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LA MEDITERRANÉE ORIENTALE ET LE CAUCASE SUR BARON & BARON : ARMÉNIE | CHYPRE | EGYPTE | LIBAN | SYRIE | TURQUIE
L'ARMENIE EN GUIDES, CARNETS & RECITS DE VOYAGE
>> 2005, RECIT DE VOYAGE, PAR ARIANE DELACAMPAGNE :
I. YEREVAN
"(...) En débouchant sur le perron, nous avons une vison magique: le mont Ararat , avec ses cimes enneigées. On dit que les moines arméniens ont un capuchon conique rappelant le mont, pour lequel le peuple d’Arménie tout entier a une vénération et une nostalgie particulières, étant donné qu’il ne fait plus partie de son territoire (...)"
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II. D'EGLISES EN MONASTERES
"(...) La tristesse des chants ferait fondre les cœurs les plus endurcis. Au centre, les fidèles se prosternent tour à tour devant une Bible qui semble particulièrement vénérée. Les prêtres ouvrent et referment le rideau sur l’autel, comme dans une pièce de théâtre. (...)"
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III INCURSION AU HAUT KARABAKH
(...)
Nous franchissons d’innombrables virages en tête d’épingle avant d’arriver à Chouchi, 30 km plus loin. Nous faisons un arrêt dans cette ville dévastée. On dirait Grozny telle que nous la montrent les photos des journaux. (...)"  lire le récit

LA BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON
>> GUIDES DE VOYAGE
Le Guide de voyage Petit Futé est, à notre connaissance, la seule édition française à couvrir l’Arménie. Les lecteurs anglophones pourront également disposer du guide Lonely Planet Georgia Armenia and Azerbaidjan et du Armenia & Karabakh, de Matthiew Karanian et de Robert Kurkjian, Stone Garden Guide Productions, Los Angeles & Yerevan, 2004.
>> LIVRE DE BORD
A Passage to Ararat (1975) de Michael J. Arlen (traduit en français aux ed. Parenthèses, 2005 – Embarquement pour l’Ararat) est un livre culte conçu en télescopage de tiroirs: Un récit autobiographique d’abord, centré sur le rapport d’amour haine, d’incompréhension et de fascination de l’auteur (Michael J. Arlen) envers son père (Michael Arlen alias Dikran Kouyoumjian). Un livre d’histoire, aussi, bourré (un peu trop?) de références bibliographiques couvrant l’Arménie et les arméniens, leurs faits guerriers et leurs nombreux malheurs, de la haute antiquité à la fin du XXe siècle. Un carnet de voyage, d’un périple entrepris en Arménie Soviétique et à Constantinople au milieu des années 1970, avec les inévitables descriptions de lieux et surtout les rencontres de cet arménien d’Amérique avec les arméniens d’Arménie. Enfin, une tentative de réflexion sur la tragédie arménienne (les génocides) et la notion d’arménité aujourd’hui. Plus de trente ans après sa rédaction ce texte garde un fraîcheur et une vérité remarquables.
>> REPORTAGES
Arménie, une nation en quête d'elle même, Alain Dugrand (texte) et Serge Sibert (photos), Geo, n. 293, juillet 2003, raconte le pays à travers l'attachement à l'église, le clientélisme, l'armée et la découverte de la techno. Le sujet de Frank Viviano (texte) et Alexandra Avakian, National Geographic, mars 2004, est également digne d'intérêt.
