| > ALLER / VENIR |
| L’Aéroport
Francisco Sá Carneiro, le second du pays après
celui de Lisbonne, est relié aux principales villes
européennes.
Plusieurs vols quotidiens d’Air France (Bordeaux et Paris CDG), British
Airways
(Londres), Iberia (Barcelone et Madrid), Lufthansa (Francfort) et Swiss
(Zurich).
TAP Air Portugal assure de nombreuses rotations avec Lisbonne et des
vols
pour Paris (Orly). Portugalia dessert Lyon, Marseille et Nice.
L’aéroport se trouve à 11 km du centre de Porto. La STCP
propose un aérobus qui fait la liaison entre
l’aérogare et les principaux hôtels de la ville, toutes
les 30 min. Les bus 56 et 87 desservent également
l’aéroport. Les principales agences locales et internationales
de location
de voiture ont un bureau dans le hall d’arrivée (cf.
récit de
voyage). |
| Porto possède plusieurs gares.
Les trains de grandes lignes, dont les Alfa Pendular, arrivent à
l’Estação de Campanhã, assez
éloignée du centre et très mal desservie, surtout
en fin de soirée (trouver un bus 35 ou un taxi peut être
galère). La superbe et fameuse gare de Sao Bento, en
plein centre, dont le
hall est tapissé d’azulejos, dessert les destinations proches
comme
Braga. |
| Pour se déplacer à
Porto, il faudra compter avant tout, comme dans toutes les villes du
pays, sur une bonne paire de jambes équipées de bonnes
chaussures de marche. Circuler dans le centre sera une alternance de
montées et de descentes, mais on pourra, pour les distances
relativement respectables, emprunter une des nombreuses lignes
d’autobus ou le fameux tramway antédiluvien qui longe de Douro. Site internet de la STCP. |
| Circuler en voiture dans les ruelles
risque de ne pas être une excellente idée. En revanche,
certains lieux éloignés du centre, et qui peuvent
revêtir d’une importance architecturale, peuvent
mériter l’investissement d’un taxi. |
| > DORMIR |
| Nous avons logé au Residencial
Pao de Açucar. L’endroit est très bien placé,
près de l’Avenida dos Aliados, la déco des chambres est
intéressante, mais, en hiver, l’hôtel n’est pratiquement
pas chauffé et la salle à manger
ressemble à celle d’une gare du Transsibérien. Il semble
que
les residencial et autres pensions, avantageux pour leurs tarifs
modiques, posent souvent ce problème du confort. |
| Si vous voulez mieux, allez à l’Hôtel
de Bolsa, un beau bâtiment classé. C’est un
établissement qui semble très apprécié par
les gens qui y séjournent.
Dans le luxe, vous pourrez choisir le Carlton, qui jouit
d’une
superbe déco contemporaine. Une excellente adresse. |
| > MANGER |
| Porto est une étape
gastronomique de grande importance dont
nous n’avons pas pu profiter pleinement. Un des meilleurs repas que
nous
ayons fait est au restaurant Chez Lapin, un endroit assez
typique avec
des petites salles en enfilade, une décoration
déglinguée et chic à la fois. Les crevettes y sont
excellentes et l’ambiance
très sympa. |
| Impossible de manquer le très
fameux café Majestic (rua Santa Caterina, 112) qui est
plus un restaurant chic qu’un bistrot, avec
son opulente ambiance art nouveau. On ne vient pas spécialement
pour
ce qui se trouve dans l’assiette, le spectacle étant dans la
salle.
