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HALTE
"Gregory Buchakjian - comme son nom l'indique, un chrétien de la minorité arménienne libanaise - n'avait jamais fait de film d'animation de sa vie. Professeur à l'ALBA, une des principales écoles d'arts plastiques à Beyrouth, il fait des carnets de voyages (habitude qui lui a valu une expérience intéressante entre les mains de la police égyptienne, racontée dans une nouvelle récemment publiée,
 “Halte”)" Alexandra Lucas Coelho, "Líbano A arte responde à guerra" Jornalistas de causas (II) "Maquina Zero", novembre 2006
"(...) quiproquo tragique. Halte, c'est un peu Kafka chez les orientaux" Elle Oriental, octobre 2006
"Des vacances qui se transforment en cauchemar, quoi de plus banal! Mais il est rare qu’on mette en récit les déboires causés par un banal dessin. On sait que photographier la rue suscite souvent en Egypte l’ire des passants et des représentants de l’ordre. Mais faire un croquis du consulat de France à Alexandrie! Le narrateur, professeur d’histoire de l’art à Beyrouth, raconte ici, dans un style qui se veut narquois et distant, son arrestation et son emprisonnement par une police corrompue." Z. F., Qantara, n. 61, automne 2006
"L’humour et l’érudition. Deux qualités qui permettent tout à la fois d’avaler le monde et de le tenir à distance. Un art de vivre, en somme, que cultive Gregory Buchakjian jusque dans les cachots de la police alexandrine. (...) Gregory Buchakjian donne des surnoms tirés de tableaux ou de films d’action à chacun de ces interlocuteurs – Chandler, Rastapopoulos, Oussama, … - et utilise les notes en bas de page comme des échappées vers le ciel au cœur de cette descente tragi-comique. Par les références et les rencontres faites, Halte a des allures de conte optimiste, à la croisée des cultures. Une invitation à découvrir vite fait le site de récits de voyage Baron & Baron (baronbaron.com) fondé par l’auteur." Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps, samedi 24 juin 2006
"Le livre, un récit plein de références culturelles et artistiques qui peuvent surprendre (« Une déformation professionnelle, je les ai mis pour le côté drôle plus que pour le côté prétentieux ») se lit avec l’humour qui caractérise son auteur. Les personnages ont de drôles de surnoms, outre Ramsès II, on découvrira Abraham Lincoln, le Dhabet ou encore le Carré, dignes personnages de romans, des chapitres aux titres éloquents : Les jambes de Sharon Stone, La fuite de Tom Cruise et La chute de Constantinople. « Le titre du livre, Halte, sans point d’exclamation, est, souligne l’auteur, un récit de voyage statique, qui est à l’opposé de la mobilité caractérisant d’habitude un voyage. Le titre avait cet avantage de dire que c’est une halte, un arrêt. »" Carla Henoud, L'Orient le Jour, Mardi 13 Juin 2006
"Accusé de terrorisme—on s’en doute bien !—voilà donc tout le système maffieux égyptien qui tente d’extorquer de l’argent des touristes et autres innocents qui ne font pas strictement attention aux plus idiots des règlements. Buchakjian s’amuse à décrire ces infects petites gens friands de pouvoir et d’argent. Mais parfois le ton de cette critique dépasse l’ironie pour révéler un léger ton de supériorité de la part du narrateur, (ton que l’on aurait aimé qu’ évite Buchakjian): "Le Dhabet a le look d’un étudiant en 2ème année dans une fac de gestion Anglophone, celui qui ne brille pas par son niveau d’études mais que tout le monde aime bien parce que c’est un chic type." (p.34.) " Christopher Atamian, Yevrobatsi, juin 2006
"Un récit où l'humour noir côtoie sans cesse l'autodérision, une sorte de polar décalé où l'on ne sait jamais vraiment ce que l'on doit prendre au sérieux. La frontière entre la fiction et la réalité n'est pas toujours bien définie. Cela est volontaire, jubilatoire. (...) Derrière l'absurdité de la situation et au-delà de l'histoire elle-même, c'est tout un système que Grégory Buchakjian dénonce, air de rien. Un système basé sur l'arbitraire, l'injustice et la corruption, où tout se résout finalement grâce à quelques généreux billets de banque. «Cela aurait pu se passer dans n'importe quel pays du Tiers monde. Je n'ai jamais eu l'intention de faire un procès de l'Egypte en particulier», explique t-il. Plus globalement, l'écrivain a voulu faire prendre conscience de ce «monde de paranoïa dans lequel nous vivons, où chacun suspecte chacun de l'espionner, de comploter contre lui. Alors que, paradoxalement, l'accès à l'information n'a jamais été aussi facile». " Thomas Abgrall, L'Hebdo Magazine, 12 mai 2006
"Dans le cadre de la "lutte contre le terrorisme", des gens se font arrêter de manière arbitraire sans qu'ils n'aient aucun lien avec la politique comme ce fut le cas avec le héros de l'histoire, dont le seul tort était de s'exprimer à travers l'exercice du dessin" Al Balad, 6 mai 2006
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