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LES PAYS DU CONTINENT AMERICAIN SUR BARON & BARON :  ARGENTINE | BOLIVIE | CANADA | CHILI | ETATS UNIS | GUATEMALA | MEXIQUE | VENEZUELA |
>> BARON & BARON AUX USA : WASHINGTON
WASHINGTON [PARCOURS URBAIN]
Le rapport entre des Etats-Unis avec le reste du monde est un sujet qui revient partout: Dans les aéroports, dans les quartiers sordides , et ici, sur le Mall. Les musées de la Smithsonian Institution exposent les arts et les cultures du monde entier. A commencer par ceux de l’Amérique elle même, car l’Amérique est plurielle...
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WASHINGTON [NATIONAL GALLERY OF ART]
La banalité du non – il n’y a qu’un seul Louvre, un seul Metropolitan Museum of Art – qui s’ajoute à celle de l’architecture ne doit pas être un frein à la perspective d’une visite enivrante. Le visiteur pourra apprécier des chefs d’œuvres d’exception réalisés par les plus grands maîtres de l’art occidental, de la renaissance à nos jours.
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>> BARON & BARON AUX USA : LE VIEUX SUD
SAVANNAH [LA BELLE DU SUD]
Dans la moiteur de l’été, les architectures coloniales - aux chapiteaux ioniques et corinthiens - enfouies dans la végétation tropicale sont le décor de souvenirs historiques, ceux de la négritude et des grandes exploitations, mais aussi de trames littéraires et cinématographiques, comme Midnight in the Garden of Good and Evil.
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LA BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON
>> GUIDES DE VOYAGE
Des guides de voyage il y en a pour tous les goûts et tous les usages. Du très volumineux Lonely Planet USA (anglais) couvrant l’intégralité du territoire (Hawaï et Alaska inclus) à des publications concentrée sur des régions comme la Nouvelle Angleterre couverte par les Guides Voir et Ulysse – ne parlons pas de la Californie ou de la Floride, jusqu Grand Guide des parcs nationaux de l'Ouest américain, ed. Gallimard - Bibliothèque du voyageur. On pourra consulter le Guide du Routard Côte Est, le Guide Bleu Ouest Américain ou s’armer d’un city guide pour attaquer la métropole de son choix.
>> LETTRES / RÉCITS
L’Amérique a produit une montagne d’écrits - aujourd’hui devenus des classiques – qui brossent une multitude de portraits du pays à travers ses moeurs, son histoire, ses légendes urbaines. L’imaginaire de Edgar Allan Poe (1809-1849) - Tales of the Grotesque and Arabesque (1839) dont le fascinant «Le puits et le pendule ». Le sens du drame chez William Faulkner (1897-1962) dont l’œuvre - Absalon, Absalon! (1936), Lumière d'août (1938) – est enracinée dans le vieux sud et ses contradictions. L’excentrique Ernest Hemingway (1899-1961) dont l’image reste associée à ses séjours à Key West et à Cuba - Le Vieil Homme et la mer (1952). Les grandes fresques de John Steinbeck (1902-1968) - Des souris et des hommes (Of Mice and Men) (1937) et Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath) (1938) mettant en avant les réalités sociales de sa Californie. Le casanier Tennessee Williams (1911-1983) a qui on doit Un tramway nommé désir (1949). Célébré par son Petit déjeuner chez Tiffany (1958), le mondain Truman Capote (1924-1984) a fait d’un fait divers une œuvre époustouflante De sang froid, récit véridique d’un meurtre et de ses conséquences (In cold blood) (1965). Arthur Miller (1915-2005) est célèbre pour son œuvre à caractère moral - Mort d'un commis voyageur (1949) – et social - les Sorcières de Salem (1953) – mais aussi pour son mariage avec Marilyn Monroe et surtout pour son engagement politique et ses démêlés avec les sbires du maccarthisme.
