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LA PAPOUASIE
NOUVELLE GUINÉE SUR BARON & BARON : PORT MORESBY
CITY GUIDE &
LEÇON DE CUISINE
Les règles
élémentaires pour circuler en toute
sécurité, les
meilleurs hôtels, resorts et guesthouses, les trésors
gastronomiques de Port
Moresby, toutes les
clés pour devenir roi (reine) de la nuit et, en primes, la
recette du mumu, le plat national, et d'autres délices: A vos
fourneaux! lire le city guide
RÉCIT
: 1. LES RENCONTRES DU
BONHEUR
Panorama bucolique / course poursuite
sans gyrophare / comment sortir du poste de police? / "I am a good
man!" / mécanicien arabe / pyramides de tomates à manu
market / mâcheurs de betelnut / effondrement de l'estrade avec
les melanesian brothers dessus... extraits de vie à Port
Moresby. lire
le récit de voyage
2.
L'ENFANCE DE L'ART
"Les lieux publics sont la
vitrine d’une art
pictural et architectural qui prend ses racines dans par la culture
traditionnelle papoue, ses coutumes, ses croyances, ses
légendes (...) Des guerriers et des chefs tribaux, des
idoles, un avion
anthropomorphe. En quoi un avion est-il un symbole sacré Papou ?" lire
le récit de voyage
>>
GUIDES & MAGAZINES DE VOYAGES
Les guides de voyage sur
la Papouasie Nouvelle Guinée ne se bousculent pas sur les
étalages de vos Fnac, Virgin et autres librairies Antoine (pour
nos lecteurs beyrouthins). Le seul ouvrage disponible est l’excellent Lonely
Planet en anglais. Si indisponible
près de chez vous et
que vous n’avez pas eu le temps de le commander sur Internet, vous le
trouverez dans les boutiques d’un aéroport sur votre passage
(Singapour ou Sydney). Pour ceux qui tiennent absolument à se
rendre muni de cartes et du guide, la branche Londonienne de Stanfords
possède une section Océanie tres bien fournie. A visiter
absolument si vous passez par la capitale Britannique: http://www.stanfords.co.uk/
A
noter qu’un bon complément au country guide du Lonely Planet est
le Pidgin
Phrasebook publie par le même Lonely Planet. L’ouvrage est
non seulement un compagnon indispensable pour tout ceux qui veulent
maîtriser les créoles du Pacifique (le Bichelamar de
Vanuatu, le Pijin des Iles Salomon, le Tok Pisin de la Papouasie
Nouvelle Guinée, le Yumpla Tok des Iles du Detroit de Torres et
le Kriol des Aborigènes des Territoires Nord de L’Australie)
afin de pouvoir rester a l’écoute de leur environnement quelque
soit l’île ou ils se rendront mais aussi une mine d’information
sur les pratiques culturelles, le mode de vie et l’histoire de la
région.
Le
magazine Grands Reportages
semble voué d’une passion pour ce pays lointain auquel il a
consacré ces derniers temps trois articles aussi divers que
passionnants, signés Marc Dozier: L’aventure Pacifique sur les traces de
James Cook, n. 300, janvier 2007, exposant les festivités
du Hiri Moale à Port Moresby ; Trobriand,
les fêtes de l’amour, n. 299, décembre 2006, un
voyage dans les rituels de passage avec de superbes photos de
garçons et de filles parés, maquillés et
coiffés ; et Trafic chez les
papous, à la recherche des trésors du Sépik,
n. 218, mars 2000, un constat sur la supermarchéisation des
villages papous néo-guinéens ouverts au tourisme et au
grand déballage des œuvres d’art.
