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>> RECIT DE VOYAGE EN COREE DU SUD 
AU PAYS DU MATIN CALME: AUTOROUTE N.3, DIRECTION NORD
Il est 7h30 du matin. Il arrivera bientôt. Nous l’attendons. Lorsqu’on a dit à Sohyun qu’on voulait aller vers la frontière, elle a tout de suite pensé à Sangyun et nous a débrouillé le rendez-vous. Plan de la journée : aller visiter Chulwon, une ville très proche de la frontière avec la Corée du Nord. Sangyun arrive, s’excuse du retard. Nous embarquons en voiture, avec Hejin à l’arrière et Seub au volant. C’est parti! lire le récit

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LA BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON
>> GUIDES DE VOYAGES
Le guide Lonely Planet Corée, en français, est le plus complet, notamment en matière de bonnes adresses et de cartographie. Le petit futé propose aussi une édition consacrée à ce pays.
>> ILLUSTRATION & BANDE DESSINÉE
La Corée vue par douze auteurs un album publié chez Casterman (2006), Guillaume Bouzard / Ki-hyun Byun / Catel / Kyu-sok Choi / Chaemin / Lee Doo-Ho / Tanquerelle / Vanyda / etc.
>> CORÉE DU NORD
Dernier état coffre fort de la planète, la Corée du Nord est l’objet, ces derniers temps une effervescence éditoriale, sans doute à la hauteur de la curiosité d’un public occidental en mal d’exotisme stalinien. Récits de voyages, ouvrages théoriques (sociologie, politique, historiographie), photographie et architecture se bousculent chez les éditeurs de Milan à Sydney. Du concours officieux organisé par la revue de design Domus en vue de réhabiliter ou transformer la carcasse monstrueuse du Ryugyong Hotel inachevé, aux albums d’images comme le North Korea de Philippe Chancel (ed. Thamses & Hudson, 2006), les vues d’avenues désertes, de parades gigantesques et les portraits des Kim père et fils ont de beaux jours devant eux. Un de nos favoris reste Pyongyang (2002, l’association) de Guy Delisle, le journal de voyage d’un animateur parti dans ce charmant pays superviser un travail de sous-traitance pour un film. Des petits dessins en noir et blanc pleins d’humour et de petits détails craquants comme les insertions perpétuelles de portraits de Kim Jong Il et de Kim Il Sung.
SITES INTERNET 
>> GUIDES DE VOYAGES
The Official Korea Tourism Guide est sans doute le site de voyage le plus complet. Navigation par thèmes ou par région, mine d’informations pratiques (argent, transports…), le portail est servi par un habillage agréable. On peut aussi consulter le site du Ministry of Culture & Tourism.
Les sites internet du Lonely Planet (en français) et du Guide du Routard proposent une bonne introduction de base au pays.
>> ARTS & CULTURE
Le site de l’ICOM dispose d’une liste de liens de musées en Corée du Sud (voir à ce sujet notre rubrique musées dans COREE DU SUD EN BREF).
LA VIDÉOTHÈQUE DE BARON & BARON
Au cœur d’une Asie du septième art qui a le vent en poupe, la Corée n’est pas en reste pour proposer une production innovante, souvent déroutante. Petite sélection:
Chan-wook Park est l’enfant terrible du cinéma coréen contemporain. Oldboy (2003) est l’histoire atroce d’un type qui se fait kidnapper et maintenu en captivité quinze ans durant par un mystérieux ravisseur. Images saturées, dérangeantes, espaces clos et nauséeux, plans saccadés, figures torturées aux limites de l’humanité, Oldboy est littéralement renversant. La vengeance et tourments sont également au cœur du diptyque Sympathy for Mr. Vengeance (Boksuneun naui geot, 2002) / Sympathy for Lady Vengeance (Chinjeolhan geumjassi, 2005).
Memories of Murder (Salinui chueok, 2003) de Joon-ho Bong est un film délirant pourtant basé sur des faits réels. En 1986, un mystérieux serial killer assassine dans un village des femmes selon un rituel bien précis. Brutaux et peu imaginatifs, les flics locaux se voient épaulés pas un spécialiste plus civilisé venu de la capitale. Dans un contexte tragico-loufoque, ce thriller confronte les gens de la campagne à ceux de la ville.
3-iron (Bin-jip, 2004) de Kim Ki-duk est une proposition des plus étranges. Un homme habite chaque nuit le domicile de gens qui ne sont pas chez eux. A leur insu, il s’approprie leur espace, dort dans leur lit (avec leur pyjama), fait le ménage, répare ce qui ne marche pas et, avant de s’en aller, se photographie dans la maison avant de la quitter. C’est drôle et ça laisse à réfléchir sur la notion de propriété, d’intimité et de vie privée.
