| > ALLER / VENIR |
| Old Delhi se trouve au nord de
Connaught Place. On peut y aller en train, et débarquer à
Old Delhi Railways Station, en taxi ou en rickshaw. En revanche, pour
circuler dans les dédales inextricables, rien ne vaut la marche.
En cas de distance relativement importante, des cyclo rickshaws sont
à votre disposition. Si vous êtes en groupe (plus de deux
personnes) et que votre deplacement nécessite plus d'un
véhicule, vous perdrez certainement vos compagnons en cours de
route. Old Delhi est trop chaotique pour pouvroir suivre un rickshaw ou
donner un rendez-vous quelque part. La chance fait qu'on se
retrouve toujours, par hasard. |
| L'entrée au Fort Rouge est
payante (500 roupies pour les étrangers). L'entrée
à la grande mosquée est gratuite mais conditionnée
par les heures de prières. Les touristes sont alors priés
de quitter les lieux. La prière musulmane n'est toutefois pas
très longue, exception faite de la
grande prière du vendredi. |
| > DORMIR |
| Sachez avant tout que si vous avez
besoin de calme et d'oxygène, ne tentez pas de passer la nuit
à Old Delhi. De nombreux routards séjournent dans les
guest houses et
petits hôtels de l'ancienne capitale. C'est un excellent moyen
pour
plonger dans la vie indienne. Une des adresses les plus en vogue est
l'hôtel Bombay Orient, en face de la grande
mosquée. Ne vous attendez pas à un palace, mais il parait
que les chambres comptent parmi les plus acceptables d'Old Delhi. Selon
de amis qui y ont séjourné, la grasse matinée
n'est pas de mise puisqu'on y est réveillé à
l'aube (v. 5h du matin) pour la première prière
de la mosquée. Nous ne nous engagerons pas à citer
d'autres
adresses, toutes celles que nous avons vues étaient assez
glauques,
du moins à notre gout. |
| Il y a pourtant au nord d'Old Delhi,
un peu
à l'écart du chaos, un endroit ou tout n'est que calme et
volupté:
Le Maidens
Hotel, un palace colonial du XIXe siècle.
L'architecte
Edwin Lutyens (à qui l'on doit l'Imperial) y a habité
alors
qu'il construisait New Delhi. La façade néoclassique est
superbe
et l'endroit a gardé un charme et une touche british. La seule
adresse
de luxe de Old Delhi. |
| > MANGER |
| La grande institution d'Old Delhi,
c'est Karim's. Au sud de la grande mosquée, en face de
l'hôtel Bombay Orient, on prend sur la droite et on se retrouve
dans une rue... restaurant. Le restaurant est partout autour de vous.
D'un côté, on prépare les nans, de l'autre on
grille les kebabs,
et partout, des salles avec des décos différentes mais le
même
nom, Karim's. C'est le même restaurant, qui s'est aggrandi au fil
des
ans depuis son ouverture au début du siècle dernier. A
l'intérieur (choisissez la salle que vous voulez), c'est
toujours bondé, avec
une clientèle composée d'habitués (des gens du
quartier), de branchés qui fréquentent cette adresse
très prisée, et de touristes qui trouvent les
éloges de la maison dans tous les guides de voyages. La chaine
Arte a même diffusé un film qui lui est entièrement
dédié. Karim's c'est le temple
du kebab mais aussi de tous les délices de la cuisine indienne.
Poulet grillé et pimenté, agneau mijoté dans une
sauce tellement tendre qu'il fond littéralement dans la bouche,
quelques plats végétariens, c'est un vrai festin dans les
règles de l'art avec une ambiance inoubliable. Karim's a
même son site internet: www.karimhoteldelhi.com |
| Un peu de douceur pour éteindre
les flammes du repas pimenté dégusté chez Karim's.
