| > ALLER / VENIR |
| Le site de Nalanda est isolé,
en
pleine nature, mais se trouve au coeur du "triangle culturel" ce qui le
rend
assez accesible, notamment depuis Dambulla. Mieux vaut être
motorisé,
les transports publics ne doivent pas courir les rues par ici. |
Nalanda fait partie des sites
archéologiques
inscrits dans le "triangle culturel" avec un billet unique à
32USD.
Ce billet n'est pas en vente sur place, il faut donc se le procurer
ailleurs
(Sigiriya, Polonnaruwa...) ou s'acquitter d'un droit d'entrée de
500
roupies ce qui est considérable pour un endroit aussi peu
visité.
Le gardien risque de ne pas avoir envie, en contrepartie, de vous
remettre
de ticket et de garder les 500 roupies pour lui.
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| > DORMIR |
| L'endroit le plus proche de Nalanda
pour
passer la nuit est Dambulla, qui présente deux avantages: le
premier
est sa situation très centrale, permettant de rayonner dans le
triangle
culturel, le second est la présence de deux hôtels
exceptionnels. |
The
Kandalama est un hôtel construit par Geoffrey Bawa, le
plus
grand architecte du Sri Lanka. C'est un superbe édifice moderne
acroché
à la falaise dans un cadre grandiose. Comme à son
habitude,
Bawa a su admirablement intégrer son bâtiment au cadre
nature.
Espace communs époustouflants, chambres très confortable
et
tous services que l'on peut espérer d'un palace.
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The Elephant
Corridor
est un endroit encore plus exclusif. Un petit nombre de chambres
conçues
comme des bungalows de luxe, des matériaux précieux, une
cuisine
raffinée, bref, un oasis de luxe pour cet endroit qui allie les
concepts
très envoque de "boutique hotel" et d'eco tourisme" et qui
organise
des excursions dans les parcs naturels de la région.
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| > LIRE |
| Nalanda, a short guide de the
'Gedige"
Shrine, P.L. Prematilleke, Central Cultural Fund, 1985. Cette
petite
publication disponible à la librairie du musée de
Polonnaruwa
(35 roupies) présente l'historique du site, sa restauration et
sa
descritpion, avec de nombreuses illustrations. |
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| Sur
la route entre Kandy et Sigiriya, il y a pas mal de choses
intéressantes à voir. Grâce à leur
emplacement
à la croisée des chemins, les grottes de Dambulla sont un
étape
très fréquentée dans cette partie du Sri Lanka. En
revanche,
peu de visiteurs se risquent jusqu'à Nalanda, qui est un peu
plus
isolé. C'est déjà une raison pour y aller: rien de
plus
agréable que d'être seul dans un site
archéologique.
Les mauvaises langues diront qu'en encourageant les gens à y
aller,
il y aura la foule, et c'est un cercle vicieux, mais nous ne
polémiquerons
pas. |
|
| A
mi chemin entre Matale et Dambulla, nous quittons la route nationale
sur un petit chemin de campagne. Le cadre est bucolique. A
l'entrée
du site, il y a une guérite sommaire et des enfants qui jouent
autour.
Une allée permet d'accéder aux monuments, qui datent du
Xe
siècle. De monuments, il y en a deux, et pas de dimensions
considérables.
Ils sont construits sur une plate forme dominant un plan d'eau dans
lequel
des jeunes de la région viennent se baigner.
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- le
gedige -
Le bâtiment principal (photo ci-dessous) est construit en pierre
grisâtre.
Son allure rappelle certaines structures que l'on peut voir à
Angkor
(1). La couleur de la
pierre
et la cadre naturel aussi. Il s'agit d'un gedige. Merci, mais c'est
quoi,
un gedige? Le mot gedige provient du terme Ginjakavasatha qui, selon un
exégète
du Ve siècle nommé Buddhagosa, signifie construction en
brique
pour la résidence de Bouddha. Il va de soi qu'en parlant de
"résidence",
il s'agit d'un réceptacle pour son image. Le gedige d'Ananda
n'est
pas en brique mais en pierre, ce qui doit être du à
l'évolution
des méthodes de construction. Son style est inspiré des
complexes
hindous de Mahabalipuram, construits en Inde, près de Madras
(Chennai),
dont le fabuleux Temple du Rivage construit au bord de l'eau.
|
|
Cette
influence hindoue à Nalanda, on la retrouve ailleurs
que dans la structure du gedige. Sur une des frises sont
sculptées
des scènes érotiques comme on peut en voir dans les
grands
temples hindous de Khajurho et de Konarak (2). Contrairement à ces deux
exemples
indiens, les reliefs de Nalanda sont peu nombreux, de petites
dimensions,
de piètre qualité, en mauvais état de conservation
et
difficiles à dénicher. Ils ne feront pas de ce petit coin
tranquille
un haut lieu du tourisme sexuel.
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Le
gedide est précédé d'un portique qui ouvre
sur un vestibule nommé mandapa (photo ci-dessus). Le mandapa est
entouré
de murs épais et comporte deux séries de quatre colonnes,
ce
qui lui donne la forme d'une d'église, avec une nef centrale et
deux
collatéraux. Ce passage aboutit à la chambre abritant
l'image
sainte et qui s'appelle garbhargha [dommage qu'on ne puisse pas
employer
tous ces mots au scrabble!]. Revenons à nos moutons et à
notre
garbhargha. C'est un espace couvert d'une voute transversale à
l'axe
du temple. En effet, le temple est orienté vers l'est, tandis
que
la voute en berceau est dans le sens nord sud.
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- le
stupa -
Les habitués de nos aventures en Asie sont peut-être
devenus
familiers avec ce terme, issu du sanscrit, désignant une
structure
pleine, souvent hémisphérique, sensée abriter une
relique
de Bouddha ou d'un saint. Le stupa est une forme née en Inde qui
s'est
développée dans tout le monde bouddhiste, notamment en
Asie
du Sud-Est. Pour être précis, le stupa est
antérieur
à la naissance du bouddhisme mais a été
adopté
par celui-ci. Comme nous sommes très à cheval sur la
sémantique,
nous vous informerons qu'au Sri Lanka, stupa se dit dagaba (ou dagoba).
Le
stupa de Nalanda (photo ci-dessus), qui se tient à
gauche
(au nord) du gedige est de modestes dimensions. Construit en brique, il
était
totalement ruiné et a été restauré au XIXe
siècle.
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NOTES:
|
1) Les auteurs du Lonely Planet ont
trouvé
une ressemblance avec les architectures de l'Amérique
Précolombienne.
|
2) cf. nos pages consacrées à Khajuraho
et Konarak.
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| 2004, Baron & Baron, Valerie
Cachard (photos), Baron & Baron (texte),
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