Récit de voyage au Népal
et au Tibet en juillet / aout 2007, par Tamara Haddad.
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(invisible) Everest,
deuxième partie : Le long voyage. par Tamara Haddad
28-07-07
La route mythique de Katmandou à Lhassa, longue de 948 km, nous
attend. Au matin,Tek nous aide à fourrer nos bagages dans le
coffre d’un petit van, avec ceux de deux suédois qui se joignent
à nous. A la sortie de la ville, de part et d’autre de la route,
des étendues infinies de vert, en passant du vert foncé
au vert fluo. Les montagnes népalaises sont vertes et
contrastent avec la couleur brique des maisons. La beauté des
paysages parcourus est malheureusement empoisonnée par la
musique vantée par le chauffeur : Une sorte de rap indien ou
tibétain, (déjà que le rap américain
m’insupporte) sans aucun rythme, répétitif à mort,
l’horreur. Et personne de se rendre compte que la bande est
bloquée sur une chanson qui recommence ad vitam aeternam.
Insupportable. |

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| Népal, sur la route de
Kodari |
| A 16h, nous arrivons à Kodari, le village
frontière
Nepal-Tibet. Le rêve et le cauchemar en même temps. Le
rêve car nous avons tout notre temps pour nous balader a pied
vers la frontière et le cauchemar car le guesthouse qui nous
accueille est dégueulasse ! On y tend la viande comme on tend le
linge sur un fil, près des chambres, et on y fait la vaisselle
sur le palier de l’escalier qui mène aux chambres là ou
tout le monde passe. Sans parler des odeurs… Nous devons passer la nuit
ici car le passage est bloqué par une dizaine de camions qui
déchargent. En fin d’après midi donc nous allons vers la
frontière, les soldats népalais nous laissent traverser
leur porte métallique avec le sourire. Quelques mètres
encore, nous faufilant entre les camions garés et les voyageurs
aux dos courbé par le poids de leurs affaires, et nous sommes
devant la géante porte chinoise, d’une monstruosité
repoussante, avec son drapeau rouge. A trois mètres du portail,
alors que je fixe mon objectif dans cette direction, un garde
frontière chinoise se précipite sur moi. Il fait signe de
baisser mon appareil, puis essaye de le prendre. J’ai la trouille. Je
me fonds en excuses et promets de m’en aller. Il finit par me laisser
tranquille. Premier contact avec la Chine… pas terrible. |
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| Népal, poste
frontière de Kodari. Installation de cables électriques |
| Au retour vers guesthouse, nous marchons un peu plus bas,
vers ces
taudis en bois qui abritent la misère et ma pensée sur
l’injustice de ce monde de s’installer encore plus. Notre chambre
comporte un énorme poster du mont Kailash et deux lits aux draps
douteux. Va pour les sacs de couchage. Mais avant, inspection totale et
nettoyage des coins (toiles d’araignée, insectes insolites…). Il
fait froid. Léger coup de blues. |
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| Népal, poste
frontière de Kodari |
29-07-07
A la frontière chinoise, nous montrons les passeports et le visa
de groupe. Les chinois retournent au moins cent fois nos passeports.
Ils n’ont jamais vu cet objet auparavant, ils ne savent pas qu’un pays
nommé Liban existe sur Terre. La grille franchie, nous attendons
une demi heure pour que la nouvelle voiture vienne nous emmener. Car ni
le guide népalais ni le chauffeur ne nous accompagneront. Ce
seront désormais des tibétains. Notre guide
tibétaine, une jeune petite femme souriante arrive enfin avec le
chauffeur et sa Toyota Land Cruiser, seul véhicule capable de
traverser la route vers Zhangmu (parait-il en travaux). A Zhangmu,
arrêt à un check point. Même scénario
à la vue des passeports. L’ambiance est plus détendue, et
l’officier appelle ses collègues pour leur faire
découvrir le nouveau pays. Trois français arrivent
à vélo de Yemne (Tibet), se dirigeant vers Katmandou. |

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| Poste frontière
chinois: NO PHOTO! |
| Avant Nyalam, un autre check point. Cauchemar. Une
barrière
bloque la route et un bâtiment administratif la borde. D’autres
jeeps s’immobilisent derrière nous. Le chauffeur et le guide
descendent et se dirigent vers le bâtiment. On les voit discuter
avec les gardes dehors. Nous pensons que ce sera réglé en
quelques minutes. Il pleut, et ce climat augmente les tensions. Une
heure s’écoule. Rien. On attend. Le guide nous dit qu’ils
réclament de l’argent pour nous laisser passer. Nous refusons.
On attend encore. Nous proposons un montant, sans doute insuffisant,
car une troisième heure s’écoule. Enfin, peut-être
lassés ce petit jeu, ils décident de ne foutre la paix. |