Sur Kinari Bazar et ailleurs, vous trouverez des patisseries qui
proposent de petits (mais consistants!) gateaux secs au
différents parfums. |
| > BOIRE / DANSER |
| Prendre un thé vautré
dans les fauteuils retro du Maidens Hotel est une pause des
plus agréables. |
| > ACHETER |
| Tout. Old Delhi, c'est des bazars, on
y trouve
toutes sortes d'articles indiens. Textiles, bijoux, épices,
chutneys,
thé, sacs ornés de motifs publicitaires en hindi (un
super
cadeau à vos copines), la liste est immense. Encore faut-il se
donner
le temps de fouiner dans tout ça! |
| > LIRE |
| voir notre page de présentation
de Delhi. |
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- prologue
-
Décembre 1997. Nous profitons de notre dernier jour dans la
capitale indienne pour faire une incursion dans Old Delhi. A cette
heure très matinale, les rues, de plus en plus colorées
à mesure que l'on s'éloigne de Connaught Place,
commencent à s'encombrer de rickshaws et autres véhicules
antédilluviens dont le spectacle est à lui seul un voyage
dans le temps. Notre taxi nous dépose sur un terre plein, entre
des charettes sorties tout droit du moyen age, au pied du Fort Rouge.
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Old Delhi, embouteillage de cyclo-rickshaws
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-
prologue, scène 1: le fort rouge -
Cet ensemble fortifié
construit sur une éminence dominant la ville était le
lieu
de résidence des sultans et de leur cour. On y entre aujourd'hui
par la porte de Lahore, un endroit bondé ouvrant sur une galerie
ou officient des marchands de souvenirs. Cette galerie est en pente
ascendante,
permettant d'accéder au sommet de la citadelle. Nous y sommes
enfin.
Derrière ces murs massifs de couleur rouge auxquels il doit son
nom, le fort est un ensemble de jardins suspendus
agrémentés de bassins, dans lesquels sont plantés
des pavillons d'audiences.
Le parcours va du grand au plus petit, du plus public au plus
privé.
On commence par l'imposant diwan i'am, salle à colonnes
ou
siégeait le souverain lors des audiences publiques, pour finir
au diwan i'khass, petit pavillon en marbre blanc à
la décoration raffinée dans lequel le souverain ne
recevait
que ses conseillers les plus proches. Le saint des saints. La promenade
permet de découvrir les subtilités infinies de
l'architecture
moghole comme les moucharrabiehs en marbre donnant un effet dedentelle
et
les plafonds incrustés de pierres fines. Dans ces croisements
galeries
aux perspectives soigneusement étudiées, quelques petits
coups
de coeur, comme la petite "moti masjid", mosquée de la perle,
aux
trois coupoles bulbeuses d’un blanc immaculé, et le petit
pavillon
ayant l'air de flotter au centre d'un bassin. Les passionnés
d'architecture
apprécieront et pourront faire des comparaisons avec le Fort
Rouge
d'Agra.
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Old Delhi, Fort Rouge, un petit pavillon d'agrément
planté au mlieu d'un bassin
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prologue, scène 2 -
Nous sortons du fort dans la précipitation. Dans la rue, c'est
le chaos total. Notre taxi est pris dans un embouteillage de rickshaws
qui pétaradent dans tous les sens. A travers les fenêtres
de l'ambassador, nous avons l'impression de voir un film. A
l'extérieur,
des images incroyables défilent. Le chauffeur réussi tant
bien que mal à se faufiler dans cette cohue et à nous
emmener
vers l'aéroport ou notre avion nous attend. Nous n'avons
qu'effleuré
Old Delhi.
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Old Delhi, du côté de Chandni Chowk
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- acte
I -
Décembre 2003. Même heure, même endroit, même
ambiance. Les rickshaws sont toujours là. Encore plus nombreux,
encore plus bruyants. Nous mettons pied à terre en face du Fort
Rouge, dans une marée humaine. Nous ne voyons plus le film, nous
le vivons. Nous venons de débarquer sur Chandni Chowk, et c'est
ici que commence l'aventure.