>> LETTRES
Mesrop Machtotz et Sahag Parthève ont créé au début du Ve siècle l’alphabet arménien et jeté la base d’une écriture nationale. C’est alors que les légendes, qui étaient jusque là transmises de manière orale depuis la nuit des temps, ont été transcrites pour la première fois par l’historien Moise de Khoren. On pourra retrouver les Contes et Légendes d'Arménie dans un recueil chez Nathan Jeunesse, 2003. Une des légendes épiques les plus célébrées de la culture arménienne est David de Sassoun, une œuvre anonyme qui devrait remonter au Xe siècle. Au XVIIIe siècle, c’est l’idéal amoureux qui a été exprimé d’amour à travers la poésie populaire de Sayyet-Nova. Khatchadour Apovian (XIXe siècle) peut être considéré comme le représentant le plus marquant de la littérature orientale (parlée en Arménie, Iran et Russie). Son chef d’œuvre Les plaies de l’Arménie est une épopée populaire qui évoque son implication politique - peut être à l’origine de sa mystérieuse disparition en 1848. Auteur dramaturge, Hagop Baronian est une figure importante de la littérature occidentale (parlée dans l’Empire Ottoman et par la diaspora). Le héros de Les mendiants honorables nommé Apisoghom Agha est devenu un équivalent de l’Harpagon de Molière. Arpiar Arpiarian, Krikor Zohrab, Taniel Varoujan, Siamanto et Mézarentz sont également des figures marquantes de l’écriture arménienne occidentale. Après le Génocide de 1915, les écrivains arméniens se sont disséminés entre les Etats-Unis, la France et le Proche Orient.
William Saroyan (1908-1981) est un des plus fameux écrivain américain d’origine arménienne. (1940, ed. française ed. Climats, 2000), un de ses best sellers, est un recueil de nouvelles ancrées dans le monde de l’enfance de la communauté arménienne en Californie. Parmi les auteurs de langue française, on retient particulièrement les noms de Vahé Katcha (1928-2003) qui a signé Mon Nom est AramUn poignard dans ce jardin (1981), œuvre romanesque basée sur le génocide arménien, et de Henri Verneuil devenu très célèbre auprès du public avec son Mayrig qu’il a porté à l’écran en 1992.
>> HISTOIRE
[nb. une rubrique consacrée aux arméniens dans l'empire ottoman et au génocide se trouve dans notre page Turquie]
Histoire de l'Arménie des origines à 1071, René Grousset, ed. Payot, 1947 (rééditions), demeure à ce jour une référence inégalée.
Atlas historique et culturel de l'Arménie : Proche-Orient et Sud-Caucase du 8e au 20e siècle , Claude Mutafian et Eric Van Lauwe, ed. Autrement, 2001. Un ouvrage passionnant qui replace ce peuple et sa culture à la croisée des chemins, entre les mondes turc, iranien, russe et arabe. Claude Mutafian est également à l'origine d'un L'Arménie Que sais-je?, ed. PUF, 2002.
>> ART, ARCHÉOLOGIE & ARCHITECTURE
L’édition abonde d’ouvrages généraux ou spécialisés qui traitent des arts arméniens, notamment pour la période médiévale, particulièrement riche en architecture mais aussi en peinture (manuscrits enluminés) et arts décoratifs. Malgré son age avancé, L’art arménien, Sirapie der Nercessian, ed. Flammarion, 1989, demeure une excellente introduction et bénéficie d’une riche iconographie. Arménie entre Orient et Occident, trois mille ans de civilisation, exp. Paris, Bibliothèque Nationale de France, 1996, cat. sous la direction de Raymond Kevorkian, aborde le thème des échanges entre l’Arménie et les cultures européennes et asiatiques notamment à travers le livre. Les livres illustrés ont été l’objet de nombreuses publications comme Manuscrits Arméniens Enluminés du Catholicossat de Cilicie, Sylvia Agemian, Antelias 1991. Arménie, trésors de l’Arménie ancienne des origines au IVe siècle, exp. Nantes, Musée Dobrée, 1996 est consacré aux périodes relativement mal connues de la préhistoire et de l’antiquité.
SITES INTERNET 
>> GUIDES DE VOYAGE
TACentral.com Tour Armenia présente l’Arménie à travers une multitude de pages et de galeries d’images. L’internaute aura droit aux panoramas d’Erevan ou à des articles plus pointus comme «Sacred Geometry and Armenian Architecture». Armenia Information  est egalement un portail touristique avec une présentation de l'Armenie par régions. Petitfute.com présente les informations essentielles sur le pays en français et Lonely Planet propose l’Arménie dans son site en anglais.
