| LA
LEÇON DE CUISINE DE BARON & BARON : MUMU ET AUTRES DELICES |
La
nourriture locale est basée sur des méthodes ancestrales
– pour ne pas dire préhistoriques – de cuisson : Le Mumu et le
Aigir. Préparer un mumu est un art complexe qui réclame
patience et solidarité. Un véritable mumu digne de son
nom se prépare à 20 personnes au moins: On se
réveille vers 4h00 du matin, parfois même plus tôt
vers 3h00. Tout commence par la préparation du four le
«mumu pit». Préparer les ingrédients signifie
ici commencer par ramasser les pierres et les disposer en forme de cube
ou de pyramide. Les pierres doivent être aussi grosses qu’une
poignée de main. Rondes, harmonieuses, cherchées dans les
rivières. De nos jours, monde moderne oblige, lorsqu’ils vont en
randonnée ou retournent dans leurs villages les Papous
Néo Guinéens en ramassent. Il n’est donc pas rare de
trouver dans les intérieurs urbains des « mumu rocks
», des pierres a mumu, joliment disposée en attendant le
moment idéal où elles seront cuisinées!
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Puis
on
ramasse les combustibles c.a.d les coquilles de noix de coco, du bois
ainsi que les peaux de noix de coco. On en recouvre les pierres et on
allume un feu pour chauffer les pierres. Pendant ce temps d’autres
creusent la terre, le trou doit être de la taille du mumu (grand
mumu donc grand festin signifie un plus grand trou). La chaleur
dégagée par le feu de noix de coco et de bois est
absorbée petit a petit par les pierres qui se réchauffent
et « cuisent » à petit feu…
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Pendant
ce temps, un
autre groupe se charge de la préparation des noix de coco qui
sont à la cuisine Papoue ce que l’huile d’olive est à la
Méditerranée. La noix de coco est coupée en deux,
puis râpée comme du fromage... Elle est en suite
mélangée avec du lait de coco puis déposée
dans un sac de coton. On presse alors les sacs afin d’en extraire le
meilleur, de la crème de noix de coco très
concentrée. (Intrusion de la civilisation et donc de la
dictature des régimes, certains mélangent de nos jours la
noix de coco râpée à… (sacrilège!) de l’eau
afin d’obtenir une crème plus light…
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Une
troisième
équipe est chargée de la mission la plus
stratégique, la préparation du plateau de feuilles
bananes dans lequel cuira le mumu. «Le but est de contenir le
mumu un peu comme l’aluminium dans une société
industrielle» selon Sam Rowaro auteur d’un petit documentaire sur
le mumu. On coupe les feuilles de bananiers (une vingtaine). Il faut
retirer l’épine dorsale ou la «moelle» ( spine) des
feuilles et on les fait passer au dessus du feu pour les ramollir car
elles sont très dures à l’origine. Elles deviennent alors
douces comme le tissu d’un caftan. Commence alors le tressage
jusqu'à ce que ce forme le plateau ou le panier…
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Les
premiers
ingrédients à y être déposés sont les
patates douces car elles absorbent la chaleur du mumu et permettent
à la viande de ne pas brûler. Puis la viande coupée
est ajoutée (au choix poulet, porc ou poisson). Puis viennent
les légumes et les verdures: Aibika, tapioc, pitpit, et les
fruits : bananes normales et bananes cochonnets (qui sont succulentes
et sucrées), Et enfin, la crème de noix de coco est
versée sur le tout. Il faut s’assurer que le panier est
très bien tressé, sinon la crème de coco coule et
c’est un désastre car le mumu sera sec. Contrairement aux
voisins asiatiques, la cuisine en Papouasie Nouvelle Guinée
n’est pas épicée, elle est par contre crémeuse…
(Bizarre lorsque l’on sait que l’île exportait des épices
au monde antique !) et il est donc capital que le mumu cuise dans sa
crème de coco.
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Le
panier peut être alors refermé avec les feuilles de
bananes et le mumu est tout couvert. Et on ficelle le plateau à
mumu en utilisant l’épine dorsale des feuilles de bananes pour
s’assurer que le mumu est bien empaqueté!
