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GUIDES
Le Guide du Routard, le Lonely Planet (en
français) ou le Rough Guide (en anglais), le plus
important est d'avoir sous la main la dernière édition
pour profiter des mises à jour concernant les bonnes adresses
mais aussi les transformations de villes mutantes comme Berlin
ou Dresde. Ceux qui aiment les belles planches du Guide Voir
vont être servis: le guide de l'Allemagne est désormais
disponible.
Hambourg
est une des sept "villes les plus excitantes" du Wallpaper
Navigator issue 3 (mars 2005) avec des promenades, des
architectures et (surtout) un carnet chic et branché des
meilleures adresses du moment.
Châteaux
hallucinés, Pascale Desclos (texte), Patrick Frilet
(photos), Grands Reportages, n. 259, aout 2003, à la
découverte des "châteaux de contes de fées au coeur
des Alpes" de Louis II de Bavière dont Neuschwanstein est le
plus spectaculaire.
L'Etat
Allemand imprime une multitude de brochures thématiques qui sont
souvent d'excellentes qualité. On les trouve dans les offices du
tourisme et dans les Goethe Institut partout dans le monde.
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LETTRES / CARNETS / SOUVENIRS DE VOYAGE Voyages
en Allemagne, Alain Rustenholz et Marc Walter, ed. Chêne,
2004. Cette anthologie de récits de voyages
agrémentée
de photographies et de reproductions de documents d'époque
(notes
d'hôtels...) est un objet de délectation.
Invité
à donner une conférence en Allemagne, Hermann Hesse s'y
rend depuis Montagnola, dans le Tessin (Suisse) ou il s'est
installé, faisant de nombreuses escales. C'est Le voyage
à Nuremberg (1927), au cours duquel le narrateur prend
le temps de vivre, de retrouver ses vieilles connaissances, les villes
ou il a vécu et les souvenirs de sa jeunesse.
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ART & ARCHITECTURE
Le
catalogue d'expositionThe Romantic Spirit in German Art
1790-1990 (Edimbourg, Londres et Munich 1994), est, non
seulement un ouvrage de référence admirablement
illustré, mais une des meilleures études sur la
sensibilité romantique dans la culture allemande, de Caspar
David Friedrich à Joseph Beuys.
Paris-Berlin
(Paris, Centre Georges Pompidou, 1981) est une exposition culte. le
catalogue, un immense pavé devenu un collector, fut
réédité en 1995. Une bible. De la même
année date Architectures en Allemagne 1900-1933,
un petit mais excellent
catalogue du Centre de Création Industrielle, très
difficile à dénicher de nos jours. Une autre exposition
mythique (tout comme la publication) parisienne fut Figures
du Moderne, l'Expressionisme en Allemagne au Musée d'Art
Moderne de la Ville de Paris (1993).
Une
sélection de monographies récentes d’artistes allemands
pourrait
inclure: Les dessins de Durer, Victoria Salley, ed.
Citadelles
et Mazenod, 2004, pour la belle qualité des reproductions; Emil
Nolde: Unpainted Paintings, edited by Tilman Osterwold, Hatje
Cantz
/ Emil Nolde Stitfung, Seebüll, 2000, les superbes aquarelles
réalisées
par cet artiste qui s’était vu interdire toute activité
artistique
par le régime nazi; Max Beckmann, le
catalogue
de l'exposition du Centre Pompidou, Paris (2002), sous la direction de
Didier
ottinger, ed Centre Pompidou et Joseph Beuys: Actions, Vitrines,
Environments,
Mark Rosenthal, exp. Londres, Tate Gallery, 2005.
Preussen.de,
portail officiel bilingue (allemand-anglais) de la famille des
Hohenzollern avec arbres généalogiques, galerie virtuelle
de chateaux et palais.
Vive le nouveau cinéma
allemand! Sans
doute un des plus dynamiques d’Europe, il a produit de petits bijoux. Goodbye,
Lenine! de Wolfgang Becker (2003) a beaucoup fait parler de
lui. L’histoire de cette est-allemande qui tombe dans le coma et se
reveille après la chute du mur est délicieuse. Les
acteurs (dont l’adorable Chulpan Khamatova), sont touchants et les
images de la ville impresionnantes. Dans la même
thématique de la réunification, citons Berlin is
in Germany de Hannes Stöhr (2001), les avatars d’un
citoyen de la RDA entre en prison en 1989 et en sort 11 ans plus
tard... Toujours à Berlin, mais sans contexte
historico-politique, Lola Rennt (Run
Lola Run) de Tom Tykwer (1999) avec la lumineuse Franka Potente et
Moritz
Bleibtreu est une (triple) course absurde, psychédélique
et interminable à travers les rues de la capitale avec le
"Bonjour Tristesse" de Alvaro Siza. Plus sobre, Sommer vorm Balkon
de Andreas Dresen (2005) dresse avec humour et émotion des
portraits de société.
