| > AVANT PROPOS |
| Ce récit est entièrement
authentique. L'auteur - Gregory Buchakjian - l'a rédigé
en décembre 2004. Sandra Ghosn a réalisé les trois
illustrations après lecture du texte. Sandra ne s'est jamais
rendue sur place. Dans un souci de respecter la tradition suisse du
secret bancaire, nous avons préféré ne pas
mentionner le nom de l'établissement. |
| >
LIRE |
Le goût de
Genève, textes choisis et présentés par
Betrand Levy, ed. Mercure de France, 2006, n’est pas, comme pourraient
l’indiquer le titre, le format ou la couverture, un guide
gastronomique, malgré la fastueux inventaire de plats genevois.
C’est une anthologie de textes offrant une palette de
voyages dans l’espace et dans le temps, sur la ville lémanique.
On y suivra Rainer Maria Rilke, Stefan Zweig ou John Ruskin, on fera
une pause au buffet de la gare ou l’on se remémorera
l’assassinat de l’impératrice Sissi. Un texte (Place René
Payot, p. 97), de Michel Tournier y est fabuleux. Il s’agit d’un
dialogue imaginaire entre la défense antiaérienne suisse
et un pilote de la Royal Air Force. Pendant la seconde guerre mondiale,
les pilotes Anglais violaient l’espace aérien suisse et sa
neutralité pour aller bombarder l’Italie.
"Le Suisse : vous venez de pénétrer le territoire suisse.
L’Anglais : je sais.
Le Suisse : Si vous ne faites immédiatement pas demi-tour,
j’ouvre le feu.
L’Anglais : je sais.
La DCA suisse se déchaîne.
L’Anglais : Vous tirez 50 mètres trop bas.
Le suisse : je sais." |
Genève en ses béatitudes,
Danielle Tramard (texte), Jean-Baptiste Rabouan (photos), Grands Reportages, n. 297, octobre
2006, parcours gastronomique, horloger et hédoniste.
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Genève,
hiver 1993.
J'ai rendez-vous avec Monsieur Untel. Monsieur Untel est cadre dans une
banque suisse. Il s'occupe de la gestion de grosses fortunes, ou
"private banking". Il va me recevoir dans son bureau, au siège
genevois de la banque. Je vais pouvoir pénetrer ce lieu clos et
privé, ce saint des saints de la finance internationale dans
lequel se baladent des
sommes d'argent inimaginables. La finance est, avec les montres et le
chocolat,
un des clichés de la Suisse. Entre secret bancaire et limousines
aux
vitres fumées derrières lesquelles se cachent de
mystérieux investisseurs, ce secteur d'activité a une
image assez sulfureuse qui a été entachée par
nombre de scandales (1).
En cette matinée glaciale et ensoleillée, je traverse le
pittoresque pont de l'île en direction de la place Bel Air, coeur
financier de la cité de Calvin, autour de laquelle se trouvent
les sièges des grandes banques (Credit Suisse, Union de Banques
Suisses, Banque Cantonnale), les succursales des banques
étrangères ainsi que les banques privées aux
enseignes discrètes qui nichent généralement dans
de petites rues pas très passantes, histoire de ne pas trop
attirer
l'attention.
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Me
voilà face à la banque.
L'immeuble est d'apparence banale. Franchement décevant. Au
XVe siècle, les Medicis, plus grands argentiers d'Europe,
logeaient
dans un énorme palais florentin dont les murs, couverts de
pierres
de taille en bossage, évoquent la puissance et
l'invulnérabilité d'un coffre fort. A l'époque
contemporaine, nombreux architectes ont réalisé pour des
banques des ouvrages assez spectaculaires: Frank Gehry à Berlin,
Norman Foster à Hong Kong. Les banques jouent aujourd'hui sur
une esthétique transparente, à l'image de la Banque Audi
dont le siège beyrouthin (Kevin Dash, arch.) est traversé
par des atriums qui semblent prolonger naturellement la
rue et dont le centre est marqué par une immense statue
hourloupesque de Jean Dubuffet (2).
