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ALLER / VENIR |
| L’Aéroport
International de Kuala Lumpur (KLIA, http://www.klia.com.my/) est
situé à une soixantaine de km de la ville. Il faut
compter 45 min. / une heure de trajet selon la circulation (excellentes
autoroutes). Possibilité de prendre un taxi (payer depuis
l’aéroport un forfait fixe) ou le train KLIA Ekspres qui relie
l’aéroport à la gare de KL Sentral en 28 minutes avec des
départs toutes les 15 minutes (http://www.kliaekspres.com/) |
Les
taxis sont nombreux, assez bon marché et climatisés.
Kuala Lumpur dispose d’un super métro, un des plus modernes du
monde (http://www.putralrt.com.my/).
Le rail permet d’atteindre, outre l’aéroport, la capitale
administrative Putrajaya et le Circuit de Formule 1 de Sepang (forfait
spécial incluant le transfert en bus).
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DORMIR |
L’adresse mythique
Carcosa Seri Negara est un
manoir victorien du XIXe siècle enfoui dans la fraîcheur
de ses jardins verdoyants. Avec son mobilier patiné et sa
clientèle triée sur le volet – S.M. la Reine Elisabeth II
y a séjourné - l’ambiance est plus proche du raffinement
de ces anciennes demeures aristocratiques que de l’anonymat des palaces
aseptisés ou se pressent les hommes d’affaires. Chambre double
à partir de 360 USD. |
L’adresse hype
L’Hotel
Maya est le signe du renouveau de
l’hôtellerie malaise en matière d’esthétique et de
concept. Mobilier de grands designers, aménagements spatiaux
spectaculaires telle la piscine suspendue au dessus de l’atrium, le mur
d’eau du restaurant ou la séparation chambre à coucher /
salle de bain vitrée, mais aussi accueil personnalisé,
confort inégalé (draps de lits d’une douceur inouïe,
superbe choix de savons) et excellent rapport qualité prix. |
Les autres hôtels de luxe
Ils sont nombreux, ils offrent des prestations assez similaires,
c'est-à-dire des chambres confortables, d’excellents restaurants
et souvent une piscine et un spa. Citons le Mandarin
Oriental,
un des plus réputés (même chaîne que le
fameux Oriental de Bangkok), le Westin,
qui a entièrement refait le décor dans un style
contemporain, et aussi le Sheraton
Imperial,
le Shangri-La,
le Regent
et le Ritz
Carlton. |
à
Putrajaya
Le Putrajaya Shangri La Putrajaya
est un des hôtels de luxe les plus
appréciés de la ville. Espaces très
agréables, superbe spa villa.
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hors
de la ville
The Saujana est un resort
tropical au milieu de plantations de palmiers. Jardins luxurians,
piscine, spa et le golf le plus prestigieux de Kuala Lumpur. Excellents
restaurants.
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à
l'aéroport
Les passagers en correspondance ayant à passer la nuit
bénéficient habituellement d'un hébergement aux
frais de Malaysia Airlines dans un hôtel d'aéroport. Le Pan Pacific Hotel est en face de
l'aérogare. Un hôtel se trouve même à
l'intérieur du terminal C.
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MANGER |
| Comme ses voisines Bangkok et
Singapour, KL est une ville qui satisfait les plaisirs du palais.
Innombrables restaurants, snacks, et gargotes pour se restaurer
à moindre prix, comme Sushi King ou l’on peut s’empiffrer pour
trois fois rien. On peut manger chinois, comme au Hakka (Jelan Penang),
un peu cheapo mais très bon ou au Super Noodle House (Malls de
Bukit Bintang, LG 001 Sungai Wang Plaza- Lower Ground floor),
vietnamien, comme au Cungdinh (One Bangsar, No 63D-G, Jalan Ara,
Bangsar Baru), indien et tout ce que vous voulez. |
| Cato's
Rijsttafel (tel: 60 3 4257 9487) est une adresse assez originale
puisqu’on
y sert de la cuisine batave, un métissage entre
l’indonésien
et le hollandais. |
| Les hôtels de luxe comme le
Mandarin Oriental et le Maya sont pourvus en excellents restaurants
gastronomiques. Les repas, pour lesquels on déboursera bien plus
de deniers restent, il faut le souligner, à des prix nettement
inférieurs que leurs équivalents en Europe ou dans les
pays arabes du Golfe. |
| L’adresse chic de Baron & Baron
est le Eest (Westin Hotel).