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Old Delhi, sur Chandni Chowk, les bureaux de la Columbia
Tristar Films
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- acte
I, scène 1: Chandni Chowk -
Les Champs Elysées d'Old Delhi. Cette artère rectiligne
dans la perspective du Fort Rouge est l'épine dorsale d'un
ensemble urbain de bazars tracé sur ordre d'une des filles du
célèbre Shah Jehan, à qui l'on doit le Taj Mahal.
Sur un plan de la ville, Chandni Chowk paraît être un
endroit très ordonné, l'équivalent, en moins
vaste, du Raj Path de New Delhi. La réalité sur le
terrain est tout autre. Raj Path, c'est la logique du vide, on n'y voit
strictement rien (ni personne), Chandni Chowk, c'est la logique du
plein. Un endroit saturé de tout. Des rickshaws, des chars
à boeufs, des piétons, des marchands ambulants, des
saddhus, des prêtres jains qui balaient l'entrée d'un
temple et des mendiants adeptes du libre service qui ont leurs mains
dans vos poches. Lorsqu'on est immergé dans cet endroit on ne
sait pas ou poser les pieds. Ce plein est aussi sonore, avec les
tintamarres de klaxons et les marchands qui ne cessent de vous
interpeller, et visuel avec toutes les echoppes colorées, les
façades décrépies couvertes d'enseignes
clinquantes, de panneaux publicitaires et d'affiches de productions
bollywoodiennes. Sur
un immeuble miteux, on voit le nom de la Columbia Tristar Pictures
(agents for India)! Parfois, il y a des exceptions, des trous, des
lieux un peu moins
saturés, comme tel temple jain, un temple sikh, ou la
façade monumentale à colonnes d'une banque qui occuppe un
ancien palais du
XVIIIe siècle. |
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Old Delhi, Kinari Bazar
|
- acte
I, scène 2: les bazars -
Depuis Chandni Chowk, des ruelles étroites s'engouffrent vers
les bazars spécialisés de la ville. Contrairement aux
apparences, ce chaos est parfaitement organisé. La structure
d'Old Delhi est proche de celle des villes arabes. Un axe principal, le
grand souk, desservi par des transversales qui sont des souks ou bazars
secondaires. Nous sortons de Chandni Chowk pour entrer dans un de ces
bazars, sur la gauche (le fort rouge est derrière nous). C'est
celui des bijoutiers. Un interminables marché de l'or ou les
parures rutilantes remplissent les vitrines des echoppes. On trouve,
non seulement des bijoux, mais également
tous les accessoires ayant un rapport avec la bijouterie (supports de
vitrine, outillage, etc.). Autrement dit, les bijoutiers vendent et
achètent. Toujours un souci d'exhaustivité. L'Inde est un
des plus grands
consomateurs d'or au monde. Les familles indiennes se doivent de
fournir
à leur fille une dot composée de parures d'or. Les bijoux
d'une femme, c'est pratiquement tout ce qu'elle possède, son
capital.
Qui dit bijoux dit mariage. Ça tombe bien. Depuis le
marché
de l'or, une perpendiculaire descendant sur la droite (en venant de
Chandni
Chowk) ouvre sur Kinari Bazar, le marché des articles pour
mariages.