Les
banques genevoises ne se lancent pas dans ce genre d'excès. Ni
agressivité, ni limpidité, mais neutralité. Seul
l'âge du bâtiment le distingue de son voisin.
Néoclassique pour ceux de la fin du XIXe siècle, style
international pour ceux de la seconde moitié du XXe. Ce style
international hérité du Bauhaus, lisse, rectiligne et
anonyme, qui va tellement bien avec les enseignes presque toujours
écrites en police de helvetica. Ce helvetica (3), simple et sans empattement, dont usent
avec fierté les entreprises suisses, du transporteur
aérien (Swiss) à la plus grande manufacture d'horlogerie
(Patek Philippe), mais qui
est aussi passe partout puisqu'on le retrouve sur les panneaux de
signalétique! Bref, pas de quoi tomber en admiration devant une
banque suisse. Il y a une
seule chose qui soit drôle, c'est le nom qui est
décliné, sans hierarchie, dans les trois langues
nationales du pays, allemand, français, italien, auxquelles on
ajoute parfois l'anglais. exemple: Union Bank of
Switzerland, Union de Banques Suisses, Schweizerische Bankgesellschaft,
Unione
di Banche Svizzere.
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Je
pousse donc les portes d'un édifice d'une banalité aussi
affligeante que son nom est porteur de fantasmes.
Peut-être que mes espérances seront assouvies une fois
à l'intérieur. A Porto, Chicago ou Paris, nombreux
sièges de banques conservent un décor début du XXe
siècle avec lustres, boiseries, cuivres et marbes. Ici, on a
l'impression d'être dans une agence ordinaire d'une banque
ordinaire. C'est scandaleux! Les
plus grandes fortunes de la planète franchissent des milliers de
kilomètres à bord de leur jet privé pour se
retrouver
dans un hall qui ressemble à celui d'une succursale de quartier,
ou pire, de province? Un décor monotone que ne viennent animer
que
les pancartes un peu colorées annonçant quelques offres
promotionnelles
à l'intention de clients aussi moyens qu'ordinaires? A ce
propos,
on peut être tenté d'oublier qu'en Suisse il y a AUSSI des
suisses et que ces derniers doivent bien mettre leur argent quelque
part.
Et ce n'est pas parce que les français cachent leur argent
à
Genève que les suisses doivent déposer le leur à
Annemasse
(4)! Les banques suisses
ont
AUSSI de petits épargants, monsieur, madame et mademoiselle tout
le
monde...
Les comptoirs s'adressent aux clients de la banque
et sont réservés à des opérations
routinières de gestion de comptes. N'étant pas
concerné par ce type
d'opérations routinières, je m'adresse à une
personne
préposée à un bureau placé de biais et dont
le rôle semble spécifiquement de répondre aux
besoins
des gens qui ne sont pas des "usagers habituels". On retrouve
d'ailleurs
ce genre de bureau - toujours de biais - un peu partout dans le monde.
L'agence centrale de la HSBC (5)
de Colombo, en compte deux. Un à chaque extrêmité
du
hall. Leurs fonctions sont proches (pas identiques) mais
indéfinissables.
La personne préposée à ce poste vous reçoit
toujours avec beaucoup de courtoisie. Tellement de courtoisie qu'une
fois
que vous l'avez quittée vous oubliez instantanément son
existence.
J'informe
cette personne,
allez savoir si elle était de sexe féminin ou masculin,
que j'ai rendez-vous avec Monsieur Untel. Ayant décliné
mon identité, je patiente quelques instants. Puis, la personne
me dit
miéleusement:
- C'est parfait, monsieur. On va vous conduire.
Un agent de sécurité en civil vient de se
présenter. Il est vêtu d'un pantalon de flanelle grise et
d'un blazer bleu
marine aux boutons dorés sur lequel est accroché un
badge.
Je le suis jusqu'à un ascenseur dont les portes ne s'ouvrent pas
automatiquement. Ayant largement critiqué le manque de peps des
lieux dans les lignes qui précèdent, nous n'allons pas
faire
un plat sur ce détail. L'agent ouvre la porte de l'acenseur et
me dit:
- veuillez prendre l'ascenseur, monsieur.
