| Récit de voyage
rédigé par Claude Abou Chedid avec la collaboration de
Gregory Buchakjian pour Baron & Baron. |
2e partie du voyage, de
Bénarès à Calcutta
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| Bénarès ou le choc des
mondes. La découverte des ghats de
crémation en pleine nuit, les vues de la ville à l'aube
depuis le Gange et une petite promenade de santé à
Sarnath. Le voyage en train de nuit (22h de trajet, en 3e classe) pour
rejoindre Calcutta dont la gare n'a jamais aussi bien porté son
nom: Howrah! Découverte de la capitale du Bengale, une ville
pleine d'attraits. |
| A suivre: la détente sur les
bords Golfe du Bengale et les ennuis du retour |
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Dans
la salle de départ, il y a un aquarium dont nous avons fait
l’inventaire des poissons. La mode locale n’a plus secret pour nous non
plus puisque nous avons littéralement épluché les
éditions locales de Elle et Cosmopolitan. Baron
continue de faire les cent pas devant la baie vitrée donnant sur
les pistes, Sary se rend dans le local à bagages pour
vérifier que nos valises ne partiront pas pour Toumbouctou. Nous
nous envolons enfin dans un avion presque vide. Après une heure
de vol au cours de
laquelle, nous apercevons, au loin, les contreforts de l’Himalaya, nous
atterissons dans le petit aéroport de Bénarès.
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Varanasi (Benares), taxi,
taxi!
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Nous
nous dirigeons vers le centre ville en taxi. Première
impression, Varanasi ou Bénarès semble un grand village,
avec très peu de voitures. Je ne vois que des cyclopousses. Nous
arrivons enfin au Pallavi Hôtel, ancien palais de Maharadjahs. Il
ne reste plus rien de sa splendeur. Seule une belle façade de
stuc blanc aux pilastres corinthiens résiste, malheureusement
cachée par un horrible bâtiment en béton. Nous
avons réservé des suites dont le confort laisse à
désirer. Un grand lit supposé être de Maharadjah
compose la chambre à coucher. Une salle à manger jouxte
la chambre. Le décor est on ne
peut plus hétéroclite, avec des meubles et objets
disparâtes dont un refrigirateur debranché qui n’a pas du
servir depuis
des lustres. La salle de bain est rudimentaire et la propreté
douteuse. Il est difficile de pouvoir imaginer le faste d’antan. Je
trouve
l’endroit très glauque malgré le côté
charmant
suscité pour moi par le terme "ancien palais".
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Varanasi (Benares),
hôtel Pallavi
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| La
nuit tombe. Nous marchons à travers les rues de la ville, en
direction des ghats. Une misère indescriptible borde les rues.
Aucune voiture, mais des rues encombrées de cyclopousses, de
rickshaws et d’êtres humains, enfin ce qu’il en reste, courant.
Il est difficile de se frayer un chemin. Et là, au coin d’une
rue, l’horreur m’apparaît sous la forme d’un policier en tenue
qui a passé bien des années, un bâton à la
main. Ce dernier tabassait le dos des conducteurs de rickshaw,
c’était son moyen "d’aider" à la circulation? Je me suis
vue debout
devant des esclaves. La foule coure dans tous les sens,
reçoivent
des coups de bâtons, klaxonnent à qui mieux mieux, mais
personne ne pense à se révolter. Il y a en eux une
soumission
qu’en bonne occidentale je n’arrive pas à comprendre. Je ne
l’aurai
jamais assez répété: l’Inde est un pays de
contrastes.
Comment en être arrivé à une pareille
déchéance? Je sens comme le passage d’une bombe atomique.
Rien ne peut me rappeler le monde occidental et je ne trouve en rien
l’orient. Je ne sens que
la poussière, d’ailleurs je tousse et j’arrive difficilement
à respirer. |
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Varanasi (Benares), non loin
des ghats de crémation
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Nous
passons par une église néo gothique, Saint Thomas, dans
laquelle il semble se passer des choses. Baron avait ecrit à
l’évêque de Bénarès afin d’avoir le
programme des messes et autres festivités de noel. Nous avons
raté le réveillon, c’est peut-être le moment de
nous rattraper. Il y a sur le parvis une foule et beaucoup de bruit.
Difficile de se frayer un chemin, c’est la bousulade. A
l’intérieur de l’église, c’est la folie totale. Des gens
les uns sur les autres (des fidèles?) en état de transe,
dans une ambiance hystérique. A quelle sorte de messe
assistons-nous ? Pas de membres du clergé, du moins en
apparence, mais une espèce de service d’ordre dont le rôle
n’est pas très clair. Nous sortons de ce lieu étrange
aussi vite que possible.
