| > ALLER / VENIR |
| L’Aéroport International
d’Assouan (10 km au S-0 de la
ville) est récent, bien plus propre que celui du Caire. Ne pas
rater,
sur la façade côté pistes, la fresque en
céramique ‘pop-egyptianisante’. Vols quotidiens pour Le Caire,
Louxor et Abou Simbel sur les airbus d’Egypt Air. La gare d’Assouan
permet de rallier Louxor
et Le Caire par voie ferroviaire. |
| Par la route, coté Sud, 270km
de désert non-stop jusqu’à Abou Simbel (la route est
parfois fermée); coté Nord, le long de l’eau
jusqu’à Louxor (260 km) via Kom Ombo (45
km), Edfou (110 km) et Esna (195 km). Attention, les voyageurs
étrangers ne peuvent pas se balader comme bon leur semble. Leurs
véhicules, qu’il s’agisse de voitures particulières (ou
taxis) ou de bus, doivent se joindre à des convois
escortés par la police qui partent à heures fixes. |
| Assouan est le terminus des deux
croisières fluviales d’Egypte: La descente du Nil,
jusqu’à Louxor, pratiquée par près de 300 navires
(amarrés sur la corniche), et le Lac Nasser jusqu’à Abou
Simbel, assurée par 9 navires qui démarrent depuis les
docks du Haut Barrage, à 20 km du centre. |
| Circuler à Assouan se fait
à pied quand on est dans le centre, entre la corniche, le
marché, et le Cataract, en taxi
et en calèche. Les hôtels et restaurants situés sur
des îles possèdent des services de navettes fluviales type
vaporetto, et c’est gratuit. Enfin, le best of, les felouques, pour
rejoindre la rive gauche et les îles... |
| > DORMIR |
| Nous avons logé à l’ Elephantine Island Resort Aswan operated by Moevenpick
(ex. Aswan Oberoi), sur l’île Eléphantine, visible de
toute
la ville par son étrange tour vide. Ce n’est pas le meilleur
établissement
de la chaîne mais un des plus confortables de la ville.
L’architecture
est très années 1960, surtout dans le lobby, mais les
chambres,
très grandes ont été rénovées et
sont
très agréables. Belle vue sur le Nil. Piscine et Spa. |
| L’Adresse la plus légendaire
d’Assouan est le Old
Cataract, palace centenaire perché sur sa colline, avec
vue somptueuse. Chef d’œuvre de l’architecture victorienne avec ses
façades ocre, ses
salons élégants et surannés, son ambiance style et
raffinée. Terrasse fabuleuse, chambres avec mobilier d’origine,
boiseries,
etc. Les couloirs sont des véritables galeries de photographie.
Une
des adresses les plus prisées et les plus exclusives de la
planète.
Le rendez-vous de la jet set internationale. A l’entrée il est
écrit "tenue correcte exigée".Comme c’est hors de prix,
on peut se contenter de la visite. L’entrée de l’Old Cataract
étant réservée aux résidents, Il faut
entrer par le New Cataract en jurant sur ses grands dieux qu’on ne
compte pas aller à l’Old, et de là, traverser les jardins
communs aux deux hôtels. |
| Le New Cataract
est justement l’annexe de l’Old. Décrié par tous, c’est
une
grosse bâtisse blanche sans véritable charme. L’endroit
n’est
toutefois pas si mauvais que ça et bénéficie de la
qualité des services de la chaîne Sofitel que gère
les deux Cataract. |
| Quelques autres adresses, de moindre
qualité que les précédentes: l’Hôtel Isis,
des bungalows sur la corniche, très central et un peu kitsch. Le
Basma, en face du musée, un hôtel
moderne sans histoires. L’Isis Island, sur une île,
horrible chose de très mauvais goût, un mélange
entre l’aéroport de Vladivostok et le harem d’un prince
saoudien, à fuire. |
| > MANGER |
| L’adresse mythique de la ville est le
restaurant du Cataract,
le 1902. Immense salle à coupole, imaginez manger dans
le Dôme du Rocher, décor des mille et une nuits. Menu
fastueux, relativement cher pour le pays mais quand même
abordable. Le chef
français réalise des plats sophistiqués et
inventifs.
