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Troisième et dernière
partie du récit d'Ariane Delacampagne en Arménie.
Entrée au Haut Karrabakh (entité non reconnue par la
Communauté internationale) et séjour à
Stepanakert. Retour, via le monastère de Datev, à
Yerevan, la capitale, pour visiter les musées et le monument du
génocide arménien.
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| Nous
reprenons la route vers 13 heures. Nous
continuons de voir de petits vignobles et des maisons rurales
traditionnelles avec
des charpentes en bois. Nous passons non loin du gouffre de Maguil, une
des six
cavités naturelles les plus profondes du monde… Nous passons non
loin de Djermouk,
qui produit une eau minérale gazeuse aux grandes vertus
thérapeutiques et qui
possède des établissements de cure en bonne et due forme.
Nous accédons au
Zanguézour proprement dit, au niveau de la localité de
Vaïk. Nous franchissons
ensuite le col du Vorotan, à 2400 mètres
d’altitude, ouvert de juin à
novembre. La rivière, un affluent de l’Araxe, a creusé
des gorges profondes
dans la montagne.
Nous
voyons sur la route un groupe de femmes
rassemblées devant une voiture passablement rouillée, qui
semble être un lieu
de rendez-vous. Nous arrivons à Goris, ville
citée par Xénophon dans son Anabase, récit
de la retraite des Dix Mille
en 401 av. J.-C. Il avait
été frappé de voir à Goris et à
Khandzoresk des habitations troglodytiques,
aménagées dans de curieux cônes ou
« cheminées de fées »,
percées de
portes et de fenêtres, qui devaient être drôlement
inconfortables.
Après Goris,
nous traversons Tekh, le dernier
village arménien avant la frontière. Nous quittons le
territoire arménien pour
nous engager dans le corridor de Latchine, qui fait 8 km de long. Il a
fait
l’objet d’âpres combats et négociations. Il est depuis
1994 sous contrôle
arménien, les régions azéries au nord (Kelbadjar)
et au sud (Khoubatly) ayant
été conquises par les troupes arméniennes au terme
de violents combats. La
route s’améliore brusquement. Elle a été
restaurée grâce au Fonds Hayastan,
organisme international chargé de recueillir les fonds de la
diaspora. On peut
lire sur un panneau le nom de l’ingénieur chargé de
l’entretien de la route.
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Stepanakert (Haut Karrabakh), marché
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| Au
bout du couloir, nous nous arrêtons au poste de
contrôle, où nous présentons nos passeports
à des soldats. Nous entrons dans le
Karabakh proprement dit. Le paysage change de nouveau, nous voyons des
montagnes verdoyantes, belles à couper le souffle. Difficile de
croire que
cette guerre a fait 30 000 morts et autant de réfugiés de
part et d’autres.
Nous franchissons
d’innombrables virages en tête
d’épingle avant d’arriver à Chouchi, 30 km plus loin.
Nous faisons un arrêt dans
cette ville dévastée. On dirait Grozny telle que nous la
montrent les photos
des journaux. Chouchi, capitale historique du Karabakh, a
été dévastée une
première fois lors des guerres arméno-tartares au
début du XX° siècle puis une
deuxième fois en 1992, lorsqu’elle a été
évacuée par les Azerbaïdjanais, qui l’utilisaient
comme base pour bombarder Stépanakert, quelques
kilomètres plus bas. Avant
d’être chassés de la ville par une attaque surprise des
Arméniens le 8 mai
1992, les Azerbaïdjanais avaient entreposé leurs armes et
explosifs dans
l’église Saint-Sauveur, une église en pierre blanche du
XIX° siècle qui a été entièrement
détruite et vient d’être reconstruite. La ville ne compte
plus que 5000
habitants aujourd'hui. Nous en voyons quelques uns, réunis
autour du petit
marché.
Nous prenons
des chemins difficilement praticables
pour voir des immeubles dévastés, de vieilles maisons en
pierre avec des balcons
de bois ouvragé, vestiges de l’architecture arméno-russe
du XIX° siècle, des bâtiments
publics, des maisons de notables, en pierre et en bois, ainsi que des
mosquées du
XIX° siècle aux minarets décorés de
faïence émaillée, bien entendu détruits.
Nous voyons des constructions de nouvelles maisons mais la plupart des
ruines
de la guerre ont été (délibérément,
sans doute) laissées en l’état.
Nous
remontons dans la voiture pour nous rendre à
Stépanakert, où nous passerons la nuit. L’hôtel
« international »
Nairi est en retrait et en hauteur par rapport à la ville. Le
propriétaire a
fait mettre des oursons à la réception disant
« I love Australia ».
Il vit six mois en Australie et six mois à Stépanakert.
Il est d’Alep, parle
français et a vécu 4 ans à Besançon.