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SOCIETE & HISTOIRE Cargo,
la religion des humiliés du Pacifique, Gerald
Messadié, Paris 2005, Calmann-Lévy
Ecrit presque comme un roman à suspens, cet essai très
accessible commence par un avant propos hallucinant ou l’auteur, de
passage à Fiji, tombe sur un avion - dont l’avant
représente la tête d’un oiseau de proie - ayant servi
d’appeau lors de cultes destinés à attirer les grands
avions d’argent, ces fameux cargos du ciel. Nombreux
Mélanésiens, ignorant la civilisation du métal et
perturbés par la panoplie d’objets introduits par les blancs, de
la boite de conserve à l’avion, en passant par les fusils, les
radios et les montres, ont considéré ces objets comme
produits comme les âmes de leurs morts mais que les blancs
s’étaient appropriés. Troublé par cet objet qui
symbolise l’assimilation par une culture ancienne d’un objet
récent étranger à sa mythologie (un
évènement ne pouvant résulter que d’une
«crise formidable» selon lui), Messadié
décide de mener son enquête et se heurte au silence et
mépris des ethnologues et aux autres
«spécialistes» du Pacifique. S’en suivront 25 ans de
quête à travers tout le Pacifique pour percer les
mystères derrière l’émergence de ce que
Messadié appelle la «religion la plus jeune au
monde». Ceux qui trouveront le ton de l’ouvrage un peu
sensationnaliste pourront se rabattre sur The Trumpet Shall
Sound, A Study of « Cargo » Cults in Melanesia»
du Sociologue Peter Worsley (paru en 1968 à New York chez
Schocken Books), Et ceux qui ne seront séduit par ni l’un ni
l’autre pourront toujours se donner des frissons dans le dos en
écoutant la numéro 7 de Melody Nelson,
l’album culte du papa à Charlotte, justement intitule «
Cargo Culte »…
Guns, Germs and Steel,
A Short History of Everybody for the last 13,000 years, Jared
Diamond, Vintage, 1997, Londres. Un livre d’une vision et d’une
érudition stupéfiante né de la rencontre de
l’auteur (étudiant à l’époque l’évolution
des oiseaux en Nouvelle Guinée) avec Yali, un des politiciens et
acteur de l’indépendance de la Papouasie Nouvelle Guinée
les plus brillants des années 1970 pour répondre à
sa question sur les raisons pour lesquelles les cultures occidentales
et papouannes neo-guineene ont évolue si différemment.
Jared Diamond mettra 25 ans à répondre non pas seulement
à cette question et devra pour cela apporter des réponses
à bien d’autres interrogations: Pourquoi les Européens
ont-ils détruit les civilisations de l’Amérique et de
l’Australie, plutôt que l’inverse ? Comment la Chine devint elle
Chinoise ? Pourquoi l’Afrique est-elle noire ? Comment les
Austronésiens ont-ils occupe la Polynésie? Quel
rôle a joue le Croissant Fertile dans l’évolution de
l’Eurasie? Un livre indispensable pour comprendre la Papouasie Nouvelle
Guinée. Et pour tout les amoureux de ce pays : un livre culte.
Argonauts of the
Western Pacific, Bronislaw Malinowski, New York 1961, E.P.
Dutton. 85 ans après sa premiere parution, l’ouvrage de cet
anthropologue Anglo-polonais, descendant d’une vielle famille
aristocrate et enseignant à la London School of Economics et
à Yale reste une référence majeure sur la «
Kula » -le fameux voyage rituel et système
d’échange entre les Trobriandais et leurs voisins des îles
environnantes- et les pratiques magiques qui l’entourent. Malinowsi
utilisa ces observations pour produire une analyse critique de la
psychanalyse et une nouvelle théorie de la culture.
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AVENTURE, NATURE & ENVORONNEMENT Throwim Way Leg,
Tree-Kangaroos, Possums and Penis Gourds-On the Track of Unknown
Mammals in Wildest New Guinea, Tim Flannery, New York 1998,
Grove Press. Les expéditions scientifiques que ce mordu de la
Nouvelle Guinée mène depuis l’age de 26 ans dans les
régions inexplorées de l’île ont non seulement
permis la découverte d’espèces animales inconnues ou
considérées comme disparues qui ont fait sa renomme de
biologiste et de mammologiste mais sont aussi le théâtre
d’aventures fascinantes et drolatique que seule la
«Dernière Frontière» sait offrir.
Elégance supreme, le livre est dédie aux PDG des
companies minières présentes en Mélanésie
«in the hope that through
reading it, they will understand a little better the people whose lives
they so profoundly change». A découvrir absolument.
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ART & CIVILISATIONS Arts rituels
d’Océanie, Nouvelle Irlande, dans les collections du
musée Barbier-Mueller, Michael Gunn, Milan 1997, Skira
editore. Un ensemble exceptionnel de statues, masques et effigies
Malagan – dont la majorité provient d’anciennes collections
allemandes et figurent actuellement au Musée du Quai Branly
à Paris - sont reproduits et décrits dans ce magnifique
ouvrage qui comporte un nombre non négligeable de photos
d’archives du début du XXe siècle avec des vues
impressionnantes de façades de maisons rituelles.