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rituel collectif
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Dans
la rue, nous sommes hélés par des milliers de "hello!
hello!" bonjours sympathiques d’Indiens souriants. L’un d’entre eux ne
nous lâchera plus. Il nous dirige dans des dédales de
ruelles, qui me rappellent étrangement Fez. Mais la ressemblance
ne se trouve que dans les dédales. Car ici règne une
misère que je ne pouvais imaginer, une crasse incroyable, des
estropiés, des formes humaines dormant par terre au coin d’une
ruelle, des vaches postées au milieu d’un carrefour… Et
là, tout d’un coup nous sommes sur les ghats. Nous nous
retrouvons dans un hôpital pour femmes.
Le bâtiment n’a ni portes ni fenêtres comme d’ailleurs la
plupart des immeubles en Inde. C’est en fait un mouroir. Les personnes
y viennent des quatre coins du pays afin d’attendre ici leur
dernière heure. Au pied de cet immeuble ou de ce qu’il en reste,
se déroulent les crémations. Nous avons, depuis
l’étage, une vue d’ensemble. Pour eux c’est le salut, la porte
vers le nirvana, un rituel bien organisé. Pour moi c’est
l’horreur, je me sens sur le plateau de tournage d’un film sur le moyen
âge, m’attendant à tout moment à ce qu’une voix
crie "coupez!". Les cadavres arrivent, au cours de processions qui
traversent la ville, sur des civières à la queue leu leu,
entourés de linceul blanc pour les hommes et rouge pour les
femmes, avec de l’or
pour les personnes âgées. Les femmes n’ont pas le droit
d’assister aux crémations car leurs pleurs distrairaient
l’âme du défunt et l’empêcheraient de monter au
nirvana.
Un
spectacle au bord de l’insoutenable pour nous occidentaux.
Retour chaotique à travers les ruelles mal
éclairées.
Ici une femme allongée, là un homme agonisant, plus loin
un enfant mendiant et partout ces regards vides luisants par le blanc
de l’oeil qui ressort du noir de leur peau. J’ai l’impression de vivre
un vrai cauchemar où encore d’être devant une série
de film d’horreur. Ma nuit sera peuplée de cauchemars…
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Varanasi (Benares), Reewa Ghat
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- Vendredi
26 décembre 2003 -
Réveil à l’aurore. A 5h30 du matin, nous montons sur une
barque au bord des ghats. Nous les longerons jusqu’au lever du soleil.
Je découvre Varanasi sous un autre jour. Le soleil embrase
les bâtiments du bord du fleuve: une splendeur! Tous les ghats
portent un nom bien indiqué sur les murs, en hindi et en
anglais.
Des bâtiments imposants rappellent le règne puissant des
Maharadjahs, dont chacun se devait de possèder une
résidence secondaire dans la ville sainte. Cette succession
d’escaliers se jetant dans le Gange me laisse l’impression d’être
dans un conte des mille et une nuits. Je ne vois plus l’horreur d’hier
soir. Je distingue à peine dans la brune matinale, les ablutions
des pèlerins. Tout se fait dans le gange. C’est une ville et je
sens enfin que derrière cette image de la mort demeure bien
évidente celle d’une vie trépidante. Tous, face au
soleil, prient en plongeant la tête dans le gange. Je suis
gênée de les regarder. Je garderai en tête
l’image de cette européenne aux pieds nus habillée d’un
sari bordeaux descendant les marches pour aller laver son linge et
repartant
vers les taudis d’une allure altière. Tout cela sort de
l’entendement.
Je fais mes adieux à Varanasi, ville de la mort mais aussi ville
de la vie. Je pense que mon passage ici m’a donné toute la
signification de la vie. Rien n’est plus cher que la vie même si
la mort reste
une délivrance. Ce peuple n’est pas malheureux mais soumis et
attend simplement de retrouver le nirvana.
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Varanasi (Benares), peintures
naives sur les murs de la vielle ville
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Il
nous faut un peu d’air pur. Départ pour Sarnath d’où
vient l’origine du bouddhisme enfin d’après certains dires.
Sarnath
est en fait un grand parc sur lequel se trouve des vestiges de temples
et où demeure un gigantesque stupa. Je resterai allongée
sur le gazon à me remémorer ma matinée sur les
ghats.