Bienvenue dans le royaume du kitsch et des couleurs. A Kinari Bazar,
vous
trouverez tout ce que l'orient produit comme vêtements et
accesoires
bariolés: robes de mariées (et autres vêtements de
cérémonies), luminaires, guirlandes, ça scintille
de partout, c'est noel toute l'année. On est pris dans un
tourbillon,
on ne sait plus ou regarder. Vers le ciel? En levant les yeux on
aperçoit
les poteaux et les cables electriques tissés dans un
enchevêtrement
tellement impossible qu'on se demande comment tout celà continue
à fonctionner?
|
|
Old Delhi, Kinari Bazar, de temps à autre, emerge un
ballot immense porté par un coolie, tel Atlas portant le monde
|
- acte
II, scène 1: le temple jain -
Une pause salvatrice. Depuis Kinari Bazar, nous découvrons,
sur la gauche, une petite impasse. Un havre de la calme et de
propreté. Nous sommes dans une enclave jaine au coeur de Old
Delhi. Les jainisime est une religion qui, comme le bouddhisme, est
dérivée de
l'hindouisme et qui exige de ses adeptes une hygiène de vie
très
rigoureuse. Les maisons bordant cette impasse apartiennent à des
familles de commerçants jains. Elles se distinguent par leurs
belles
portes d'entrées aux couleurs vives et aux motifs floraux. Au
bout
de la rue se trouve un des temples les plus anciens de Delhi. Nous
sommes
accueillis dans le vestibule du rez de chaussée par des
préposés
qui nous remettent, sur un document imprimé, les instructions
auxquelles
il faut se plier pour visiter les lieux. Il faut se déchausser
(prévisible), se laver les mains et le visage, laisser son sac
à l'entrée (les caméras sont autorisées).
L'accès au temple
est rigoureusement interdit aux femmes qui sont en période de
règles, leur corps étant impur à ce moment
là. A l'étage, nous sommes dans la salle de prière
au centre de laquelle se trouve un autel. L'ambiance est très
sereine. Propice au recueillement
sans en devenir oppressante. Les murs sont couverts de magnifiques
peintures représentant les mondes terrestre et céleste,
avec d'intéressantes compositions cosmologiques. A
l'étage supérieur, un objet
étrange, une machine, avec des mecanismes rappelant les
sculptures
de Jean Tinguely (1). C'est un carillon. Notre guide s'empresse de
mettre
la machine en action, et c'est un assourdissant tintamarre qui vient
subitement
briser la quiétude des lieux, l'espace de quelques instants.
Leçon
de l'histoire? Même quand vous croyez être à l'abri,
dans votre petit nid douillet, le chaos est toujours là pour
vous
réveiller!
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Old Delhi, peintures murales dans le temple Jain
|
- acte
III, scène 1: la grande mosquée
-
L'agitation de la ville, on y retourne. Nous descendons vers la Jama
Masjid, mosquée du vendredi, une des plus grandes du monde.
C'est, avec le fort rouge, la plus importante construction moghole
d'Old Delhi. On la doit à Shah Jehan qui s'intéressait
visiblement plus aux grands monuments qu'aux affaires politiques
courantes. La mosquée de Delhi reprend le plan articulé
autour d'une grande cour centrale instauré près de mille
ans plus tôt par les omeyyades à Damas, et
développé en Asie Centrale et en Iran. Elle se distingue
toutefois de ce type de mosquée urbaine par le fait qu'elle est
surelevée par rapport au niveau de la rue. Deux escaliers
permettent d'y accéder, l'un du côté nord, pour
ceux qui viennent de Chandni Chowk, l'autre du côté sud,
pour ceux qui viennent du quartier du restaurant Karim's. Une fois
là haut, on se déchausse. La majorité des passants
emportent leurs souliers avec eux. Non qu'ils n'aient pas confiance
pour les laisser à la porte, mais tout simplement parce que
c'est plus pratique d'entrer par une porte et de sortir de l'autre. La
cour immense est toujours pleine de monde. Au centre, un grand bassin,
et sur le côté occidental (2), la salle de prière.
Derrière une grande façade à arcades
surmontée de trois coupoles bulbeuses, c'est plus un naos ou
vestibule abritant le mihrab (3), qu'une salle de
prière à proprement parler. Ici on prie dans la cour. Des
lignes y sont tracées au sol afin de permettre aux
fidèles
de se disposer pour la grande prière du vendredi.