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Lorsque
le plateau
à mumu est prêt, le feu de noix de coco se trouve à
l’agonie. Toute sa chaleur a été absorbée par les
pierres qui sont brûlantes. On utilise alors de jeunes tiges de
bambou pour ranger une moitié des pierres dans le fond du trou
à mumu, puis vient le panier à mumu lui même et le
reste des pierres le recouvrant. Il est alors crucial que le tissage
soit assez épais afin que pierres ne brûlent pas le
mumu… Le restant des feuilles de bananes qui n’ont pas
été
utilisées dans le tressage recouvre le tout pour que la chaleur
soit bien préservée. Et les feuilles de bananes sont
elles-mêmes recouvertes de bois. Une immense affaire. Cooking
time trois heures au moins SVP grâce à la chaleur des
pierres seulement! Quand il sera enfin prêt vers 15 heures, la
viande est d’une tendresse inégalée et l’ensemble des
ingrédients est imbibé du goût et de la texture des
feuilles de bananes!
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L'AIGIR
La grande difference réside
dans le fait que les pierres de rivieres
sont places dans le plateau à mumu avec les ingrédients.
Les pierres
brûlantes sont rapidement trempées dans une bassine d’eau
afin de
purifier les pierres. La nourriture et les pierres brûlantes sont
alors
dans un état qu’on pourrait de fusionnel. Plus « fatty
», plus épais et
plus « greasy ». Le aigir comme le mumu est un miracle qui
après cinq
heures à l’air libre restera toujours aussi chaud et bon.
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Il
va sans dire que le Mumu et le Aigir sont des spécialités
o combien
savoureuses et constituent un pan important du patrimoine vivant de la
Papouasie Nouvelle Guinée. Avec la mondialisation et la
modernisation,
les traditions se perdent… De plus en plus de Papous substituent leur
alimentation traditionnelle par le riz (introduit dans les
années
1960), et le corned beef. Les gens mangent aujourd’hui n’importe quoi,
du junk food asiatique (le MacDo n’existe pas ici) que servent les kai
bar, ces gargotes bon marché souvent tenues par des Chinois, et
l’espérance de vie stagne à 59 ans en milieu urbain
(contre 70 dans les
autres îles du Pacifique - nombreux sont ceux qui voient un signe
de la
malbouffe). L’affaire d’une compagnie minière qui nourrissait
ses
ouvriers exclusivement de riz et de thon en boite a fait scandale
récemment!
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Mais
revenons en au Mumu et au Aygir : ce n’est ni dans un restaurant ni
dans un kai bar que l’on risque d’en manger (au mieux, on aura droit
à
un affreux ersatz). En revanche, on pourra en trouver parfois sur un
marché, et évidement, chez vos hôtes qui aiment
sûrement célébrer les
moments importants de leurs vies par un festin mumutique comme la
plupart de leurs concitoyens! Si l’occasion se présente et que
vous
êtes invités, n’hésitez pas à vous rejoindre
à la préparation.
N’oubliez pas votre réveil…
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LA
BARIYA (DESSERT)
La bariva est un dessert gélatineux incroyable de couleur jaune,
délicieusement sucré et que l’on mange chaud, fait de
sago, de bananes
très sucrées que l’on appelle minmin banana et de lait de noix
de coco.
Mais qu’est donc que le Sago? La production du sago est une
opération
agricole des plus complexes (qu’une culture coupée du reste de
l’univers pendant des milliers d’années développe une
telle technique
est la plus belle réponse qui puisse être donnée
aux racistes de la
communauté expatriée qui traitent les Papous de cons
à longueur de
journée). Voici en 5 lignes la simplification grossière
du secret de la
naissance du sago: |
| Les
papous coupent l’arbre du sagoutier et le laissent à son sort
jonchant
dans la foret. Ils y retournent 1 mois plus tard, lui enlèvent
son
écorce. Puis à coup de houe, ils incisent une fente
longitudinale tel
un canal le long du tronc ouvrant l’accès aux fibres internes de
l’arbre. On fait alors couler de l’eau dans le canal. Le flot emporte
les substances résineuses, les fibres, les «
poussières » de bois et le
suc de l‘arbre qu’on récolte au bout du canal dans des
sacs. |
| On
emporte le tout au village et on fait sécher au soleil
jusqu'à ce que
l’eau s’évapore. La poudre qui reste est le sago (comme de la
farine).