Un des films allemands les plus
primés de ces dernières années est Das Leben der Anderen
(la vie des autres) de Florian Henckel-Donnersmack (2006) ou l’histoire
d’un agent des services de la RDA espionnant, dans les années
1980, sa petite amie.
Nirgendwo in Afrika
(Nowhere in Africa) de Caroline Link (2001) raconte l’histoire d’une
famille juive qui s’exile au Kenya pour echapper aux persecutions
nazies. Le film pose des questions existentielles sur l’amour, la
famille, l’identité allemande et / ou juive. Scène
mémorable ou les paysans tentent de faire fuir une armée
de sauterelles. Le film de Caroline Link est beau à
pleurer.
Der Untergang
(2004, titre anglais, Downfall) de Oliver Hirschbiegel est un huis clos
tragique et intense dans le bunker assiégé d’Adolf Hitler
(incarné par Bruno Ganz). Une plongée dans
l’intimité d’un des êtres les plus terribles de
l’histoire, entre humanité et cruauté. Sophie Scholl - Die
letzten Tage (2005) de Marc Rothemund rend hommage à une
resistante allemande (incarnée par l’émouvante Julia
Jentsch). La confrontation avec l’enquêteur de police est d’une
grande éloquence. Ces deux films remarquables et courageux
abordent la question du côté allemand, privilégiant
les rapports humains aux scènes de combats qui sont ici
inexistantes.
Citer tous les (grands) films
évoquant la période nazie et la seconde guerre mondiale
est impssible, tant ils sont nombreux. S'il fallait en choisir un seul,
il faudrait immense chef-d'oeuvre, comme La caduta degli dei
(titre français: les damnés, titre allemand: Die
Verdammten), de Luchino Visconti (1969). L'histoire d'une famille
d'industriels qui, collaborant avec le régime hitlérien,
se retrouve prise dans son propre piège, déchirée
entre l'humain et l'inhumain. Inspirée par l'histoire de
l'Allemagne contemporaine, cette apocalyptique descente aux enfers est
un portrait impitoyable de la condition humaine et de sa
déchéance, dans la lignée de la Divine
Comédie de Dante et du Decameron de Boccace. La
distribution est grandiose
avec, entre autres, un Dirk Bogarde terrifiant et une Charlotte
Rampling lumineuse.
L'histoire allemande est à
l'origine d'une autre fresque de Visconti: Ludwig (1972,
Ludwig II en Allemagne, titre français: Le Crépuscule des
dieux). Les passions, les folies, les amours, les depressions
de Louis II de Bavière incarné par Helmut Berger
(également à l'affiche des Damnés). Visconti remet
en scène tout les excès de l'univers romantique du XIXe
siècle
avec des figures mythiques telles que Richard Wagner (Trevor Howard)
et Elisabeth d'Autriche dite Sissi (Romy Schneider) gravitant autour
du roi maudit en prises avec les autres, le monde et lui même.
On doit un autre film culte à
un cinéaste italien: Roberto Rossellini pour son Germania anno zero
(1948, titre français, Allemagne année zéro).
Filmé dans les décombres de Berlin, ce manifeste du
néoréalisme retrace la misère matérielle et
morale des allemands d’après guerre et constitue un document de
unique sur cette période. Scène d’anthologie du discours
de Hitler retransmis par magnétophone dans les ruines de sa
«nouvelle chancellerie».
Zeppelin! de
Gordian Maugg (2005) se penche, à travers une fiction sur les
circonstances du crash du dirigeable Hindeburg près de New York
en 1937. Très belles images d'archive.