L’autre Miller de la littérature américaine, Henry (1891-1980) a lui aussi eu maille avec la justice de son pays pour cause d’obscénité. Son œuvre importante - Sexus (1949), Plexus (1952) et Nexus (1960) trois volets de sa Crucifixion en Rose – a jeté les pavés de la révolution sexuelle et ouvert la voie à la Beat Generation qui démarre en 1948. Ces anticonformistes vont jeter à la poubelle les idéaux et les valeurs de l’Amérique prospère, puritaine et joyeuse et explorer la voie indécente de l’homosexualité, de la dérive physique (voyages sans but) et psychique (apologie de la toxicomanie). Outre Allen Ginsberg (1926-1997), les deux figures les plus marquantes sont Jack Kerouac (1922-1969), voyageur au long cours - Sur la route (1957) – et William S. Burroughs (1914-1914) dont Le festin nu (1959) eut à subir les foudres de la censure. Burroughs y plonge le lecteur dans une hallucinante exploration de la dope et surtout, dans un voyage obscène et magistral dans les tréfonds de la déchéance humaine. Ce goût du délire hystérique sera au menu chez Hunter S. Thompson – Las Vegas parano (1971).
Considéré par Jean Paul Sartre comme «plus grand écrivain de notre époque», John Dos Passos (1896-1970) a construit des fresques explorant la vie urbaine, les conflits sociaux avec Manhattan Transfer (1928) et sa trilogie USA (1930-). Cette plongée dans les vies ordinaires se retrouve chez Don Delillo avec son colossal Outremonde (Underworld) (1997). Paul Auster (1947) est l’écrivain du quotidien, du hasard et des rituels urbains. Ses histoires, campées entre son quartier de Brooklyn et Manhattan - Trilogie new-yorkaise: la Cité de verre (1987); Revenants (1988); la Chambre dérobée (1988) – peuvent aussi prendre la route – Moon Palace (1990), Léviathan (1993). Dans ce roman, Auster s’est inspiré, pour un de ses personnages (Maria) de l’artiste française Sophie Calle. Cette dernière, reprendra a son compte des traits de caractère que Auster avait attribués à son personnage avant de lui commander Instructions personnelles pour Sophie Calle afin d'améliorer la vie à New York (parce qu'elle me l'a demandé...).
>> ART & ARCHITECTURE
Comme pour les autres rubriques, la bibliographie est immense. L'Art des Etats-Unis, collectif, ed. Citadelles et Mazenod, 2002, est un excellent ouvrage général qui profite de la documentation pléthorique à laquelle nous a habitués ce prestigieux éditeur. Préfacé par Michel Butor, ce volume transdisciplinaire couvre architecture, peinture, sculpture, arts décoratifs et photographie. Le Whitney Museum of American Art de New York avait fêté le passage du XXIe siècle en organisant une importante rétrospective de l'art américain du XXe s deployée sur deux volets. Les deux catalogues, The American Century: Art and Culture 1900-1950, par Barbara Haskell et The American Century: Art and Culture, 1950-2000 par Lisa Phillips sont un merveilleux voyage à travers les pratiques culturelles de ce grand pays.
Les ouvrages monographiques - de spécialisation et de vulgarisation - couvrant les grands créateurs de ce pays, de Whistler à Rauschenberg en passant par Frank Lloyd Wright, Cindy Sherman, Edward Hopper, Jackson Pollock, Cy Twombly, Ed Rusha, Jasper Johns, Nan Goldin ou Mark Rothko ne se comptent plus. S'il fallait n'en choisir qu'un, un seul, comme pour aller sur une île déserte, ce serait terrible. La qualité éditoriale, la mise en page et l'impression irréprochables (et le prix raisonnable) feraient du Andy Warhol: The Late Work de Jean-Hubert Martin, ed. Prestel Verlag, 2005 un prétendant sérieux. Edité à l'occasion d'une exposition itinérante en Europe, l'ouvrage est composé de 3 volumes (peintures ; photos/films/videos ; interviews) sous coffret. Il couvre une période relativement mal connue de Warhol avec des oeuvres pourtant impressionnantes comme les Shadows, les Cènes, Jocondes et autres natures mortes rituelles.
LIENS SUR INTERNET
>> GUIDES DE VOYAGE
Les pages de Lonely Planet USA, Guide du Routard USA Côte Est et Côte Ouest.
>> ART & ARCHITECTURE
USA Museums Database, répertoire de musées américains. Plus de 1400 établissements classés par états, par thèmes ou par ordre alphabétique.