- à quel étage?
- veuillez prendre l'ascenseur, s'il vous plait.
L'expression de son visage commençant à passer de celle
d'un accueil bienveillant à un début
d'exaspération, je m'exécutais et entrais dans la cabine,
me disant que je finirais bien par me débrouiller.
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Je
suis seul dans l'ascenseur.
La porte s'est refermée sur moi et la cabine s'est mise en
action. Je monte, sans avoir eu à appuyer sur le moindre bouton.
L'ascenseur a été actionné de l'extérieur,
mais je ne
sais pas si c'est depuis le rez-de-chaussée (point de
départ)
ou depuis l'étage (point d'arrivée). Il eut
été impossible qu'il soit autrement puisqu'il n'y a AUCUN
bouton dans cette
cabine d'ascenseur. Le passager ne peut donc pas choisir sa
destination.
Il ne sait d'ailleurs pas ou il va, puisque les étages ne sont
pas
indiqués. L'ascenseur finit par s'arrêter quelque part
entre
le rez de chaussée et le dernier étage. Je pousse la
porte.
Me voila dans un salon
au décor simple mais soigné, dans tes tons de beige et de
marron. Deux canapés moelleux, une table basse sur laquelle
trainent des magazines. Un peu comme dans un cabinet de médecin.
Sauf qu'il n'y a personne. Pas de secrétaire et surtout, pas
d'autres clients. La sélection de magazines est aussi bien plus
soignée que celle des cabinets de médecins. Les revues
sont toutes du numéro courant et leur choix va plus loin que les
publications, soit trop pointues (qui traitent de la
spécialisation du praticien en question et que l'on ne consulte
que dans l'espoir d'avoir la solution au mal dont on souffre), soit
totalement débiles du genre Gala, Mondanité
et autres Prestige. Le salon n'a pas de fenêtres. Le seul
moyen de communication avec l'extérieur (le télephone
portable n'existait pas à l'époque) est une baie
vitrée derrière
laquelle se trouve un couloir de circulation aux murs sombres et au sol
recouvert
de moquette marron. Cette baie vitrée ne s'ouvre pas depuis le
salon. Ça veut dire qu'on y est prisonnier et qu'on ne peut en
sortir que si quelqu'un vient vous chercher (il y a toujours
l'ascenseur, mais est-il besoin de mentionner qu'il n'y a pas plus de
bouton d'appel ici que dans
la cabine!). Le fait que la porte soit vitrée donne le sentiment
d'être dans une boite en verre dans laquelle on est
observé. Ah, à propos d'observation, il y a aussi une
caméra de surveillance, mais ça c'est la moindre des
choses.
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Mon
temps d'attente dans ce bocal est assez bref,
puisqu'un monsieur vient m'en sortir. C'est justement Monsieur Untel
avec qui j'ai rendez-vous. Je l'avais presque oublié
celui-là. Monsieur Untel porte un costume cravate bleu-gris. Il
est plus élégant que les brokers new-yorkais qui sont
tout le temps en bras de chemise
(souvent à manches courtes), mais bien moins fringant que les
golden
boys que l'on voit déjeuner dans les restaus chics du Beirut
Central
District (6). Monsieur
Untel
me reçoit avec les plus grands égards, ceux qu'on
réserve
habituellement aux grands de ce monde, et me conduit à son
bureau
que nous atteignons en traversant le couloir. Après ce parcours
digne du Prisonnier (7),
tout semble revenir à la normalité. Le bureau ressemble
à n'importe quel bureau de cadre supérieur dans un
immeuble de bureaux. Cet espace aux couleurs neutres (gris-beige),
démuni de toute fantaisie (n'espérez pas voir des photos
de sa femme ou de ses enfants en train de barboter dans la piscine d'un
Club Med!) n'est en rien plus luxueux que celui de l'expert de la
compagnie
d'assurances chez qui je me suis rendu pour faire ma déclaration
d'accident de voiture. Sauf que ce dernier m'avait reçu en
mangeant une mankouché (8),
ce qui n'est pas la plus grande marque d'élégance. Outre
l'absence d'ornements surperflus, l'équipement informatique est
des plus sommaires. Un vulgaire PC, comme celui de tout le monde,
même pas un labtop (9).