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Old Delhi, dans la cour de la grande mosquée
|
- acte
IV, scène 1: le marché aux épices -
Après un pause déjeuner au légendaire restaurant
Karim's (cf. ci-contre, "MANGER"), retour dans les bazars. Des cyclo
rickshaws nous emmènent à travers des dédales
tortueux vers Khari Baoli, le marché au épices, dans le
prolongement occidental de Chandni Chowk. Cet endroit résume
à lui seul toute la
fascination - ou la répulsion - que l'orient peut éxercer
sur un voyageur. Une vaste rue envahie par des alignement de charettes
tirées par des boeufs, ou poussées par des hommes. Nul
trace
de véhicule à moteur. Partout, des marchands, en gros et
en
détail, d'épices, mais aussi d'encens, de thé, de
parfums. Les transactions se font à travers des rituels
immuables
qui n'ont pas du changer depuis des siècles. Ce marché
évoque,
par son ambiance, les caravansérails qui rythmaient les routes
caravanières
d'Asie, de la Turquie à la Chine. Difficile de décrire
les
sensations, tant elles sont intenses. Toutes ces choses. Ces produits,
aux couleurs intenses et aux parfums pleins de promesses. Ces montagnes
de ballots qui vont et qui viennent. Et puis tous ces gens. Ce mendiant
qui a refusé le gateau que nous lui avons proposé, disant
qu'autre chose que de l'argent serait une atteinte à sa
dignité.
Ces femmes en saris haute couture venues faire leurs emplettes entre
amies
en cyclo rickshaw. Et tous ces regards, toutes ces vies.
|
|
Old Delhi, marché aux épices
|
- épilogue
provisoire -
Il sa fait tard. Il faudrait rentrer vers New Delhi. Encore faudrait-il
trouver un moyen de locomotion. Aucun rickshaw à moteur dans les
environs, et pas question de demander à un cyclo rickshaw de
sortir d'Old Delhi. Seul espoir, la gare, Old Delhi Railway Station,
qui n'est pas
très loin de là. Nous traversons des quartiers par des
labyrinthes
de petites ruelles, un peu comme dans les medinas d'Afrique du Nord,
pour
déboucher sur l'avenue encombrée qui borde la gare, et,
enfin,
les rickshaws. Tirés d'affaire? Pas vraiment. Nous voici
embarqués
dans des véhicules agonisants, donnant leur dernier souffle
à
chaque arrêt. Dehors, c'est un embouteillage infernal,
interminable,
apocalyptique. Après deux heures de route, le rickshaw nous
dépose
à l'endroit qu'il croit être celui que nous lui avons
indiqué. Nous avons fait fausse route et perdu nos compagnons,
mais le conducteur, à bout, ne veut plus rien entendre. Il a
nous plantés dans
une ruelle inconnue, sordide et déserte et a disparu dans la
nuit.
[à suivre]
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(1) Jean Tinguely (Fribourg,
1925 - Berne, 1991):
Sculpteur suisse associé au mouvement des nouveaux
réalistes et digne héritier de Marcel Duchamp. On lui
doit la Fontaine Stravinsky qu'il réalisa avec son épouse
Niki de Saint Phalle près du Centre Pompidou à Paris, et
la fontaine au jardin du Théâtre de Bâle. Dans la
même ville se trouve un musée qui lui est
entièrement dédié (Mario Botta, architecte,
www.tinguely.ch).
|
(2) Quand vous êtes en Inde, la Mecque
est à l'ouest.
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(3) Le Mihrab est une niche indiquant la
direction de la Mecque. C'est vers lui que se tournent les
fidèles lors de la prière. Pour completer cet
exposé, et augmenter votre culture générale,
sachez que le mur dans lequel est creusé le mihrab s'appelle mur
de Qibla.
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| 2004-2009, Baron & Baron (texte),
1997,
Baron & Baron et 2003, Zeina Abirached, Rana Haddad, STAD (photos),
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