Réservation fastidieuse, voire impossible, pour les
non-résidents. Au New Cataract il y a le Darma, une
terrasse en bambou ou l’on sert un menu oriental fixe. Très
varié, excellente cuisine. Avec un peu de chance, le repas peut
être accompagné par un joueur de oud (luth oriental). Un
des restaurants les plus réputés d’Assouan est El
Masry (rue Mattar, tel: 302576). Cuisine traditionnelle sans grande
originalité, quelques hors d’œuvres et des grillades pas
vraiment affriolantes, nous n’avons pas vraiment aimé. |
| > BOIRE / DANSER |
| Encore une fois, on va vous parler de
l’Old Cataract. La terrasse (il y en a en fait deux) est trop
fabuleuse pour faire l’impasse, que ce soit pour la vue, le
décor, avec les boiseries et les tentures colorées, ou
l’ambiance très ‘club’. Encore une
fois, on risque de se faire réprimander par le personnel qui
n’est
habilité à servir que les locataires, la meilleure chose
est de prétendre loger au New Cataract. Hors hôtels, Nubia
House est une maison sur les hauteurs de la ville, un endroit
génial,
beaucoup plus populaire, toujours la vue fastueuse, on y vient pour
fumer
la chicha et profiter des bonheurs de la vie! Très
agréable
aussi, le café aménagé à la sortie de l’île
Kitchener, au-dessus de l’eau. Jusqu’à 17h. |
Moins exotique, le Tower Bar,
au
sommet de la tour du Movenpick qui n'existe que pour lui, vaut pour sa
vue
spectaculaire sur toute la ville.
|
| > ECOUTER / VOIR |
| Nous n’avons pas essayé le Son
& Lumière de Philae, mais le site est tellement beau
qu’il en vaut la peine pour
lui seul. Plusieurs séances quotidiennes dans différentes
langues. |
| > ACHETER |
| Au marché d’Assouan on
trouvera toutes sortes de choses: des épices à gogo, des
textiles de qualité
médiocre, des instruments de musique, des cannes, des chapeaux
colorés
de Nubie, des bonnets en laine de chameau, des bijoux et colifichets en
pierres dures et végétaux séchés... La
librairie
du musée de Nubie offre un choix intéressant de livres
d’art
et d’archéologie. |
| > LIRE |
| Le musée de Nubie, guide
édité par le ministère de la culture sous la
direction de G.A. Abdallah, disponible en français, un bon
compagnon à la visite qu'on gardera avec plaisir. |
| Consulter le site
internet du musée de Nubie |
|
|
|
| Assouan
est la ville la plus méridionale d’Egypte. Située sur la
première cataracte du Nil, elle a toujours constitué une
frontière entre deux mondes, l’un, civilisé et connu,
l’autre, lointain et mystérieux, s’enfonçant dans les
profondeurs de l’Afrique, à travers
les étranges royaumes de Kouch et de Méroé.