Pas besoin de machines ultra sophistiquées pour recycler les
petrodollars. On est loin de la frénésie des bureaux de
brokers new-yorkais cités plus haut dont les murs sont
tapissés d'écrans d'ordinateurs (une demi-douzaine par
opérateur) mais dont le sol est généralement
jonché... de boites de pizza (10).
|
Sobre,
neutre, convivial.
Rien, ni dans les lieux, ni dans le comportement de Monsieur Untel, ne
trahit quoi que ce soit de ses fascinantes activités et des
montants astronomiques qu'il gère. Qui sont ses clients? Des
stars?
Des emirs du golfe? Des fils de chefs d'états africains? La
mafia?
Les russes? Ben Laden? Dick Chenney? Viennent-ils ici en personne ou
envoient-ils un émissaire? Leurs gardes du corps
(forcément armés jusqu'aux dents) ont-ils accès?
Arrivent-ils avec des valises remplies de billets de banque, comme dans
les films? Et si c'est le cas, que fait-on ensuite de la valise? Je
passe la totalité de l'entretien à echaffauder ces
scénarios des plus incroyables, n'ecoutant Monsieur Untel que
d'une seule oreille.
|
|
Monsieur
Untel et moi n'ayant pas tant de choses à nous dire,
l'entretien touche à sa fin, s'achevant sur le traditionnel
échange de banalités: "votre suite au Richemond a-t-elle
une belle vue sur le Lac?" "Vous savez que c'est la saison des
asperges?"
"Comment avez-vous trouvé la soirée privée
(à
laquelle je ne pouvais pas ne pas être invité!)
organisée
par le comité de la haute joaillerie au foyer du Grand
Théâtre?",
ainsi que des amabilités d'usage. Nous nous levons et sortons du
bureau. Au bout du couloir à la moquette marron m'attend
l'escenceur.
Ce qui est curieux, c'est que le salon de toute à l'heure a
disparu!
J'éloigne de mon esprit l'hypothèse que le décor
ait
été refait de fond en combles en un quart d'heure. Non
pas
parce que c'est impossible (au point ou nous en sommes, on ne sait
jamais!),
mais parce que les lieux ont ce quelque chose d'un peu vieillot et
désuet,
comme si le comble de la richesse était de paraître
pauvre.
La seule hypothèse qui tienne la route, c'est que nous soyons
sortis
par une autre porte. Le bureau de Monsieur Untel a deux portes, une
pour
les entrées, une pour les sorties, comme les stations de
métro!
Pratique, au cas ou les gens font la queue! Monsieur Untel me dit au
revoir
une dernière fois avant que je ne m'engouffre dans l'ascenseur.
Qui
n'est pas plus pourvu en boutons que le précédent. Mais
cette
fois, je connais ma destination, ou du moins, je crois la connaitre: le
hall par lequel je suis entré dans l'immeuble.
L'ascenseur s'immobilise,
j'en sors, débouchant dans un hall que je ne connais pas et
qui n'est pas celui de toute à l'heure. Je commence à me
dire que je deviens fou. Je sors dans la rue, mais elle n'a rien
à
voir avec la place Bel Air! Je me retourne, et m'aperçois que le
bâtiment dont je viens de sortir a facilement cent ans de plus
que
celui dans lequel je suis entré. Je décide, pour en avoir
le coeur net, de faire le tour du pâté de maisons et
découvre
que la banque occupe plusieurs immeubles collés les uns aux
autres.
A l'intérieur, tout à été relié, ce
qui fait qu'on ne sait plus dans quel immeuble on se trouve.