Deux cars
débarquent, transportant une soixantaine
de jeunes Arméniens de Los Angeles. Nous allons dîner dans
un restaurant situé
dans un cadre idyllique, où on entend le murmure de l’eau qui
passe et le chant
des oiseaux. Quant à la nourriture, nous espérions avoir
un bon vieux khorovatz
mais nous n’avons que du poulet bouilli jusqu'à plus soif,
accompagné de frites
et autres mezzés. Des hommes jouent furtivement au fond du
restaurant à une
version « bazar » de la belote. De jeunes femmes
les rejoignent.
Certains disparaissent dans les
« coupés », genre de motels,
derrière
nous. L’endroit attire les familles désirant
célébrer des baptêmes et des
mariages mais pour l’instant, l’atmosphère est tout sauf
familiale.
Avant de
regagner l’hôtel, nous faisons un tour du
quartier. J’achète à l’épicerie un bout de
chocolat turc (je relis deux fois
l’étiquette). Christian expérimente à la boutique
de spiritueux une vodka
Arabika.
Mardi 28
juin :lever
à 8h30. Nous nous rendons en ville pour un tour en voiture de
Stépanakert,
ville de style soviétique entourée de montagnes
boisées. Nous passons dans un
quartier entièrement rénové, avec des
bâtiments administratifs. Comparés à ceux
de Chouchi, les immeubles sont relativement cossus. Nous faisons un
arrêt au
marché local. Nous disposons de peu de temps, dommage, parce
qu’il est
pittoresque, avec les pains frits à l’entrée, les fruits,
les légumes et
surtout les habitants aux traits marqués. Nous passons au
ministère des
affaires étrangères enregistrer notre présence. La
procédure prend un bon quart
d’heure. Deux jeunes filles, dont une top-model de 1m80, recopient les
contenus
des deux passeports à la main, insèrent le tout dans
l’ordinateur, puis photocopient
les documents. Il faut bien s’occuper.
Nous quittons
Stépanakert pour retourner en
Arménie. Un char est exposé à l’entrée de
la ville. C'est l’un des premiers qui
a fait l’assaut sur Chouchi. Nous croisons une voiture de l’OSCE (une
des organisations
qui essaient depuis 1994 de négocier un règlement du
conflit). Commence la
série de tournants en tête d’épingle sur 40 km
jusqu'au poste de contrôle,
avant le corridor de Latchine. Un gamin essaie de vendre des cerises
sur le
bord de la route. Il est optimiste.
Nous arrivons
au premier village arménien après la
frontière, Tekh. C'est un village troglodytique, qui semble
plutôt misérable.
Nous croisons nombre de véhicules militaires en chemin, dont un
char, ainsi que
de nouveaux camions-citernes iraniens faisant la route
Téhéran-Yérévan.
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Monastère de Datev
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| A
quelques
kilomètres de Goris, nous nous arrêtons
à une espèce de halte, non loin d’un tapis de boutons
d’or. Nous avons rendez-vous
avec un chauffeur local, qui nous doit emmener au monastère de Datev,
dans sa Lada. Nous faisons connaissance. Il a un accent rocailleux. Sa
fille
étudie le français à l’école, dommage
qu’elle ne l’accompagne pas. Nous montons
à bord de l’improbable véhicule. Nous empruntons un
chemin qui a dû être
asphalté dans un passé fort lointain. Après une
forêt de pylônes électriques, nous
traversons un village dont les habitants soignent leurs jardins. Nous
croisons un
enfant sur un âne, transportant une énorme quantité
de foin. C'est sans doute
le seul moyen de transport pour les grosses charges. Nous
commençons à
descendre, les virages sont nombreux. Nous voyons au loin le
monastère, à peine
visible à l’œil nu. La route en lacets serpente dans un canyon
vertigineux et
verdoyant. Nous finissons par arriver à Datev. Heureusement le
site est
sublime, ce qui nous fait oublier notre fatigue. C'est effectivement un
des
plus beaux monastères d’Arménie. Il est entouré de
puissantes murailles, d’où
l’on a une superbe vue panoramique sur la vallée. Il a
été relevé après un
violent séisme. Au XI° siècle, le monastère,
qui régnait sur de nombreux
domaines alentour et abritait une brillante école, était
une véritable ruche où
vivaient des centaines de moines. Nous voyons la salle où ils
recopiaient les
manuscrits, avec un espace réservé aux livres, ainsi que
le réfectoire, la
cuisine. Le complexe est magnifique.
L’intérieur
de l’église principale, entièrement
restaurée, a des plafonds élevés. Nous voyons sur
les murs des fragments de fresques
exécutés au XIV° siècle par des maîtres
occidentaux « de la nation
franque ». Il n’en subsiste malheureusement pas grand-chose.