Frontière, Assouan l’était à l’époque
pharaonique, elle l’est
toujours. C’est à son niveau que le Nil a été
coupé
par deux barrages, le premier, érigé au début du
XXe
siècles et maintes fois remanié, le second, pharaonique,
réalisé par Nasser. Si Assouan appartient à
l’Egypte, pays arabe et méditerranéen, elle conserve en
elle la culture et les traditions de la Nubie, pays disparu sous les
eaux, et dont les habitants – reconnaissables à leur peau noire,
leurs traits fins, et leurs silhouettes élancées dans des
vêtements blancs immaculés – ont été
relogés dans la ville et ses alentours. Il est facile de visiter
des villages nubiens, sur l’île Eléphantine, la rive
gauche, ou dans les quartiers nord. Les murs sont colorés,
souvent couverts de peintures naïves, les maisons, qui
possèdent une petite cour et un four, sont
disséminées dans de petites ruelles calmes desservies par
une grande place qui pourrait sortir d’un film de Sergio Leone. Comme
la région est très touristique, on est rapidement
agacé par la promotion de culture spectacle nubienne à
toute les sauces: nubian show, nubian dances, nubian village, nubian
shop, nubian restaurant... Il faut donc prendre son mal en patience et
dépasser le folklore local destiné aux touristes. Plus
le village visité est éloigné du centre, moins il
sera
touristique. Ceux qui sont situés sur la route de Louxor,
présentent
des architectures et des couleurs très intéressantes. |
|
| Assouan
c’est une ville qui s’étire langoureusement sur la rive droite
du Nil. La corniche, grand boulevard au pied duquel sont
amarrés bateaux en tout genre, est un lieu de promenade par
excellence, avec ses calèches, ses taxis et ses rabatteurs. On
embarque en vaporetto pour l’Hôtel Oberoi, visible de partout car
coiffé d’une tour énorme et vide, étrange landmark,
out of place et inutile. Mais la plus belle promenade que l’on puisse
faire est en felouque. Ces bateaux aux élégantes
voiles blanches sont indissociables du paysage d’Assouan. Ils sont
aussi indispensables, en l’absence de ponts, pour visiter les
îles et la rive gauche. Idéalement, on loue une felouque
pour une après midi, afin profiter des belles lumières,
et de se laisser bercer par la brise, naviguer dans le calme, sans
bruit ni pollution. La promenade est en soi un moment de bonheur. Elle
peut aussi être utile, mais attention, il ne faut pas être
pressé. La navigation en felouque est soumise aux caprices du
vent, on peut arriver sur un site après l’heure de fermeture. Ne
pas s’énerver: On aura raté des visites, mais
gagné en sensations. |
- rive
gauche -
Comme
partout en Egypte, elle est réservée aux morts. La rive
gauche est dominée par une colline couverte par un
mausolée islamique blanc à coupole. Sur cette colline
sont visibles des lignes tracées dans le sable menant à
des ouvertures, ce sont les Tombes des Princes. Sépultures de
princes locaux dans l’ancien Empire, elles ne sont
aucunement comparables à celles de la nécropole
thébaine.
Plus au sud s’élève, toujours dans la thématique
nécrologique, la tombe de Sir Sultan Mohammed Chah Aga Khan,
chef spirituel des ismaéliens. Ce mausolée construit
selon le style arabe ne se visite plus (on
peut voir l’extérieur). Il abrite depuis 2000 les restes de la
Bégum, épouse de feu l’Aga Khan. En contrebas, on peut
voir la villa blanche ou la famille séjournai chaque
année. Près de la tombe de l’Aga Khan débute la
piste de sable permettant d’accéder au Monastère de Saint
Siméon. On peut faire le trajet à pied ou à dos de
chameau. Attention aux horaires de fermeture! Le monastère est
une grosse structure perchée dans le désert,
partiellement en ruine, mais très impressionnant, avec ses murs
de 7 m de haut. |
-
les îles -
La
promenade en felouque permet également de visiter les
îles dispersées telles des joyaux sur les eaux
bleues du Nil. La plus grande est Eléphantine. On y trouve,
outre l’Oberoi, sa tour, ses jardins et sa piscine, un village nubien,
et, plus au sud des vestiges antiques dont le célèbre
nilomètre, longuement décrit par notre ancêtre
Strabon: |
| "Le
nilomètre est un puits construit en pierres bien
équarries dans lequel sont faites des marques indiquant les
crues du Nil, car l’eau dans le puits monte et s’abaisse avec celle du
fleuve." [...] Strabon, Voyage en Egypte,
XVII, 1. |
| Sur
la pointe sud d’Eléphantine se trouve une belle demeure
coloniale dans laquelle a été emménagé un
petit musée archéologique. Derrière
Eléphantine se trouve la belle île Kitchener,
célèbre pour son jardin botanique. Belles
variétés de plantes et d’arbres qui attirent grande
quantité d’oiseaux. Très joli spectacle, surtout en
hiver. Au niveau de la sortie se trouve un café au-dessus de
l’eau, très agréable. |
- city
life -
Retour
en ville. En parallèle à la corniche, s’étend, sur
4 km, la rue du marché. Ce n’est pas un souk couvert comme les
autres villes arabes, mais une rue ou se regroupent toutes sortes de
commerces. Certains secteurs font surtout dans le touristique
(souvenirs, statuettes...) mais on se retrouve vite entre la boucherie,
avec des quartiers de viande enveloppés à la Christo, la
marchande de perruques (voilée), les petits cafés
à chicha, et le barbier qui interpellera le moindre possesseur
de poils sur le faciès, à l’instar de Baron: Hey, father
Christmas! (sic). C’est très animé, surtout en
début de soirée. Très coloré, aussi, avec
plein
de banderoles rouge et blanc qui n’auraient pas déplu à
Daniel
Buren. On peut y faire des affaires en or mais aussi se faire avoir.