Loin de la ville contemporaine, Ivre de femmes et de peinture (Chihwaseon, 2002) de Im Kwon-Taek est l’histoire d’un peintre - Jang Seung-up – pris dans les tourments de la Corée du XIXe siècle. Film d’époque avec costumes, décors et paysages, c’est tant un document sur l’histoire du pays que sur le processus de création artistique.
La production coréenne est une des plus créatives du moment en matière de films d’horreur, le chef d’œuvre du genre étant peut être A tale of two sisters (Janghwa, Hongryeon, 2003) de Ji-woon Kim.
>> LA RÉPUBLIQUE DE CORÉE / CORÉE DU SUD EN BREF
Enserrée entre les deux géants que sont la Chine et le Japon, coupée en deux depuis plus d’un demi siècle, la péninsule coréenne a longtemps fait les frais des convoitises et appétits impérialistes des puissances régionales et internationales. Guerres ancestrales contre les chinois, occupation nippone accompagnée de son flot d’atrocités jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, premier grand conflit armé de la seconde moitié du XXe siècle, la Corée est actuellement un des derniers vestiges de la division bipolaire du monde. Sous la menace permanente de cette épée de Damoclès qu’est l’imprévisible Kim Jong Il et de ses tirs de missiles impromptus, la République de Corée doit gérer ses relations avec cet encombrant voisin qui ne cesse – et c’est là le paradoxe – de crier famine, son non moins embarrassant allié américain dont le rôle de protecteur se transforme parfois en arme à double tranchant, sans oublier ses deux puissants voisins que sont l’Empire du Milieu et l’Empire du Soleil Levant, partenaires économiques privilégiés avec lesquels les relations politiques et humaines ne sont pas toujours des plus commodes.
Au cœur d’un des deux grands nœuds de crispation de l’Extrême Orient (l’autre étant le cas de Taiwan), la République de Corée a néanmoins réussi l’exploit de passer, en une quarantaine d’années, d’un pays pauvre et sous développé à une des puissances économiques les plus dynamiques de la région. Cette expansion a été accompagnée par l’organisation des jeux olympiques en 1986 et de la coupe du monde de football (en partenariat avec le Japon) en 2002. La Corée d’aujourd’hui est un pays qui, fort de ses atouts, de son patrimoine – bâti et oral, de ses traditions et de son inventivité, bouge beaucoup. Passé dans la cour des grands de la production cinématographique et artistique, il jouit d’une offre culturelle considérable en matière d’expositions – Biennale de Gwangju – et de spectacles.
La Corée du Sud possède un grand éventail de musées publics et privés abordant des thèmes aussi variés que l’histoire contemporaine (war memorial) que la broderie. Voici notre sélection:
Référence pour l’histoire et le patrimoine du pays, le National Museum of Korea http://www.museum.go.kr/ expose des collections d’archéologie, d’histoire et de beaux-arts de la Corée. Un département d’arts asiatiques a aussi été créé. Cette institution centenaire s’est installée en 2005 dans de nouveaux locaux modernes, harmonieux et fonctionnels à Yongsan.
Longtemps confiné à l’archéologie et à l’anthropologie – instruments de musique, costume, mobilier, etc. - le SNUM - Seoul National University Museum http://www.snum.org/ s’ouvre aussi à l’art contemporain. Un nouveau bâtiment construit par Rem Koolhaas / OMA est venu augmenter la surface d’exposition du musée.
Le Leeum, Samsung Museum of Art http://www.leeum.org/ est un des musées privés les plus intéressants. Installée aussi dans un bâtiment signé Rem Koolhaas / OMA, sa collection couvre deux départements : l’art traditionnel (métaux, bouddhisme, peinture – superbes paysages de montagnes embrumées – et céramique) et l’art contemporain. De cette section, on retiendra entre autres, une installation faustienne de Nam June Paik, une figure allongée torturée et gluante de Francis Bacon, une abstraction dégoulinante de Willem de Kooning, un piano pour Georges Maciunas de Joseph Beuys, des vidéos de Matthew Barney et des photos de Thomas Struth.
Le National Museum of Contemporary Art http://www.moca.go.kr/ propose une histoire de l’art coréen de 1900 à nos jours, explorant les tendances, mouvements et évolutions. Des artistes internationaux viennent compléter ce panel intéressant.
