| > ALLER / VENIR |
| L'aéroport international de
Colombo est assez éloigné de la ville (30km). Avant le
départ, il faut prévoir une marge
de temps pour y arriver, surtout en journée. Le trajet dure
45 minutes la nuit depuis Colombo Fort. L'aéroport est
doté
de bureaux de change qui demanderont, à l'arrivée, de
conserver le bordereau pour le présenter au départ s'il
reste de roupies à changer. Mais si vous avez perdu ce
bordereau, ce n'est pas très grave. Le trajet aéroport /
ville coute
dans les 1000 roupies (2000 jusqu'à Mt Lavinia). |
| Colombo est assez étalée
et on y circule en taxi ou en tuktuk. Une course en tuktuk devrait
couter entre 100 et 200 roupies. |
> DORMIR
|
Il
faut savoir choisir: 1) selon les emplacements, Colombo étant
dispersée. 2) selon les catégories d'hébergements.
Il y a un très grand choix dans le haut de gamme, mais pas grand
chose pour les petits budgets.
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Dans les catégories bon
marché et prix moyens, les guides
de voyage (Routard, LP et Footprint) donnent un inventaire
détaillé. Il faut noter que les guesthouses les mieux
côtées comptent peu de chambres et sont difficiles
à réserver. Nous avons essayé le Blue Seas
Guesthouse (tel: 2716298), dans la région de Mount Lavinia.
L'accueil y est charmant, les espaces publics très
agréables avec des meubles coloniaux et il y a un petit jardin.
Les chambres sont minuscules et assez spartiates mais d'un bon rapport
qualité / prix (1300 R la triple petit déj. incl.).
Prévoir des notes de taxi salées. Le Lake Lodge
est aussi un peu excentré. L'aspect extérieur de
l'endroit est assez convenable, même avenant. En revanche,
passé l'escalier, les choses
se gâtent: Les chambres sont sordides et la salle de bain, n'en
parlons pas. Autre spécimen, plus central, l'hôtel Nippon.
Cet endroit qui n'a plus de japonais que le nom devait
être une très bonne adresse dans les années 1970.
Depuis, tout y est defraichi et l'ambiance n'est pas des plus joyeuses.
Les odeurs environnantes n'arrangent rien à la situation.
|
Dans la catégorie
supérieure, non avons essayé célèbre Grand
Oriental Hotel, le plus ancien palace de la ville.
Façade victorienne et emplacement très
central, au coeur du quartier du Fort, en face du port (vue depuis
le restaurant du 4e étage). L'hôtel a perdu sa déco
d'origine et une grande partie de son prestige mais reste une adresse
côtée. Les chambres sont très inégales,
petites pour la majorité. Nous avons eu la chance de tomber sur
la 307, une mini suite avec lit à baldaquin et vue imprenable
(photo à droite) pour 75USD (en triple, petit déj. incl.)
ce qui est sans doute la meilleure affaire de la ville. L'autre
hôtel
mythique de Colombo, sur l'autre façade maritime, c'est le Galle Face
Hotel. Construit en 1864, ce superbe palace en bord de mer a
conservé son ambiance coloniale des plus agréables.
Différentes catégories de chambres. Ceux qui cherchent
des prestations impeccables pourront recourir aux grandes chaines, Le Taj Samudra, fleuron de la
célèbre maison indienne, jouit d'un excellent emplacement
à Galle Face, et le Hilton est un peu plus loin, près du
World Trade Center.
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Enfin, si vous ne tenez pas à
habiter le dans le centre, voici trois excellentes adresses. Le Havelock Place
Bungalow, un boutique hotel de six chambres, le Mount
Lavinia Hotel, qui comme son nom l'indique est à Mount
Lavinia. C'est une ancienne demeure de gouverneur britannique
entourée de verdure, donc là aussi, ambiance assez retro.
Enfin, last but not least, à 30km de Colombo (à Wadduwa)
se trouve The Blue Water, une des dernières
réalisations du grand architecte Geoffrey Bawa.