>> CULTURE
Arménie mon amie, site et programmation de l'année de l'Arménie en France du  15 décembre 2006 au 18 mars 2007.

>> COMMUNAUTÉ & NEWS
Yevrobatsi.org, site d'opinion et de débat sur l'Union Européenne et les arméniens.
Net Armenie, site arménien francophone avec des rubriques magazine, des forums de discussion et des news. Nouvelles d'Arménie en ligne, site d'informations sur l'Arménie et les pays limitrophes.
LA VIDÉOTHÈQUE DE BARON & BARON
Baroque, mystérieux, inquiétant, grandiose, coloré, sombre, l’œuvre de Sergei Parajanov (1924-1990) cinéaste hors norme - que l’on peut comparer à Pasolini ou de Fellini - a subi la censure et autres foudres sous le régime soviétique avant de retrouver la reconnaissance qu’elle mérite. Le site internet www.parajanov.com retrace la bio et la filmographie complète de l’auteur.
Cinéaste canadien d’origine arménienne, Atom Egoyan a réalisé Ararat (2002), une grande fresque épique évoquant le génocide arménien qui avait alors déclenché les foudres de la Turquie. Egoyan parle aussi de l’arménité dans des travaux plus modestes – et peut être plus subtils – comme A Portrait of Arshile (1995), un court métrage intime dans lequel le cinéaste explique à son fils, Arshile, l’origine de son prénom, à savoir le grand peintre Arshile Gorky (personnage qui figure en toile de fond de Ararat et pour lequel Egoyan éprouve une grande admiration).Peu après l’effondrement de l’URSS, le cinéaste partit pour l’Arménie – alors empêtrée dans la guerre du Karrabagh – avec sa femme Arsinée Khandjian, un budget de 100.000 dollars et une idée précise pour un film mais pas de script. Le couple, accompagné d’un chauffeur / guide, a parcouru le pays sur les pas d’un photographe venu faire des images de monuments pour un calendrier. Paysages de cartes postales, relations en déconstruction, conversations téléphoniques ponctuées par un plan d’un interminable troupeau de moutons, Calendar (1993) est un film bien étrange, somme toute.
Cinéaste français d’origine arménienne, Robert Guédiguian, fait le retour aux sources dans son Voyage en Arménie (2006).
Vodka Lemon (2002) du réalisateur kurde Hiner Saleem est un film drôle, burlesque et pathétique. La vie d’êtres désoeuvrés dans l’immensité glaciale de l’hiver dans une Arménie postsoviétique en totale déconstruction.
Documentaire sur les traces de trois camions chargés de vivres pour l’Arménie, Le Convoi, Patrice Chagnard, 1996, est un road movie assez épique à travers de paysages sauvages et d’interminables arrêts aux frontières.
>> L'ARMENIE EN BREF
La République d’Arménie est un petit état de l’ex. Union Soviétique (29.800 km2 pour 3.5 millions d’habitants) enclavé au cœur du Caucase (frontières avec la Turquie, l’Iran, l’Azerbaïdjan et la Géorgie, pas d’accès à la mer). Ce territoire représente une partie infime de l’Arménie historique qui a été avalée par l’Empire Ottoman puis par la Turquie. Ainsi, la majorité des membres de la diaspora arménienne disséminée aux quatre coins du monde, de Los Angeles à Alep en passant par Marseille, est originaire, non pas de l’actuelle république d’Arménie, mais de régions faisant partie de la République de Turquie.
Minée par les séquelles de 70 ans de stalinisme-brejenvisme, le sanglant conflit du Nagorny Karabakh et la montée en puissance d’une mafia qui sévi dans toute l’Europe Orientale, l’Arménie peine a construire un état moderne et prospère. Le chômage est endémique, le niveau de vie ridiculement bas et la jeunesse tourne ses espoirs sur une éventuelle émigration vers des eldorados plus prometteurs qui ont pour porte principale la Russie.
