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> ALLER / VERNIR
Frankfurt-Main est une des plate-formes les plus actives du monde. Hub de la Lufthansa et de sa Star Alliance,il est également desservi par la plupart des compagnies aériennesde la planète. L’aéroport est relié à la villetoutes les 10 minutes par les lignes 8 et 9 du S bahn (réseau ferroviaire régional) avec des arrêts à Hauptbahnhof (gare principale) et à Hauptwache, en plein centre ville.
Circuler dans Frankfurt est très facile. Voir le plan de la ville. Celle-ci n’est pas très étendue et les marcheurs pourront la parcourir en se passant des transports en commun. Ces derniers sont, comme partout dans les pays germaniques, très bien organisés, avec un réseau de U bahn (métro) et de S bahn.
Indispensable est l’excellente Frankfurt Card Tageskarte. Elle permet d’avoir accès aux transports en commun (aéroport inclus) et offre une remise de 50% sur l’entrée des musées. 12 DM la journée, existe également en version de 72 h. On l’obtient auprès de l’office du tourisme. A l’aéroport, il faut s’adresser au guichet des chemins de fer, au 2e sous-sol du terminal B.
> DROMIR
Nous n'avons eu que des adresses haut de gamme à vous proposer. Non que ce soit du snobisme, mais nous n'avons pas trouvé de petits hotels sympa et pas cher dans cette ville. Qui peut de toutes façons se visiter en une journée...
L’adresse fétiche de Baron & Baron est The Pure, un espace rénové dans un style contemporain plein de peps, de tonalités de blancs, de couleurs et de hauts plafonds.
Aménagé autour de la centenaire Villa Speyer, le Rocco Forte Villa Kennedy est une adresse de prestige avec chambres spacieuses, grande cuisine et spa.
Le très élégant Steigenberger Frankfurter Hof, palace début du siècle entièrement rénové. Salons somptueux, Havana lounge pour amateurs de cigares, la grande classe. Pour ceux qui ont du temps et de l'argent...
Le Meridien Parkhotel est un autre établissement de grand luxe au coeur de la ville. Ce palace à l'ancienne a été rénové et ses chambres sont de petites merveilles du design contemporain avec un concentré de technologie. Ne pas manquer de prendre un verre vautré dans un des fauteuils en cuir du Casablanca Bar.

> MANGER
Des saucisses, pour les amateurs... Mais le coup de cœur de Baron et Baron est le Holbein’s, café restaurant installé sous une  verrièredans la cour du Städel Kunstinstitut (accès indépendant du musée). Architecture post moderne pour ce lieu très branché fréquenté par une faune mi-yuppie mi-intello. Cuisine savoureuse et originale: club sandwich avocat et roquette, formule attrayante de petit déjeuner-brunch... prix raisonnables en regard du standing de l’endroit. Dans le même esprit, le restaurant de la Schnirn est encore plus spectaculaire. Décor théâtral avec d’immenses baies vitrées, tentures et lustres pour un mobilier au design percutant. Un peu plus cher que le précédent.
> BOIRE / DANSER
Dans le décor très 70's du Oneninetyeast (Hanauer Landstraße), murs arrondis, couleurs oranges, un exemple type du lounge-bar-club avec music houseet ambiance funky qui fleurit partout ces temps-ci. Très branché.
> ECOUTER / VOIR
Comme toute ville allemande qui se respecte, Frankfurt jouit d'une vie culturelle riche et intense avec les spectacles de  l'Opera, les concerts classiques de l'Alte Oper. En revanche, fin de parcours pour le légendaire Ballett Frankfurt avec William Forsythe, un des plus grands chorégraphes contemporains. Les villes allemandes n'ont plus d'argent!
Par ailleurs, Frankfurt accueille chaque année (en octobre)  le plus grand salon du livre au monde.
> LIRE
Frankfurt.de, site officiel de la ville, bilingue allemand-anglais.
L'actualité culturelle est remise à jour sur la page de What'son when.
INTERNET CULTUREL
MMK Frankfurt am Main | Museum für Moderne Kunst
Städel Kunstinstitut und Stadtische Galerie
Shirn Kunsthalle
Deutsches Architektur Museum
Deutsches Filmmuseum
Museum der Weltkulturen Frankfurt am Main (Musée Ethnographique)
Portikus
07h00 – Les brumes matinales laissent transparaître les silhouettes anguleuses des gratte-ciels. Disséminés dans la partie occidentale du centre de la ville, encore endormie, ils marquent l’espace: Commerzbank, Dresdner Bank, Deutsche Bank. Frankfurt am Main (Francfort sur le Main pour les francophones) est la capitale économique et financière d’une des nations les plus prospères du monde. Congrès et foires attirent par millions les visiteurs du monde entier. Rares seront ceux qui succombent aux charmes de la ville. Comme nombre de métropoles allemandes, Frankfurt areçu son lot de bombardements au cours de la dernière guerre. Elle ne tarda pas à se relever avec une étonnante vitalité mais subit jusqu’aujourd’hui les séquelles de l’anéantissement de son ancien tissu urbain. La ville semble décousue, l’alternance de vieilles bâtisses et de rutilants buildings est assez déroutante et il n’est pas difficile de s’y perdre. Un point de repère reste immuable: le Main. 
- rive droite -
Le centre historique se trouve sur la rive droite, au nord du fleuve. Sa trace la plus convaincante est la Place Römeberg. Elle regroupe autour d’elle quelques rues qui ont conservé leurs architectures traditionnelles. La place Römeberg est un lieu assez touristique, il n’est pas impossible d’y croiser des japonais mitraillant les façades des maisons typiques et du Rathaus (Hôtel de Ville). Le Rathaus est un ensemble assez important d’édifices gothiques et renaissance reliés par un réseau de cours, d’escaliers et de passerelles. Assez complexe et intéressant, avec de nombreuses sculptures sur les façades. De l’autre coté de la place, la Nikolaikirche (Eglise Saint Nicolas) et, au sud, vers le fleuve, le Historisches Museum.
Derrière Saint Nicolas, de petites ruelles dans lesquelles se glissent d’importantes structures modernes. L’immonde Techniches Rathaus dans le style de l’architecture brutaliste et la plus sobre mais imposante Shirn Kunsthalle. La Schirn est une galerie d’expositions temporaires. Elle comporte également une librairie, un restaurant et diverses activités culturelles. Ces deux ensembles sont séparés par des vestiges de l’antiquité tardive qui précèdent la Cathédrale. Cet édifice gothique, qui connu plusieursphases de construction, est toujours le ‘landmark’ de Frankfurt. Sa flèche qui était, jusqu’à la fin de la guerre, le point le plus élevé de la ville. Ascension possible et fatigante, vue spectaculaire. Les rues qui entourent la Cathédrale sont assez intéressantes pour leurs galeries d’art et de design. C’est dans ce quartier que s’est installé, dans le milieu des années 1990, le Museum für Moderne Kunst (Musée d’Art Moderne).