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> MANGER
|
Vous verrez un peu partout (notamment
autour de la gare) des petits restaurants populaires portant
curieusement le nom d'"hotel". La plupart de ces endroits appartiennent
à des musulmans et présentent
une manière de manger assez typique. On sert, dans une assiette
(parfois couverte de célophane pour ne pas avoir à la
laver!), sur une base de riz, une variété de plats
à
base de légumes, viandes et poulets baignant dans des sauces
bien épicées. Les clients mangent avec les doits,
mélangeant au préalable tous les ingrédients et
les petrissant en
une mixture de laquelle il extraient des boules qui atterrissent dans
leur bouche. Cet usage qui rappelle celui des pays du Golfe et
de l'Irak n'est heureusement pas obligatoire et on vous fournira un
couvert
pour manger à l'occidentale! Très bon marché,
ces adresses sont plus ou moins propres (faire un tour avant de
choisir)
et constituent une bonne prise de contact avec le pays (de
préférence,
à midi, le soir c'est un peu sordide).
|
Si
vous voulez manger sur le pouce et pas cher, des sandwiches frais vous
attendent chez Délifrance et chez Barista Cafe,
tous
deux sur Galle Road (pas loin de Galle Face). Sur Galle Road, il y a
une
autre adresse qui elle, vaut vraiment le détour. C'est le
restaurant
de Barefoot (voir ACHETER), un endroit des plus
agréables.
Dans ce jardin calme fréquenté par des gens
branchés,
vous dégusterez des plats légers, des desserts sucuclents
et des jus de fruits frais.
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L'adresse d'exception de Colombo,
c'est The Gallery (Alfred House road). L'ancien atelier de
l'architecte Geoffrey Bawa est devenu un restaurant lounge des plus
glamour. De l'entrée, on franchit une cour avec un bassin avant
de pénétrer dans une salle qui se prolonge par une
seconde cour. L'endroit est magnifique (plus agréable de jour
que de nuit), avec la table de l'architecte qui sert de buffet à
desserts, et le dj officiant derrière un ancien comptoir de
caisse. La carte est incroyable avec un petit chef d'oeuvre de la
gastronomie: le risotto au champagne avec ses cêpes et broccoli.
La carte des desserts n'est pas en reste. Un festin royal reviendra
pour 15-20 USD (vin compris), très cher pour Colombo, mais le
tiers de ce qu'il aurait couté ailleurs. Ne pas manquer d'aller
aux toilettes, des tirages originaux de Lionel Wendt y sont
accrochés.
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Autre
adresse chic et glamour, Number 18
(Cambridge Place, tel: 2694000). Ambiance lounge dans une
ancienne résidence et cuisine signée Russell Gronow.
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Les grands hôtels offrent des
alternatives valables pour prendre
de bons repas. Le Harbour Restaurant du Grand Oriental est
recommandé pour sa vue sur le port et la qualité de ses
buffets.
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> BOIRE / DANSER
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On sort
relativement tôt à Colombo. Il y a deux ou trois pubs
à l'irlandaise et quelques boites de nuit pour jeunesse
dorée (dans les hôtels de luxe) ou marins en
tournée (dans les hôtels de passe). Nous leurs
préférons les endroits plus décontractés,
ou l'on ira à l'heure du thé ou de l'apéro. Barefoot
et The Gallery (cités plus haut) sont
deux excellentes adresses. On parle beaucoup du Cricket Club
Café (en face du précédent) mais le must est
d'aller, au coucher du soleil, au bar en plein air du Galle Face
Hotel (photo à droite). Un grand moment dans un grand lieu.
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> ECOUTER / VOIR
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L'auditorium du Lionel Wendt Centre
propose des spectacles de théâtre, danse, musique etc. Les
centres culturels étrangers offrent aussi un certain nombre
d'activités.