LA VIDÉOTHÈQUE DE BARON & BARON
Il n’était bien évidemment pas question que B&B se décide à ouvrir ses pages sur les Etats-unis, sans que nous nous penchions sur une filmographie du pays, comme nous le faisons d’habitude, chaque fois que notre site traverse une frontière nouvelle. Sauf que dans le cas américain, le dilemme est aussi grand que ne l’est la gigantesque production de l’industrie cinématographique qui y foisonne. Et ce, depuis l’invention du Septième Art. N’ayant pas la prétention, (ni d’ailleurs, les moyens) de couvrir le cinéma américain de manière exhaustive, la question de savoir par où commencer et où s’arrêter a été un vrai casse-tête.
Finalement, nous avons trouvé opportun de dresser une liste d’une trentaine de films qui mélange la subjectivité de nos coups de cœur avec, quand même, quelques titres incontournables. Le tout puiserait dans des réalisations nécessairement américaines, mais qui plus est, relate la réalité de l’Amérique, fut-elle historique ou d’actualité, sociale ou politique, pourvu qu’elle contribue à la compréhension du pays, de son histoire et de sa population. Oui, il fallait bien mettre des limites, et la vocation de notre site est telle, que ces limites se sont imposées d’elles-mêmes, n’en déplaise aux amateurs des scènes musicales de Broadway et des claquettes de Gene Kelly et de Fred Astaire, à ceux du géant Walt Disney, ainsi qu’aux amateurs de Star Wars et de Matrix.
Les coups de cœur de Stad, (dans l’ordre chronologique de sortie):
Citizen Kane d’Orson Welles (1941) avec Orson Welles ; Sunset Blvd. de Billy Wilder (1950) av. William Holden et Gloria Swanson ; On the Waterfront d’Elia Kazan (1954) avec Marlon Brando; The Graduate de Mike Nichols (1967) avec Dustin Hoffman et Anne Bancroft ; Bonnie and Clide d’Arthur Penn (1967) avec Warren Beatty et Faye Dunaway ; Midnight Cowboy de John Schlesinger (1969) av. Dustin Hoffman et John Voight ; The Godfather de F. F. Coppola (1972) avec Marlon Brando et Al Pacino ; American Graffiti de George Lucas (1973) av. Richard Dreyfuss et Ron Howard ; The Godfather II de F. F. Coppola (1974) avec Al Pacino et Robert Duvall ; Taxi Driver de Martin Scorcese (1976) avec Robert de Niro et Jodie Foster ; Manhattan de Woddy Allen (1979) avec Woody Allen et Diane Keaton ; Fame de Alan Parker (1980) avec Irene Cara ; Raging Bull de Martin Scorcese (1980) avec Robert de Niro ; Four Friends d’Arthur Penn (1981) avec Craig Wasson et Jodi Thelen ; Broadway Dany Rose de Woody Allen (1984) avec W. Allen et Mia Farrow ; Stranger than Paradise de Jim Jarmusch (1984) avec John Lurie et Eszter Balint ; Blue Velvet de David Lynch (1986) avec Kyle MacLachlan et Isabella Rossellini ; Bagdad Café de Percy Adlon (1987) av. Marianne Sägebrecht ; Born on the Fourth of July de Oliver Stone (1989) avec Tom Cruise ; New-York Stories de W. Allen / M. Scorcese / F.F. Coppola (1989) ; Thelma and Louise de Ridley Scott (1990) avec Susan Sarandon et Geena Davis ; Wild at Heart de David Lynch (1990) avec Nicholas Cage et Laura Dern Barton Fink ; de Joel et Ethan Coen (1991) avec John Turturro ; Fried Green Tomatoes de John Avnet (1991) avec Kathy Bates ; Of Mice and Men de Gary Sinise (1992) avec John Malkovich et Gary Sinise ; Far and Away de Ron Howard (1992) avec Tom Cruise et Nicole Kidman ; Short Cuts de Robert Altman (1993) av. Andie Mac Dowell et Matthew Modine ; Pulp Fiction de Quentin Tarentino (1994) avec John Travolta et Uma Thurman ; Boogie Nights de Paul Thomas Anderson (1997) avec Mark Wahlberg ; American Beauty de Sam Mendes (1999) av. Annette Benning et Kevin Spacey ; Fight Club de David Fincher (1999) avec Brad Pitt ; Magnolia de Paul Thomas Anderson (2000) avec John C. Reilly et Tom Cruise ; Requiem for a Dream de Darren Aronofski (2000) av. Ellen Burstyn et Jared Leto ; The Man Who Wasn’t There de Ethan et Joel Coen (2001) av. Billy Bob Thornton ; Punch Drunk Love de Paul Thomas Anderson (2002) avec A. Sandler et E. Watson ; Inland Empire de David Lynch  (2006) avec  L. Dern et J. Irons.