- le Museumfür Moderne Kunst -
Temple du post modernisme tant par son contenant que son contenu. Construit par Hans Hollein sur un terrain triangulaire, il offre au promeneur d’étranges façades marron un peu tarabiscotées et peu attrayantes. L’entrée est placée de manière assez inattendue dans un coin pas très visible. Passé le vestibule d’entrée, le visiteur se retrouve dans un réseau de salles lumineuses et blanches mais toutes différentes tant par leur taille que par leur forme. La circulation est aléatoire. Elle n’est imposée par aucune logique chronologique ou thématique. La dissymétrie du plan, la multitude de niveaux et la multiplication des parcours possibles pousse le visiteur à se perdre au cours de ses pérégrinations. Ce parti colle particulièrement bien avec les collections, elles-mêmes déroutantes. Certaines salles ont été conçues spécialement pour une oeuvre, comme la grande installation de Joseph Beuys. Les initiés retrouveront les grands gourous de la scène contemporaine: JamesTurell avec une démonstration percutante de light art, Christian Boltanski avec ses ombres, Alghiero e Boetti avec sa grande carte de géographie, Mario Merz et ses igloos de verre... Les bouleversés pourront retrouver des valeurs plus classiques comme celles du Pop Artavec Andy Warhol, Roy Liechtenstein, Claes Oldenburg, Jasper Johns...
Le musée est ouvert du mardi au dimanche, 10h-17h, mercredi 10h-20h.

En remontant versle nord, on atteint le quartier commerçant et animé qui s’étendautour du Zeil, vaste rue piétonne ou il est possiblede trouver tout ce que produit la société de consommationmondialisée. Assez désert le matin elle prend une grande animation en après midi et peut s’avérer assez agréable par beau temps. Le Zeil débouche sur la Hauptwache, avec sa Katharinenkirche (Eglise Sainte Catherine). Un peu plus loin, se déploie la vaste esplanade reliant la Goethe Platz à la Rathenau Platz. La Bourse n’est qu’ à quelques pas et les immeubles de bureaux se font plus présents. Les tours sont plantées autour des espaces verts séparant les deux opéras de la ville, l’Alte Oper et l’Oper Shauspielshaus avec les monuments dédiés à Goethe, Beethoven, Heine, Schiffer... Quand l’argent voisine avec l’art et l’esprit! Toujours sur la rive droite, on peut faire un détour par le Portikus (Schöne Aussicht 2), centre d'expositions temporaires installé depuis 1987 derrière la façade de l'ancienne bibliothèque municipale, batie en 1825 et qui avait été détruite par les bombardements américains de la seconde guerre mondiale. 