Entre
les deux guerres, l’Allemagne a produit un cinéma
expressionniste
dont Le Golem (Carl Boese et Paul Wegener, 1920) et Das
Kabinett des Doktor Caligari (Le cabinet du Dr Caligari, Robert
Weine,
1920) sont les plus illustres icônes. Le cinéma noir et
blanc
connaît aussi des heures de gloire avec Fritz Lang: Metropolis
(1927) est une fresque utopique mise en scène dans une
cité
hiérarchique ou les ouvriers, esclaves de la machine, sont
manipulés
par un androïde à l’allure humaine. Manipulation des masses
et
paranoïa collective, thème directeur de M le maudit
(1931), un film moins spectaculaire mais au contenu plus consistant
surtout
dans le contexte d’émergence du mouvement nazi en Allemagne.
Il faudrait aussi rappeler la grandeur
du cinéma allemand d’après guerre et sa faculté
d’invention. Citer des maîtres comme Rainer Werner Fassbinder,
Werner Herzog et bien sur Wim Wenders, dont la réputation a
depuis longtemps franchi les frontières. Der Himmel über
Berlin (1987, titre français : Les ailes du désir)
reste le chef d’œuvre et le vestige poétique d’une
époque, d’une histoire, d’une ville.
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L'ALLEMAGNE EN BREF
357.000
km2 pour presque 82 millions d'habitants, l'Allemagne
réunifiée (qui s'appelle toujours République
Fédérale d'Allemagne - Deutsche Bundesrepublik) est
le pays le plus grand et le plus peuplé de l'Union
Européenne. Elle jouit une position centrale entre les pays
d'Europe Occidentale (France, Belgique, Pays Bas, Luxembourg, Suisse,
Danemark, Autriche) et Orientale (Republique Tcheque, Pologne)
Au
cœur
le l’Europe, l’Allemagne est un creuset de l’histoire, de la culture et
des
arts de l’ancien continent. L’histoire du pays un produit une
décentralisation des activités et du pouvoir qui fait que
ses nombreux centres d’intérêts sont
disséminés sur tout le territoire.
La
civilisation
médiévale y trouve ses racines dans la l’abbaye et son
porche
à Lorsch et surtout avec Chapelle Palatine de Charlemagne
à
Aachen (Aix-la-Chapelle). L’architecture romane s’épanouit dans
les
cathédrales d'Hildesheim, de
Speyer (Spire) et de Worms et le gothique qui, bien que né en
France,
sera ici assimilé à un style national. L’image de la
Cathédrale
de Cologne debout parmi les ruines de la ville anéantie par les
bombardements
en 1945 est toujours dans les esprits. La renaissance et le baroque
voient
l’accomplissement de projets fastueux comme les palais et
églises
de Dresde et de Potsdam. L’apothéose de l’ancien régime
se
réalise dans la construction de la résidence des princes
évêques
de Würzburg (Balthasar Neumann, architecte) et sa
décoration
par les fresques du génial Giambattista Tiepolo.
L’Allemagne
des lumières se conjugue à Weimar, avec le souvenir de
Goethe et Schiller, à Berlin avec les réalisations de
Karl Friedrich Schinkel et près de Ratisbonne avec
l’étrange Walhala (Leo von Klenze, arch.) Parthénon
érigé pour une épopée wagnérienne.
Cette culture romantique typiquement germanique produira encore aussi
les châteaux hallucinants de Louis II de Bavière dont
Neuschwanstein.
L’Allemagne
contemporaine est un livre d’histoire avec des souvenirs de sinistre
mémoire comme les vestiges du nazisme (maison des arts à
Munich) et du stalinisme mais aussi l’aventure du mouvement moderne
(Bauhaus Dessau www.bauhaus-dessau.de
par Walter Gropius), et de l’expressionnisme (Observatoire Albert
Einstein à Potsdam par Erich Mendelssohn, Chilehaus à
Hambourg par Fritz Hoger www.chilehaus-hamburg.de).
Réduite
à un champ de ruines en 1945, l’Allemagne a entrepris un vaste
chantier de reconstruction (en parallèle à un travail de
mémoire). C’est un des premiers pays à avoir pris
conscience du patrimoine industriel (Usine sidérurgique de
Völklingen, Complexe industriel de la
mine de charbon de Zollverein à Essen et Ferropolis). Le pays
compte
aujourd’hui de nombreuses réalisations majeures en terme
d’architecture contemporaine, à l’instar de complexe de Vitra www.vitra.com
à Weil am Rhein (bâtiments de Tadao Ando, Zaha Hadid et
Frank Gehry).