Quatre cuisines pour quatre pays d’Asie (Chine, Japon, Thaïlande,
Vietnam) illuminées autour des clients attablés – voire
affalé sur des sofas comme des romains décadents - qu’un
personnel souriant chouchoute dans les plus petits détails.
Choix de plats à la carte et de menus de dégustation dans
lesquels on piochera de sublimes dim sun, une viande marinée qui
fond dans la bouche et un poisson au miel qui est une des choses les
plus subtilement délicieuses à avoir été
cuisinées en ce monde. |
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BOIRE / DANSER |
| Kuala Lumpur est des villes d’Asie les
plus chaudes en matière de vie nocturne. Elle dispose d’un
éventail incomparable de cafés, bar lounges ou l’on se
préparera à affronter les dance floors. Contrairement
à Bangkok ou est imposée une heure de fermeture digne des
couvents espagnols, la nuit à Kuala n’a pas de fin et vous avez
de fortes chances d’aller d’endroit en endroit dans un trip «
unknown » pour finir dans une after totalement
déjantée dont vous serez trop bourré pour vous
souvenir de l’adresse. Le quartier central de Bangsar est le cœur de la
movida de Kuala Lumpur. On peut s’y balader à pied et se laisser
attirer, au gré de ses tentations, par tel lounge bar ou telle
terrasse. L’ambiance y est très agréable et même le
Starbucks Coffee donne envie de s’y installer. |
| Le Bond
Martini Bar (Lobby @ Avenue K, 156 Jalan Ampang, http://www.bond-lounge.com)
est un Bistro-Lounge-Bar tirant explicitement son nom de l’agent 007
pour son côté sophistiqué. Dominé par des
couleurs blanc / noir, l’espace est idéal pour prendre un verre
(très bonne musique) et éventuellement quelques nibbles. |
| Le Bond Martini Bar (Lobby @ Avenue K,
156 Jalan Ampang, http://www.bond-lounge.com) est un Bistro-Lounge-Bar
tirant explicitement son nom de l’agent 007 pour son côté
sophistiqué. Dominé par des couleurs blanc / noir,
l’espace est idéal pour prendre un verre (très bonne
musique) et éventuellement quelques nibbles. |
| TSB -
Telawi Street Bistro (1, Jalan Telawi 3, Bangsar Baru)
fonctionne comme restaurant et surtout comme pub à
l’étage supérieur. Bonne ambiance. |
| Seven
Eight Nine (Jalan Kiapeng) fait restaurant oriental /
international mais peut être préférez vous vous
vautrer dans un des canapés blancs ou de prendre l’air au bar de
la terrasse. |
| Le Zouk
(http://www.zoukclub.com.my/)
reste probablement l’endroit le plus incontournable pour faire la
fête à Kuala. L’espace est divisé en quatre
sections avec des entrées séparées (Zouk, Velvet, The Loft et le Terrace Bar) qui drainent en week
end un faune de branchés et d’allumés. Le site internet
vous informera du calendrier des DJ’s qui s’y produisent. |
>
ECOUTER / VOIR
|
| Le
Kuala Lumpur Performing
Arts Centre (KLPac) à Jalan Strachan Sentul Park (http://www.klpac.com/)
accueille concerts, spectacles de danse et de théâtre,
etc. |
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ACHETER
|
| On
dit parfois qu’à part le shopping, il n’y a pas grand-chose
à faire. Il est clair qu’entre les boutiques hors taxe de
l’aéroport et le marché de nuit de Bangsar, il y a un
monde de tentations. Mid Valley mall – construit autour d’un temple
Hindou SRI GANAPATHY ; les magasins de souvenirs construits sous le
TIEN HOU TEMPLE,Temple Chinois - plein de petits trucs kitsch ; les
Malls de Bukit Bintang, les posters chinois à ramasser au Market
Place (chercher le magasin de Auntie Ku)… et tout le reste, à
découvrir sur place. |
