et leurs compagnies affiliées, et des
électrons libres plus ou moins régionaux et de plus ou
moins grande taille comme JetBlue, Southwest et America West. Les
tarifs
peuvent fluctuer d’une compagnie à l’autre mais aussi selon le
jour et l’heure du vol. Il n’est pas rare de devoir faire une
correspondance à Dallas ou Las Vegas pour alléger le prix
d’un vol entre les côtes Est et Ouest (souvent plus cher qu’un
transatlantique). Consulter le répertoire
Baron & Baron des
compagnies aériennes du continent américain. |
LE
TRAIN
Bien
ancré dans l’histoire des USA, le train ne semble pas
tourné vers l’avenir. Tandis que l’Europe et l’Asie de l’Est
s’équipent de trains à grande vitesse et autres express
pendulaires ou à lévitation, le réseau ferroviaire
américain pourrit tristement comme pour atteindre le niveau de
prestations (ponctualité, confort et propreté, vitesse)
des pays du tiers monde. A quelques exceptions près, les trains
sont lents et vétustes mais permettent de découvrir une
autre Amérique. La faute est à chercher du
côté des lobbies de l’industrie aéronautique qui
ont fait des pressions immenses pour empêcher l’octroi de
crédits permettant le développement du chemin de fer, au
grand dam de la société d'exploitation Amtrak. |
LA
ROUTE
La
route et les USA, une histoire d’amour unique en son genre
jusqu’à générer un genre littéraire et
cinématographique, le road movie. Les plus démunis
traverseront le pays dans les autocars argentés de la Greyhound,
les autres prendront leur voiture, ou, mieux, leur moto (une Harley de
préférence) pour se lancer à la conquête de
l’Amérique et de ses immensités. |
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