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| Tibet, près de Nyalam |
| Le cauchemar continue. La route est impraticable. Ce no
man’s land
séparant Kodari de Zhangmu s’étend sur plusieurs
kilomètres, à flanc de montagne. Pluie, encore. Boue.
Boue et brouillard. Cratères, bosses énormes et des
passages quelques fois aussi étroits que la voiture. Le moindre
faux mouvement de direction, que ce soit à droite ou à
gauche, serait fatal. Quel contraste entre le mysticisme
dégagé par les lieux et l’état catastrophique de
notre équipée, nous laissant aller jusqu’à
spéculer que le délabrement pitoyable de ces routes
serait volontaire. Quels monstres! |
A 20h, heure chinoise, nous voilà à Nyalam. A
4000m
d’altitude, il pleut encore et le brouillard est oppressant. Il fait
cinq degrés : veste polaire oblige. Dans un resto tenu par une
petite famille tibétaine, les enfants se collent à nous
pour voir les photos sur l’écran de la caméra
numérique. On fait le plein d’essence, prêts à
affronter les quatre heures qui suivent vers Tingri. Le chauffeur
chante dans la nuit pour ne sombrer dans le sommeil, nous prenons
ensuite la relève. Je chante Loreena McKennitt et Evanescence.
Cela fait deux jours que nous vivons en voiture, les poumons à
la place intestins et vice versa. Nous atteignons Tingri à 2h30
du matin. Il fait un froid perçant. Nous dormons dans un
guesthouse qui ressemble aux toilettes d’une plage à Jiyeh (le
Atlas), au sud de Beyrouth. Les chambres sont alignées comme des
toilettes et aussi petites que des toilettes. Elles sont recouvertes
à l’intérieur de plastic, vous savez celui avec lequel on
fabrique le parc des bébés de quelques mois. Je dors avec
la veste polaire dans le sac de couchage et une bougie à
coté.
Par miracle, le mal d’altitude ne nous a pas touchés.
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| Tibet, près de Nyalam |
30-07-07
Au petit déjeuner dans une grande salle pleine de chaudrons sur
lesquels brûlent des casseroles de je ne sais quoi et surtout le
beurre de yak, présent dans des cuves et dont tout le monde se
sert avec du lait… Pour un petit déjeuner, c’est un peu lourd.
La salle est pleine de touristes qui vont de Katmandou à Lhassa
ou de Lhassa à Katmandou. Tandis que nos suédois se
régalent au Yak, une australienne raconte qu’elle devait visiter
le Liban en été 2006 mais qu’elle en a été
empêchée par… |

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| Tibet, route de Tingri |
| Le soleil me manque énormément. Je n’ai vu
aucun rayon de
soleil depuis le début du voyage. Un petit bilan mental arrive
au constat que tout est extrême: la saleté, les odeurs,
la pluie, la surpopulation, les mystifications, la beauté des
paysages, les routes impraticables, la splendeurs des monuments
religieux, la variété des reliefs, les distances infinies
et enfin la stupidité des autorités chinoises. |