« Lorsqu’on mange la bariva c’est en fait l’arbre du sagoutier
lui-même
qu’on mange » résume joliment Sam Rowaro. A noter qu’on
utilise les
feuilles et on les tresse pour construire un toit dans les maisons
traditionnelles ou pour en faire des matelas/nattes de sol sur lesquels
dormir. |
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PORT
MORESBY PRATIQUE
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Tout
ce qu’il faut savoir pour se lancer dans la ville, se
débrouiller et y séjourner le plus agréablement.
>> ALLER / VENIR : les règles
élémentaires pour circuler en toute
sécurité >> DORMIR : les
meilleurs hôtels, resorts et guesthouses >> MANGER : les trésors gastronomiques de Port
Moresby >> BOIRE / DANSER : toutes les
clés pour devenir roi (reine) de la nuit >> SHOPPING : ou trouver quoi >> ECOUTER
/ VOIR : pour vivre la culture au
quotidien.
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>> ALLER / VENIR
|
La sale réputation de ville
dangereuse qui colle à la peau de Port Moresby est un
véritable sujet de débat les salons chics de la ville.
Propagande raciste des medias Australiens reprise par l’ensemble de la
presse Occidentale pour l’élite occidentalisée et les
expatries autochtonisés (gone native), réputation
justifiée pour les autres (la majorité des
expatriés Asiatiques et Australiens). Quelque soit le camp pour
lequel iront vos sympathies, vous devez respecter certaines
règles de prudence élémentaires (« it is all
about common sense » aiment à répéter les
Papous Néo Guinéens) sans toutefois sombrer dans la
paranoïa aigue: Eviter de se promener à pied dans la rue la
nuit, éviter de se balader dans les quartiers chauds de la ville
(Kila Kila, Morata, Gerehu, Sabama, Six Miles et Hohola) de jour comme
de nuit, éviter d’être immobile dans un lieu où
l’on est vulnérable à une agression (comme faire la queue
devant une machine ATM ou de rouler lentement de façon continue
plus particulièrement dans les zones à risque),
éviter de chercher noise avec la police (celle-ci a la
méchante habitude d’embêter les titulaires de permis de
conduire internationaux alors que la loi autorise leur utilisation pour
une durée de trois mois après votre arrivée) etc.
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| Pour
vos déplacements, louer une voiture, circuler en taxi (de
préférence ceux gérés par les compagnies
Scarlet et CPL), ou utiliser les moyens de transport que mettront
à votre disposition votre hôtel (souvent un minibus avec
chauffeur). Seule une infime minorité d’expatriés
utilisent les bus appelés ici PMV, ces derniers n’ont jamais eu
de problèmes mais cette option est réservée
à ceux qui aiment l’aventure. Pantouflards s’abstenir.
|
| Sachez
ou vous allez et renseignez-vous auprès des habitants, de votre
hôtel ou à la rigueur des expatriés (dans certains
quartiers ou villages, il faut être au préalable
invité ou accompagné pour pouvoir vous y rendre),
n’exhibez pas des sommes d’argent importantes, des
téléphones mobiles de valeur, cameras etc.
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La
meilleure façon de ne pas avoir de problème est aussi la
plus agréable. La plupart des Papous Néo Guinéens
sont des gens dont la gentillesse et l’amabilité ferait honte
même à la légendaire hospitalité libanaise.
Souriez aux gens, saluez les, présentez vous, parler leur de
votre pays, dites leur ce que vous pensez de la Papouasie Nouvelle
Guinée et intéressez vous à leurs vies. Vous serez
étonnés de découvrir que loin d’être l’enfer
que les medias décrivent et décrient, POM est une ville
fascinante et une première étape nécessaire a un
périple plus poussé en Papouasie Nouvelle Guinée!