New Guinea Images in
Australian Literature, Edited by Nigel Krauth, St Lucia,
Queensland, 1982, University of Queensland Press. Le monde Arabe et
l’Inde ne sont pas les seuls à souffrir du fléau de
l’Orientalisme et de ses voyages comme en témoigne
l’introduction de Nigel Krauth à cette anthologie qui regroupe
une trentaine de textes écrits par de nombreux écrivains
et poètes Australiens au cours des 130 dernières
années sur la Nouvelle Guinée. Les textes retenus sont
néanmoins ceux d’auteurs éprouvant de la
«sympathie» à l’egard des indigènes.
Espérons qu’un Edward Said Mélanésien viendra
bientôt donner un coup de balai à toute ces impostures…
SITES
INTERNET
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GUIDES DE VOYAGES
Le portail de la Papua
New Guinea Tourism Promotion Authority (anglais) est la
meilleure ressource en ligne pour le visiteur. On peut y piocher une
présentation des principales régions et de leurs
attractions, un carnet d’adresses assez respectable (nombreux
hôtels) ainsi que des informations pratiques.
Le
site anglais de Lonely Planet propose une
présentation sommaire du pays avec quelques conseils aux
voyageurs.
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HISTOIRE, ETHNOGRAPHIE, ARTS & CIVLISATIONS About the search for Michael Rockefeller,
son of New York Mayor Nelson Rockefeller, history of his mysterious
disappearance, John Godwin. Issu de la célèbre
famille de magnats américains, Michael C. Rockefeller
(1938-1961) était passionné d’art primitif. Il disparu
dans la jungle de Nouvelle Guinée (dans la partie Occidentale de
l’île) lors d’une expédition anthropologique de
l’Université d’Harvard alors qu’il était à la
recherche de pièces d’art Asmat (plus précisément
des totems que les Asmat placent au milieu des Sagoutiers afin que la
mana ou force vitale qu’ils dégagent aide a la croissance des
cultures). Nombreux pensent qu’il fut dévoré par des
anthropophages. La famille Rockefeller a acquis pour le Metropolitan Museum of Art de
New York la «Michael C. Rockefeller Memorial Collection»
comportant une centaine de pièces d’art d’Afrique,
d’Océanie et des Amériques, parmi lesquelles un somptueux
ensemble de poteaux funéraires Asmat.
The
Highlands Trilogy de Bob Connolly
et Robin Anderson : trois documentaires remarquables et acclamés
par la critique internationale. Premier opus de la série, First
Contact (1983) est un document extraordinaire qui retrace,
images
d’archives à l’appui, l’arrivée des chercheurs d’or
australiens dans les années 1930 sous la houlette des
Frères Leahy et le premier contact, en 1933, entre les
mélanésiens des Haute Terres, les highlanders et les
hommes blancs. Les highlanders crurent que les nouveaux venus (qui
tamisaient les rivières) étaient des ancêtres
cherchant à récupérer leurs os– la rivière
étant l’ultime étape de leur cérémonie
funéraire – et les aidèrent dans leur quête sans se
douter qu’ils venaient piller leurs terres. Il faut voir
l’ébahissement sur les visages des Highlanders lors du tout
premier contact avec les frères Leahy (probablement similaire a
celui des Indiens d’Amérique face à l’arrivée de
Colomb et de sa horde de pillards), leur réaction face à
la musique que diffusait le gramophone des trois frères Leahy,
leur étonnement et leur confusion face à leurs propre
images dans le reflet des miroirs et des autres produits de la
technologie qu’ils introduirent. Ce furent les femmes qui
réalisèrent que ces « esprits »
n’étaient en fait que des êtres humains comme les autres
lorsqu’elles réalisèrent que ces derniers étaient
sujets aux mêmes désirs que leurs hommes. Tragique et
beau. On ne peut être que d’accord avec le LP, à voir
avant de mourir… A noter que First
Contact, le livre a
été traduit en Français sous le titre Premier
Contact et publié par les éditions Gallimard.