>> VOYAGER EN CORÉE DU SUD
La Corée est reliée au reste du monde par de nombreuses compagnies aériennes. Le pays compte deux transporteurs nationaux: Korean Air http://www.koreanair.com/, dont les avions portent célèbre logo du yin et du yang sur un fond bleu turquoise, dispose du réseau le plus complet. Elle est membre de la Skyteam, alliance regroupant aussi Air France, KLM, Alitalia, etc. Asiana Airlines http://flyasiana.com/, plus concentrée sur le marché asiatique, est, elle, membre de la Star Alliance avec Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines, United Airlines et Air Canada. Plusieurs aéroports du pays disposent de vols internationaux, le plus important étant Séoul Incheon (ICN) http://www.airport.or.kr/, avec son aérogare ultra moderne.
L’aéroport de Seoul Incheon (ICN) est relié à ; en Europe : Amsterdam (KLM, Korean Air), Francfort (Asiana, Korean Air, Lufthansa), Londres (Asiana, British Airways, Korean Air), Moscou (Aeroflot, Korean Air), Munich (Lufthansa), Paris CDG (Air France, Korean Air), Prague (Korean Air), Rome (Korean Air), Vienne (Korean Air), Zurich (Korean Air) ; En Amérique : Atlanta (Korean Air), Chicago (Asiana, Korean Air, United Airlines), Las Vegas (Korean Air), Los Angeles (Asiana, Korean Air), New York JFK (Asiana, Korean Air, United Airlines), Philadelphie (United Airlines), San Francisco (Korean Air, Singapore Airlines), Seattle (Korean Air), Toronto (Korean Air), Vancouver (Air Canada, Korean Air) ; En Afrique et Moyen Orient : Le Caire (Korean Air), Doha (Qatar Airways), Dubaï (Emirates, Korean Air), Istanbul (Korean Air, Turkish Airlines), Téhéran (Iran Air) ; En Asie Centrale, Mongolie et Sibérie : Almaty (Asiana), Khabarovsk (Asiana), Oulanbator (Korean Air, MIAT Mongolian Airlines), Sakhalin (Sat Airlines), Tachkent (Asiana), Vladivostok (Korean Air, Vladivostok Air) ; En Asie : Bangkok (Asiana, Korean Air, Thai Airways), Beijing – Pékin (Air China, Asiana, China Eastern Airlines, China Southern, Korean Air), Chengdu (Asiana), Delhi (Air India, Asiana), Djakarta (Korean Air), Fukukoa (Asiana), Guangzhou – Canton (Asiana, China Southern, Korean Air), Hanoi (Asiana, Korean Air, Vietnam Airlines), Harbin (Asiana), Hiroshima (Asiana), Ho Chi Minh Ville – Saigon (Asiana, Korean Air, Vietnam Airlines), Hong Kong (Asiana, Cathay Pacific, Korean Air), Kuala Lumpur (Korean Air, Malaysia Airlines), Manille (Asiana, Cebu Air, Korean Air, Philippine Airlines), Mumbai (Air India, Korean Air), Nagoya (All Nippon Airways, Asiana), Nanjing (Asiana), Okinawa (Asiana), Osaka (All Nippon Airways, Asiana), Phnom Penh (Asiana), Phuket (Asiana), Shanghai (Asiana, China Eastern Airlines, China Southern, Korean Air), Shenzhen (Asiana, Korean Air), Siem Reap (Asiana), Singapour (Asiana, Korean Air, Singapore Airlines), Taipei (Asiana, China Airlines, Eva Air, Korean Air), Tokyo (All Nippon Airways, Asiana, Japan Airlines, Korean Air), Urumqi (Korean Air), Xiamen (Korean Air), Xian (Asiana, Korean Air) ; En Océanie Pacifique : Auckland (Korean Air), Brisbane (Korean Air), Guam (Korean Air), Honolulu (Korean Air), Nadi (Korean Air), Sydney (Asiana, Korean Air).
>> VOYAGER ENTRE LES DEUX CORÉES
Franchir la frontière entre les deux Corées n’est pas une mince affaire et relève plus de l’exception. Le moyen le plus aisé – ou le moins compliqué – pour se rendre en Corée du Nord est de partir depuis la Chine. Pékin est relié à Pyongyang par des vols directs – ce sera l’occasion de voyager sur la fameuse Air Koryo – et par le train, pour ceux que le transsibérien n’impressionne plus.
>> TRANSPORTS INTÉRIEURS
De nombreux vols intérieurs desservent les villes du pays. A noter que le principal aéroport de Séoul pour ce trafic est celui de Gimpo (GMP). Le pays étant de dimensions relativement modestes, l’avion n’est toutefois pas indispensable pour se déplacer, sachant que les chemins de fer sont excellents et que certaines lignes sont équipées de trains à grande vitesse http://www.korail.go.kr/. Il est possible enfin de circuler sur des distances plus courtes en autocar, une expérience assez intéressante pour rencontrer des autochtones.
photo : Nayla Dabaji. Recherche et documentation: Gregory Buchakjian
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