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| Tibet, route de Tingri |
Tingri est un petit village à 4500m dominé par
le Cho Oyu
et l’Everest que la mauvaise visibilité ne nous permet pas de
voir. En revanche, il y règne une ambiance mystérieuse,
froide, les couleurs du ciel, des montagnes et de tout ce qui nous
entoure, le sifflement du vent, sont uniques. C’est, comment dire,
purement tibétain, je ne peux l’expliquer davantage…
A 10h30, nous quittons Tingri pour Shigatsé. Il pleut
toujours
mais heureusement la route est asphaltée. C’est la Friendship
Highway, l’axe qui coupe ces étendues en deux, sans que la vie
locale soit affectée. Sur cette route, qui offre un superbe
aperçu du pays des neiges, le contraste entre ces reliefs
grandioses et la tranquillité joyeuse des paysans est
saisissant. A des endroits, les lacs de part et d’autre de la route
sont arrêtés subitement par les hautes collines des
plateaux tibétains. On n’arrête pas de se demander comment
ces habitants se déplacent… Nouveau check point, même
comédie avec les passeports.
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| Tibet, sur la "friendship
highway" entre Tingri et Shigatsé |
A New Tingri, 4300m, il faut environ quatre heures pour
atteindre
Shigatsé en passant par Lathsé. Nous arrivons à
Gyatsola, 5000 mètres, vers 13h20. Au milieu de la route, une
sorte de portique énorme fait de drapeaux de prière
entrelacés nous arrête. Quelques tibétains
s’occupent à en déployer encore pour les rajouter aux
autres. C’est magique. Avec ce froid et les tentes des tibétains
au milieu de nulle part et ces quelques cimes enneigées au
loin… Nous avons la tête un peu lourde. Quelques minutes plus,
des
rayons de soleil apparaissent. Le ciel s’éclaircit, mon sourire
aussi. Au milieu de nulle part, un espace infini au Tibet, avec les
plus tibétains des tibétains et un soleil encore plus
tibétain. L’autoroute est infinie, tout était infini.
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| Tibet, sur la "friendship
highway" entre Tingri et Shigatsé, vers Gyatsola |
| 14h,
Lhatsé. Nous cherchons une Bank of China, mais elle est
fermée.
Lhatsé est une ville moitié village, coupée en
deux par la route,
reconstruite par les chinois avec des blocs de pierre blanches et une
déco kitch, sans charme ni âme, rien. Une architecture qui
leur
ressemble. Aucun intérêt. Nous atteignons Shigatsé
à 16h50. Un peu
comme Lhatsé, les routes larges bordées de maisons et
boutiques
chinoises d’une froideur pas possible. Quelques arbres animent les
trottoirs. Mais la joie est de descendre enfin dans un vrai
hôtel. Le
Hall est de très mauvais goût, mais peu importe, quand on
n’a pas pris
de douche depuis trois jours! |
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| Tibet, Shigatsé, Temple de Tashilumpo |
La ville est organisée avec ses feux rouges et ses
routes tracées. A
Katmandou la chaotique, il y a une vie, ici non. On mange dans un resto
aussi kitch que l’hôtel, avec des serveuses
maniérées et maladroites.
Puis nous faisons un tour de Shigatsé et nous apercevons plus
haut le
temple de Tashilumpo, dans les montagnes, dont on dirait qu’il se
trouve dans un autre pays, tant il contraste avec cette ville sans
charme. C’est surréaliste.
La nuit, à télé, une comédie musicale nous
arrache les oreilles
par le voix atroce d’une soi disant une soprano derrière
laquelle campe
un corps militaire. Les autres chaînes diffusent toutes des films
à la
gloire de l’armée de Mao. No comment. |