Déjà
qu'on ne savait pas à quel étage... La
sécurité
est donc assurée par un système de circulation
particulièrement
savant. Mais la sécurité de quoi? Monsieur Untel et ses
collègues n'ont certainement pas de liquidités et encore
moins des coffres
remplis d'or dans leurs bureaux. Ils n'intéressent ni les
braqueurs,
qui passeront à la caisse, par le hall, avec tous les clients,
ni
les cambrioleurs, qui tenteront de dévaliser la salle des
coffres
au Xe sous sol, comme dans Mission Impossible et qui
mérite
à elle seule un exposé à part (11). Mais alors pourquoi toute cette
parano,
Big Brother, etc? Ce parcours a été inventé et mis
en
place pour empêcher les mauvaises rencontres. Celui qui a ses
milliards
chez Monsieur Untel n'a pas très envie que toute la
planète
le sache. La réponse est à chercher dans la
réputation
de la Suisse et de sa politique bancaire. Discretion et secret.
Beyrouth, décembre 2004
Au guichet de ma banque, celle où je suis un client ordinaire,
j'attends mon tour parmi des clients aussi ordinaires que moi. Les
clients ne font pas la queue mais sont tous alignés au comptoir,
comme si c'était un bar, examinant le bon déroulement des
opérations. En regardant le visage de l'employée qui
ressemble comme deux gouttes d'eaux à Bahia Hariri (12), je me demande ou sont passés
discretion et secret bancaire. C'est alors que de l'autre bout du hall,
un voix m'interpelle: "Greg, ça va? On ne t'a pas vu hier soir
au concert des Scrambled Eggs!" (13).
|
NOTES
|
| (1) nombre d'ouvrages ont été écrits
à ce sujet. |
(2) l'hourloupe est une série
d'oeuvres réalisées par Jean Dubuffet entre 1974 et 1984.
Pour en savoir plus, cf. Dubuffet, le monde de l'hourloupe,
Jacinto Lageira, Découvertes Gallimard / Centre Pompidou, 2001.
|
(3) cf. le livre Helvetica - Hommage to
a Typeface de Lars Muller, Baden 2004
|
(4) ville de France à deux pas de
Genève.
|
(5) Hong Kong
& Shanghai Banking Corp.
|
(6) Sultan Ibrahim ou Maison du Saumon de
préférence. A ne pas confondre avec les café pour
touristes de la place de l'étoile
|
(7) Série TV culte de et avec Patrick
McGoohan (1967).
|
(8) La 'mankouché' (pluriel:
'manakish') est une pâte assaisonée de thym que l'on
consomme au Liban. Elle peut être agrémentée de
fromage et / ou de légumes. La 'mankouché' est un mets du
matin que nombre d'employés de bureau dégustent
pour leur pause de 10-11h (entre le petit-dejeuner qu'ils ont pris vers
6h30 et le lunch qu'ils commanderont en "delivery vers 13h30). En
France, on dit parfois (dans les snacks libanais) pizza au thym.
Certains snobs diraient aussi "chausson au thym", selon le dessinateur
BD Mazen Kerbaj.
|
(9) Ordinateur portable. Bien que les
évènements se soient déroulé il y a plus
d'une décennie, les ordinateurs portables étaient
déjà très répandus dans le monde de
l'entreprise.
|
(10) Contrairement aux banquiers suisses
(et aux
golden boys beyrouthins) qui déjeunent dans les grands
restaurants, les brokers new-yorkais se nourrissent à la va vite
de pizzas sur leur lieu de travail. La quantité impressionnante
de boites de pizza amoncellées en ces lieux signifie, soit que
chaque broker mange 5 à
6 pizzas familiales par jour (le stress, ça creuse), soit que le
ménage
n'est fait chez Merryl Lynch qu'une fois par semaine.
|
(11) Le plus grand casse de banque de
l'histoire est celui de la British Bank of the Middle East à
Beyrouth en 1976.
|
(12) députée de Saida (Liban
Sud) et soeur de Rafik Hariri, ancien premier ministre libanais
assassiné le 14'02'05.
|
(13) groupe de rock
psychédélique
|
| 1993-2006, Baron & Baron, Gregory
Buchakjian (texte), 2005, Sandra Ghosn (illustrations), tous droits
réservés. >> CONTACTEZ NOUS |
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