Le Majestic reste le rendez-vous du tout Porto et les amateurs de
mondanités
ne devront pas manquer de s’y présenter. |
| Confeitaria de Bolhao (rua
Formosa, 339) est un endroit délicieusement désuet, un
salon de thé comme on les aime
et ou l’on déguste de savoureux petits déjeuners. Voir
aussi
le Café A Brasileira (rua Sà da Bandeira, 75). |
| > LIRE |
GUIDES
Porto et au milieu coule une rivière, Pierre
Léonforte (texte) Eric Sampers (photos), Grands Reportages,
229, feverier 2001. Un dossier remarquable avec un goût pour la
création contemporaine et un carnet d’adresses à nous
faire pâlir! |
A la santé du Douro,
Marc
Dozier, Grands Reportages n. 275 (special
fleuves), décembre 2004. Un voyage avec
les
vins de porto, des vignobles de la vallée du Douro aux chais de
Vila
Nova de Gaia, la rive gauche de Porto, face à la ville.
|
SUR INTERNET
Porto
Turismo,
site de l'office du tourisme. Porto Digital, guide on line illustré, en
portugais. |
Museo Carro
Electrico,
joli site, Musée
des Transports, avec une visite virtuelle et Fondation Serralves,
bilingue.
|
>
ECOUTER / VOIR
|
Les
concerts de musique classique programmés à la Casa de Musica.
|
| > ACHETER |
| Belles boutiques design du coté
de Cais de Ribeira, et endroits
typiques autour du marché de Bolhao. |
| Pour les amateurs de livres d’art, la
librairie poutique du Musée Serralves est très bien
achalandée. Sinon, ne pas manquer la librairie Lello &
Irmão (Rua das Carmelitas, 144), une des plus belles du monde. |
|
|
|
| "Ma
ville de Porto a un sol diabolique. (...) Les rangées de maisons
grimpent sur les collines y ouvrant des places là ou elles
peuvent: D’étroites vallées ou des terrasses en pentes
qu’aucun manuel ne pourrait logiquement gérer." Alvaro Siza,
architecture writings, ed. Skira, 1997, p.136 |
- "Porto,
on aime!" -
C’est
un vrai cri du cœur que nous avait livré Maya Metni Kotait avant
notre départ pour le Portugal. C’est vrai qu’elle a de quoi
séduire, la ville du célèbre breuvage
éponyme. Porto s’est délicieusement installée, au
fil des siècles, sur des collines escarpées qui se
jettent sur le Douro à quelque pas de son embouchure.
Malgré la similitude des rapports ville / fleuve / estuaire que
l’on peut retrouver avec Lisbonne et son Tage, Porto a une
identité forte qui accroche tout de suite. Ses vertiges semblent
d’ailleurs s’accrocher sur la présence tellement spectaculaire
de ce pont métallique construit par Gustave Eiffel. Immense
arche suspendue entre deux collines, le pont surplombe
littéralement la ville, permettant aux véhicules de
circuler au-dessus des immeubles. On l’appelle d’ailleurs parfois la
Tour Eiffel horizontale, bien que ce soit plutôt une Tour Eiffel
à un seul étage et un seul côté, mais
passons... |
|
| ci-dessus, Porto, le pont de Gustave Eiffel |
| Le
pont est un des témoins de ce dynamisme qu’a connu Porto entre
la fin du XIXe et
le début du XXe s. Ne pas oublier le célèbre
dicton qui dit que Braga prie, Coimbra étudie et Porto
travaille. Grand
centre économique, port actif et capitale du vin, elle se dote
d’infrastructures urbaines modernes. Les banques s’installent dans des
bâtiments ostentatoires sur la monumentale Avenida dos Aliados au
bas de laquelle se trouve la Gare de Sao Bento. Si sa
contemporaine, la gare du Rossio à
Lisbonne est intéressante pour sa façade, ici c’est
l’intérieur qui est à couper le souffle. Le hall est en
effet, littéralement tapissé d’azulejos, ces carreaux de
céramique bleue typiquement portugaise, qui forment de grandes
compositions narratives. |
- à
propos d'azulejos -
Ces
azulejos, il faut dire qu’on les voit vraiment partout. Ils couvrent
même les façades de certaines églises baroques, qui
se font ainsi tapageusement remarquer dans le paysage urbain. Un des