Nous admirons
de beaux khatchkars à l’extérieur, ainsi que la vue
imprenable à 180° sur le
canyon. Nous voyons le belvédère, au loin, et un village,
niché dans un creux.
Départ
à 15 heures pour Yérévan. Le trajet dure 4
heures. Nous avançons plein nord. Au bout d’un moment, nous
arrivons dans la
plaine de l’Ararat. A 19 heures, le soleil tape encore dur. Nous voyons
distinctement les deux monts, le grand et le petit Ararat, avec les
neiges
éternelles qui recouvrent le premier. Les vignobles
s’étalent à perte de vue.
Nous croisons des troupeaux de moutons et de vaches. Nous arrivons dans
les villages
qui sont en bordure de Yérévan. Quelques
kilomètres encore et nous sommes aux
abords de la ville. Juste après la grande distillerie, nous
sommes arrêtés par
un policier bedonnant (ils le sont tous) qui nous demande les papiers
de la
voiture. Simple contrôle.
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| Yerevan (Erevan), marché arménien
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| Mercredi
29
juin :
dernière
journée de visite à Yérévan. Au bout de la
rue Tigrane se trouve le Marché
arménien qui comporte une section fruits et légumes
à l’extérieur. Les gens
vendent leurs produits à même le coffre de la voiture. A
l’intérieur, dans un
grand bâtiment moderne, se vendent toutes sortes de
produits : pain lavash
(sans levure), fromages, produits maraîchers, poulet, viande,
spécialités
locales. Tout est d’une propreté remarquable. Les fruits sont
particulièrement
savoureux, notamment les abricots et les cerises. D’autres
marchés se trouvent
de l’autre côté de la rue, plus près de la gare,
avec des amoncellements de
bonbons et surtout de bouteilles de whisky aux formes les plus
biscornues, comme
des instruments de musique ou des chaussures pour femmes.
Visite du
musée Paradjanov, à environ 3 kilomètres
du centre, dans le quartier dit « ethnographique » en
raison d’une rangée
de demeures anciennes, du siècle dernier, qui ont de jolis
balcons ouvragés en
bois. La maison a été choisie par Paradjanov, qui y a
fait transposer sa vaste
collection. Il est malheureusement décédé en 1990
avant d’avoir pu y habiter.
La maison est à deux étages, en pierre de taille, au bord
du col de Hrazdan.
A
l’entrée, on voit une série
d’affiches originales
de festivals de cinéma et d’autres manifestations culturelles
dans le monde
entier. Paradjanov y figure aux côtés des plus grands
cinéastes comme Fellini,
Godard, Pasolini, etc. Il a une grande collection d’albums, de lettres,
de
photos, de cartes postales, de collages, de poupées, de chapeaux
extravagants,
de costumes… Ses œuvres sont extrêmement baroques, il utilisait
tous les
éléments qui lui tombaient sous la main, coquillages,
bouts de verre ou de
tissu, assiettes cassées, etc. Il a été
emprisonné plusieurs fois sur des
charges probablement fabriquées. Il est probable que ses mœurs
et ses idées
dérangeaient, son cinéma abondait de thèmes
folkloriques et religieux qui
n’étaient pas vraiment compatibles avec le réalisme
social soviétique. Des
intellectuels s’étaient mobilisés en sa faveur et Aragon
avait personnellement demandé
à Brejnev sa libération, ce qui ne l’a pas
empêché de refaire de la prison. Sa
filmographie n'est pas très vaste, mais chacun de ses films est
un bijou.
J’avais vu de lui Achek Kerib (1988), qui m’avait beaucoup
impressionnée
par la richesse de ses thèmes.
Deux pièces du
musée ont été
aménagées comme si
c’était les siennes, comme nous l’explique une des responsables
du musée, qui
nous accompagne dans notre visite et qui parle français. Il se
peut qu’elles
aient été inspirées directement de sa maison de
Tbilissi. Il a fallu aux
conservateurs 15 ans pour constituer cette collection. Nous ressortons.
L’atmosphère est légèrement étouffante. Ce
ne devait pas être évident d’être un
cinéaste ouvertement homosexuel et d’aller à l’encontre
de l’esthétique
ambiante.
Deuxième
musée de la journée, celui du
génocide,
qui surplombe la ville. Il est situé dans le parc de
Tsitsernakaberd. Le
mémorial a été inauguré en 1967-1968 et le
musée en 1995. Le mémorial consiste
en une stèle de granit de 44 mètres de haut et en 12
blocs de basalte penchés
sur une flamme éternelle, qui est le sanctuaire du
mémorial. Les 12 blocs
rappelant les khatchkars représentent les provinces
d’Arménie occidentale où se
sont produits les massacres, alors que la stèle symbolise la
survie et le
renouveau spirituel des Arméniens. Elle est fendue, pour montrer
la dispersion
tragique du peuple arménien.