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| Tibet, Shigatsé,
Temple
de Tashilumpo |
31-07-07
Temple de Tashilumpo.
Un peu d’histoire : Le Tashilumpo, « l’endroit venté de
bon augure
» fut fonde en 1447 par le 1er dalai lama. En 1642, Labsang
Chogyi
Gyaltsen, abbé du monastère et tuteur du 5eme dalai lama,
reçut le
titre de Phanchem lama (maître érudit) et l’autorisation
de se
réincarner. Le Tashilumpo est depuis le siège des Panchem
lamas, dont
le pouvoir politique et les richesses n’ont fait que croître.
Pour une
sombre histoire de taxes l’opposant à Lhassa, le 9eme panchem
Lama
n’hésita pas à faire appel aux chinois. Cette
amitié perdure jusqu'à
nos jours. Pékin a habilement su jouer la carte des panchem
lamas afin
de contrebalancer le pouvoir des dalai-lamas à travers les
siècles.
Maigre récompense pour eux, puisqu’en 1996, la jeune incarnation
du
panchem lama reconnue par le Dalai lama est placée en
résidence
surveillée, personne ne l’ayant revue depuis. Pendant ce temps
les
chinois ont organise une mascarade dans le Jokhang pour choisir leur
propre candidat et aujourd’hui c’est encore la confusion totale:
l’abbé du monastère est en prison et le peuple de
Shigatse n’acceptera
jamais la réincarnation chinoise du Panchem Lama. |
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| Tibet, Shigatsé |
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L’architecture
du Tashilumpo est un peu pompeuse et l’ambiance du
monastère légèrement corrompue : les moines,
rémunérés par les chinois
demandent de l’argent aux touristes et passent leur temps à le
compter
et l’empiler. On visite aussi les mausolées des Panchem lama et
le
temple de Maitreya, le Bouddha du futur dont la statue mesure 27
mètres
de hauteur. Mais c’est dans les petites chapelles que se cachent les
plus belles pièces et l’ambiance de dévotion proprement
tibétaine.
Autour du monastère, pleins de petites allées, comme un
labyrinthe, ou
passent des moines et des paysans, des mamies qui nourrissent chiens et
vaches. Les visages de ces gens sont très expressifs, pleins de
ferveur… Belle balade, en suivant le chemin de Khora. Calme,
sérénité,
un instant de Tibet authentique.
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| Tibet, Shigatsé, marché |
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Sur
les conseils du guide du routard, nous nous rendons au marché de
Shigatsé. On trouve tout: Bijoux, objets utiles et inutiles,
bracelets
en argent, pipes de cuivre, chaussures et viande juste à
coté. Les
objets sont étalés sur des tapis rouges énormes,
protégés du soleil par
de larges toiles bleu et blanc enchevêtrées suspendues
tout le long du
marché.
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| Tibet, Shigatsé, forteresse Dzong |
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A
vingt minutes de marche, nous atteignons via un interminable escalier
de pierre, la forteresse de Shigatsé Dzong, perchée sur
une colline.
L’accès est fermé, l’endroit n’étant pas
visitable, mais la vue est
magique. On dit qu’il n’en reste plus grand-chose depuis les troubles
de 1959, on comprend de l’extérieur pourquoi elle est
surnommée le
petit Potala. Retour à l’hôtel à bord d’un de ces
rickshaws dont les
conducteurs pédalent de toutes leurs forces toute la
journée, pour 5
yuans la course, autrement dit presque rien...
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| Tibet, Gyantsé |
| A
16h30, on prend la route pour Gyantsé. Tout le long de la route,
des
champs de blé et des rizières arrêtés par
les collines et ces hauts
reliefs du Tibet central. On peut voir des paysans portant leur panier
sur le dos et se dirigeant vers leurs maisons situées au milieu
de
nulle part. A 17h20, on atteint Gyantsé, elle aussi envahie par
l’air
chinois. Mais au fur et a mesure que l’on pénètre a
l’intérieur de la
ville, dans les ruelles, on sent l’ambiance et la vie tibétaine.
Les
femmes assises par terre en train de trier des lentilles, les filles
jouent à la marelle et quelques paysans rentrant leur
élevage. Les
anciennes maisons tibétaines sont d’une simplicité
remarquable. Gyantsé
est sans doute la plus jolie ville du Tibet central, reconstruite en
954, après avoir été dévastée par
une inondation. Sa prospérité tient à
sa situation stratégique sur la route des caravanes entre Lhassa
et le
Sikkim, le monastère et la ville, percevant une redevance sur
les
marchandises, nous a dit le guide. La ville, qui perdit de son
importance dans les années 50 en raison de la fermeture des
frontières
avec l’Inde, demeure la troisième du Tibet. Ici on
résiste un peu à
l’influence chinoise grandissante. La vie quotidienne dans quelques
quartiers semble s’organiser encore comme il y a plusieurs
siècles. Les
rues sont longues et rectilignes. Le regard des gens est doux, les
enfants sont curieux de vous voir et se laissent photographier.
Promenade apaisante. |

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| Tibet, Gyantsé, monastère |
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01-08-07
Le monastère de Gyantsé.
C’est un complexe de monastères composé d’un temple
inspiré du
stupa indien, qui est celui de Kumbum, dans lequel nous circulons comme
dans un labyrinthe circulaire, en entrant dans 75 chapelles contenant
chacune des statues différentes de plusieurs divinités,
et les murs
pleins de fresques.
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| Tibet, Gyantsé, monastère |
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Au
centre, dans la cour, nous avons le monastère principal avec
trois
statues de Bouddha debout et une assise au milieu. A l’entrée
bien sur
comme dans tous les monastères, il y a la grande cuvette
métallique
contenant les bougies allumées par le beurre de yak. Ce beurre
est
présent partout à l’intérieur, son odeur domine,
et vous risquez même
de glisser. La nuit, nous rêvons de beurre de yak. Plus haut,
nous
visitons un monastère très ancien, le temple des
Protecteurs, qui
surplombe tout le complexe. Il faut y monter à pied. Vous
n’imaginez
pas la vue. Nous pouvons voir les gens entrer et sortir du stupa aux 75
chapelles et avec un bon objectif 80-200mm, vous aurez de belles
photos.
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| Tibet, Gyantsé, fort de Dzong |
| Fin de journée à Gyantsé avec une
dernière visite, celle du
fort de Dzong. Nous pouvons voir ce fort de la rue, il est dominant
avec sa longue muraille qui s’étend de part et d’autre de la
construction. L’accès est difficile. L’escalier en pierre a fort
dénivelé étant dangereux. La vue est magnifique de
cette colline. A
l’intérieur, il y a un musée anti –Anglais qui montre des
statues
illustrant les moyens de tortures qui ont été
employés par les anglais,
une plaque décrivant en détail ces moyens de torture.
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| FIN
DE LA 2e PARTIE : SUITE DU
RECIT DE VOYAGE |
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| 2007, Tamara Haddad (texte et
photos) pour Baron & Baron,
tous droits réservés. >> CONTACTEZ
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