Joe Leahy's
Neighbours (1989) filme la vie du fils métissé de
Mike
Leahy (l’aîné des frères Leahy) et d’une femme des
hautes terres et ses relations difficiles avec son double voisinage
blanc (Joe ne fut reconnu par la famille de son père que sur le
tard) et tribal (semi adopté par sa tribu maternelle, il est
systématiquement renvoyé à ses origines blanches
à chaque crise avec ses membres) – les Ganiga. Brillant
entrepreneur ayant intériorisé une éthique
occidentale du travail grâce à son éducation, Joe
Leahy transforme une partie des terres Ganiga en prospère
plantation de Café. Mais certains membres influents de la tribu
se considèrent lésés par ce qu’ils
perçurent être l’exploitation de leurs « terres
» par un homme blanc et partent en campagne contre lui en vue de
« récupérer » leurs terres et/ou obtenir
« compensation ». En partant de cette situation
micro-économique et micro sociale, Connolly et Anderson
parviennent à produire l’une des meilleures réflexions
sur un pays jusqu'à maintenant complètement
tiraillé entre sa volonté affichée de rejoindre le
village capitaliste global est une tradition communautaire ancestrale
ou la propriété privée n’existe pas.
Black Harvest
(1992), le dernier film de la trilogie clôture la saga. Afin
d’apaiser ses voisins Ganigas, Joe Leahy leur propose de se lancer
dans une entreprise commune, mais début des années 90,
comme le reste du monde en voie de développement, la Papouasie
Nouvelle Guinée est durement touchée par l’effondrement
des prix des commodités, Leahy annonce aux Ganigas qu’à
cause de la chute des prix dictés par le marché, il devra
réduire les salaires de moitié! Mais on ne s’adresse pas
aux Ganigas comme on parle aux ouvriers de Volkswagen et à leurs
syndicats. Et comme si les dieux eux mêmes étaient
mécontents, les Ganigas sont appelés à se battre
aux cotés d’une tribu alliée qui leur lance un appel au
secours. Inutile de vous dire que les scènes filmées par
le duo Australien en plein champ de bataille sont un des grands moments
du cinéma documentaire…
Kokoda Front Line
(1942) de Damien
Parer, est une série de courts documentaires
réalisés par un correspondant de guerre qui est une
légende dans son pays. Premier film australien à obtenir
un Oscar, Kokoda Front Line comporte des images saisissantes du front,
de la souffrance des troupes dans les tropiques, de la jungle, des
avions en vol, du Moresby des années 40, des batailles
aériennes au dessus de la Nouvelle Guinée, des missions
menées conjointement par les aviations américaines et
australiennes dans le Pacifique et surtout du dévouement des
Fuzzi Wuzzi Angels sans qui beaucoup de soldats Ozzies ne serait pas
rentrer de la campagne du Kokoda. Homme de tres grand courage, Parer
mourut en 1944 en filmant le débarquement des marines dans une
île du Pacifique. C’est en regardant Parer qu’on comprend
pourquoi la deuxième guerre mérite vraiment son
qualificatif de « mondiale ».
Peut être visionné sur ce site: http://www.ww2australia.gov.au/
Attenborough in Paradise Ce film est un document unique et exceptionnel sur
les oiseaux du
paradis, le symbole de l’identité du pays. Il est aussi et
surtout l’œuvre et l’ambition d’une vie. Celle de David Attenborough,
le journaliste et producteur mythique de la BBC dont la fascination
pour ces oiseaux mystérieux remonte à l’enfance et la
découverte des écrits et dessins d’Alfred Russel Wallace
(2) qui fut le premier Européens a les
admirer vivants dans leur
habitat naturel et les étudier. Plus de 100 après, en
1957, Attenborough partit une première fois sur les traces du
maître mais les contraintes technologiques de l’époque ne
lui permirent pas de filmer ces créatures idylliques tel qu’il
le souhaitait. De plus il ne put se rendre dans la partie Occidentale
de l’Ile ou vivent de nombreuses sous-espèces. Mais l’homme ne
s’avoua pas vaincu et 40 ans après, une deuxième
expédition fut organisée. 9 mois de travail dans des
conditions tout aussi pénible que celle qui régnait au
temps de Wallace. Que dire du résultat, les mots me manquent :
Personne n’a jamais rien filme (ni vu ?) de tel :Des oiseaux qui
dansent comme des fous pour séduire leur belle, d’autres qui
avant d’entrer en scène nettoie la piste, d’autre qui «
giflent » leur belle pour mieux les conquérir ou utilisent
des plantes grimpantes comme trampoline, sans oublier ceux qui n’ayant
pas développer un beau plumage compensent en décorant
leur logis de fleurs et accumulant d’autres trésors
(Attenborough le qualifiera même de « capitaliste »
!). Pour Attenborough qui réalise la un rêve d’enfance,
l’émotion est telle que lorsqu’il filme le « Wilson Bird
of Paradise », l’oiseau est d’une telle beauté que c’est a
peine s’il n’arrive a retenir ses larmes. Un chef d’œuvre tout
simplement.