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| > ACHETER |
Barefoot (Galle Road) est
notre chouchou. L'endroit est beau, les objets aussi. Il y a des
vêtements, des châles, des
batiks, des cahiers, des sacs, des éléphants en peluche,
des livres, du linge de maison, des objets d'art, etc. Les objets sont
presque tous créées par la designer Barabara Sansoni et
réalisés de manière artisanale. Ainsi, on ne
trouvera
pas plusieurs tailles de la même chemise. On peut vraiment y
passer
des heures et il y a un très agréable restaurant.
Barefoot
est un exemple de ces nouveaux commerces qui mettent le design local
à
l'heure du jour. Paradise Road (Alfred House road) en
est un autre. C'est un endroit plus petit, avec un choix très
selectif
d'objets très raffinés et parfois inutiles. Vous
hésiterez entre la superbe boite à chuassettes et le
Ganesh stylisé en argent à moins de choisir les sous
plats en caoutchouc (les
mêmes que ceux du restaurant The Gallery voisin). Surper chic.
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Le quartier
du Fort comporte pas mal de boutiques d'artisanant et de souvenirs,
celui
de la gare des marchés populaires ou l'on trouve un peu de tout.
Et
celles qui n'ont pas encore complété leur garde robe
iront s'approvisionner
chez Odel, l'équivalent srilankais de Zara!
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Lever
de soleil, port de
Colombo.
L'horloge sur la façade blanche à colonnes doriques de la
capitainerie indique 7h20. Derrière cet élégant
vestige de l'empire des Indes, les docks sont envahis par des grues
dont les bras se déploient dans tous les sens. Au premier plan
de la photo, l'enseigne du Grand Oriental (1), le plus ancien hôtel de la ville.
Anton Tchekov y séjourna, dans la suite adjacente à la
notre (2) et eut droit au
même spectacle, ou presque. C'était en novembre 1890,
Colombo était alors une des cités les plus dynamiques
d'Asie. On la décrivait comme "plus belle et plus
élégante que Singapour, Point
Galle et Manille" (3).
Importante étape sur les routes maritimes entre les ports
européens
et ceux de l'Extrême Orient, la capitale de cette île qu'on
nommait Ceylan se couvrait d'immeubles victoriens. La ville se
développait autour de son port, dans le quartier historique du
fort. Le Grand Oriental se vantait de sa situation "à un jet de
pierre du débarcadère" (4).
Non loin de là, sur la même rue, ouvraient les grands
magasins à l'européenne, Millers, Cargills et autres, ou
l'on trouvait le dernier cri du chic
londonien.
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Colombo,
le port vu depuis la suite 307 du Grand Oriental Hotel
|
Le
Fort a conservé son empreinte coloniale.
Derrière les façades en briques ou en appareillage de
pierre, les établissements commerciaux, banques et compagnies
d'aviation donnnent toujours au quartier un aspect cosmopolite. York
street connait toujours son animation mais sur les rues transversales,
la situation est bien étrange. Prenons Sir Baron Jayatilaka, ou
niche le siège de la HSBC (5).
La rue est fermée aux automobilistes et, au delà de
l'entrée de la banque, même les piétons se
retrouvent en zone interdite. Sur Mudalige Mw (près de Millers),
même scénario. L'agitation du centre semble être
très lointaine. Les façades des vieux immeubles sont
délabrées, certaines éventrées. Une
présence militaire accrue vient compléter ce paysage de
guerre. Au bout de la rue, des barricades. On ne passe pas. Et avant
même d'y arriver, un officier vous interpelle et vous demande ce
que vous faites là. Que signifie cette "ligne rouge"? Pourquoi
ces quartiers en plein coeur de la capitale sont dans cet état?
La réponse est dans l'histoire récente du Sri Lanka, la
guerre qui oppose les sépratistes Tamouls au gouvernement.