- rive gauche -
Le quartier de Sachenhausen,au sud du fleuve, cherche à rivaliser avec le centre historique.On y trouve une vie nocturne de plus en plus trépidante mais l’atout majeur de cette partie de la ville est indéniablement ses musées. Les musées sont tous alignés sur le Schaumainkai, artère piétonne longeant le Main qui est, par ailleurs, le théâtre d’un marché aux puces des plus pittoresques.La vue des vieux vêtements jetés à même la chaussée parait surréaliste à quelques encablures des temples de la finance teutonne (sur l’autre rive) mais surtout des élégantes façades des institutions muséographiques à la réputation exemplaire.

Premier musée en traversant l’Alt brücke (pont piéton) en provenance de la Place Römeberg, le Musem für Kunsthandwerk, Musée des Arts Décoratifs. Ensemble assez classique et toujours blanc dessiné par Richard Meier, entouré de beaux jardins.Collections riches et éclectiques. Suit ensuite le Museum für Völkerkunde (Musée Ethnographique) dont les collections sont présentées en rotation, au cours d’expositions temporaires. Le Deutsches Filmmuseum permet de découvrir des décors de films et propose de nombreuses projections. Le Deutsches Architektur Museum offre lui aussi des expositions thématiquesqui sont l’occasion de publications. Il précède le Städel, une des plus riches pinacothèques d’Europe.

- Le Städel Kunstinstitut -
Le grand muséed’art se cache derrière une imposante façade classique. Les collections de peintures sont exposées sur deux niveaux desservis par un imposant escalier en marbre (ascenseurs disponibles). Au premier étage, l’art des XIXe et XXe siècles. Des romantiques ets ymbolistes allemands, quelques impressionnistes (Orchestre de l’Opérade Degas), et un important ensemble d’œuvres expressionnistes avecle très fameux et très érotique Nu au Chapeaude Ernst Ludwig Kirchner. On verra aussi des Picasso et un magnifique paysage bleu de Matisse.

Au 2e étage, le vestibule est envahi par des grandes compositions de la secondes moitié du XXe siècle. La terrible Nurse du cuirassé Potemkine de Francis Bacon, une installation minimaliste de Joseph Beuys, de grandes toiles de Cy Twombly, Antoni Tapies, Richard Serra, Antonio Saura et Jean Dubuffet. Ce beau déploiement d’art contemporain sert d’antichambre aux collections d’art ancien données par Johann Friedrich Städel en 1815. On appréciera l’audace des conservateurs dans cet accrochage qui provoque une confrontation hors normes entre les oeuvres citées plus haut et celles des grands maîtresdu passé: Madonne de Raphaël, la Vierge de Lucquesde Jan Van Eyck, l’élégante – et intriguante - Femme en rouge par Jacobo Pontormo. Le best of: Quatre chef-d’oeuvres du XVIIe siècle. Suzanne et les Vieillards, avec un rapportde corps sensuel et violent, par le napolitain Massimo Stanzione. Le Géographe, de Johannes Vermeer, frère de l’Astronome du Louvre.

“J’ai essayé de représenter une tempête sur terre, imitant le mieux que j’ai pu, l’effet d’un vent impétueux, d’un air rempli d’obscurité, de pluye, d’eclairs et de foudres qui tombent en plusieurs endroits, non sans y faire du désordre. Toutes les figures qu’on y voit jouent leur personnage selon le tems qu’il fait, les unes fuyent au travers de la poussière, et suivent le vent qui les emporte; d’autres au contraire vont contre le vent, et marchent avec peine, mettant leurs mains devant leurs yeux. D’un coté un Berger court, et abandonne son troupeau, voyant un lion, qui, après avoir mis à terre certains Bouviers, en attaque d’autres, dont les uns se défendent, et les autres piquent leurs boeufs et tachent de se sauver. Dans ce désordre la poussière s’élève par de gros tourbillons. Un chien assez éloigné aboye et se hérisse le poil, sans oser approcher. Sur le devant du tableau, l’on voit Pirame mort et étendu par terre, et auprès de lui, Tisbé qui s’abandonne à la douleur.” Nicolas Poussin, lettre à Jacques Stella.

Paysage avec Pyrame et Thisbe, Construction sobre et grave dans ce grand tableau de Nicolas Poussin qui dialogueavec son voisin (de taille similaire) le spectaculaire Samson et Dalila, oeuvre de jeunesse de Rembrandt d’influence caravagesque et baroque. 
Le musée est ouvert du mardi au dimanche10h-17h, mercredi 10h-20h. Excellente librairie avec de nombreux livres en anglais et en français.

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