L'Allemagne
est le théâtre de manifestations artistiques de premier
ordre. Concerts, spectacles, expositions artistiques comme la Documenta
de Kassel (tous les cinq ans, les années en 2 et en 7) et les
Sculpture Projects de Munster (tous les dix ans, les années en
7). Disséminé dans toutes les villes du pays, l’immense
parc muséographique allemand couvre tous les champs
d’investigations possibles.
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MONNAIE
L'EURO.
Les possesseurs de Deutsche Marks peuvent encore les changer à
une banque ou les encadrer. Les possesseurs de Reich Marks
ont raté leur tour et n'ont qu'à prendre le chemin
de la decharge municipale.
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SITUATION POLITIQUE
L'Allemagne
continue de payer le prix économique de sa réunification.
Plus de quinze ans après la chute du mur, les disparités
de niveau de vie entre Est et Ouest sont toujours flagrantes et le pays
est enlisé dans une crise économique qui a fait de lui un
des mauvais élèves de l’UE (dont il reste toutefois un
poids lourd). Parallèlement, le pays réunifié est
en train de retrouver la place qui lui est due au sein du concert des
nations (présence armée en Afghanistan, refus de la
guerre en Irak…).
Un
aspect assez visible de la politique étrangère de
l’Allemagne est sa relation avec le voisin français, ce que l’on
a nommé le couple franco-allemand. Après près d’un
siècle d’antagonisme et deux guerres mondiales (la
première ayant consacré, par le traité de
Versailles, une humiliation de l’Allemagne qui n’a pas manqué
d’accélérer la seconde), les deux nations se sont
lancées dans un travail de réconciliation qui a abouti
à une alliance couronnée par des couples de chefs
d’état : De Gaulle - Adenauer, Giscard - Schmidt, Mitterrand -
Kohl et Chirac - Shroeder. Aujourd'hui, avec Angela Merkel et Nicolas
Sarkozy, une nouvelle génération a pris la releve.
>> VOYAGER EN ALLEMAGNE
L'Allemagne
fait partie
de la l'espace Schengen, donc pas de formalités de passage avec
les
pays de ce groupe.
>> VOYAGER EN ALLEMAGNE PAR VOIE
AERIENNE
La
compagnie Lufthansa http://www.lufthansa.com
est une des plus
anciennes et des plus réputées du monde. Malgré
les difficultés auxquelles elle a été
confrontée au cours de ces dernières années (comme
bon nombre de transporteurs aériens), elle reste la
fierté de l'Allemagne. Pilier avec United Airlines de la Star
Alliance, Lufthansa garde une image d'excellence tant pour la
qualité de ses services que pour l'entretien de sa flotte.
Lufthansa opère à partir de deux hubs ou plateformes:
L'immense aéroport de Frankfurt Main, un des plus actifs
d'Europe, et l'aérogare ultra moderne de Munich. La compagnie
assure des dessertes vers le monde entier soit par ses très
nombreux vols, soit par ceux de ses partenaires aériens parmi
lesquels on peut citer Air Canada, Austrian Airlines, SAS Scandinavian,
Singapore Airlines, South African Airlines et Thai. Lufthansa
vient d’acquerir le transporteur régional Eurowings http://www.eurowings.de/
basé
à
Munich. Basée à Düsseldorf LTU http://www.ltu.de/ est l’autre compagnie
internationale, avec un réseau bien plus modeste que celui de
Lufthansa mais en constante expansion. Les aéroports allemands
sont desservis par la quasi totalité des compagnies
aériennes internationales.
Les aéroports allemands sont desservis par la quasi
totalité des compagnies aériennes internationales.
Francfort est, de loin, en tête de la parade, suivi de Munich,
Dusseldorf, Berlin, etc.
>> VOYAGER EN ALLEMAGNE PAR VOIE
TERRESTRE
Ceux
qui veulent rallier l'Allemagne par voie terrestre (train, bus,
voiture) prendront en considération que le pays est grand est
qu'aller à Berlin (qui est au Nord Est) est un autre affaire que
d'aller aller à Weil am Rhein ou Stuttgart. Depuis la
France, l'Allemagne est désormais desservie par le TGV Est qui a
réduit les durées de voyage de moitié entre Paris
Est et Strasbourg avec Karsruhe, Stuttgart et Francfort.
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TRANSPORTS INTÉRIEURS
Avion,
bus, autou et train avec le
réseau de la Deutsche
Bahnhttp://www.bahn.de/
ci-dessus:
Berlin, vélodrome (1998), Dominique Perrault, architecte. photo:
Patrick Kassardjian
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