LA
CD-THEQUE DE BARON & BARON
Papua New Guinea: Huli
(Highlands) Enregistré par Charles Duvelle en 1974 dans
la region de Hedemari (Haute Terres du Sud) chez les Hulis, ce disque
de 11 pistes qui respecte des règles strictes
d’authenticité musicale, sonore et temporelle est un hommage
unique à l’une des musique les plus méconnues au monde.
De «Tawe Pilakou », chant de guérison joué
par quatre hommes en présence du malade à « Ho
», échange de messages chantés par un groupe
d’hommes dans les montagnes, en passant par Pili Pe, chant de
séduction qu’un jeune Huli adresse à la jeune fille
désirée, ce disque ouvre une fenêtre sur l’univers
des Huli.
Papouasie Nouvelle
Guinée, Enregistrement Sonore In Situ des Hommes de L’age de
Pierre par Pierre Huguet : Résultat d’enregistrements
effectués lors d’une marche de 700 kilomètres à
travers la jungle du pays en 1981 en compagnie de trois tribus vivant
sur le plan technologique au Paléolithique Supérieur, les
3 plages de ce disque sont, contrairement au disque de Duvelle, des
partitions ou la subjectivité de l’auteur affecte « les
rythmes, les harmonies et les rapports entre les silences et les
crescendos ». Rarement des voix humaines ont été en
aussi profonde harmonie avec les sons de la nature qui les
entoure…Incontestablement, l’album de musique le plus universel qui
soit.
Papua New Guinea: Iles
Trobriand
Cet album est d’une richesse musicale surprenante. Je dois avouer que
je n’arrête pas de me l’imaginer comme la bande son de la vie de
Malinowski à Trobriand. Je sais je sais c’est pousser le bouchon
de l’exotisme un peu loin mais c’est comme ça. Il faut dire que
la présence de Labutu en ouverture du disque, morceau se jouant
lors de la milamala, la fête annuelle de récolte des
ignames n’arrange pas les choses. Kamwaemuya, non plus d’ailleurs qui
raconte le rêve d’un homme assis sur la plage désirant
faire le voyage du Kula. Mais bon, le tout est excellent et les photos
du livret absolument magnifiques.
Siva Pacifica, Last
Voices from Heaven
De nombreux enquiquineurs ont descendu cet album pour ses «
orchestrations » considérées comme faciles ou
clichées du confort de leurs petits fauteuils. On peut dire ce
qu’on veut mais un homme qui risque sa vie et son compte en banque pour
aller sauver la musique traditionnelle du Pacifique Sud (Iles Salomon,
Vanuatu et Papouasie Occidentale) est quelqu’un de forcement
sympathique et Anthony Copping et son complice Mélanésien
Pascal Oritaimae ont enregistre un disque superbe (qui en dépit
de sa modernité respecte l’intégrité de
l’héritage musical qu’il souhaite défendre)et sauve au
passage un nombre non négligeable de compositions vouées
à une disparition inéluctable. Le documentaire du
National Geographic (grand supporter de leur entreprise) sur leur
périple est tout aussi indispensable. A écouter en
boucle, une vie entière.
A
cela s’ajoute ce que nous appellerons la « pop » du
Pacifique. Des artistes comme O-Shen, Vanesssa Quai, Ok Ryos, Georges
Telek et Tanya font un malheur dans tout le Pacifique Sud. Les intellos
prétendent détester mais la majorité adore. Rien
de mieux pour s’aérer la cervelle après une séance
de musique « ethnologique ».
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LA PAPOUASIE NOUVELLE GUINÉE EN BREF
La Papouasie Nouvelle Guinée
(Papua New Guinea) est un état d’Océanie composé
de la moitié orientale de l’île de Nouvelle Guinée
(la partie occidentale de l’île est actuellement sous
contrôle indonésien (1)) ainsi que de
nombreuses
îles dont l’archipel Bismarck (qui comprend la Nouvelle Bretagne
et la Nouvelle Irlande), les îles Trobriand, Bougainville, la
Louisiade et l’Amirauté. Le territoire couvre 463000 km2 de
terres montagneuses, souvent volcaniques, couvertes d’épaisses
végétations.