|
>> DORMIR
|
| Le légendaire
Papua Hotel du Centre Ville symbole à jamais de la Nouvelle
Guinée
Australienne n’existe plus, hélas, sauf dans les conversations
empreintes de nostalgie des vieux expatries qui ne se priveront pas
pour vous raconter le Moresby des années fastes ou voitures
Européennes
(Citroën et Peugeot abondaient en ville), kiosques à
journaux, défilés
de modes, sessions de jazz, mais aussi une vie intellectuelle
foisonnante rythmaient le quotidien des habitants…mais les
remplaçants
de cette vénérable institution arrivent quand même
tirer leur épingle
du jeu, voyons voir: |
| Le Crowne Plaza Port Moresby (http://www.ichotelsgroup.com/)
est le spot chic de la
capitale. Hôtel moderne et confortable perché sur une
colline du centre-ville (demander une chambre avec vue), il offre, pour
160 USD, tout ce qu’on peut espérer d’un établissement de
chaîne internationale, dont une piscine, des boutiques de
souvenirs, de bons restaurants, un tres bon buffet (essayer la sauce de
Papaye avec vos Huîtres), ainsi que le seul Chich Taouk de la
ville! |
| Situé dans le quartier
des ministères et géré par le même groupe
hôtelier, le Holiday Inn
(http://www.ichotelsgroup.com/)
se veut moins luxueux mais propose une palette élargie de sports
et activités en plein air (ou vous aurez l’occasion de
rencontrer le tout Moresby). Chambres autour de 140 USD. L’unique
restaurant (le Kopi Haus, rien à voir avec la Maison de
Café du même nom) peine à décoller et le
menu souffre coté diversité ce qui est dommage car sa
terrasse qui donne sur la piscine et le jardin de l’hôtel est
très agréable les après midis en week-end. Les
boutiques de souvenir sont assez chères mais on peut y
dénicher des ouvrages très intéressants sur la
Nouvelle Guinée. L’hôtel abrite aussi coiffeurs et
esthéticienne pour vous relooker selon les critères de
beauté afro-pacifiques. |
| Plus austère mais
néanmoins moderne et confortable, le Ela Beach Hotel & Apartments (http://www.coralseahotels.com.pg/)
est situé comme son nom l’indique en bord de mer et propose un
tarif réduit le vendredi et les week-ends. L’hôtel abrite
aussi la Ela Beach Brasserie qui bien que férocement
critiquée par les snobs de la ville propose de très bons
plats de viandes et de poissons ainsi qu’un choix respectable de
salades (ce qui n’est pas le cas de la plupart de ses confrères)
et l’atmosphère y est excellente les soirs en fin de semaine. |
| Hors
de la ville, (20 kilomètres a l’Est de Moresby), le Loloata Island Resort (http://www.loloata.com/)
est une adresse des plus agréables. Une île
entourée de rifs, des maisons disséminées dans la
verdure, la plage, les excursions en mer, la pêche et la
plongée (des dizaines de points de plongées) sont au
programme. Les soirs, le spectacle des tree wallabies bondissant de
partout est ravissant et avec un peu de chance vous pourrez même
voir les dauphins des alentours faire un show naturel… Compter 160 USD
en single, 270 en double, repas, boissons et transports inclus. Et en
super bonus, un personnel vraiment adorable. |
| Situé
à quelques pas de l’aéroport international Jackson Field
et bénéficiant d’une vue sur les pistes, le Airways Hotel (http://www.airways.com.pg/) est
un resort quatre étoiles appartenant à un grand richard
chypriote. Décoré avec goût dans le style
contemporain des boutique hotels, il propose une large palette de
services, des restaurants dont l’un propose le seul plat de Shawarma en
ville (sans doute le plus cher au monde), un traiteur qui vous propose
des spécialités italiennes aussi bien que des douceurs
arabes (à des prix pas toujours raisonnables) et ou fut
dénichée un jour une bouteille d’eau de fleur d’oranger
de fabrication Libanaise par la maison Cortas, des magasins d’art et de
souvenirs, des bars ainsi que le Dive Centre pour ceux qui auraient la
mauvaise idée de débarquer sans leur certificat de
plongée. C’est l’adresse idéale pour les voyageurs de
passage qui ne veulent pas s’aventurer dans la capitale. |
| Les
routards n’aiment pas la Papouasie Nouvelle Guinée et cette
dernière le leur rend bien.
Les hôtels pour routards à petits budgets ne sont pas
légion. Les meilleurs adresses se trouvent à Boroko, le
quartier résidentiel ou vit la majorité de la classe
moyenne. Nos favoris: |
| Jessie Wyatt House:
Jessie Wyatt était la fondatrice de la Country Woman’s
Association, organisation caritative qui gère toujours ce
modeste établissement situe en face de la Croix Rouge a Boroko.
Le personnel est adorable et les chambres sont d’une propreté
impeccable. Louer un lit vous reviendra a K60 (environ USD 20) et une
chambre familiale a K120 (environ USD 40). Seules les chambres
familiales ont une salle de bain privée. Les autres devront
partager. Les hôtes peuvent préparer leur petit
déjeuner et repas dans une cuisine commune tout aussi
impeccablement tenue. Café et thé offert par la maison.
