BARON & BARON > VIETNAM > LE RÉCIT DE VOYAGE
NATURE / CULTURE
Le Vietnam jouit d’une faune et d’une flore extrêmement riches dont on peut admirer de précieux spécimens dans la Réserve Naturelle de Tam Dao, dans les montagnes du Tonkin..
Ses paysages sont d’une grande diversité, des plaines alluviales du Mékong aux environnements rocheux du Tonkin en passant par la cote montagneuse de l’Annam. Des sites naturels ont souvent été utilisés pour abriter un sanctuaire religieux: la Montagne de marbre près de Da-Nang, la Pagode des Parfums et Hoa Lu dans le Nord...
PETITS(?) ARRANGEMENTS AVEC LES MORTS¹
On ne peut pas rater la présence, assez curieuse, de tombes au beau milieu des champs agricoles. Il s'agit d'une tradition ancestrale qui consiste à enterrer le paysan sur ses terres, ce qui empêche les héritiers de les vendre !
Les Vietnamiens entretiennent avec la mort un rapport beaucoup plus direct et plus quotidien que les occidentaux. Ainsi, dans le sud, on achète pierre tombale et cercueil bien avant d'avoir franchi le seuil ultime. Ceci permet au futur défunt de s'habituer à sa future demeure. Ne soyez donc pas choqués si vous voyez un cercueil s'ouvrir et une personne qui en sort, ça arrive ! Certains villages sont spécialisés dans la fabrication d'articles funéraires (il y en a sur la route de Tay Ninh). Les corbillards sont nettement moins sinistres que ceux que nous connaissons! Post mortem, le défunt ne quitte pas pour autant la maison, puisqu'un autel en mémoire des disparus y occupe souvent une place de choix. 
¹ titre d'un film de Pascale Ferran
VIVRE LA RUE
Au Vietnam, la rue n’est pas uniquement une voie publique de déplacement. Elle est lieu de vie. A toute heure du jour ou de la nuit, des gens sont installés sur des tabourets ou des chaises en plastique, se livrant à toutes sortes d’activités. Un des rituels urbains les plus typiques est celui de la soupe, servie en permanence dans de petites échoppes. 
Autre métier qui s’exerce ici dans la rue, celui des coiffeur(se)s. Selon certaines sources, les péripatéticiennes de Saigon exerceraient également certains services (rapides) sur le trottoir même. On n’a pas essayé.
LES CAODAISTES
Curieuse religion basée sur cinq axes (confucianisme, culte des génies (!), christianisme, taoïsme et bouddhisme), le caodaïsme est répandu, avec ses temples bariolés (prenez une nef d'église jaune, des colonnes torses roses, et l'iconographie de toutes les religions du continent asiatique réunies, et vous verrez !) dans le Sud du Vietnam. A Tay Ninh se trouve sa capitale: dans une enceinte gardée par un service d'ordre, se trouvent, outre le temple principal, toutes les instantes d'un pouvoir étatique et administratif ! Sandrine en est tellement épatée qu'elle s'y perd dans les avenues pour photographier les stupas et autres monuments.
La messe caodaïste est un spectacle dont la solennité tranche avec le kitsch du lieu dans lequel elle se déroule. Tous les fidèles sont vêtus d'une tunique blanche (ou colorée pour les dignitaires de sexe masculin les plus importants). Ils sont assis au sol, parfaitement alignés. Quelques-uns uns se tiennent debout, près des colonnes, et prennent des notes dans un calepin. A la sortie, on peut faire une offrande, prendre une bouffée de shit (!?)(Rhéa allait tomber dans les pommes !) et signer le livre d'or. Les caodaïstes aiment la publicité et acceptent les cameras sans problèmes. Nadine a été choquée d'apprendre que Victor Hugo était le chef suprême de la secte (qui n'existe que depuis 1919) ! son esprit, comme ceux de Churchill et de Jeanne d'Arc, serait régulièrement consulté...
DE LA GUERRE DU VIETNAM:
LES TUNNELS DE CU CHI
Ce réseau souterrain à quelques kilomètres de Saigon, est un des témoignages les plus impressionnants de l'ingéniosité et du courage des Viet Congs au cours de la guerre. Les tunnels sont très étroits et leur accès est conçu en fonction du gabarit vietnamien par opposition à celui des GIS. Pour être plus clair: la taille (seulement la taille) de Corinne peut passer par le trou. Pas celle de Caline. conclusion: Samir est en droit de se poser des questions. Les moins claustrophobes s'engouffrent dans un conduit qui a été élargi pour les visiteurs: ce n'est pas le tunnel sous la manche! Joseph se donne pour mission d'inspecter tous les passages (arrivera-t-il à Hanoi?) et fait irruption à travers une trappe dans une "salle de réunion".
La visite des tunnels est précédée par la projection d'un film vidéo dont la copie, en piètre état, doit dater de la guerre ! Très bonnes impressions et sensations fortes à l'unanimité, achat de souvenirs de guerre pour la majorité, et discussion géostratégique avec un ancien officier pour certains!
LES 18 MEMBRES DE L'EXPEDITION
Caline : Indiana Jones 
Claude : présidente d'honneur du fan club "Baron & Baron". 
Corinne : Oliver Stone 
Dolly : Tango 
Elie : le chef d'orchestre 
Joseph : Psycho 
Greg : Baron 
Lam : les pagooodes des chi-noiiirs! 
Marcelle : 1er fournisseur du Vietnam en produits agro-alimentaires et pharmaceutiques. 
May : 1er client du Vietnam à l'exportation. 
Mme Docteur : remember Washington?
Mr Docteur : remember Beijing! 
Nadine : les plus belles [CENSURE] de la Baie d'Ha Long. 
Patrick : Baron 
Ralph : le disciple 
Rhéa : beeuuh !!! 
Samir : la force tranquille. 
Sandrine : VIP (very impatient photographer) 

