DORMIR
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| L’hôtel
Cortese, -Via Scaparelli,16, quartier Albergueria
e Quattro Canti, tel 091 33 17 22. www.hotelcortese.net)- dans le
voisinage immédiat de la piazza Bologni propose à petits
prix (38 à 50 € hors saison) des chambres extrêmement
propres, bien équipées, un accueil chaleureux et une
terrasse au dernier étage qui est un véritable
hâvre de paix. On a, de certaines fenêtres, une vue sur le
Marché Ballarò. En plus il y a possibilité de
garage fermé. Le quartier est vraiment authentique : la rue est,
comme à Naples une extension des habitations : on y étend
son linge, on s’asseoit devant sa porte pour bavarder avec les voisins. |
| MANGER |
Le café restaurant Kassaro, sur le Corso
Vittorio-Emanuele, juste après la piazza Bologni en direction de
la Porta Nuova offre dans un décor assez branché des
pizzas et des plats de pâtes aux crevettes ou aux poissons
absolument exquis pour des prix minuscules (ouvert seulement à
midi).
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ACHETER
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| La boutique Punto Pizzo Free, Corso
Vittorio Emanuele, 172 que Fabio Messina, son propriétaire, a
ouverte le 4 mars 2008. Attention, ce commerce peut passer
inaperçu, si l’on n’est pas averti et que l’on confonde Pizza et
Pizzo – une boutique où l’on vend des produits sur lesquels la
Mafia n’a pas prélevé sa dîme. C’est en quelque
sorte la tentative de commerce équitable de la Sicile. |
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Promenade
à Palerme
par
Marie-Hélène Gassend
La géographie de Palerme est simple : deux grands axes
perpendiculaires
traversent la ville du nord au sud et d’ouest en est.
Nord- Sud : Le
corso Vittorio Emanuele – autrefois nommé Cassaro - va de la
Porta
Felice, qui se situe en bord de mer, jusqu’à la Porta Nuova
accolée au
Palazzo dei Normanni ; il longe l’énorme monument de la
cathédrale ou
Duomo et ses jardins . Il se prolonge, au-delà de la Porta Nuova
par Le
Corso Calatafimi qui va presque en droite ligne jusqu’à Monreale
.
Ouest- Est : La via Maqueda, va, elle, des quartiers du
Théâtre
Massimo al corso Turköry. C’est à ce niveau qu’on peut
rejoindre la
grande place Giulio Cesare pour se rendre à la gare.
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Palerme, Santa maria del Carmine
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«A
la croisée de ces deux rues, leurs angles tronqués
forment une
place ronde très richement décorée, du centre de
laquelle l’on découvre
les quatre portes de la ville, la campagne , les montagnes et la mer .
Cette vue étonnante de la ville, la plus étonnante
peut-être qui existe
en ce genre, serait la plus belle qui pût exister, si la richesse
des
édifices était d’un meilleur goût, et si ces deux
rues avaient un peu
plus de largeur pour les proportionner à leur longueur. »
C’est le
centre de Palerme, la piazza dei Quattro Canti qui découpe la
ville en
quatre quartiers : Kalsa au nord-est ; Albergheria au sud-est ; Capo au
sud-ouest ; Vucceria ou Loggia au nord-ouest.
Actuellement on ne voit que la montagne au loin et la seule
manière de se repérer est de chercher du regard la Porta
Nuova. Ainsi
on saura si on est bien sur le Corso Vittorio Emanuele et dans quel
sens on veut se diriger.
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Palerme, le
marché qui
scintille de toutes ses guirlandes électriques
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Alberheria
:
Sous la coupole de Santa maria del Carmine
dans le très sympathique quartier du Ballarò voici le
marché qui
scintille de toutes ses guirlandes électriques.
C’est un des plus pittoresques de Palerme avec des prix à couper
le souffle, et des friandises très spéciales comme ces
intestins fourrés de pur lard et embrochés sur un oignon
vert ; très
bon cuit à la braise, craquant et résistant à
souhait sous la dent.
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Palerme, friandises du marché: intestins
fourrés de pur lard et embrochés sur un oignon vert
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On
peut acheter des sachets d’herbes spéciales –ail
émondé,
basilic, romarin, et petits piments très forts– qui assaisonnent
délicieusement des pâtes simplement arrosées d’un
filet d’huile
d’olive.