Paiement par cash seulement. Paiement par cheque pour groupes en cas
d’arrangement préalable. Contacter Hellen par Fax :
+675-325-7048. |
| Mapang Missionary Home: Au
numéro 25 de la charmante et fleurie Avenue Lahara de Boroko se
trouve une grande maison qui abrite l’un des secrets les mieux
cachés de Moresby en matière d’hôtellerie.
L’établissement de Wally et Jeannette Hagoort offre tous ce dont
un routard pingre, hirsute et grincheux se baladant sans le sou dans
les tropiques a besoin :
Des lits à K65 la nuit dans des chambres ultra clean et
climatisées, de solides repas à prix d’amis, un frigo
à partager, une connexion Internet dans un pays ou les
cafés internet sont une denrée rare, un lounge super
agréable ou ça discute ferme, décoré de
photos et d’objets traditionnels de la Nouvelle Guinée avec TV,
bibliothèque et même un petit souvenir shop. Prix
spéciaux si vous allez en Papouasie Nouvelle Guinée pour
prêcher l’Evangile. Seul petit problème pour ceux qui
cherchent l’intimité, les toilettes sont à
partager…Réservation a l’avance indispensable (2 mois au moins).
Envoyer leur un petit mail à ; mapang@daltron.com.pg |
| >>
MANGER |
| La
bêche de mer (sea cucumber) est un fruit de mer qui peuple les
eaux du Pacifique-Sud au point que le créole de Vanuatu (l’une
des petites sœurs Mélanésiennes du créole de la
Papouasie Nouvelle Guinée le Tok Pisin) fut baptisé le Bichelamar du portugais
«bicho do mar» dont l’équivalent français
était le «biche la mar» qui évolua finalement
en bêche de mer. Les chinois en sont particulièrement
friands pour ses
supposées vertus aphrodisiaques et dermatologiques. Hors de prix
dans les villes asiatiques, il est ici très bon marché et
c’est une excellente chose car on en fait des soupes délicieuses
à déguster chez Phoenix
(dans le quartier industriel de Gordon’s) et chez Asia Aroma (dans le centre ville)
qui le prépare avec des champignons noirs et autres fruits de
mer. Le personnel des restaurants asiatiques est souvent
réfractaire à servir ce genre de produit aux occidentaux
sur base du raisonnement « white people don’t like it »,
donc il faut insister. Asia Aroma propose un excellent menu Thai dans
lequel on piochera de succulents curry thai (green, red ou yellow) de
bœuf, poulet ou mouton, des spécialités
thaïlandaises à base de mouton deep fried ou stir fried
à s’en lécher les babines ainsi qu’un non moins
appréciable menu chinois comportant un succulent
«mongolian lamb»
(c’est en fait un des rares endroits de la
ville ou l’on peut consommer du mouton). Autre trésor du menu
chinois, le galupa, un poisson entier cuisiné avec des
épices, des herbes, à asperger de
préférence avec la soy
sauce with chili et dont on ne
manquera pas de dévorer les ailerons, la meilleure partie. A
propos d’ailes, on peut aussi attaquer la légendaire soupe aux
ailes de requin… Pour en revenir à la bêche de mer, s’il
vous arrive de vous lier d’amitié avec des chinois, que vous
êtes invités chez eux, et que par hasard vous tombez sur
un pan de tissu parsemé de ce qui vous semble être des
crottes de chiens qui se dorent au soleil, ne vous inquiétez
pas, votre hôte sera en train de les assécher pour les
croquer plus tard… Les prix sont plus doux qu’amer selon le LP, et
Baron & Baron vous le confirme! |
| Rickshaws (au centre ville) est un
autre restaurant chinois qui se cache derrière un Kai bar qui ne
paie pas de mine. Certains n’y voient que du feu et ratent ainsi le
restaurant à proprement parler dont la porte très
discrète permet d’accéder à l’ambiance beaucoup
plus chic. La spécialité maison est le salt and pepper
squid est l’une des meilleurs de la ville. La « hot and sour
» soup est aussi toute aussi spéciale ainsi que les glaces
frites… |
| Roundhouse (Boroko) propose
d’excellents Dim Sum les week
ends seulement. Véritables pièces d’art, les Dim Sum étaient autrefois la
stricte exclusivité de l’empereur chinois et de ses
invités. On les cuisinait non seulement pour calmer sa faim (il
n’en croquait que quelques uns) mais afin qu’il puisse les admirer. Et
effectivement on a du mal à manger ces bouchées tellement
elles sont belles à voir qu’elles font fondre même les
plus sinophobe des Papous… |
| Pour
les fans de Japonais, deux adresses incontournables Daikoku et Ichi Zen. On ne peut
apprécier la dimension cosmique du Sushi et du Sashimi que
lorsqu’on les a goûté préparés avec du thon
pêché dans les eaux du Pacifique. Le vol Port
Moresby-Tokyo Narita emmène dans ses soutes chaque semaine le
meilleur thon du monde qui à l’arrivée sera vendu aux
enchères au Japon pour des prix astronomiques…Et la destruction
des réserves de thon (le bluefin
tuna est en danger d’extinction) direz vous? Ca c’est une autre
histoire, pour le moment ça mange chez nos amis Nippons… |
| Ceux
qui ont la nostalgie de la nourriture occidentale pourront se faire
plaisir dans les buffets des grands hôtels type Crowne Plaza.