La production française d’un film rassemblant 11 courts métrages de 11 nationalités différentes qui expriment 11 regards différents sur les évènements du 11 septembre 2001, en 11 minutes et 9 secondes chacun, mérite d’être mentionnée : Il s’agit de 11'09''01 - September 11 (2002).
>> LES ETATS UNIS D'AMERIQUE EN BREF
Première puissance politique, militaire, économique, médiatique culturelle du monde, les Etats-Unis d’Amérique sont célèbres dans le monde entier et tantôt célébrés comme modèle de démocratie et de prospérité, tantôt décriés comme entité guerrière et impérialiste et incarnation de l’inégalité et de l’unilatéralisme. Les Etats-Unis couvrent un territoire immense de 9 370 000 cm² (pour 290 millions d'habitants) - à l’échelle d’un continent – et varié, cadré par le Canada et le Mexique et ouvert sur deux façades maritimes: La côte Est, sur l’Atlantique, foyer historique de peuplement des colons européens, ou se concentre la mégapole Boston - New York – Philadelphie - Washington et qui se prolonge vers le sud par la Floride qui ouvre sur les Caraïbes. Sur le Pacifique, la côte Ouest a été conquise au terme d’une conquête épique et sanglante. Les villes californiennes (San Francisco, Los Angeles), s’ouvrent traditionnellement sur l’Asie. Entre ces deux côtes, deux chaînes de montagnes (les Appalaches à l’Est et les Rocheuses à l’Ouest), des prairies sur des milliers de kilomètres, des grands lacs au cœur d’une région industrielle (Chicago, Detroit), des déserts arides et des canyons spectaculaires. Le territoire des USA couvre aussi, ne l’oublions pas, les terres polaires de l’Alaska et l’archipel volcanique de Hawaï.
Les Etats-Unis offrent au voyageur une immense variété d’attractions. Les amateurs de grands espaces seront ravis et pourront choisir entre le road trip (sur la route 66, par exemple) en voiture, en bus Greyhound ou en Harley Davidson, et la randonnée à pied dans la contrée sauvage de leur choix. Les urban drifters ou animaux urbains iront à la conquête des villes. A New York, traverser Manhattan de Harlem à Ground Zero à pied ou aller sur les traces de Paul Auster à Brooklyn. A Chicago, écouter du jazz ou compter des gratte-ciels. A San Francisco, rencontrer les militants gay et pacifistes. A la Nouvelle Orléans traîner sur les rives du Mississipi. A Las Vegas, faire la tournée des hôtels casino kitsch. A Boston, s’imprégner de l’ambiance intello…
En parlant de culture, abordons le chapitre «musées». Nation jeune, les USA ne sont pas moins bien dotés en institutions culturelles qui doivent leur richesse aux fonds parfois inépuisables de leurs mécènes. Tandis que la capitale fédérale est dotée d’établissements publics exemplaires, la Smithsonian Institution couvrant une pléthore de musée et la somptueuse National Gallery of Art, fleurissent les musées privés associés à des grandes fortunes, comme l’immense Getty Museum de Los Angeles (Richard Meier, arch.) ou la petite mais sublime Menil Foundation à Houston signée Renzo Piano. Les grandes villes ont toutes au moins un musée d’art «généraliste», c'est-à-dire couvrant l’histoire de l’art de l’antiquité à nos jours: Metropolitan Museum of Art (New York), Art Institute (Chicago), Fogg Art Museum (Harvard University, Cambridge, près de Boston), Los Angeles County Museum of Art, Kimbell Art Museum (Fort Worth, près de Dallas, superbe bâtiment de Louis Kahn), etc. L’art moderne est largement représenté par des institutions qui lui sont exclusivement consacrées comme les très célèbres MoMA Museum of Modern Art (reconstruit en 2004 par Yoshio Taniguchi) et Guggenheim Museum de New York (fameux bâtiment en spirale de Frank Lloyd Wright), le San Francisco Museum of Modern Art dans une construction lourde et tarabiscotée de Mario Botta et le Walker Art Center de Minneapolis. Des fondations parfois installées dans des lieux lointains et inattendues servent l’art contemporain comme la Dia Beacon, dans une ancienne usine à une heure de route de New York et la Chinati Foundation, au fin fond du Texas.