Pendant ce temps, Baron a préféré rester seul
à déambuler dans la ville, entre les ghats et les
ruelles. Il fera la rencontre d’un moine bhoutanais qui est devenu
supérieur du temple népalais. Un peu plus tard, tandis
qu’il s’apprêtait à donner quelques pièces à
un vieillard demandant l’aumône, il entendit la sonnerie du
telephone portable de ce dernier, lequel répondit par un "allo"
et enchaina une conversation télephonique le plus normalement du
monde. On ne sait pas ce qu’il
a vu d’autre, Baron, mais on peut dire que lorsque nous l’avons
retrouvé,
l’après midi, dans la chambre d’hôtel, avait une de ces
têtes. On aurait dit qu’il avait pris un bain dans le Gange. Rana
l’a d’ailleurs photographié à ce moment et le
résultat
ressemble à un tableau de Francis Bacon.
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à Sarnath, il y plein
de charrettes!
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A
16h00, nous arrivons à la gare de Varanasi pour embarquer sur le
train qui doit nous conduire à Calcutta (Kolkata). Nous avons
des tickets en 3ème classe climatisée. Impossible de
trouver des places en première, et, de toute manière,
nous
saurons plus tard qu’il n’y a pas de première sur ce train!
Le train a deux heures de retard. Nous nous retrouvons sur le quai
assis sur nos valises parmi les crachats et différents
détritus. Nous avons des mines affolées rien qu’à
voir les autres passagers. Ici un pauvre bougre jouant avec ses
orteils,
assis sur un ballot de coton. La bas, une vieille femme accroupie
mangeant
avec ses doigts dans une sorte de feuille de bananier. Il y a des
invasions
de moustiques qui forment un nuage au dessus de nous, et de colporteurs
qui nous importunent. Les hommes mâtent les filles de notre
groupe
qui se sentent mal à l’aise. Attente… Nous comptabilisons les
crachats de nos voisins tout en essayant de les éviter. Une
foule traversent les voies, une vache décide de s’y
arrêter. Les vendeurs de
thé ainsi que les marchands de soupe et autre mixtures ne nous
lâchent
plus. Aucun étranger à l’horizon, je commence à
entrevoir
une nuit bien difficile. Enfin le train entre en gare dans une cohue
indescriptible. Comment retrouver notre compartiment dans cette folie,
sachant que le
train ne s’arrête que quelques minutes? Nos noms sont inscrits
dans
une liste placardée sur le wagon, mais celle-ci est en hindi, et
seuls les porteurs à bagages sauront nous guider, hissant sur
leur
tête nos bagages. Je me demande comment ils arrivent à
mettre
tant de kilos sur leurs crânes. Nous pénétrons dans
le wagon parmi la bousculade. C’est un wagon couchettes: trois sur
chaque
mur et deux en face, séparées par le couloir, il doit y
avoir
plus de 50 couchettes dans ce wagon, de la pure folie. Un
préposé au service nous distribue une couverture et un
oreiller à la propreté douteuse. C’est alors que commence
pour chacun de nous la chasse aux cafards et aux moustiques. Il est
18h, l’arrivée à Calcutta est
prévue demain matin à une heure que plus personne ne peut
donner avec certitude ! Il y aura plus de 25 arrêts en chemin,
enfin
25 est un euphémisme. Il nous est impossible de nous diriger
vers
les toilettes; je pense que nous avons battu le record d’être
resté
sans aller aux WC plus de 22 heures!!!
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Kolkata (Calcutta), l'Oberoi
Grand est, avec l'Imperial de Delhi, le Taj de Bombay, le Raffles de
Singapour, le Peninsula de Hong Kong, le Strand de Rangoon et
l'Oriental de Bangkok, un des palaces légendaires de l'Asie
légués par la période coloniale
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A
chaque arrêt, le wagon se transforme en foire d’empoigne, c’est
à qui réussira à vendre ne serait ce qu’un
thé. Nous verrons défiler pendant toute la nuit des
mendiants, des estropiés, des vendeurs de "chipsssss",
d’autres qui préparent devant vous une sorte de mixture qui
empeste le wagon. Il fait glacial. Ma seule solution de survie quelle
soit physique ou morale
sera de m’entortiller dans la couverture et d’avaler un
somnifère. Je ne supporte plus cette misère et surtout
cette saleté. J’essaye d’oublier les cafards.
- Samedi 27 décembre 2003 -
Ce sera une de mes nuits les plus longues et la plus éprouvante.
Onze heures, arrivée à Kolkata, comme une terre promise.
