| > ALLER / VENIR |
| l’aéroport Warszawa Okecie est desservi par les principales
lignes aériennes européennes. LOT - Polish Airlines avait
suspendu ses vols pour Beyrouth en 1996 puisque vous étiez aussi peu
nombreux à y aller. Mais comme il n'y a que les imbéciles qui
ne changent pas d'avis et que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir,
elle vient de reprendre la desserte de la capitale libanaise. De l’aeroport,
Taxi ou bus (n° 175,tarif 2 zloty par passager et par valise) vers le
centre ville. Notons que les couleurs de l’aéroport bordeaux pour
les structures métalliques et rose bonbon pour le reste sont susceptibles
de provoquer de façon anticipée le mal de l’air chez les âmes
sensibles. |
| il existe une ligne de métro et un réseau
de bus très dense. Toutefois ce réseau n’est pas très
accessible aux non-initiés, à moins d’y investir le temps nécessaire.
Notons que les principaux monuments sont à une distance de marche
raisonnable à partir du centre ville. Les bus et les trams de la ZTM
fonctionnent entre 05h00 et 23h00. Une ligne de métro qui relie les
banlieues sud au centre. Enfin des bus de nuit convergent vers la gare centrale
entre 23h15 et 4h45. Il est possible de se procurer des billets pour un seul
voyage, une journée ou un week-end. ZTM: site internet www.ztm.waw.pl uniquement
en polonais, e-mail info@ztm.waw.pl
et tel: (022) 827 3747 (en matinée). |
| > DORMIR |
J’ai connu les plaisirs de l’hôtel Warszawa, (9 Plac
Powsta ców Warszawy)
3*, immeuble de 1931, le plus haut de l’époque,
abîmé par vous savez qui et restauré style vous savez
qui d’autre. Pour la légende, il s'appelait auparavant "Prudential".
Il fait très style KGB, et le téléphone ne fonctionnait
pas. Pittoresque mais spartiate et bruyant, compter l’équivalent
de 55€ par nuit en single. |
| Beaucoup plus chic, le Royal Meridien Bristol,
est un ancien palace rénové il ya peu avec toutes les prestations
imaginaires. Le grand jeu. Le Westin est une nouveauté
en ville, avec une architecture intérieure très intéressante.
Très beaux espaces et bon emplacement. Toujours dans cette catégorie,
moderne, mais moins charmant Hyatt Regency. |
| Le groupe Accor
gère plusieurs hôtels dans la ville à tous les budgets,
dans les chaînes Ibis, Mercure, Novotel et Sofitel. |
| > LIRE |
GUIDES
Le guide Eyewitness, Warsaw,
l'équivalent anglais du Guide Voir, avec ses superbes illustrations. |
Varsovie en mouvement, Bartek
Chacinski, Jacek Skolimowski, Anna Sanczuk, ed. Autrement 2004. Une
plongée au coeur de la Varsovie créatrice, une vitalité
qui étonne derrière la grisaille des façades staliniennes.
|
SOCIÉTÉ & HISTOIRE
Chronique du ghetto de Varsovie,
Emmanuel Ringelblum, petite bibliothèque Payot, Paris 1995 et The
Warsaw Judaica de Karol Morawski, ed Kraj Wydawnictwo PTTK, Warszawa
1998. |
| Un grand classique de la littérature contemporaine polonaise
est enfin disponible en français: Mémoire de l'insurrection
de Varsovie, Miron Bialozencki, Calmann-Levy, 2002. En 1944, Varsovie
devient une ville souterraine, un enfer sous les bombes. L'auteur, alors
agé de 22 ans, raconte... |
Elisabeth G. Sledziewski (Université
Robert-Schuman, Strasbourg) a publié Varsovie 44, récit
d'insurrection" (éd. Autrement, Paris, 2004), qui comme celui
de Bialoszewski, raconte la tragédie du soulèvement général
de la capitale entre le 1° août et le 2 octobre 1944 (à
ne pas confondre avec celui du ghetto, en avril 1943). La Pologne en a célébré
le 60e anniversaire au cours de l'été 2004.
|
SUR INTERNET
Explore-Warsaw
un guide intéractif très complet, vraiment indispensable.
In your pocket city guides, couvre de manière
concise les villes des ex-pays de l'est. |
MUSÉES & MONUMENTS
Sites internet du Musée National de Varsovie,
du Chateau Royal,
du Palais de Wilanów,
et du Centre d'Art Contemporain. |
|
| par Wassim Chemaytelli*
C’est
au gré d’un congrès que je me suis retrouvé en une brumeuse
après midi de fin Août 99 à Varsovie. La préparation
de mon exposé, médical, avait laissé, avant le départ,
peu de place à toute autre forme de documentation, fût - elle
culturelle, historique ou touristique. C’est donc en visiteur non averti
que je m’y étais rendu, et c’est sur le tas que j’ai découvert
cette ville. C’est un peu de la même façon que je vous y entraîne
sur cette page grâce à l’hospitalité de mon ami Baron.