L’art est aussi hors des musées. Qu’il s’agisse d’architecture, de land art ou de sites archéologiques. On ira explorer le Cliff Palace de Mesa Verde (XIe siècle) et la ville en terre de Taos Pueblos (XIIe siècle), les missions espagnoles au Nouveau Mexique (XVIe-XVIIe siècles), les villas palladiennes du vieux sud (XVIIIe –XIXe siècles), s’extasier face aux totems des villages eskimo du grand nord. L’histoire architecturale est jalonnée de chefs d’œuvres, des premiers buildings de Adler & Sullivan (Chicago) aux villas de Frank Lloyd Wright (incroyable Kauffmann House perchée sur une cascade, 1936) et de Richard Neutra en Californie. Il y a les immeubles art déco à Miami, les murs rideaux de Mies van der Rohe (Chicago) et les délires postmodernes de Frank Gehry (Disneyland). Près de Salt Lake City, on ira voir, dans le grand lac salé, la Spiral Jetty de Robert Smithson (1970), œuvre phare du land art qui, après avoir disparu sous les eaux, est à nouveau visible. Encore plus extrême, il y a le champ d’éclairs de Walter de Maria (1977) dans le Nouveau Mexique, visitable qu’à une ou deux personnes maximum avec nuitée obligatoire dans la cabane prévue à cet effet.
>> MONNAIE
Le billet vert (USD)
>> VOYAGER AUX ETATS UNIS D'AMERIQUE
Depuis les attentats du 11’09’01, les Etats-Unis ont augmenté les procédures et contrôles à l’adresse des étrangers. Les ressortissants de l’Union Européenne doivent être munis de passeport biométrique afin d’être dispensés de visa (Les ressortissants français ont fait les frais, au printemps 2006, de la gestion calamiteuse par leur gouvernement de la commande de nouveaux passeports). Les voyageurs en provenance d’autre pays peuvent trouver les informations relatives à l’obtention des différents types de visa sur les sites internet officiels Destination USA et U.S. Department of State / Travel.
>> VOYAGER AUX ETATS UNIS D'AMERIQUE PAR VOIE AERIENNE
De nombreuses compagnies aériennes permettent d’atterrir sur les grandes villes américaines depuis pratiquement n’importe quel endroit du monde. Les Etats-Unis n’ont pas de compagnie nationale mais plusieurs transporteurs aériens ayant des lignes internationales. Ces transporteurs font généralement partie d’une alliance et disposent d’au moins un hub, c'est-à-dire une plate forme aéroportuaire ou se concentrent des vols internationaux et intérieurs. Les passagers y transitent alors pour atteindre leur destination finale. Première compagnie du pays, American Airlines est membre de One World (avec British Airways). Son hub principal est Dallas Fort Worth et elle assure aussi des vols internationaux depuis Boston, Miami et New York. Alliée à Lufthansa dans le cadre de Star Alliance, United Airlines vole de et vers Chicago, Los Angeles, San Francisco et Washington Dulles. Membre de la même alliance, US Airways est basée à Philadelphie. L’alliance Skyteam dont fait partie Air France – KLM compte trois partenaires américains: Delta, basée à Atlanta mais aussi Cincinnati et New York, Continental, basée à Houston et New York / Newark et NWA (Northwest Airlines) à Detroit et Minneapolis.
A ces transporteurs américains s’ajoutent les compagnies étrangères, si nombreuses qu’il serait impossible de les citer ici. On peut dire que cela concerne toutes les compagnies nationales d’Europe, d’Extrême Orient et d’Amérique du Sud, et de certaines compagnies africaines (South African Airways, Ethiopian, Kenya Airways, Royal Air Maroc) et moyen orientales (Emirates, Royal Jordanian, Kuwait Airways, Egypt Air, Saudi Arabian).