Ou encore des sachets de minuscules quarts de tranches de
mandarine, d’oranges, de raisins secs, de baies séchées,
et de pétales
de fleurs ; Le mélange est dans un gamme de tons chauds, bruns
ocres et
orangés, il est fort parfumé et l’on peut l’utiliser pour
le respirer,
embaumer sa maison, sa tasse de thé –Darjeeling de
préférence – ou
comme antidote à l’haleine des spaghettis à l’ail.
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Palerme, Kalsa
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Kalsa
: beau tag pour nous accueillir en ce quartier si plein de
contrastes !
Santa
Maria dello Spasimo, immense église à ciel ouvert qui
accueille
maintenant des concerts et des spectacles. Dans son jardin paisible et
élevé, tendrement entretenu, près d’un magnifique
plant de marguerites,
l’on a une vue étonnante sur ce quartier très
délabré. Les odeurs des poubelles ne dérangent pas
le commerce du poisson.
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Palerme,
quartier délabré
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Mais
pénétrons dans le palais Aiutamicristo, un peu
échevelé,
via Garibaldi. Il a été divisé en appartements
loués pour de modestes
sommes à des gens de goût, pas forcément
fortunés qui restaurent de
leur mieux ; voici l’entrée du palais et sa
végétation touffue (Photo
8) et ce même palais la nuit (Photo 9) Les deux photos ont
été prises
d’un appartement privé.
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Palerme, palais Aiutamicristo
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Ailleurs
Enfin, j’ai quand même envie de voir des monuments touristiques
célèbres.
En ce qui concerne le patrimoine arabo-normand, on a le choix entre
Monreale, la Capella dei Normanni, récemment et magnifiquement
restaurée, et le palais de La Ziza dans la toute proche
banlieue.
Il faut aller à La Ziza à pied, parcourir le Corso
Vittorio
Emanuele du nord au sud jusqu’à la Porta Nuova, emprunter
à droite le
Corso Alfredo Amedeo qui descend et s’arrondit, jusqu’à ce qu’on
croise
une de ses perpendiculaires , la via Costantino Lascaris ; et
là,
soudain, comme une pièce oubliée d’un jeu de
construction, posé sur un
place immense, se détache ce palais émouvant par son
côté totalement
intact et sa solitude.
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Palerme, La Ziza
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| On
a le temps en l’approchant d’en
mesurer la force magnifique et insolite. C’est un palais à
grande
bouche, avec des yeux. Il a trois étages et son toit s’orne de
constructions crénelées . Quelles richesses contient-il ?
Etrangement,
il n’y a personne, et après avoir pris son ticket, on entre par
une
porte latérale dans une très haute salle où ombre
et lumière créent une
sensation de fraîcheur et de mystère; les colonnes
légères et fines
atténuent la sévérité des parois et des
volumes. |

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Santa Margherita di Belice,
détail de mur
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A
peine
entrée, j’entends le clic de l’alarme volumétrique qui se
déclenche
chaque fois qu’un temps d’immobilité précède un
mouvement et bien sûr à
chaque changement de salle, tandis que deux gardiennes apparaissent
alternativement ou ensemble à la fenêtre de l’atrium au
troisième
étage. Je circule dans les salles du rez-de-chaussée qui
s’ouvrent sur
les jardins, clic, clic, si étroitement surveillée que
j’en viens à
déplorer l’absence de touristes. Je cherche des manuscrits, des
objets
précieux . Non, rien que des murs. Arrivée au premier
étage, je
constate que les gardiennes sont descendues à ma rencontre.
Elles me
suivent ou me précèdent pas à pas. Il n’y a rien
que du mur, pourtant,
du dur mur sans faille et, à moins de prendre le mur aux dents,
on ne
peut rien arracher. Finalement irritée par cette surveillance
absurde
je demande à descendre. C’est non, il faut continuer la visite,
aller
au 2ème étage, traverser encore des salles vides pour
avoir le droit de
s’enfuir, un peu oppressé. Kafka aurait aimé sans doute …
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Palerme, vue depuis La Ziza
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| Dehors
j’admire les jardins de l’immense place qui s’étend devant
La Ziza et la mettent à distance du monde. Mais vue de
côté
elle s’aligne sur l’urbanisme du siècle. |

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Palerme, corso Alberto Amedeo
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Ma
promenade de retour m’invite, le long du corso Alberto Amedeo à
observer d’autres fortifications, d’autres murs.
J’ai hâte de retrouver la beauté mystérieuse et
apaisante de la piazza Bologni, la plus belle, selon moi, de Palerme. |
| 2009, Marie-Hélène
Gassend (texte + photographies) pour Baron
&
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