 
 
 
 

 

27 décembre 1999 - Beyrouth / Kuala Lumpur

13h00: rendez-vous à l'Aéroport International de Beyrouth. Baron, malade, a failli annuler. May, Marcelle et Rhéa sont en retard: 1ere grosse panique pour Corinne.
15h00: décollage sur le vol 157 de la Malaysia. L’uniforme du personnel est d'un kitsch rarissime et la qualité du dîner ne présage rien de bon.

28 décembre 1999 - Kuala Lumpur / Saigon

06h10: Kuala Lumpur. L’aéroport est à couper le souffle. Nous prenons un aérotrain pour passer du terminal 4 (international) au terminal 2 où nous attend le vol pour Saigon
09h00: il n'y a pas de pilote dans l'avion. En attendant d'en trouver un, le vol est retardé.
10h15: Saigon. L’aéroport ressemble drôlement à celui de Beyrouth pendant la guerre. Nous sommes accueillis par Lam.

13h00: après le check-in au Rex, visite de la ville et 1ere rencontre avec les "moustiques" (dixit. Lam) déjeuner au TIB, restau assez agréable situé dans un petit jardin au fond d'une cour. Sandrine est la première à essayer un jus de fruits. Elle a droit à un "bye Sandrine !" (ref: que le meilleur gagne !) mais sera suivie par tout le groupe!

Il y a beaucoup de mariages aujourd'hui. Il paraît que les astres sont favorables! Il y a aussi une fausse mariée posant pour un magazine de mode avec une ancienne traction-avant dans le jardin du Musée de la Révolution.

Pas de dîner au restaurant flottant Le Siren: selon Lam, "c'est l'usine". Certains prennent une collation à la terrasse du Rex, et l'irréductible Elie entreprend la tournée des lieux nocturnes de la ville en vue de préparer la soirée du nouvel an. Il entraîne l'imperturbable Ralph ("rouk ya farouk") au Vasco (qui propose un menu à 60 USD) et au Monaco!


29 décembre 1999 - saigon / can tho

09h00 : départ pour le Delta du Mékong. Sur le chemin de My Tho, des rizières à n'en plus finir, avec des paysans coiffés de chapeaux coniques.
A la pagode de Vinh Trang, achat massif de chapeaux coniques. Lam nous apprend que cet accessoire vernaculaire est féminin.

Nous embarquons donc sur deux barques pour traverser le 1er bras du Mékong. A travers les arroyos, pause déjeuner chez un cultivateur de fruits tropicaux. Le poisson (pêché sur place) est préparé selon une recette locale qui consiste à le mariner avant de le poser à la verticale. On a également droit à des langoustines (une par personne, toujours, c'est comme ça!) et à de l'alcool de riz maison.

Nous poursuivons notre chemin. La marée basse fait descendre le niveau de l'eau de manière sensible. La navigation devient de plus en plus difficile, les deux barques risquant de s'échouer. Les bateliers doivent effectuer des manœuvres délicates pour ne pas heurter le fond et les passagers se regroupent à l'avant, pour que l'arrière du bateau se relève et que l'hélice s'enlise moins. Nous avons été chanceux, vu qu'un autre groupe a du continuer à pied sur le bord du canal (je remercie Ralph pour les précisions). On parvient enfin à rejoindre le cours principal du fleuve et à accoster sans encombres afin de traverser le second bras du Mékong en bac. Les véhicules, les passagers (humains, pythons, etc.) embarquent donc sur cette grosse embarcation, pour rejoindre Can Tho sous un magnifique coucher de soleil.