VOYAGER A HAWAI ET EN ALASKA
L’aéroport de Honolulu, principale porte d’accès à l’archipel, est relié aux grandes villes du continent ainsi qu’à l’Océanie (Auckland, Sydney), le Japon (Osaka, Tokyo) et, en Europe, Londres. Dans les années 1960, la défunte Pan American World Airways assurait un vol autour du monde qui passait par Honolulu mais aussi San Francisco, Londres et Beyrouth. Les années 1960 étaient les heures de gloire d’Anchorage, en Alaska, puisque tous les vols Europe - Japon prenant la voie polaire y transitaient. Anchorage est aujourd’hui reliée aux grandes villes des USA et permet, par le biais de compagnies régionales, de rejoindre les lieux les plus reculés de l’Alaska.
>> VOYAGER AUX ETATS UNIS D'AMERIQUE PAR VOIE TERRESTRE
Les centaines de milliers de chicanos qui franchissent en clandestin la frontière sud des USA à la recherche d’un eldorado ne doivent pas faire oublier que ladite frontière peut être traversée dans les deux sens par les voyageurs en règle à un des nombreux points de passage. Frontière encore plus longue entre les USA et le Canada, avec nombreux points de passage.
>> VOYAGER AUX ETATS UNIS D'AMERIQUE PAR VOIE MARITIME
Si la grande époque des transatlantiques est désormais révolue, certains nostalgiques de ce mode de transport aristocratique continuent de faire la traversée Southampton New York à bord des palaces flottants de la Cunard dont le Queen Mary 2, le plus grand paquebot jamais construit. Une nouvelle espèce de voyageurs, non moins excentriques, s’intéresse aux voyages en cargo. Si cette pratique marginale (déjà expérimentée par Kerouac pour rallier Tanger) fonctionne sur l’Atlantique, elle est encore rarissime sur le Pacifique. Le voyage en cargo est le choix d’une expérience et pas une option économique puisqu’il est bien plus onéreux qu’un billet d’avion pour un confort relatif.
>> TRANSPORTS INTÉRIEURS
L'AVION
Territoire immense, les USA sont devenues, dès le lendemain de la seconde guerre mondiale, le territoire de l’avion roi. Le marché est aujourd’hui partagé entre les grands transporteurs internationaux cités plus haut avec leurs alliances, leurs hubs et leurs compagnies affiliées, et des électrons libres plus ou moins régionaux et de plus ou moins grande taille comme JetBlue, Southwest et America West. Les tarifs peuvent fluctuer d’une compagnie à l’autre mais aussi selon le jour et l’heure du vol. Il n’est pas rare de devoir faire une correspondance à Dallas ou Las Vegas pour alléger le prix d’un vol entre les côtes Est et Ouest (souvent plus cher qu’un transatlantique). Consulter le répertoire Baron & Baron des compagnies aériennes du continent américain.
LE TRAIN
Bien ancré dans l’histoire des USA, le train ne semble pas tourné vers l’avenir. Tandis que l’Europe et l’Asie de l’Est s’équipent de trains à grande vitesse et autres express pendulaires ou à lévitation, le réseau ferroviaire américain pourrit tristement comme pour atteindre le niveau de prestations (ponctualité, confort et propreté, vitesse) des pays du tiers monde. A quelques exceptions près, les trains sont lents et vétustes mais permettent de découvrir une autre Amérique. La faute est à chercher du côté des lobbies de l’industrie aéronautique qui ont fait des pressions immenses pour empêcher l’octroi de crédits permettant le développement du chemin de fer, au grand dam de la société d'exploitation Amtrak.
LA ROUTE
La route et les USA, une histoire d’amour unique en son genre jusqu’à générer un genre littéraire et cinématographique, le road movie. Les plus démunis traverseront le pays dans les autocars argentés de la Greyhound, les autres prendront leur voiture, ou, mieux, leur moto (une Harley de préférence) pour se lancer à la conquête de l’Amérique et de ses immensités.
Texte : Gregory Buchakjian, Sary Tadros. photo : Stephane Herzog
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