exemples les plus spectaculaires est le mur latéral de
l’église de Carmo. Une gigantesque composition relatant
l’Ascension du Mont Carmel s’expose ainsi aux passants qui ne la
remarquent même plus. Elle fut réalisée au
début du XXe s (l’église est du XVIIIe), s’ajustant
habilement aux fenêtres et autres accidents. C’est le genre
d’œuvres qu’on ne peut
jamais voir dans son intégralité à cause des
voitures en stationnement, des poteaux électriques etc. Un peu
comme un grand tapis à la verticale. |
|
- c'est
baroque ! -
Ceci
étant dit, ces églises qui furent construites entre les
XVIIe et XVIIIe.s n’ont pas que les azulejos pour ébahir le
visiteur en maque d’exotisme. Elles constituent la quintessence du
baroque portugais avec ses ors, sa
profusion décorative et sa théâtralité. Ce
baroque
qui s’est d’ailleurs diffusé avec les colonisations et dont nous
avions
découvert des spécimens assez éloquents à
Goa,
en Inde. Ce goût pour la splendeur est le mariage de deux
contraires,
la foi et l’argent. La foi, parce que c’est dans les lieux de cultes
que
ce style trouve, au Portugal et en Espagne, sa plus grande expression,
se
voulant être une manifestation de la grandeur de Dieu et, surtout
de
l’église catholique. Rappellons par ailleurs que l’art baroque
est
une conséquence directe du Concile de Trente dont un des buts
était
de contrer les oppositions à Rome, notamment la réforme
protestante.
Donc, à l’austérité luthérienne, la
contre-réforme
oppose l’opulence. Mais l’argent dans tout ça? Dire qu’il en
faut
pour réaliser ce genre de projets est primaire, mail il y a une
réelle
volonté d’exhiber une richesse. Synonyme de puissance ou mise en
forme
de l’or rapporté des Amériques? Mais revenons
à
Porto. Nous n’allons pas faire l’inventaire des églises baroques
de
la ville. Allez voir São Francisco. Pourquoi São
Francisco?
D’abord parce que c’était une église gothique.
C’était.
Non qu’elle ait été démolie, mais sa nef a
été
entièrement habillée de bois, de moulures, de stucs, de
colonnes
torses, de retables et d’angelots... tous recouverts d’or. Tout est en
or
(ou en donne l’impression), ils appellent d’ailleurs ceci la talha
dourada,
ce qui veut dire taillée et dorée, deux en un! Sachez
cependant
que cette débauche de luxe n’était pas au gout de tout le
monde,
puisqu’il fut un moment ou l’église fut fermée sur ordre
des
autorités ecclésiastiques... Ça fait penser un peu
à une autre histoire de rhabillage qui fit du bruit à
Beyrouth
il y a quelques années. La Maison des Artisans, une structure en
béton
composée de colonnes et d’arcs fut-elle aussi rhabillée
par
le décorateur français Jacques Garcia dans un style
mauresquo-thailandais
se voulant typiquement libanais. Il y avait eu des manifestations et on
avait
même mit le gouverneur de la ville en prison. Ceci dit, nous n’en
avons
pas encore fini avec São Francisco. Avant de s’éblouir
dans
la nef, il faut visiter la crypte, et là d’or vous n’en verrez
pas.
L’endroit est funèbre et tout est là pour le montrer,
à
commencer par les murs peints en noir. Sous le sol se trouve d’ailleurs
un
ossuaire... Bref, tout ça ressemble a une vision
manichéenne
du monde, la vie / la mort, le beau / le laid, le blanc / le noir... |
- la
Sé -
Clôturons
ce cours d’architecture religieuse à la Cathédrale,
la Sé, comme on dit ici. Son premier intérêt repose
dans son emplacement au sommet d’une colline, d’où on jouit
d’une vue absolument fabuleuse sur la ville. Le genre d’endroit
idéal pour bâtir une
citadelle. D’ailleurs, la Sé ne manque pas d’attributs
militaires dans
sa façade puissante et sérieuse, avec ses puissants
contreforts et ses deux tours massives. La partie la plus
intéressante est le cloître.