Nous n’avons même plus le courage de marchander avec les
chauffeurs de taxi, nous n’aspirons qu’à être à
l’hôtel Oberoï Grand dans ces chambres au luxe inouï
que nous avons bien méritées.
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Kolkata (Calcutta),
marché aux fleurs près de Howrah bridge
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Il
est très difficile de pouvoir s’intégrer à
un peuple d’une autre culture aux habitudes si différentes des
nôtres. Je repense à cette femme sur les ghats, où
encore à l’européen assis à l’aurore dans le Gange
face au soleil en train de déclamer des incantations. Je pense,
qu’à moins d’être shooté, ou d’avoir reçu
une illumination, on ne peut vivre dans ces conditions si on n’y est
pas
né. Ce n’est pas possible. Je ne trouve pas d’explication. Je
me prélasse sous la douche et découvre comme une enfant
tout ce qui nous est proposé dans notre chambre luxueuse. Je ne
peux m’empêcher de trouver la vie injuste. Je revois les regards
des
enfants dans la rue.
Le soir je découvre Calcutta à l’opposé de l’image
que je m’en étais faite. Un restaurant très in accueille
une classe sociale indienne plutôt aisée. Comme
d’habitude, nous nous délectons de bons plats indiens. Massala,
chiken tika et le paneer sorte de cottage cheese dans une sauce au
curry, n’ont plus de secrets pour nous. Zeina et Baron achèvent
la soirée en faisant la tournée des bars et autres hauts
lieux de la vie nocturne sur Park Street. Au Someplace Else, ou un
groupe joue du blues, ils se
ruinent en shots de tequila à 10USD l’un!
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Kolkata (Calcutta), Marble
Palace, il est interdit de prendre des photos!
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Dimanche 28 décembre 2003 -
Calcutta, qui a su rester très british, est une grande ville
où la pauvreté et la misère sont bien moins
visibles qu’à Delhi. Calcutta est une ville homogène
qui regroupe en fait un résumé de l’Inde. Beaucoup
d’espaces verts. De très beaux bâtiments à
l’architecture
coloniale qui rappellent son heure de gloire. Il est vrai que je
trouverai
aussi beaucoup de ruelles et de quartiers où les conditions
sanitaires sont inexistantes. Calcutta m’a charmée. Elle a
beaucoup d’âme. Nous visiterons le "Marble Palace" qui nous
laissera le souffle coupé. En revanche, le célèbre
Victoria mémorial nous laissera de marbre. Bâtiment
architectural assez laid, construit en l’honneur de la reine Victoria,
qui n’a jamais dénié venir le visiter.
Nous passerons notre deuxième soirée à
Calcutta sur Park Street, artère décidément
très sympathique. Les mélomanes passeront plusieurs
heures chez Music World à acheter des CDs de musique indienne.
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Kolkata (Calcutta),
Kumartuli,
le quartier des sculpteurs
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- Lundi
29 décembre 2003 -
Je me fais au charme de cette ville et je comprends fort bien
Mère Thérèsa qui a voulu venir en aide aux
quartiers défavorisés. Je ne peux quitter Calcutta sans
aller me recueillir sur sa tombe et visiter une partie de son œuvre. Le
bâtiment ne paye pas de mine. Mais à l’intérieur y
règne une ambiance bon enfant où l’affection se ressent.
L’étage des enfants handicapés m’a serré le cœur.
Les petits Indiens naissent pour la plupart avec des malformations
congénitales et très souvent liée à la vue.
Que de bonheur on peut donner en caressant la joue d’un enfant. Tout se
lie dans son regard. Cette candeur ne se retrouve nulle part. Ces
étoiles qui s’illuminent dans leur regard et leur byby me
laissent un goût amer, une sensation de trop peu, une envie de
rester. Le monde humain des adultes est souvent cruel. Je me laisser
aller à imaginer un monde d’enfants.
Départ pour l’aéroport. Un avion de la Air Sahara
(compagnie privée indienne) nous attend pour décoller
vers Bhubaneshwar. La grande classe, Air Sahara. Demandez à Sary
de vous décrire l’hôtesse de l’air et le dessert dont il
s’est resservi trois fois. |
CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA 3e PARTIE DU
RÉCIT DE VOYAGE
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| 2003-2005, Claude Abou Chedid, avec la
collaboration de Baron & Baron (texte), Claude
Abou Chedid, Rana Haddad, STAD, Baron & Baron
(photos), tous droits réservés. >> CONTACTEZ NOUS |
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