Arrivée en soirée à l'Hôtel Saigon Can Tho. Les chambres sont distribuées autour d'une espèce de patio au milieu duquel pendent des espèces de lianes. Coté rue se trouvent les chambres dites luxueuses qui ont le privilège d'avoir des fenêtres. On notera que l'embouteillage et les klaxons commencent à 04h30 (du matin). Les autres chambres ont (quand même!) Une fenêtre donnant sur l'espèce de patio cité plus haut, ce qui permet à leurs locataires de surveiller les voisins et de sentir les odeurs montantes des cuisines.

Lam nous entraîne, à la tombée de la nuit, dans les méandres du Marché Central où nous goûtons les savoureuses variétés de fruits exotiques et des mets préparés par les cuisines ambulantes de la rue (gâteau de riz, etc.). Une marchande mange un embryon de canard (à moitié vivant) à la coque.

Après une tournée rapide et peu convaincante des restos de la ville (le lézard frais à l'air d'être au menu du jour) la prudence l'emporte et on décide de dîner au resto de l'hôtel. Le menu annonce un choix riche et varié, nous sommes servis. Si le bœuf de Sandrine, le poisson de Baron, n'ont rien à envier aux noodles de Claude, c'est la soupe au serpent (bien enroulé dans le plat) de Caline qui bat les plébiscites. Vous n'avez jamais goûté? Nous non plus (jusqu'aujourd'hui!): c'est gélatineux et ceux qui diront qu'ils ont aimé assumeront ! 
Elie, Ralph et Baron ont préféré à ce programme un massage "guili guili" !

30 décembre 1999 - Cantho / Saigon

La journée commence par une ballade en rickshaw dans les rues de Cantho. Visite de la Pagode Khmère de Munirangsyaram et rencontre avec des bonzes.

09h30 : excursion en bateau via le marché flottant de Cai Rang. Retour via les arroyos, avec une végétation luxuriante, de belles maisons aux bords de l'eau, et beaucoup de ponts et de fils électriques: on se baisse (sauf si on a envie de finir comme Louis XVI !), ou, comme Ralph et Baron, on se précipite à l'arrière du bateau au risque d'atterrir dans la marmite de madame ! Pause déjeuner chez Nguyen Thanh Giao, cultivateur de bonsaïs. Même système que la veille, mais en plus chic. Elie rencontre Daniel, un libanais du Canada.

Retour à Saigon en fin d'après-midi. Visite d'une fabrique de laques pour tout le monde sauf les deux Baron qui préfèrent se balader dans la ville. Dans une galerie d'art, Baron s'arrête devant une toile qui est en cours d'exécution et demande à l'acheter en l'état, inachevée, à la grande stupéfaction des marchands et du peintre qui la signera quand même. Le montant (mirobolant) de la transaction ne peut être dévoilé ici.

Il est prévu de dîner à la Bibliothèque de Madame Dai. Une partie du groupe fait défection, ce qui provoque une petite colère de la magistrate. Cette dernière insinue, au cours de la soirée, qu'elle aurait été la maîtresse de François Mitterrand. Après le repas, Joseph déplace toutes les chaises de la salle et pose avec Mme Dai contre le mur tapissé de livres!

Pendant ce temps, les réfractaires sont à la recherche du Hard Rock Café. Après un passage à l'Hôtel Caravelle, ils découvrent, dans une ruelle, un établissement assez sordide portant ce nom et vendant des tee shirts. Il s'agit de l'imitation, le vrai, n'existe pas encore! Retour à la case départ (le Caravelle!), pour un dîner arrosé d'eau Evian en bouteilles de 20cl. 

Passons aux choses sérieuses: il s'agit de préparer la nuit du Nouvel An. Taxi pour le Vasco (qui n'est qu'à 100 m!). Elie est prêt à donner 10000 D au chauffeur lequel ne descendra pas à moins de 12000! Le Vasco est une charmante demeure avec un jardin. Le bar animé par une jazz band est sympa, mais il n'y a pas un chat dans la partie restau... L'incontournable Apocalypse Now pourrait être une alternative acceptable, en tous cas, il y a de l'ambiance. Continuation au Gossip et au Monaco (où ça sent le pote à 3 km à la ronde!), deux mega boites techno hyper high tech fréquentées par la jeunesse branchée de Saigon. Pas mal pour finir la soirée après 2h du mat, ça bouge!