Il y en a en fait deux, l’actuel, avec ses voûtes en ogive, et
l’ancien
dont il reste des vestiges. |
|
- de
ribeira à l'alfandega -
Toutes
ces églises, ça a quelque chose d’un peu oppressant.
Allons
nous promener au bas de la ville, sur les bords du Douro. En face, sur
la
rive opposée, c’est Villa Nova de Gaia, avec sur les
quais,
les caves à vins de Porto. Ici c’est Cais de Ribeira, un
endroit très agréable, pittoresque et tendance à
la fois. Les bobos y viennent pour les boutiques design qui vendent des
vêtements de jeunes créateurs ou des livres sur l’histoire
de l’aménagement intérieur des avions dans les
années 1960. En parlant de transports, Porto est
particulièrement bien dotée puisque deux musées
leurs sont consacrés. Le Museo Carro Electrico,
propriété des transports en commun, et le Musée
des Transports de l’Alfandega. Ce dernier a été
conçu par Edouardo Souto de Moura
dans un ancien bâtiment industriel bordant le Douro.
L’architecture
de l’ancien bâtiment est très imposante et
évocatrice,
avec ses grandes galeries, ses rails et ses poutres métalliques.
L’intervention
de Souto de Moura s’est fait dans la discrétion. Elle est
plus proche de la sobriété de Herzog & De Meuron
à la Tate Modern que des raccommodages postmodernes de Gae
Aulenti à Orsay. Souto de Moura est un des chefs de file de la
nouvelle architecture portugaise. Il a également a son actif,
dans la ville de Porto, un élégant immeuble d’habitation
dans la façade du quel on retrouve le goût des
matériaux (poutre métallique, granit de la région)
et ces tensions qu’Alvaro Siza, ainsi que la critique,
définissent comme réminiscences de Mies van der
Rohe. |
|
|
| ci-dessus, Edouardo Souto de Moura, immeuble d'habitation,
Porto |
- sur
les traces d'Alvaro Siza -
Alvaro
Siza ne pouvait pas passer sous silence. Non seulement parce que c’est
la
plus illustre architecte portugais (et un des plus grands de notre
époque), mais parce que Porto est sa ville. C’est ici que se
trouve son agence, dans un immeuble discret de l’ouest de la ville, Rua
do Aleixo, du côté de l’embouchure du Douro, immeuble
blanc dont il est évidement l’auteur. Dans cette zone assez
résidentielle se trouve aussi une autre réalisation du
maître, l’école d’architecture de Porto. C’est un
ensemble de bâtiments, eux aussi épurés et de
couleur
blanche, articulés les uns par rapports aux autres qui dominent
joliment
la rivière. C’est ce qu’on appelle un lieu d’inspiration. |
| "In
the totemic boxes of the Faculty of Architecture studio buildings
(1986–1993), different "characters" are detectable, one with close-set
eyes, one glancing west,
and one, a Cyclops, looking ahead. The skylights of the eastern-most
studio
seem like a creature from John Hejduk's architectural bestiary. (...)
The
markings of path about the building and the anthropomorphisms play
similar
roles, leaving a trail of marks on the building, suggesting an order of
movement and perception overlaid onto the more stable order of forms.