C’est
à chacun de voir. La promenade devient passionnante si on a le
courage
de prendre une transversale s’enfonçant à travers les
profondeurs
de la ville, au delà des chemins tracés. Les rencontres
peuvent
être émouvantes. Et puis on peut prendre les hauteurs,
vers
la grande mosquée, qui, avec ses minarets, semble s’envoler, ou
la
cathédrale Saint Georges dont le dôme blanc
s’élève
au-dessus de la corniche. Atteindre l’Old Cataract, inaccessible et
désirable,
et continuer vers le musée de Nubie. |
- le
musée de nubie -
Construit
sur les hauteurs de la ville, inauguré en 1998, lauréat
du prix de l’architecture Aga Khan 2001, il a tout pour plaire.
Moderne, spacieux, rien à voir avec le capharnaüm
poussiéreux du Musée du Caire. La première
impression que nous a laissée l’œuvre de feu l’architecte
Mahmoud al Hakim est loin d’être aussi idyllique. La
façade accuse une lourdeur que les jardins tarabiscotés
ne font que souligner. On sent une architecture post-vernaculaire avec
des relents de brutalisme tardif que seul Charles Jencks pourrait
comprendre. L’intérieur est sombre, l’éclairage
distillé avec tant de modération que la lecture des
cartouches peut provoquer des malaises. Prévoir du motilium. Et
de se demander comment un jury international a pu décerner un
prix aussi prestigieux. On peut aimer ou pas, mais quand on parle de
muséographie, il est difficile de comprendre que des
pièces majeures baignent dans la pénombre [pour faire
dramatique?], que des fresques antiques soient exposées sur un
fond en granit rose! re-bonjour les nausées et le motilium! Ne
parlons pas des maquettes, franchement hideuses, même aux yeux
des plus indulgents. Et pourtant, la visite du musée est un
grand moment. Les collections recèlent des objets exceptionnels.
La visite commence par une galerie située à droite de
l’entrée, réservée aux expos temporaires, et ou
l’on a placé ça et là des sarcophages et quelques
statues de belle facture. Un grand escalier entraîne ensuite le
visiteur au sous-sol, dans un parcours chronologique. De
l’époque préhistorique, on retiendra de beaux reliefs
avec des représentations d’animaux (girafes, antilopes) et
un adorable peigne en ivoire avec deux petites bêtes (mère
et enfant?). L’art pharaonique se taille évidement la part du
lion. Parmi les nombreux et importants objets, nous avons craqué
pour un exceptionnel sarcophage en bois, très simple, de forme
rectangulaire, dont les parois intérieures sont
entièrement recouvertes
d’inscriptions hiéroglyphiques. Deux intéressantes
statues
du Dieu Ba’ (grès, époque romaine) avec une tête
humaine
et un corps de volatile. De la Nubie Chrétienne on a
retiré
des fresques du Xe siècles, seuls vestiges des églises et
monastères qui furent engloutis sous les eaux. La visite
s’achève
avec la période islamique, on y trouve des céramiques,
des
objets usuels et d’intéressants manuscrits d’époque
mamelouke. |
| ouvert
tous les jours, 9h-13 et 17h-20h (à vérifier). Librairie
dans la
hall principal avec des ouvrages très intéressants
(préposée par très au courant). |
- land
art -
En
continuant vers le sud, con commence à sortir de la ville. Le
paysage se fait plus verdoyant pour laisser apparaître sur la
gauche, les coupoles blanches de la nécropole d’Assouan.