Colombo
a été la proie d'attentats dont les traces subsistent
encore ici, et cette "ligne rouge" est une zone de haute
sécurité
entourant le palais présidentiel. Si les opérations
guerrières
ne figurent plus - en principe - à l'ordre du jour, il
règne
toujours une tension apparente. Cette double membrane de
sécurité est mobile. La nuit, la zone "orange"
(fermée à la circulation automobile) s'étend
déborde sur la zone "verte". York
street devient alors impratiquable et les taxis ramenant les clients
du Grand Oriental doivent faire des détours pour arriver
à
bon port. Pas étonnant qu'au cours des deux dernières
décennies, la vie économique et commerciale se soit
légèrement déplacée. Pas forcement
très loin. Un peu plus au
sud, pour les grandes multinationales qui ont siègent du
côté des tours jumelles et rutilantes du World Trade
Center, du côté de Galle Road et dans le quartier de
Cinnamon Gardens pour les boutiques branchées.
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Colombo,
le musée hollandais, côté jardin
|
Gare
de Colombo Fort.
Des paysans débarquant de leur province avec le produit de leur
récolte croisent des touristes qui achètent leurs billets
pour l'Incercity de Kandy. A l'éxtérieur, embouteillage
de tuktuks. De l'autre côté de la chaussée, un
pont piétonnier permet d'atteindre un quartier bourré
de petits commerces, bureaux de communications, restaurants populaires
nommés "hotel" et hôtels de passe nommés "palace".
En remontant sur une des rues perpendiculaires, on se retrouve au coeur
d'un bazar ou se cotoient les marchands de batiks, de fruits et
légumes
et autres produits pas forcément exotiques. Sur Prince street,
au milieu de ce chaos urbain, ressort une élégante
façade blanche à portique avec des colonnes
élancées. Cette belle maison était, au XVIIIe
siècle, celle du gouverneur - hollandais - de la cité.
Elle a d'ailleurs été
transformée en musée sous le nom de Dutch Period Museum.
C'est un magnifique exemple d'architecture coloniale, non pas la
période
britannique, mais celle, antérieure, au cours de laquelle
s'affrontèrent les portugais et les hollandais. Alors que la
façade côté rue confère un aspect officiel
et strict, côté jardin - doté d’un wishing well,
les colonnes ne courent plus sur toute
la hauteur et soutiennent un large balcon, donnant à
l'édifice une touche plus légère. Le premier
étage regorge de meubles dont certains sont fort originaux. Le
gardien se donne une joie
- et une certaine fierté - de faire la démonstration des
cabinets secrets avec leurs compartiments habilement camouflés.
Stop au niveau des pierres tombales Hollandaises. Elles sont toutes
ornées de têtes de mort. Impression de visiter un
cimetière de pirates, hallucination. Ces crânes, on dirait
du David B (6).
|
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Colombo,
une des cours du Gangaramaya Temple
|
En
route vers Cinnamon gardens,
quartier résidentiel aéré, pour echapper à
la foule. C'est l'occasion de visiter quelques temples bouddhistes,
particulièrement intéressants. Bien que la ville ait
un passé qui remonte assez loin, ses temples sont relativement
récents et datent des XIXe et XXe siècles. Ce n'est pas
du tout une raison pour en faire l'impasse, loin de là. Le
Gangaramaya
Temple, sur Slave Island est un des plus étonnants. C'est un
complexe
assez hétéroclite regroupant un ensemble de structures
qui
ont du s'assembler comme un gigantesque puzzle
dépareillé.
Depuis la rue, une façade est entièrement tapissée
de bas reliefs. A l'intérieur de l'enceinte (il faut se
déchausser), plusieurs cours encadrent le sanctuaire principal,
une grande salle
de prière sombre couverte de dorures et de sculptures dans
laquelle fument des encens. A l'arrière d'une des cours,
derrière un préau ou sont entreposées des voitures
anciennes, une série de Bouddhas assis et de cloches sont
installés sur
des gradins. Bien que ces sculptures ne soient pas de facture
magistrale et que les rampes soient en béton, l'ensemble produit
un effet assez impressionnnant. La visite du Gangaramaya se poursuit
dans différents bâtiments, toujours avec une ambiance de
spiritualité particulière. Il semble que le clergé
de ce temple soit particulièrement actif.
|
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Colombo,
cérémonie en grandes pompes au Seema Malakaya
|
A
deux pas d'ici, sur Beira Lake,
lagune tentaculaire reliée à la mer, on aperçoit
un temple bouddhiste construit sur l'eau. Le Seema Malakaya est une des
plus belles choses à voir à Colombo. Il a
été aménagé sur trois îlôts
reliés entre eux et à la terre ferme par des passerelles.