The project is
set on a steeply inclined bank of the Douro River; the split in section
is
in fact related to a mosaiclike pattern of platforms into which the
embankment is cut." Robert Levit, Appendx, 1997. |
| Encore
plus célèbre, et récente, est l’intervention de
Siza à la Fondation Serralves. Un parc dans le quartier
chic de Boa Vista au centre duquel est plantée une villa
art-déco des années 1930. On y a inauguré en
1999 le Musée d’Art Contemporain qui est devenu un des
pôles culturels les plus importants de la ville. L’architecture
du bâtiment, magnifique, comme il se doit, permet aux collections
permanentes et aux expositions temporaires de se déployer et de
se renouveler de manière très modulable. Nous sommes
incapables de donner une opinion sur les collections. De grands noms y
figurent, mais nous n’avons pas eu l’occasion de les voir
exposées. De plus, le site internet n’aide pas beaucoup. En
revanche, la Fondation Serralves est très dynamique dans sa
programmation. Expositions, spectacles et autres interventions de
grandes qualités s’y succèdent à longueur
d’année. Une des curiosités du musée Serralves est
la couleur des extincteurs. Partout dans le monde, ces objets sont
rouges. Ici, l’architecte a réussi à imposer le blanc,
comme les murs. Une flèche rouge située juste au dessus
assure leur visibilité. |

|
| Portugal,
Porto, Museu Serralves, Alvaro Siza arch. |
| Une
coque polyédrique est venue se planter sur le carrefour de
Boavista. Conçue par le désormais très
célèbre architecte hollandais Rem Koolhaas et son agence
Office for Metropolitan Architecture (OMA), la Casa da Musica est le dernier projet
initié par le programme de Porto Capitale Culturelle de l’Europe
en 2001. Koolhaas a imaginé une structure en porte à faux
ayant très peu d’assise au sol et par conséquent, des
fondations réduites. L’ingénieur Cecil Balmond (Ove Arup)
s’est chargé de la faire tenir, d’une part en utilisant le toit
en élément stabilisateur, comme pour une automobile, et,
d’un autre part, en insérant des renforts là ou il
fallait. Depuis avril 2005, les visiteurs s’y engouffrent par un
escalier pour atteindre la salle de concerts, boite
insérée a l’intérieur de la coque. Koolhaas a
voulu avoir des surfaces vitrées, ce qui, au niveau de
l’acoustique, posait des problèmes énormes. L’acoustique
n’a en revanche rien à voir avec l’orgue accroché au mur
peint en doré d’agrandissements de veines de bois. Faux orgue,
en référence aux églises baroques de la ville ou
fantaisie kitsch et pop? Les puristes y verront peut être une
faute de goût dans un projet qui tient aussi bien de la prouesse
technique que de la communication urbaine. Pas aussi tapageuse que le
Guggenheim de Gehry à Bilbao, la Casa de Musica n’est pas moins
une nouvelle icône de l’architecture contemporaine sur la
péninsule ibérique. |
|
façade gothique de la Librairie Lello &
Irmão
|
| Revenons
vers
le centre. Si on aime Porto, c’est aussi pour ces petites ou grandes
choses
fort attachantes. Le marché de Bolhao, par exemple,
à
découvrir tôt le matin, avec ses étalages
colorés
et abondants. Et puis, tout autour, ces magasins à la
décoration
surannée, véritables cartes postales vivantes, comme la
Confeteira
do Bolhao. Ces établissements vénérables qui
semblent
n’avoir été affectés par aucun des bouleversements
qui
ont bousculé le monde au cours des 60 dernières
années.
Il y a peut être quelque chose de désuet dans ces
endroits,
qui collent cette image traditionnelle et catholique du Portugal (par
opposition
aux architectures contemporaines et aux boutiques design citées
plus
haut), mais on aime parce que ça a un charme fou. Dans cette
catégorie
des petits et grands bonheurs que nous livrent les promenades dans
cette
ville, la Librairie Lello & Irmão. Une architecture
néogothique
ou post piranésienne pour cette somptueuse caverne d’Ali Baba
articulée
autour d’un extravagant escalier rouge. Cet endroit ravira tous
ceux
qui aiment les livres, les librairies et les endroits
mystérieux,
comme la Bibliothèque dans Le Nom de la Rose, et
totalement
hors du temps. |
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