Attendez vous à des désillusions… Prix supérieurs
aux restaurants cités plus haut. |
| >>
BOIRE
/ DANSER |
| La
vie nocturne se partage entre les bars et boites de nuit de grands
hôtels et les clubs privés. Ces derniers sont
réservés aux membres mais
les touristes peuvent se faire admettre en jouant un petit
numéro de
charme (être bien habillé). Adresse de prestige de la
capitale, le Royal Papua Yacht Club
(RPYC, http://www.rpyc.com.pg/)
est le summum de
l’esprit colonial et accueille l’aristocratie coincée des
expatriés. Le
« dress code » particulièrement strict (chemise avec
col, chaussettes
hautes, etc.) est fait sur mesure pour maximiser l’élimination
des
Papous Néo Guinéens. Beaucoup plus
décontracté, le Aviat
Club est
fréquenté par une clientèle expatriée mieux
intégrée ainsi que de
nombreux Papous Néo Guinéens. Des quiz night sont
organisées les lundi
soir, et les soirées « wine tasting » sont une bonne
occasion de
découvrir les vins Australiens pour ceux qui ne comptent pas
prendre
l’avion pour « Down Under » comme on appelle cette Grande
Ile du Sud
qu’est l’Australie ici. Baron & Baron ont l’intention d’y implanter
le jeu « psychologue (ou psychiatre) », on vous racontera
si ça donne
quelque chose. |
Les
boites de Nuit des Grands Hôtels
The Gold Club: Plus
connu sous le nom de Lamana (l’hôtel auquel il est rattache), le
Gold Club est la boite de nuit la plus select et la plus trash de la
capitale. Le plus sélecte parce que toute la jeunesse
dorée de Moresby s’y trouve en week-end. Ce n’est pas un hasard
si le LP prétend que « if you play your cards » vous
pourrez même danser avec la fille du premier ministre. Eh bien,
b&b eurent l’honneur de faire la connaissance de sa fille
aînée Bertha, sa conseillère pour les relations
publiques et la com sur la piste de Lamana. Le plus trash parce que
l’équivalent mélanésien du jeu asiatique SPG vs.
HWM (1) s’y déroule chaque semaine . Cette
polarisation se
reflète dans la division de l’espace du Gold Club. Un espace
interne couvert où un groupe de musique joue des classiques rock
et de la « pop » du Pacifique. L’ambiance y est très
bonne enfant et on y vient même en famille pour boire et danser.
Un espace externe à ciel ouvert qui est lui-même sous
divisé en 3 parties, la piste de danse, « the balcony
» (une terrasse qui donne sur la piste de danse), et l’espace
VIP. L’espace VIP est l’endroit le plus select. Réservé
aux membres, c’est le lieu de prédilection de la jeunesse
dorée (toute couleurs confondues). La terrasse est un espace
semi-VIP (les fêtards blancs y seront automatiquement admis, un
clubber de couleur noir à moins qu’il ne soit accompagné
d’ami(e)s blanc(he)s ou qu’il soit membre y accèdera
difficilement. Baron & Baron ont même du y jouer à
Nelson Mandela). Pour une raison inconnue, cette terrasse est l’espace
favori des clubbers Asiatiques, C’est vrai que la vue sur la piste de
danse est impressionnante. Et enfin, la piste de danse, accessibles
à tout le monde. L’atmosphère y est survoltée et
enfumée et les R&B et Hip Hop anthems y passent en boucle.