Bien plus modeste que
la fameuse cité des morts du Caire, elle date de l’époque
fatimide et contient de petits mausolées d’hommes saints ou de
notables
de la région. Un peu plus loin, on arrive dans les
carrières
de granit qui ont servi en abondance aux différentes dynasties
de
pharaoniques. On visite ces carrières car on y a trouvé
un obélisque inachevé. Des fissures sont
à l’origine de l’abandon, en l’état, de ce colosse de 36
m
de long qui ne se dressera jamais. Et pourtant, il ne manque pas
d’allure,
avec son nez pointu comme une fusée, ou un concorde en phase de
décollage, et sa gigantesque masse minérale polie,
à
la fois séparée et reliée à la terre. On
dirait
du land art. On pense aux blocs déplacés de Michael
Heitzer.
Les Egyptiens auraient fait du land art involontaire. Et ce ne sont pas
les
interventions land art-esques qui manquent à Assouan et ses
environs.
Ne parlons pas des deux barrages, déjà cités plus
haut,
et leur impact sur le paysage. L’ancien barrage sert aussi de voie
routière.
On peut voir, en aval, la cataracte du Nil, et en amont, un grand
bassin
de retenue dans lequel se trouve l’île de Philae. |
- philae
-
Les
îles de Philae, faudrait-il dire, car il y en a deux! A
l’origine,
Philae est l’île d’où Isis veillait sur la tombe d’Osiris.
C’est ici que fut érigé le temple dédié
à
la déesse. Avec la construction du 1er barrage d’Assouan, au
début
du XXe s, Philae se retrouvait partiellement submergé, ses
colonnes
ressortant miraculeusement des eaux du Nil. La construction du Haut
Barrage
aurait définitivement fait disparaître les lieux. On
décida
alors de déplacer le temple sur une île voisine. Il
fallait
préalablement protéger l’île d’origine afin de
procéder
aux travaux. Philae fut donc entourée d’une barrière
protectrice
en béton. Aujourd’hui, on peut visiter le temple, sauvé
des
eaux, et admirer, à proximité, le contour de l’île
originelle
de Philae entièrement engloutie. La barrière en
béton
est toujours là, telle une trace ou un dessin abstrait dans la
nature...
Notre obsession pour le land art ne peut nous empêcher à
la
Spiral Jetty de Robert Smithson. A la seule différence, que
l’œuvre
de Smithson, elle, a disparu. |
| Le
temple de Philae est tardif, il fut construit à l’époque
ptolémaïque. Son architecture, son décor et son
environnement aquatique en font un des plus beaux monuments d’Egypte.
On y vient en bateau, on débarque et on se retrouve dans une
énorme esplanade bordée de colonnades. Façade
monumentale, le 1er pylône, élément fondamental de
l’architecture égyptienne, avec éromes figures
taillées en bas relief. On pénètre dans la cour,
avec le 2nd pylône qui précède les trois salles de
culte qui sont de tailles décroissantes. Les lieux sont
grandioses. Et ont été admirablement
aménagés pour le public. Le sol est recouvert de bois,
l’éclairage diffuse une lumière blanche qui met joliment
en valeur les motifs sculptés. On remarquera les traces de la
présence chrétienne: croix, niches, et crise iconoclaste
oblige, figures de dieux détruites. Destin drôlement
chargé pour ce lieu dédié à Isis, celle qui
enfanta le dieu défunt Osiris. A sortant, sur la droite, on ne
manquera pas d’admirer le kiosque de Trajan, une petite structure de
plan carré à 14 colonnes installée au bord de
l’eau. Un bijou. |
| 2001-2005, Baron & Baron, Rana
Haddad, (photos), Baron & Baron (texte), tous droits
réservés. >> CONTACTEZ NOUS |
|