| >
LIRE |
GUIDES
Le
guide Lonely Planet (en anglais) de Kuala
Lumpur. On peux
également
lire deux portraits de la ville: Kuala
Lumpur: City Profile, Philip Game et Kuala
Lumpur: City of Contrasts and Heat, Steve Knode, tous deux sur
le site de Things Asian. |
ARCHITECTURE
& URBANISME
Kuala
Lumpur, descriptions, images et articles au sein de Archnet
Digital Library. |
MUSÉES
Sites
internet attractifs pour le Musée
d'Art Islamique Islamic - Arts Museum Malaysia et la National
Art Gallery consacrée aux arts plastiques modernes et
contemporains. |
|
| Les
lumières scintillent dans la nuit, émergeant de gratte
ciels aux reflets métalliques, aux lignes nettes et aux angles
vifs. Un parfait paysage de carte postale urbaine tel qu’on en voit
dans les livres de Rem Koolhaas et les photos d’Andreas Gursky, un
paysage urbain du XXIe siècle, traversé d’autoroutes aux
multiples échangeurs qui s’imbriquent les uns au dessus des
autres, et dont on s’imagine parfois qu’ils ont été
placés dans le seul but d’impressionner les automobilistes. Dans
les hôtels au luxe sirupeux, des chinois venus de Kumming
croisent des saoudiens qui s’ennuient ferme à Riyad sous l’œil
éberlué de bofs australiens qui ont sauté sur une
offre promotionnelle de la Malaysia Airlines. Les galeries marchandes
alignent les noms des grandes marques, telle cette immense
façade ouvragée du monogramme LV. Dans les innombrables
restaurants, gargotes et snacks, sushi, big mac et rouleaux de
printemps font partie de la culture culinaire locale. Kuala Lumpur
c’est tout ça, un archétype parfait de ville
générique, ville mondialisée ou ville globale, une
ville qui pourrait être asiatique, américaine ou moyen
orientale. Un peu l’équivalent de ce qu’étaient, 2000 ans
plus tôt, les cités construites par les romains autour du
bassin méditerranéen et sur les sites desquelles on
découvre les mêmes temples, théâtres, thermes
et villas ornées de mosaïques. |

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1. Malaisie, aéroport de Kuala Lumpur (Kisho Kurokawa
arch.), détail de toiture
|
|
Comme
à l’époque
romaine, la ville globalisée est inscrite sur une trame, un
réseau de
communications. Certes, le monde contemporain est on-line, mais le
déplacement des biens et des personnes reste un enjeu essentiel
et
Kuala Lumpur est un lieu de transit idéal entre l’Europe, le
Moyen
Orient, l’Asie et l’Océanie. La première ville de
Malaisie s’est dotée,
voilà une dizaine d’année, d’un des plus beaux
aéroports du monde.
Construit par le japonais Kisho Kurokawa, KLIA (pour Kuala Lumpur
International Airport) est composé de plusieurs
aérogares. Un premier
édifice, accessible depuis la chaussée, comporte les
entrées et
sorties, comptoirs d’enregistrement et contrôles de police, ainsi
que
l’accès au avions pour les vols régionaux. Les vols longs
courriers
partent depuis un second bâtiment, relié au premier par un
train rapide
qui court sous les pistes. Ce terminal est de plan cruciforme avec
toits à double pente rappelant l’architecture asiatique
traditionnelle,
organisé autour d’un jardin intérieur. Outre l’abondance
des
restaurants, magasins et salons, le lieu est remarquable pour sa
beauté, les détails de finition, les plafonds en lattes
de bois, les
baies vitrées offrant des perspectives étonnantes. Tout
cela dégage une
ambiance de quiétude et de confort de plus en plus difficile
à trouver
de nos jours ou tout semble courir autour de vous dans un tourbillon
d’hystérie.