C’est fun et chaud, très chaud, tellement chaud que ça
explose parfois : violence physique pour les Papous, symbolique pour
les autres…mais ne vous inquiétez pas, jamais rien de vraiment
méchant. Un must de la nuit Moresbienne pour boire, danser,
oublier la semaine et les soucis mais aussi pour comprendre la
tragédie de la Papouasie Nouvelle Guinée ; des femmes
Papoues maltraitées qui cherchent le salut en l’homme blanc aux
hommes blancs qui ne comprennent plus les femmes de leurs
sociétés et cherchent la délivrance dans
l’exotisme. A la fois chic et Houellebecquien, et oui ça existe…
Détail pratique; Apres 1 heure du mat, les portes ferment, et on
ne peut entrer que s’il on a un petit cadeau pour les videurs, à
bon entendeur, salut… |
Ozzies
bar :
Bien situé à l’Ela Beach Hotel. Ozzies s’est bâti
une solide réputation
grâce à ses concerts qui aident à promouvoir les
artistes locaux et des
soirées Jazz, un classique de POM, loin de l’odeur de souffre et
de la
tension qui flotte dans de nombreux clubs de la ville. Pour tout ce qui
veulent sortir sans se prendre la tête.
|
Pondo’s Tavern :
Les soirées de Pondo’s oscillent entre le désastre (le
lady’s night du
jeudi est à éviter) et les super soirées ou la
Tavern est envahie par
un village voisin pour le rendez vous annuel de l’équipe de
Rugby ou de
netball du patelin en question. L’occasion de faire de vraies
rencontres et d’apprendre à faire la fête Pacific style.
|
| Noter
enfin le Balus Bar ainsi que
le Dakota Lounge au Airways Hotel qui est un ancien avion datant de
1942 (modèle DC3) reconverti ainsi que la vague
récente de clubs
tenus par des Asiatiques comme le Tribal Den au Centre Ville qui occupe
une ancienne bâtisse coloniale, autrefois quartier
général de l’empire
Philip Burns affreusement repeinte en bleue ainsi que le Diamond Club
dans le quartier de Gordons. |
| >>
SHOPPING |
Livres
La libraire de la fameuse University
of Papua New Guinea
possède une excellente section de livre sur le pays. Romans,
histoire,
anthropologie, politique, sociologie photographies, ouvrages rares,
introuvables ou épuises, tout y est. C’est cher, surtout lorsque
certains livres payés à prix d’or se
révèlent être de seconde main ou
abîmés, mais ça en vaut vraiment la peine. |
Musique
Un petit tour chez CHM (prononcer
Chin H Minh) s’impose pour
s’approvisionner en musique mélanésienne. Si les
dernières nouveautés
sont désormais disponibles en CD. Beaucoup de « classiques
» ne le sont
pas et il faut se contenter de cassettes. La plupart des artistes sont
principalement Papous Néo Guinéens mais les fouineurs ne
manqueront pas
de dénicher entre les bacs les opus d’artistes néo
calédoniens,
vanuatan et/ou polynésiens. |
Arts
de la Papouasie Nouvelle Guinee
Ceux qui n’arrêtent pas de geindre qu’il n’est plus possible de
trouver
des objets « authentiques » à moins d’y mettre la
peau des fesses
devront revoir leurs discours; En Papouasie Nouvelle Guinée, le
hand
made reste en général la règle et chaque objet est
unique. Il est
communément admis que les achats d’objets d’art en province (ou
elles
sont fabriquées) permettent de faire de meilleures affaires
qu’à Port
Moresby. Il serait cependant bête de se priver d’un tel plaisir
sous
prétexte de marchandage. Les prix des objets d’art dans les
marchés
ouverts sont le plus souvent abordables et le marchandage aussi
agressif que pratiqué au Chinatown à Kuala Lumpur est
assez mal vu. Une
petite réduction de 10% a 15% demandée gentiment et avec
le sourire est
par contre rarement refusée. |
| Beyond
Art est le marchand d’art BCBG du centre ville. Cher et
gnangnan.