La première
facette qui impressionne le visiteur arrivant à Varsovie est la
silhouette imposante du Palais de la Culture construit entre 1952
et 1955. (photos ci-dessous). C’est le plus grand bâtiment de Pologne,
cadeau de Staline au peuple polonais et le moins que l’on puisse dire est
qu’il porte la griffe de son instigateur. Œuvre gigantesque, il contemple
le passant, de ses 234 mètres de haut. Où que l’on soit à
Varsovie, le regard se heurte à ce monument, et à sa silhouette
dite en « gâteau de mariage ». Il abrite 3 théâtres,
le musée de la science et de la technique ainsi qu’un cinéma,
des commerces et des bureaux. Le souffle coupé par cette tour de
Babel, je me suis rendu au 30éme étage d’où l’on dispose
d’une vue panoramique de Varsovie.
|
Le palais,
en plein cœur de la ville,offre un panorama intéressant. Au nord,
la vielle ville restaurée, adossée à la Vistule, fleuve
parcourant Varsovie dans le sens NO-SE ; à l’est une cité HLM
dont je vous reparlerai plus bas, et dans la proximité immédiate
le centre ville avec les tours du capitalisme triomphant (celle du Mariott
entre autres), la gare centrale et quelques autres bâtiments de l’ère
communiste dûment reconvertis.Toute cette partie de la ville avait
été annihilée par les nazis, et a été
reconstruite au prix de grands sacrifices par les Polonais. S’il est difficile
de s’émerveiller devant le résultat, celui-ci impose toutefois
le respect.
Grouillant
d’activité, le centre ville, fait de nombreux bâtiments gris,
de galeries commerçantes sous - terraines sordides, contraste avec
la beauté, physique et psychique, des habitants de la ville qui vaquent
à leurs occupations indépendamment de ce cadre. A noter les
nombreux étals sur les trottoirs, où l’on trouve tout, du concombre
à la chemise à carreaux, symptomatiques de la crise économique.
Les événements ont rendu "inoffensif" le Palais de la Culture,
que la ville a appris à domestiquer avec le temps et c’est avec fatalisme
et un peu de cynisme que les habitants de Varsovie constatent qu’il s’agit
du monument le plus visité de leur ville.
De là,
en suivant Jerozolimskie, ou avenue de Jérusalem, j’atteignis
le deuxième lieu dont je tiens à vous parler. La cité
HLM de Muranow a été construite dans les années
50 sur les décombres du ghetto de Varsovie, détruit
pierre par pierre par les nazis après la répression sanglante
du soulèvement d’Avril 1943. La dévastation était si
importante que le déblaiement des ruines n’a pu être total,
et de nos jour les murs des bâtiments continuent à se fissurer,
les ruines sous-jacentes n’ayant pas, 50 ans plus tard, encore fini de se
tasser.
Dans la
cour de l’un de ces HLM, complètement dissimulé, à Zlota
(numéro 60, entrer dans l’immeuble, aucune indication) se trouve un
des derniers fragments restants du mur du ghetto, mur de brique construit
par les nazis pour isoler la population du quartier du reste de la ville,
dans les conditions sanitaires et matérielles que l’on devine. Ce
fragment, reste peu imposant sur le plan matériel, (photo ci-dessous)
est d’une force indescriptible, puisqu’il témoigne d’un drame lui même
inexprimable. Le chancelier allemand s’y était effondré à
genou en 1971, en signe d’émotion et de regret. Pour ma part, seul
en cette fin d’après-midi brumeuse, dans une cité HLM lugubre
et devant ce mur, je ne pouvais empêcher l’émotion mais également
une angoisse, déraisonnable et floue d’envahir mon cœur, et c’est
en hâtant le pas que je vous entraîne vers le dernier volet de
notre visite.
|
| La vielle ville
avait également été réduite en cendres par
les nazis, avant qu’ils n’évacuent la ville. Reconstruite le plus
fidèlement possible, elle est marquée par le Rynek,
ou place du vieux marché, entouré des vieux bâtiment
médiévaux reconstruits plutôt que restaurés. Ne
pas manquer au Rynek, le musée de la ville de Varsovie qui retrace
par ses nombreuses salles étape par étape l’histoire de la
ville, illustrée par des artefacts, cartes, objets, meubles, documents
chaque période. Ce musée est passionnant même si les
commentaires sont en Polonais, et à mon avis il constitue la revanche
de la ville contre le manque d’authenticité que les septiques affichent
devant ses bâtiments amoureusement reconstruits au prix d’un effort
collectif remarquable. Notons au passage dans le quartier, la cathédrale
St Jean reconstruite en style gothique, telle qu’elle était en
1290, alors qu’au 19é siècle une restauration contestée
en style néo-gothique avait été effectuée. Tant
à reconstruire...
Ne voulant
pas saturer le site de Baron, et d’abuser ainsi de son hospitalité,
je vais terminer ce texte sans prétention en vous disant que Varsovie
offre d’autres attraits que ceux que je vous ai décris, notamment
le Parc Lazienkowski et le Palais Wilanow largement
cités et décrits par ailleurs. Il reste un monument par lequel
il est licite de conclure, le monument au soldat inconnu, Place Pilzudski,
érigé en 1925, colonnade monumentale en carré, elle
fut également détruite par vous savez qui, mais, anecdote
de conclusion, seule la partie au dessus du tombeau du soldat inconnu ne
s’etait pas effondrée et c’est sous c’est aspect, certes tronqué
mais infiniment plus expressif que le monument a été restauré.
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| Détruite
et reconstruite, (photo ci-dessus, l'hôtel Warzawa en 1945 et aujourd'hui)
Varsovie offre un témoignage vibrant des principaux drames du 20ème
siècle en Europe. Sa visite, que je croyais pouvoir bâcler
de la façon désinvolte, entre deux conférences, a été
riche en découvertes et en émotions. |
| 1999-2005, Wassim el Chemaitelli, tous droits réservés.
*le site web de Wassim: LE CEDRE
AILÉ, un historique de la Middle East Airlines. >> CONTACTEZ
NOUS |
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