|
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2. Malaisie, aéroport de Kuala Lumpur (Kisho Kurokawa
arch.), salle d'attente
|
|
Vanter
une ville
pour son aéroport semble une chose si curieuse. Les
aéroports sont
pourtant devenus l’équivalent des cathédrales du Moyen
Age. La première
chose que voit le visiteur qui arrive, la vitrine. Ce même
visiteur
constatera ici la distance considérable qu’il faut parcourir
pour
atteindre la ville, justifiée par l’implantation, entre KL et
KLIA,
d’une ville nouvelle sortie de terre à partir de rien sur les
bords
d’un lac : Putrajaya, capitale administrative de Malaisie. Une ville
encore plus nickel que Kuala Lumpur avec sa mosquée aux coupoles
rutilantes, son pont suspendu à la Santiago Calatrava, ses
perspectives
plantées faisant la joie des groupes scolaires et ses jeunes
yuppies se
délectant au spa du Shangri La. La Malaisie est un de ces pays
asiatiques ou l’on ressent de manière formidable cette course
contre –
ou avec – le temps. Faire venir le futur au présent avant qu’il
ne soit
trop tard. On ne cesse de commenter l’expansion de ces mégapoles
chinoises et les mutations de Dubaï, ces nouveaux eldorados…
|
 |
3. Malaisie, Kuala Lumpur , les gratte ciels de la ville vus
depuis le KL Manar
|
|
Le
magazine
britannique Wallpaper vantait,
dans une de ses éditions
récentes, un
bar lounge « with a view » comme étant un must de la
vie nocturne
locale. Attirés par la description, nous y sommes allés
en taxi. Le
véhicule avait commencé par s’éloigner du quartier
de Bangsar ou se
concentrent habituellement ce genre de lieux. Après avoir
dérivé sur
l’expressway, le taxi a traversé un quartier résidentiel
de villas
niché sur des collines avant de reprendre une autre voie rapide,
rouler, rouler dans la nuit, pour sortir finalement sur une zone
industrielle, s’enfoncer dans des artères désertes
grimpant sur le les
flancs de gigantesques immeubles entrepôts - décor
idéal pour un film
d’action chinois. Le pub en question était un modeste
café pour les
employés du coin, totalement désert à cette heure
de la nuit, et nous
n’avons jamais compris ce qui a emmené le journaliste à
ce trou perdu.
La promenade n’était pas moins instructive. Outre le plaisir de
rouler,
sur des kilomètres, dans la nuit, fort était de constater
que le
paysage, qui pouvait inclure entre autres choses, le chantier de
construction d’un golf, de nouveaux buildings ou d’une mosquée,
excluait littéralement et radicalement toute trace de
misère. Soit que
ce mal ait ici été vaincu – grâce à Dieu
seul sait quel miracle - ,
soit qu’il ait visuellement été effacé, ce qui
revient parfois, aux
yeux des dirigeants de ce monde, au même.
Drôle
d’idée de penser ici à la misère.
Peut être un raisonnement en négatif, à force de
voir de
l’opulence. Comment oublier le superbe cartable en cuir exposé
dans la
vitrine de la boutique Hermès ? Comment ne pas mourir de plaisir
en
savourant le festin servi au Eest ? Comment ne pas craquer face
à tous
les détails improbables de l’aménagement de la chambre
d’hôtel comme
cette douche séparée de la chambre par une paroi
vitrée et son sol en
planches de bois foncé sur lequel est posé en tronc en
béton brut ?
Comment être insensible à l’éclairage quasi
miraculeux des tours
Pétronas conçues par l’architecte new yorkais Cesar Pelli
? On a beau
regarder leurs 452 m. de hauteur dans tous les sens, de haut en bas
(vue spectaculaire sur toute la ville depuis le KL Manar) et de bas en
haut, tourner autour, il est pratiquement impossible de voir les
sources de lumière - comme si les tours s’éclairaient
elles mêmes -
qui, sur les façades striées, font un effet de cascade ou
de glaçons.
On répondra que c’est du superficiel, que si vous êtes
snob et que vous
aimez Hermès, autant aller à Paris, que les bons
restaurants asiatiques
et les chambres d’hôtels au design époustouflant existent
aussi à
Buenos Aires, Muscat et Copenhague. Et que les tours Petronas, tours
jumelles comme celles de feu le World Trade Center de New York, ne sont
qu’un avatar dans cette course de la hauteur commencée à
la fin du XIXe
siècle en Europe (Môle Antonelliana à Turin, Tour
Eiffel à Paris),
poursuivie au XXe siècle aux USA (Chrysler Building et Empire
State
Building à New York, Sears Tower à Chicago) et qui se
prolonge en Asie
(Tour Jin Mao à Shanghai, Taipei 101 sur l’île de Taiwan,
Burj Dubai,
aux Emirats Arabes Unis).
|

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4. Malaisie, Kuala Lumpur , tours Petronas, Cesar Pelli arch.
|
|
Et
que finalement,
Kuala Lumpur n’est qu’une ville générique parmi d’autres,
une ville
sans identité qui lui soit propre. Leur National Monument, une
grosse
sculpture en bronze reproduisant des soldats plantant un drapeau a une
troublante ressemblance avec le Iwo Jima Memorial de Washington
(lui-même transposant en trois dimensions une photo qui a par
ailleurs
inspiré Clint Eastwood pour faire deux films relatant cette
épique
bataille). Le cœur historique, Merdeka Square est bordé
d’édifices
coloniaux surplombés d’une horloge monumentale. C’est un genre
architectural que l’empire britannique a propagé un peu partout
entre
Bombay et Hong Kong. On peut même, à la sortie des
marchés indiens aux
multiples senteurs et des temples chinois ou fument les encens gloser
que ces derniers (ainsi que les marchés chinois et temples
hindous)
sont devenus à la portée de n’importe quelle ville de
province au
Royaume Uni. Donc, que Kuala Lumpur n’a rien de spécial.