Agréable tant que l’on s’en tient au lèche-vitrine. Pour
vos achats,
mieux vos voir ailleurs… |
| PNG
Art : Un dépôt immense géré par un
canadien de Vancouver très
sympathique ou l’on brûle des « coils »
anti-moustiques (n’y allez pas
en short si vous ne souhaitez pas être piqué) et ou
s’entassent par
dizaines des sculptures et d’innombrables autres œuvres d’art de toutes
les régions de la Papouasie Nouvelle Guinée : Des masques
et gravures
du Sepik aux maisons à ignames sculptées dans
l’ébène et incrustées de
nacre et/ou de perles des îles Trobriand en passant par les
paniers et
plateaux des haute terres dits « Mendi baskets ». Le tout
à des prix
très raisonnables. Si vous passez par l’Australie ou les
Etats-Unis ou
les règles de quarantaine sont tres sévères,
n’oubliez pas que
certaines matières naturelles doivent être passées
aux fumigènes sous
peine de confiscation. Le patron peut arranger ça pour vous tout
comme
il peut livrer vos commandes à l’adresse de votre choix à
n’importe
quel coin de la planète. Seul point négatif, le choix des
bilums (2) laisse
à désirer. |
| Ela
Beach Craft Market : Tout les derniers samedis du mois se tient
le
marché le plus agréable de la ville sur ce qui fut le
site de la Ela
Beach Primary School. Plus de 200 artistes, peintres, artisans et
fleuristes viennent y proposer leurs peintures, sculptures, bijoux,
autres objets d’art ainsi que des fleurs, des herbes et des plantes. On
y trouve aussi souvent des objets plus insolites tel que des cartes de
noël et de voeux «made in PNG », des photos du vieux
Moresby, des
calendriers, des ouvrages et des dessins réalise par des jeunes
artistes ainsi que des vêtements et des tissus pour tout les
goûts. Si
vous y allez assez tôt, vous pourrez même y voir des
groupes de danses
régionaux assez allumés. |
| POM
Grammar School Market :
Tout les deuxième samedi du mois dans la cour de la POM Grammar
School
à Boroko. Plus petit que le Ela Beach Market (50-60 exposants).
Une
fois que l’on a fini ses emplettes (ne pas rater les stands à
bilums
(ceux du Sepik notamment sont d’une rare beauté et coiffent
l’oncle
Vuitton au poteau), on peut s’attabler pour y prendre un café et
déguster des scones. Y a même un pianiste! |
Coquillages
et bijoux
De très beaux bijoux, bracelets et colliers sont fabriques
à partir de coquillages et vendus dans les marchés. La
cherté des bijoux fabriqués en Kina et Toea peut
surprendre mais elle reflète la valeur traditionnelle de ces
objets. Rappelez vous que les objets fabriques à partir de
coquillages doivent être déclarés, inspectés
et souvent passés aux fumigènes. Méfiez-vous des
objets fabriqués en écailles de Tortues qui sont une
espèce protégée et sont interdits à
l’importation par de nombreux pays. |
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ECOUTER / VOIR |
| Port
Moresby est le théâtre de manifestations assez
intéressantes notamment lors des fêtes religieuses.
Noël et Pâques sont l’occasion d’assister à des
rituels impliquant des mélanges culturels assez
étonnants. L’évènement le plus spectaculaire reste
le Hiri Moale, qui se
déroule sur la plage de Ela, en septembre, et qui implique outre
de magnifiques danseuses, un bateau de type lakatoï. |
Les
concerts de Patti Pots Doi:
S’il est en tournée, ne le ratez sous aucun prétexte.
Pots Doi est une immense star en Papouasie Nouvelle Guinée et sa
base de fan le suit la où il va. Son dernier concert au Port
Moresby Country Club (l’ancien bastion de la communauté
asiatique) à l’occasion de la sortie de son nouvel album Tago
Urere fut un moment de folie. Sous une pluie tropicale battante, et
malgré un taux d’humidité record un bon millier de fans
ont fait la fête sur la piscine du country Club et tout autour
qui avait été couverte pour l’occasion. La bonne humeur
dans ses concerts est tellement contagieuse que même les
bousculades sont suivies de grosses accolades fraternelles bien
mélanésiennes et ou l’on se précipite pour dire
à l’autre en premier «you are my brother». Ah,
j’oubliais, un autre point positif, nous n’étions que 4
expatries, c’est bien, moins d’enfoirés en perspective. |
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