L'ilôt central est occupé par un édifice en bois de
plan carré suromonté d'une toiture en tuiles bleues et
entouré de statues de Bouddhas assis. L'îlôt de
droite reprend, dans des proportions réduites, cette très
élégante structure, tandis que celui de gauche comporte
un grand arbre sacré - bodhi tree - précédé
d'un grand Bouddha assis en pierre. Les quatre angles de cette
plateforme sont marqués par de petites tours coiffées
d'une vaste toiture rappellant celle du temple principal. Cet endroit
est magnifique pour
son emplacement - un temple sur l'eau, qui plus est, avec un arbre,
c'est
magique - et pour le raffinement de son architecture. C'est une oeuvre
de Geoffrey Bawa, l'architecte le plus illustre que le Sri Lanka
moderne
ait connu. Bawa sa su allier les courants et les techniques modernes
à une connaissance de la culture locale. Le Seema Malakaya est
une des rares oeuvres du maître se trouvant à Colombo qui
soient accessibles au public. Si vous en voulez plus, il faudra
dénicher les maisons particulières qu'il a construit,
partir en province séjourner dans ses hôtels ou
déjeuner à The Gallery!
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Colombo,
foyer du Lionel Wendt Centre
|
Risotto
au champagne suivi d'un cheese cake aux trois chocolats.
Superbe maison avec enfilade cours, l'ancien atelier de Bawa est devenu
The Gallery, restaurant ou il faut voir et être vu. Il ne faut y
manquer aucun recoin. Surtout pas les toilettes.
- Les toilettes?
- Oui, les toilettes. Les toilettes sont ornées de grandes
photographies de nus. Un nu masculin dans les toilettes pour hommes et
un nu feminin dans les toilettes pour femmes. Certains auraient
préféré l'inverse. Deux grands tirages originaux.
Si grands que le tireur
n'avait pas trouvé de papier assez grand, il avait fallu en
utiliser deux par photo. L'auteur de ces images est Lionel Wendt une
autre figure marquante de l'histoire de l'art srilankais. Wendt a
contribué, au cours de la 1ere moitié du XXe
siècle, a développer un mouvement d'art moderne dans
l'île. Son travail était fortement influencé par
celui des surréaliste et des
dadaistes. 60 ans après sa mort, Wendt est omniprésent
dans cette ville par le leg de sa maison à la place de laquelle
a été construit un centre d'art qui porte son nom. Le
Lionel Wendt Centre (Guildford Crescent, Cinnamon Gardens) est, depuis
sa fondation, le foyer de la vie culturelle de Colombo. Ce beau et
sobre
bâtiment blanc comporte des galeries d'expositions temporaires
ainsi qu'uns salle de spectacles. La société de
photographie du Sri Lanka siège également ici. Dans le
même quartier, la Sapumal Foundation (Barnes Place, horaires
inconnus) doit aussi son
existence à un artiste, Harry Pieris. Sa maison abrite une
collection d'art moderne ainsi que des ateliers d'art ou l'on donne des
cours de
dessin, de peinture et de sculpture pour adultes et enfants. Ce tour
du Colombo des arts ne pouvait pas ignorer une dame, Barabara Sansoni.
Sansoni est une artiste polyvalente: illustratrice (elle a de nombreux
livres à son actif, dont un pavé sur l'architecture du
Sri Lanka) et designer, fondatrice de Barefoot. Barefoot est une ligne
d'objets contemporains réalisés dans les villages avec
des techniques traditionnelles. Barefoot c'est aussi un espace ou sont
vendus ces produits, sur Galle Road, la grande artère
commerciale de Colombo.
|
|
Colombo,
fin d'après midi sur Galle Face
|
Galle road s'étire en longueur sur plusieurs
kilomètres,
formant un cordon ombilical entre le centre historique de Colombo et sa
périphérie sud. Et tout le long de cet axe vital
constamment engorgé de voitures, de vanettes et de tuktuk, des
magasins, des banques, des agences de voyages et encore des magasins.