A la croisée des cultures et des civilisations, l’Arménie jouit d’un patrimoine artistique et culturel exceptionnel. Des sites archéologiques antiques, comme le temple romain de Garni, aux superbes églises médiévales incrustées dans des paysages bibliques, ce sont des pans vivants de l’histoire qui attendent le voyageur. Le pays compte trois sites inscrits par l’Unesco à la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité: Les Monastères de Haghbat et de Sanahin ; la Cathédrale et les églises d’Etchmiadzine et le site archéologique de Zvarnotz ; le Monastère de Gherart et la Haute vallée de l’Azat.
>> MONNAIE
Le dram
>> SITUATION POLITIQUE
Depuis son indépendance, l’Arménie a connu des difficultés avec son voisin, notamment à cause du conflit du Nagorny Karabakh, une enclave à majorité arménienne de la République d’Azerbaïdjan. Le Nagorny Karabakh s’est auto proclamé république indépendante, une entité dépourvue de légitimité internationale et qui n’est reconnue que par Yerevan. Bien que les armes se soient tuent, ce litige peine à se résoudre et demeure un obstacle de poids dans l’éventualité d’une réconciliation arméno turque (l’autre obstacle, et non des moindres, étant la non reconnaissance par Ankara du génocide arménien). Sur l’échiquier international, Erevan est soutenue politiquement et militairement par la Moscou tandis que ses voisins, Bakou, Tbilissi et Ankara sont des alliés de Washington.
>> VOYAGER EN ARMENIE
Le visa arménien est délivre par les représentations diplomatiques de ce pays. Ceux qui désirent se rendre au Karabakh prendront un visa auprès de son «consulat» à Erevan, en veillant à ce que ce dernier ne soit pas tamponné sur le passeport mais délivré sur un papier libre.
>> VOYAGER EN ARMENIE PAR AVION
La majorité des voyageurs qui se rendent en Arménie arrivent à l’aéroport Zvarnotz d’Erevan. Depuis son indépendance et le retrait de la compagnie Aeroflot, plusieurs compagnies «nationales» se sont succédées avant de faire faillite. Au principal transporteur aérien du moment, Armavia (www.u8.am) vient de s'ajouter un nouveau venu Atlantis European Airways (www.atlantis.am) dont l'unique activité à ce jour est un partage de code avec Austrian Airlines. Yerevan est actuellement relié à Alep (Armavia, Syrian Airlines), Amsterdam (Armavia), Athènes (Armavia), Dubai (Armavia), Istanbul (Armavia), Kiev (Armavia), Londres (BMI), Moscou (Aeroflot, Armavia), Munich (Lufthansa), Odessa (Armavia), Paris (Air France), Sharjah (Air Arabia), Simferopol (Armavia), Tbilissi (Armavia), Teheran (Armavia, Caspian Airlines), Vienne (Austrian Airlines).
>> VOYAGER EN ARMENIE PAR VOIE TERRESTRE
La seule frontière terrestre (vraiment) ouverte avec l’Arménie est celle de l’Iran, vitale pour l’approvisionnement du pays. Ce passage nécessite des parcours tortueux à travers des routes montagneuses et n’est pas de tout repos. On a beaucoup parlé d’une éventuelle réouverture de la frontière avec la Turquie, mais nous n’avons aucun élément d’information fiable à ce sujet. Quand à la Georgie, c’est une autre histoire, vue l’instabilité chronique que traverse ce pays.
>> CIRCULER EN ARMENIE
Réseau routier inégal (ne pas espérer des autoroutes à quatre voies) pour circuler en bus (lent) ou prendre une voiture avec chauffeur.
2005-2009, Ariane Delacampage (photo), Baron & Baron, tous droits réservés. >> CONTACTEZ NOUS