Récit de voyage au Népal
et au Tibet en juillet / aout 2007, par Tamara Haddad.
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(invisible) Everest,
deuxième partie : La controverse du lac
Yamdrok. par Tamara Haddad
Le chauffeur et le guide tibétain nous annoncent que la route de
Gyantsé à Lhassa est en travaux et qu’il y a de fortes
chances qu’on ne puisse pas la franchir. Le problème est que le
fameux lac turquoise de Yamdrok se trouve sur ce chemin. Et qu’il fait
partie du programme que nous avons entre les mains. Et surtout, qu’il
constitue un des points forts du parcours. Guide et chauffeur refusent
d’admettre que nous sommes supposés y aller et prétendent
ne pas être au courant : leur agence tibétaine ne leur a
jamais parlé de ce lac. Très solidaires avec Ben et
Anderson, nos deux suédois, nous insistions pour passer par
cette route. Armé d’une carte très
détaillée, Anderson propose, pour arriver au lac, un
autre chemin plus vers le nord. Une hollandaise rencontrée
à l’hôtel affirme qu’elle vient de l’emprunter à
vélo sans problème aucun. |

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| Forts de nos arguments, nous entamons le forcing. Le
chauffeur réclame alors un supplément pour faire le
détour. Ce trajet étant inclus dans le programme, nous
lui expliquons que c’est à son agence de le
rémunérer et promettons que, dès notre
arrivée à Lhassa, nous le soutiendrons dans sa
démarche pour obtenir son du. Convaincu, il accepte enfin de
se mettre en route. |
| 13h30, départ de Gyantsé. C’est là que
commence l’aventure. Croyant bien faire, le chauffeur décide de
prendre un raccourci. Nous errons alors, indéfiniment, en plein
désert. Pas de route tracée, des dunes de sables
interminables. Le Sahara. Par moments, nous croisons des enfants jouant
à la pelle, comme ça, au milieu de nulle part. Comme il
se doit, nous voilà perdus. Génial. Un tracteur qui
passait finit par pour nous remettre sur le droit chemin. |

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29-07-07
Tous les cinq kilomètres, des enfants nous repèrent de
loin et accourent vers nous pour avoir des sous. Il faut les voir
sautiller de tous les cotés du van en criant, nous obligeant
à freiner et à leur donner une yuan chacun. Au bout d’une
heure, nous retrouvons enfin la route principale. Applaudissements et
arrêt dans un petit village pour acheter des biscuits, histoire
de fêter ça (et aussi et surtout car nous n’avons rien mis
sous la dent depuis la veille, au soir !). Nous devons être
à plusieurs centaines de kilomètres de notre point de
départ. Vers 18h45, nous passons un col de 5000m,
entourés de montagnes, vertes cette fois, comme au Népal.
Vous n’imaginez pas la variété des reliefs que portent
ces plateaux tibétains. Là nous sentons un peu le manque
d’oxygène et la tête lourde. |

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| Nous arrivons au lac Yamdrok. Comme ça, en plein
coeur de ces montagnes, s’étend un lac énorme de couleur
réellement turquoise. Un spectacle à couper le souffle.
Aucune image ou description ne pourrait exprimer la magie de ce lieu.
Des campeurs tibétains expriment leur joie de nous voir et
veulent se faire prendre en photo avec nous. Une demi heure plus tard,
le froid et le manque d’air nous conduisent, à contre cœur vers
la voiture.
Nous reprenons la route, interminable. Direction : Lhassa.
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| FIN
DE LA 3e PARTIE : SUITE
DU
RECIT DE VOYAGE |
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| 2007, Tamara Haddad (texte et
photos) pour Baron & Baron,
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