Habitée
par des peuples et tribus ayant leurs cultures propres et vivant en
quasi autarcie – rituels animistes, chasse, pêche… - la Papouasie
Nouvelle Guinée d’aujourd’hui est un produit de la colonisation
occidentale. Partagée à la fin du XIXe siècle
entre les empires britannique (sud) et allemand (nord) puis australien,
réunie sous sa forme actuelle en tant qu’état
indépendant au sein du Commonwealth sous la tutelle de S.M. la
reine d’Angleterre, elle subit les affres de nombreux pays du tiers
monde: Déforestation, exode rural, chômage violence
urbaine et déculturation d’individus coupés de leur tissu
social d’origine sans pour autant être insérés dans
un mode de vie urbain occidental. Et si l’esclavage (en cours au XIXe
siècle) et la politique inavouée de
ségrégation raciale (certains n’hésitent pas
à comparer le système en vigueur avant
l’indépendance de 1975 avec l’apartheid de l’Afrique du Sud)
font désormais parti du passé, il est extrêmement
difficile de ne pas se sentir révolté par ce qui semble
bien être une exploitation de la Papouasie Nouvelle Guinée
par les compagnies minières, pétrolières,
forestières et de pêche tant Occidentales qu’ Asiatiques
et de rester silencieux face aux inégalités honteuses
entre une minorité d’expatriés australiens et asiatiques
et la majorité de la population autochtone.
Ce
sombre tableau ne doit pas pour autant faire fuir le visiteur. La
Papouasie Nouvelle Guinée est un pays magnifique («the
land of the unexpected» comme aiment à rappeler les
Papous- Néo Guinéens) offrant des paysages de carte
postale et des expériences uniques. S’aventurer dans le Sepik,
fleuve serpentant sur plus de 1000 km entre montagnes et côte,
sur les bords duquel se sont développées certaines des
cultures les plus intéressantes de l’Océanie y voir au
fond des jungles les haus tambaran - maisons des esprits –
cathédrales de bois ou l’on pratique les rituels et conserve les
masques qui leurs sont dédiés. Revivre
l’expérience héroïque des soldats Nippons et
Australiens en parcourant le Kokoda
Track, 96 kilomètres de
«montagne russe» qui relient Port Moresby à la cote
Nord et ou se joua l’un des épisodes les plus marquants de la
Guerre du Pacifique et un moment fondateur de l’identité
Australienne débarrassée de son carcan Britannique.
Plonger dans les eaux de Madang entre
ses récifs de coraux, sa
faune marine éblouissante, et ses épaves assoupies depuis
la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Partir dans les Highlands - les Hautes-Terres –
faire des marches en montagne
et pour les plus
courageux, l’ascension des 4500 mètres du Mont Wilhelm, dont les
efforts seront récompensés par un panorama fantastique
couvrant la côte nord (et la Mer de Bismarck) et la côte
sud de la Nouvelle Guinée. A ceux qui sont plus mer que
montagne, les nombreuses îles offriront des plages sublimes avec
souvent des possibilités de plongées dans des fonds
légendaires, sans compter, ici aussi, des découvertes
culturelles de premier ordre, comme celle des effigies Malagan,
sculptures d’une incroyable complexité qui font de nos jours la
gloire des musées du monde entier.