Nous descendons voir le
mémorial qui est sobre et
réussi. Le 24 avril, il est recouvert de centaines de fleurs. Le
mémorial juif
de Berlin, qui vient d’être inauguré, a été
construit dans le même esprit. Que
dire, face à un génocide.
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| Yerevan (Erevan), Mémorial du Génocide
Arménien |
| Nous
cherchons le musée, qui est en sous-sol. Une
jeune fille nous propose des explications en français. Nous
déclinons poliment.
Le musée est bien fait. A l’entrée, on voit une liste des
provinces
arméniennes, avec le nombre d’habitants, d’écoles,
d’églises, à la veille et au
lendemain du génocide. Les statistiques sont accablantes. Dans
la salle
principale, on voit des photos géantes prises principalement en
1915 par
l’officier allemand Werner, stationné en Asie mineure, et par le
travailleur
humanitaire américain John Elder en 1917-1919. Les
témoignages de diverses
personnes de l’époque sont nombreux. Il s’agit de diplomates
comme
l’ambassadeur américain Henry Morgenthau, de missionnaires comme
le docteur
allemand Lepsius, de responsables de banques ou de résidents
arabes. En
sortant, nous voyons une rangée d’arbres plantés par des
dirigeants du monde
entier qui reconnaissent le génocide. On trouve parmi eux de
nombreux chefs
d’Etat, le pape, l’évêque de Lyon, des congressmen
américains, des organisations
caritatives et autres et même de simples particuliers…
Troisième
arrêt-musée de la
journée, le Maténadaran,
un institut de recherche scientifique qui comprend aujourd'hui 11000
manuscrits
et 3000 fragments anciens, dont 2500 de sources
étrangères, principalement des
ouvrages sur la culture classique et médiévale
arméniennes : histoire,
géographie, grammaire, droit, philosophie, cartographie,
cosmographie, théorie
du calendrier, médecine, mathématiques, alchimie, chimie,
traductions, littérature,
chroniques, histoire de l’art, enluminures, musique et
théâtre. Certaines
œuvres de l’Antiquité ne sont connues qu’à travers leurs
traductions en
arménien.
La
salle ouverte au public depuis 1959 ne comporte
que quelques rares manuscrits, qui méritent certainement la
visite : livres
de poèmes, romans, ouvrages
d’Aristote
traduits en arméniens (il en existe de Théon
d’Alexandrie, du 1er siècle
ou de Zénon), manuscrits de l’historien Movsés
Khorénatsi, ouvrages
scientifiques, bibles, livres de prières, recueils de colophons
des manuscrits
médiévaux arméniens, un manuscrit fait par des
moines du monastère de Datev,
etc. Le plus grand livre est l’Homiliaire de Mouch, qui date de 1200.
Il fait
70 x 55 cm, il pèse 27 kg et compte 603 folios. Le plus petit
manuscrit, posé
juste à côté, est un calendrier datant de 1434. Il
mesure 3 x 4 cm et pèse 19
grammes. Il compte quand même 104 folios en parchemin. Le
Maténadaran a aussi
des ouvrages en hébreu, en éthiopien, en sanskrit, ainsi
qu’un décret de
Napoléon et une partition italienne. Nous n’avons pas eu le
temps de voir la Galerie
nationale d’art, ni le Musée d’histoire arménienne, avec
les objets de l’époque
ourartienne. Ce sera pour la prochaine fois.
Nous faisons un
arrêt au café Charm, au bord de
la
route, qui a un charme indolent. Nous regardons la carte, qui ne
propose que
des boissons alcoolisées. Un cognac « Louis
XIII », particulièrement
rare semble-t-il, se vend à un million de drams,
c'est-à-dire à 2000$ !
Nous sommes encore tombés sur un café
fréquenté par des mafieux. Mais ils ont
du cappuccino (non, il n'est pas aussi bon qu’à Rome). Nous nous
enfonçons dans
des sièges moelleux. De belles filles aux robes moulantes et aux
talons
aiguille passent sur le trottoir, en se déhanchant avec
ostentation. A 19
heures, nous allons dîner à la terrasse du Marriott.
L’écran géant passe une
seule pub, celle d’une boutique de mariée. La pub en question
utilise deux fois
la Marche nuptiale de Lohengrin dans son jingle, qui passe en boucle.
Au bout
de la vingtième fois, ils ont définitivement
réussi à me faire haïr Wagner.
Nous sommes heureux d’avoir un peu de fraîcheur. Nous allons
à 20 heures à
l’aéroport Zvartnotz qui à lui seul vaut le
détour, tant il est emblématique de
l’époque soviétique. Nous prenons le vol de retour pour
Beyrouth qui est
retardé de 45 mn (en raison d’un gros orage)…
FIN DU VOYAGE
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DU RECIT DE VOYAGE
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| 2005, Ariane
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