OK,
OK, OK. Mais
dans ce cas, qu’avaient de spécial les villes de l’empire
romain?
Toutes se ressemblaient. Et pourtant, Dougga n’est pas Pompéi,
Timgad
n’est pas Bath, Baalbeck n’est pas Jerash. Chacune est une et unique,
à
cause de son implantation, de son site, de son climat et de ses gens.
On évoquait plus haut Dubaï, qui présente le
même genre de qualités
génériques que Kuala. Et bien prenez un vol Kuala-Dubai
(ou vice versa,
6h00 aller simple sans escale), vous ne trouverez pas du tout que les
deux ville se ressemblent. L’une est baignée par une
lumière blafarde
et une brume poussiéreuse, l’autre… STOP ! Ça suffit.
Pourquoi faut-il
toujours philosopher dans ces récits de voyage ? Pourquoi
faut-il faire
des analyses d’urbanisme, d’anthropologie et de sociologie ?
- Euh. Peut être parce qu’elle viennent toutes seules.
|

|
| 5. Malaisie, Kuala Lumpur , panneaux publicitaires pour le
grand prix de formule 1 |
|
Et
la réponse,
c’est à quatre heures du matin, quand, totalement bourré,
que vous
sortez du Zouk Club et que vous regardez autour de vous, qu’elle
apparaît. Vous regardez les gens avec qui vous avez passé
la soirée, il
y a de tout. De toutes les couleurs, toutes les races, toutes les
religions, des beaux, des laids, des grands, des gros, des petits, des
vulgaires, des classe, des fashion, des has been, et il n’y a pas de
genre dominant. Et c’est peut être ça qui fait de Kuala un
endroit
unique. C’est cette acceptation de l’autre, de tous. Un passager
rencontré en avion m’a dit : « C’est le seul endroit au
monde ou la
viande est halal (abattue selon les préceptes islamiques) et ou
l’on
trouve du porc partout ». C’est peut être ça, la
magie de Kuala. Une
magie qui fonctionne au sein de curieux équilibres entre
mélanges
raciaux et culturels d’une part, liberté et dirigisme et
dirigisme de
l’autre. Comme nombre de pays asiatiques, la Malaisie jongle dans des
politiques assez contradictoires qui resurgissent de temps à
autre sur
la scène artistique locale. Si le Kuala culturel n’a pas l’aura
de
Singapour ou de Hong Kong, émerge quand même une
scène contemporaine
parfois cadrée dans les circuits officiels de la National Art
Gallery
(http://www.artgallery.gov.my/)
et parfois plus alternative. Un certain
nombre de galeries d’art sont devenus des moteurs assez actifs telles
la Valentine Willie Fine Art (http://www.vwfa.net/) -
considérée par le
magazine Art Asia Pacific
comme première institution du pays par
la
qualité des œuvres exposées - ou la Galerie Taksu
(http://www.taksu.com/),
également présente à
Djakarta et à Singapour.
Hors du champ de l’art actuel, un des musées les plus
intéressants de
Kuala Lumpur est sans doute le Islamic Arts Museum Malaysia, dont les
collections sont installées dans un bâtiment vaste,
moderne et
lumineux.
Loin
de la
verticalité gothique des Pétronas, il y a les
étendues interminables
des jardins botaniques, considérés par les amateurs de
flore comme les
plus beaux du monde. Des orchidées, des orchidées, des
orchidées, à
parte de vue. Une vision rationnelle, conceptuelle,
protégée, du jardin
d’eden. Encore plus radical, les Tea plantations de Bharat. C’est
à
trois heures de route de Kuala Lumpur, mais c’est un paradis. Rien que
des plaines de thé vert et du bon thé.
|
Texte: Gregory
Buchakjian avec la complicité de Ghida Younès. Photos:
Gregory Buchakjian (1,2) et Patrick Kassardjian (3-5)
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