| > ALLER / VENIR |
| Tipaza se trouve à 70 km
à l’ouest d’Alger. Des lignes d’autobus assurent des liaisons
depuis la capitale. |
| > DORMIR |
Il est possible de loger sur place, au
bord de la plage.
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| > MANGER |
| Nombreux restaus, bouibuis et
cafés disponibles pour se restaurer. |
| >
LIRE |
| Un
certain nombre d’articles parus à l’époque coloniale sont
disponibles en ligne. Des descriptions, parfois
dépassées, mais toujours intéressantes, comme Tipasa, ville de Maurétanie
césarienne par Louis Leschi, Correspondant de
l'Institut, Directeur des Antiquités de l'Algérie,
février 1948 et Visite aux ruines de Tipasa, de Sainte
Salsa et au tombeau de la chrétienne par Wilfrid
Winum. |
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Tout
est là : Le ciel, les arbres et au bout, la mer.
Sans oublier les panneaux de signalétique, si présents
dans le paysage de ce pays.
A l’entrée du site, trois panneaux : Le premier mentionne son
inscription au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco
avec logo et phrase : «save together this World Heritage» ;
le second est un long texte en français ayant pour titre
«Patrimoine culturel et naturel» et le troisième
comporte des idéogrammes représentant les interdictions
suivantes: appareil photo, caméscope, radio, chien, vélo,
rollers, boissons et cigarettes. |

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| Tipasa
– les gens
disent Tipaza mais il semble que l’orthographe exacte soit avec un
«s»
- est à l’origine (vers les Ve siècle avant JC) une
fondation
phénicienne en Afrique du Nord. Un site punique, comme il y en a
en
Tunisie. On devait y adorer ces mêmes dieux terribles - dont on
dit
qu’ils dévoraient les enfants - qu’à Carthage et qu’au
temple
d’Echmoun, près de Saida au Liban. Ensuite est venue Rome. Comme
toutes
les villes du Bassin Méditerranéen, Tipasa est devenue
romaine – dans
la province de Maurétanie Césarienne, puis
chrétienne. |

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| La
trace de Rome,
on la trouve d’abord dans le plan de la ville. Malgré
l’escarpement et
les accidents du terrain, Tipasa est articulé selon la trame
orthogonale avec le croisement de deux axes principaux, le Cardo et le
Decumanus Maximus. Ceci dit, le plan en damier qui est supposé
en
découler, est moins évident à repérer.
C’est dans une autre cité
Romaine d’Algérie, Timgad, que l’on trouve un des exemples les
mieux
conservés de plan en damier. L’autre apport de Rome, ce sont les
infrastructures, dont on remarque la présence par les
cavités
disséminées sur le site. Enfin, le site
révèlera aux visiteurs le genre
de constructions que l’on trouvait dans le monde romain, des villas,
des thermes, un théâtre et le nymphée – grande
fontaine autrefois ornée
de statues. |
| Le
Decumanus
Maximus est bordé d’une forêt de piliers qui tentent de
résister aux
débordements de la végétation luxuriante qui ne
cesse de pousser par
derrière. Au bout, la mer. Tout à coup, passe un enfant.
Un garçon
d’une dizaine d’année en maillot de bain qui semble sortir de
l’eau. Il
déambule ici tout naturellement. Les lieux lui
appartiennent. |
| Tipasa
s’est
construite entre deux promontoires rocheux sur un terrain qui forme un
V. La mer est partout et, au dessus de la mer, les arbres.
Il y a ceux qui se déploient majestueusement, et, un peu plus
loin,
ceux qui ploient misérablement. Des arbres tout
recroquevillés comme
pour se protéger. Vus de loin, ils semblent former une coque
verte
posée au dessus du sol dont quelques trouées laissent la
place aux
vestiges antiques. Ces arbres sont tous penchés dans la
même direction
à cause du vent de l’est. |
Il y a au bout de
tout, sur une hauteur du haut de laquelle la vue est fantastique, un
pilier. Ce pilier n’appartient pas à une villa romaine, à
la basilique
chrétienne ou au forum. Il est isolé, seul. Comme une
colonne
commémorative. Mais il est tout simple, sans fioriture aucune.
Et c’est
un pilier, pas une colonne, de par son plan rectangulaire. On nous dira
que ce type d’objet a un nom connu de tous, stèle.
Sur la stèle, on
peut déchiffrer des inscriptions gravées dans la pierre
et que le vent
finira un jour par effacer. L’inscription est en français :
«Je
comprends ce qu’on appelle gloire. le droit d’aimer sans mesure.
Albert Camus» |
Albert
Camus
venait ici. Il s’installait et les idées tombaient du ciel dans
sa
tête. C’est ce que disent les guides locaux.
Tipasa, lieu
d’inspiration.
Tout est là. Le ciel, la mer et cette stèle toute simple.
Chez nous,
ils auraient mis une plaque en bronze et entouré le monument de
cordons
bordeaux. |
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En sortant du
site, nous découvrons la ville. Il y a une place en bord de mer
avec un
café aux couleurs délirantes qui donnent l’impression que
tout est en
train de vibrer. Et il y a un étrange édifice en pierre
que les gens
appellent la tombe de la chrétienne. Cette grosse construction
rappelle
les stupas que l’on trouve en Asie du Sud et qui abondent dans les
récits de Baron & Baron sur la région. A
l’entrée, il y a un type
moustachu et une plaque qui mentionne les heures de visites (8h-12h,
14h-17h, fermé le samedi).
Les arbres, la mer et Albert Camus
nous ont
comblé. Nous n’avons plus besoin de visites. |
| 2005, Baron &
Baron, à partir des propos de Rana Haddad et Pierre Hage
Boutros. photos: Rana Haddad et Pierre Hage Boutros. tous droits
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