| > ALLER / VENIR |
| Au nord de la Syrie, Hama est sur la grande route reliant Damas
à Alep. Comme partout, elle est desservie par les nombreux bus et taxis
collectifs qui sillonnent le pays. Appamée est à une soixantaine
de km de la ville, et il faudra négocier avec un chauffeur un aller-retour
ou un parcours continuant vers Alep ou les villes mortes. |
| > DORMIR |
| L'Appamée
Cham Palace est la meilleure adresse de la ville. Construction ultra
moderne face à l’Oronte et à ses norias, il bénéficie
d’un emplacement idéal. Le hall est orné de vestiges archéologiques
et les chambres ont une belle vue. Nombreuses prestations. Pas bon marché,
et encore faut il avoir besoin de dormir à Hama qui ne nécessite
pas plus d'un jour de visite. |
| > MANGER |
| Hama n’est pas Alep et son luxueux Cham Palace s’avère fort
décevant en matière culinaire. On pourra toujours se rabattre
sur les adresses du Routard mais Baron & Baron ne s’en portent pas garants! |
| > BOIRE / DANSER |
| Quelques cafés sur les bords de l’Oronte pour prendre une
narguilé. L’ambiance ne risque toutefois pas d’être celle de
la Bastille. A propos de café, le marcheur a de fortes chances de se
trouver harcelé dans les rues de la ville par un marchand de café
ambulant, avec son harnachement rutilant. Ce personnage remontant à
la nuit des temps est fort pittoresque, quant à tenter de boire dans
la même tasse que toute la ville, cela devient une décision plus
privée! |
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| Hama est mondialement
célèbre pour ses Norias datant des XIVe-XVe siècles,
immenses roues de bois qui servaient autrefois à apporter les eaux
de l’Oronte aux terres alentours. Outre leur visuel assez spectaculaire
et insolite dans le coeur de la cité, le visiteur est frappé
par l’étrange et continu grincement qu’elles dégagent! |
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| Mais cette 4ème
ville de Syrie a aussi la réputation d’être la plus religieuse
du pays: les femmes entièrement voilées de la tête aux
pieds, et les 23 minarets élancés au-dessus des toits en témoignent!
N’oublions pas le "février noir" de 1982 où 30.000 personnes
périrent sous les bombardements intenses de l’aviation syrienne décidée
de mettre au pas la montée d’intégrisme sunnite, qui devenait
une menace pour le régime baassiste. Hama, la mal aimée est
une ville qui a chèrement payé sa fronde. |
| Entièrement
rasée en 1982, la Grande Mosquée fut reconstruite,
avec beaucoup de bonheur, à l’identique. Comme son homologue
de Damas, elle fut bâtie par les Omeyyades sur les ruines d’une
église byzantine. On retrouve le raffinement du décor, l’alliance
des pierres blanches et noires. Ce lieu très calme propice à
la méditation (beaucoup moins d’animation que dans les autres grandes
mosquées) bénéficie d’une très belle atmosphère
lumineuse. |
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| Autre joyau architectural
de Hama, le palais Al Azem est un magnifique exemple de la construction
arabo-ottomane. Dans le même esprit que celui de Damas, il est divisé
en deux parties: le harem lek (la partie privée de la famille) et
le selam lek (la partie publique du palais). Ambiance très calme et
fraîche s’y dégage des différentes cours intérieures,
dans un jeu de pierre de couleur ocre, blanc et noir des façades.
A noter les très beaux encadrements de portes et fenêtres, et
des merveilleux callepinages de marbre au sol. |
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