31 décembre 1999 - autour de Saigon

La journée commence à la Mosquée Indienne de Saigon. Repérage de belles galeries d'art aux alentours. En chemin vers Tay Ninh, la police nous arrête près du Musée Ho parce qu'on a fait un U-turn. Pas de contravention, l'affaire sera réglée par une transaction (de 10USD) à l'abri des regards indiscrets.
12h15: Arrivée à Tay Ninh, pour assister à la messe, au cours de laquelle Elie prépare le Processus de Paix du Proche-Orient.

Après avoir envoyé le déjeuner aux calendes grecques, on se dirige vers Cu Chi, en s'arrêtant, en chemin, à une fabrique de briques (en brique). Les paysages de la région sont magnifiques.

Retour au Rex en fin d'après midi. La tension commence à monter à mesure qu'approche le seuil fatidique du millenium. C’est clair que c'est là qu'il faut être, puisque la grande fête a été organisée sur la "Place du Rex" occupée par l'estrade sur laquelle les répétitions vont bon train depuis plusieurs semaines. Des gens ont loué des places aux fenêtres de la salle de conférences au 1er étage pour regarder le spectacle très coloré sur la place, toutes les chambres coté rue ayant été bookées depuis belle lurette...

Nous obtenons enfin (avec Baron & Baron, on réussit toujours!) 18 places pour le dîner à la Terrasse. Vive la débrouille: Nous accolons 6 tables de tailles et de formats différents, et place à la fête ! Menu de gala, vin et champagne Moët. Le plus étonnant est dans l'ambiance. Il y a les animateurs, les spectacles, les paillettes, mais les gens ont l'air d'être totalement indifférents au passage de l'an 2000. La raison est simple: les Vietnamiens fêtent le Têt (nouvel an chinois). C’est la première fois que le 31/12 est célébré dans ce pays! Pas d'ambiance? A nous de la mettre! Baron entraîne toute l'équipe sur la scène pour chanter avec une célébrité locale "ce n'est qu'un au revoir" et le "happy new year" des ABBA sous les regard ébahis du public et le crépitement des flashs des photographes!!! Des milliers de ballons sont lancés en l'air et remplacent le feu d'artifice (interdit dans le pays depuis deux ans!). Le millénium est bel est bien lancé!!!
La fiesta continue dans la rue qu' Elie se charge d'allumer en chantant et en gesticulant, ameutant vers lui une horde de photographes et de cameramen, qui, venus couvrir le spectacle officiel, s'en détournent pour avoir la primeur de l'évènement "off-stage"!!!.

1 janvier 2000 - Saigon

Grasse matinée et brunch au Caravelle. Rhéa, Ralph, Elie et les deux Barons se gavent comme des monstres, ils partagent leur repas avec Claude, Nadine, Samir et Caline, emportent des tartines pour Marcelle alitée et ont le toupet de discuter l'addition!
Shopping et ballades dans les quartiers animés de la ville: Marché Bên Than (avec ses marchands de textiles), l'Avenue Nguyên Huê (les Champs-Élysées de Saigon) et la rue Dong Khoi (ex. Catinat). Achat de CD et de DVD à un dollar, près de la Citibank. Sandrine commence à développer ses photos, ce qu'elle fera quotidiennement, comme un vrai correspondant de presse!
21h00: Dîner au Vietnam House, une des meilleures adresses de la ville. Choix très varié, plats délicieux, cadre agréable.

2 janvier 2000 - Saigon  / Hoi An / Da-Nang

04h00: petit déjeuner nocturne sur la terrasse du Rex. Le transfert vers l'aéroport est l'occasion de voir les saigonais effectuer leur gymnastique matinale dans la rue.
06h30: décollage pour Da-Nang à bord d'un impeccable airbus A320 de la Vietnam Airlines. Après l'atterrissage, on se lance vers Hoi An.

Promenade à travers les rues de la ville, ses maisons patriciennes, ses temples, ses petits musées. Les deux Baron sont reçus par l’architecte Bui Kien Quoc et son épouse dans leur très agréable demeure. Discussion, autour d’une tasse de thé, à propos des perspectives de développement de la région. Re-rencontre avec le chanteur d'Oasis qui semble suivre le même parcours.

Shopping chez les tailleurs réputés de la ville. Quoi qu'en disent les jaloux, le costume noir d'Elie est digne des plus grands couturiers! Tout comme les tuniques de Dolly, Rhéa et Ralph.

Nous avons eu à Hoi An la seule pluie de notre voyage : Achat de combinaisons imperméables en nylon (4000 D). le groupe devient très United Colors of... 