Il y en a pour tout le monde, du chic, du cheap, des grandes enseignes,
des petits boutiquiers. Sur tout son interminable parcours, depuis
Mount Lavinia, Galle Road longe la mer sans jamais la voir. Et puis,
tout d'un coup, c'est un spectacle grandiose qui s'offre au promeneur.
Le paysage se dégage subitment sur une immense esplanade ouvrant
sur la grande bleue.
|
|
Colombo,
fin d'après midi sur Galle Face
|
Coucher de soleil sur Galle Face.
La promenade favorite des colombais - ou colombiotes? sûrement
pas colombiens. Ils viennent en famille, entre amis ou en amoureux. Les
femmes en saris déambulent lentement en papotant, les hommes
achètent des en-cas dans un des nombreux kiosques, les enfants
jouent au cerf volant et les plus audacieux descendent sur la plage
barboter
dans les flots. Et les amoureux? les amoureux ont trouvé leur
petit coin de paradis sur cette plateforme un peu
surélevée, à côté du Galle Face Hotel
qui déploie sa magnifique façade coloniale jusqu'au bord
de l'eau. C'est un des
lieux de rendez-vous myhtiques de la capitale, et ce ne sont pas les
grosses berlines de luxe parquées devant l'entrée qui le
démentiront. Mais on a que faire des limousines! Allons
plutôt prendre un dernier verre avant que la lumière ne
soit complètement retombée!
|
|
Colombo,
coucher de soleil au bar du Galle Face Hotel
|
|
NOTES
|
1) Dans le hall du Grand
Oriental Hotel se trouve une plaque commémorative dont le
reproduisons le texte in extenso:
IN THE REIGN OF KING WILLIAM IV
|
THIS BARRACK
|
Being the first of the improvements in the
military buildings throughout Ceylon, For which £30.000 was
granted by his Majesty's Government in 1835
|
Was commenced in the 23rd February 1837.
|
And
|
Was completed on the 27th October 1837.
|
When
|
THE Rt.HONble SIR ROBERT WILMOT HORTON BARt
G.C.H
|
Was
|
GOVERNOR OF
THE ISLAND
|
And When
|
THE HONble MAJr GENl SIR jOHN WILSON K.C.B
|
COMMANDED HIS MAJESTYS FORCES
|
Exterior Dimensions
ft252 x ft55.in6
|
Estimated Expense £ 2007.10.71/4
|
Actual
Cost
" 1868.2.6
|
|
2) Dans le hall de
l'hôtel se trouve une autre plaque dont voici le contenu: "The
Great Russian writer Anton Paulovitch Chekov stayed in this Grand
Oriental Hotel from 12th to 18th of November
1890 on his return from Sakhalin Island to Russia. He landed at the
Colombo Harbour by the Russian ship named St Petersberg. He started
writing his famous novel "Gussev" during his stay in the hotel."
|
3) Dr. Jose Mercado Rizaly y
Alonzo, cité sur une troisième plaque
commémorative dans le hall du Grand
Oriental Hotel.
|
4) Extrait d'une affiche
publicitaire de l'hôtel:"Ceylon visitors to Colombo should stay
at the Grand Oriental Hotel, universally known as the G.O.H. Code:
A.B.C. 5th edition, telephone: 1052 Colombo, T'graphic add: Grand
Colombo. Best modern system of drainage. Hot and cold water to Bed and
Bath Rooms. Best Equipped Hotel in the East. A Stone's throw from the
landing stage."
|
5) Hong Kong & Shanghai
Banking Corporation
|
6) génial
illustrateur
et dessinateur de BD de renom.
|
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