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MONNAIE
Le Kina (PGK). 1 USD = 2.8 PGK
>> VOYAGER EN PAPOUASIE NOUVELLE
GUINÉE
La
Papouasie Nouvelle Guinée est un pays insulaire et lointain. Il
faut compter une vingtaine d’heures de vol et au moins une
correspondance depuis l’Europe, le Proche Orient ou l’Amérique
du Nord, une dizaine (en moyenne) depuis l’Asie (6h20 rien que pour le
vol direct depuis Singapour!), moins pour l’Australie (5h depuis
Sydney, 1h30 depuis Cairns). Les ressortissants de l’Union
Européenne, d’Australie, Canada, USA, etc. peuvent obtenir un
visa d’entrée à l’arrivée à
l’aéroport Jackson Field de Port Moresby, les autres doivent
obtenir un visa à l’avance, ce qui peut s’avérer assez
compliqué vu la rareté de représentations
diplomatiques de la Papouasie Nouvelle Guinée à
l’étranger. Les citoyens des pays d’Amérique Centrale et
du Sud devront envoyer leur document à l’Ambassade de
Washington, ceux d’Afrique, d’Europe de l’Est et du Proche Orient
à l’ambassade auprès de l’Union Européenne
située à Bruxelles ou à la Haute Commission de
Londres. Les pays de la zone Asie-Pacifique sont mieux desservis (La
Papouasie Nouvelle Guinée est principalement
représentée par des Hautes Commissions en Australie, en
Inde et en Nouvelle Zélande et par des ambassades au Japon, en
Chine, en Corée du Sud et aux Philippines. A noter que
l’Ambassade de la Papouasie Nouvelle Guinée en France a
fermé ses portes. Si des renseignements sur la Papouasie
Nouvelle Guinée peuvent être obtenus auprès des
chancelleries Australiennes, celles-ci contrairement à une
idée répandue (sauf exception) ne délivrent
généralement pas de visas pour la Papouasie Nouvelle
Guinée.
Air Niugini (http://www.airniugini.com.pg/),
la compagnie nationale Papoue Néo Guinéenne est quasiment
l’unique transporteur à relier le pays au reste du monde,
essentiellement l’Asie et l’Océanie avec son unique Boeing 767,
ses Fokker 100, Fokker 28, et Dash-8. Une autre compagnie, Airlines PNG (http://www.apng.com/), a ouvert
également des lignes vers l’Australie ce qui a eu pour
conséquences une réduction du prix des billets. Les
liaisons entre Port Moresby est l’Asie sont Singapour (deux fois par
semaine, la correspondance la plus pratique pour qui vient d’Europe),
Manille avec continuation à Hong Kong (un vol / semaine) et
Tokyo (un vol / semaine). Les liaisons entre Port Moresby et
l’Océanie sont Brisbane (6 vols / semaine sur Air Niugini et 3
sur Airlines PNG), Cairns (quotidien sur Air Niugini et sur Airlines
PNG), Honiara, aux îles Salomon (2 vols / semaine sur Air
Niugini), Nadi aux iles Fidji (2 vols / semaine sur Air
Niugini), et Sydney (2 vols / semaine sur Air Niugini). Les
titulaires
du programme Qantas Frequent Flyer peuvent accumuler des miles sur les
vols Air Niugini.
L’avion
est pratiquement l’unique moyen de transport pour accéder en
Papouasie Nouvelle Guinée. Il existe une frontière avec
l’Indonésie, Celle-ci actuellement ouverte a longtemps
été fermée et s’avère peu pratique car elle
dessert une partie du territoire indonésien
particulièrement reculée. De plus son ouverture ne peut
être garantie et les visiteurs devront s’enquérir de son
ouverture/fermeture potentielle avant de considérer cette
option. Par ailleurs, les liaisons maritimes régulières
sont inexistantes mais des croisières en provenance d’Australie
peuvent parfois mouiller dans les ports papous.
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TRANSPORTS INTÉRIEURS
L’insularité
(Port Moresby n’est relié par la route à aucune des
autres grandes villes du pays à l’exception de Kerema!), le
relief montagneux et le mauvais état des routes fait de l’avion
un moyen de transport indispensable pour circuler. Air Niugini (http://www.airniugini.com.pg/), Airlines PNG (http://www.apng.com/) et Airlink (http://www.airlink.com.pg/)
disposent de
réseaux parfois concurrents et souvent complémentaires.
L’accès vers les centres les plus isolés devra se faire
par contre à dos de la Mission
Aviation Fellowship (M.A.F ; http://www.maf.org.au/).
Il faut savoir que malgré le relatif archaïsme du transport
aérien papou néo-guinéen, celui-ci
bénéficie d’une réputation solide due tant
à l’histoire assez glorieuse de l’aviation dans ce pays et d’un
taux d’accident extrêmement faible, plus faible que celui du
grand voisin australien. Inutile de rappeler à nos lecteurs que
dans les années 20, l’aéroport qui connaissait le trafic
le plus dense au monde était celui de Wau et la Papouasie
Nouvelle Guinée détenait le record en matière de
cargo transporté par voie aérienne (les premiers chevaux
à être transportés par voie aérienne le
furent en Papouasie Nouvelle Guinée).