Détour par la Montagne de Marbre, ascension des 105 marches (et quelles marches!).

16h00: arrivée au Furama Resort, l'hôtel le plus luxueux de notre voyage. La plage bordée de pins à l'infini est magnifique, les vagues du Pacifique impressionnantes. Le temps pas très clair ne dissuadera pas Baron, Ralph et Elie (suivis en soirée par Joseph) d'une baignade des plus mouvementées. Baron et May organisent les agapes de la soirée. Sam est aux petits soins de Caline qui a mal digéré le déjeuner au Faifoo. Elie (équipé du sweat-shirt de Baron) entraîne Ralph (en short) dans une ballade à moto pour laquelle il déboursera 1USD. 
20h30 : dîner à l'Indochine, buffet pléthorique, sauf pour Mr et Mme Docteur, qui, suivis de Sandrine, Joseph, Lam et Dolly, préfèrent braver les intempéries sur la terrasse. Sympathique fin de soirée, étendus sur la plage ou sur les canapés du salon...

3 janvier 2000 - Da-Nang / Col des Nuages / Huê
Petit déjeuner consistant et conséquent (fameux jus de carotte et de pastèque). Tout le monde prépare des tartines à emporter sous le nez et la barbe du personnel du Furama.

Après une visite du Musée Cham, petit détour par la Cathédrale de Da-Nang avant de se lancer vers Huê par la fameuse route du Col des Nuages.

On grimpe: La route commence à devenir de plus en plus cahoteuse. Des hauteurs, on découvre, à travers un magnifique panorama sur la côte, la baie de Da-Nang et un village isolé réservé aux lépreux.
Au sommet, la circulation devient de plus en plus difficile. La route a été endommagée (par endroits emportée) par les inondations de l'automne dernier. Les camions, les pajero de la police et les bus Saigon-Hanoi (72h chrono!) surpeuplés et poussiéreux se fraient un chemin sur une voie unique pour les deux sens. Chacun doit passer à son tour sur des ponts métalliques brinquebalants et prendre des virages vertigineux (ferme les yeux, Nadine !) sur ce qui fut autrefois un chemin carrossable. Dans le cauchemar routier qu'est cet inextricable embouteillage funambulesque, notre bus est cogné par un cochon (malgré lui, transporté dans un camion à bestiaux) ! Tous espoirs de rouler sont suspendus pendant les délicates négociations entre les deux conducteurs. Pendant ce temps, Baron tente de régler la circulation pour les autres véhicules!

En descendant, nous remarquons que le sommet (où se sont déroulés les évènements cités plus haut) vient de se couvrir de brouillard. Le Col des Nuages mérite vraiment son nom!
Du versant nord, descente sur la magnifique presqu'île de Lang Co. Les enfants du coin sont particulièrement attachants. Ils parlent un français impeccable et demandent de l'argent pour s'acheter des livres d'école.
Nous arrivons à Huê. La ville donne une première impression assez morne et triste, renforcée par l'état des chambres de l'Hôtel Huong Giang du à l'humidité conséquente aux inondations, d’où l’odeur de moisi (beuuh, Rhéa !). Nous faisons les fines bouches, ceci n'est rien en regard de ce qu'ont subi les habitants de la ville quand ils étaient sous 3 mètres d'eau! 

Après la Cité Impériale, découverte des quartiers de la ville en motos. ce moyen de transport, bien que très populaire, n'est pas évident à manier ici: les rues sont très poussièreuses, et, à moins d'avoir des lunnettes, bonjour les yeux!

Ce qui était annoncé comme un "Dîner Jeu de Lanterne en bateau sur la Rivière des Parfums accompagné par des chanteurs et musiciens" se revèle beaucoup moins prosaique. Il ne s'agit pas d'un dîner et les lanternes censées flotter sur la rivière ont été supprimées pour faire place aux néons du bateau! Le programme tombe à l'eau, le docteur, aussi (selon une rumeur propagée par Nadine). Repas au Saigon Morin, sensé être le meilleur hotel de la ville. la qualité du repas (fameuse viande saignante ou plutot sanglante...) met fin à toutes les protestations à l'encontre du Huong Giang et de ses rideaux picadilly. Ralph s'aventure aux massages de ce dernier qu'il faut atteindre après avoir traversé un bar! 

4 janvier 2000 - Huê

Marcelle et Rhéa profitent de la beauté des chambres pour y faire leur convalescence. 
Excursion en barque sur la Rivière des Parfums, qui comme son nom ne l'indique pas est un fleuve à coté duquel le Rhin ferait pâle figure. Les Arènes Royales de Ho Quyen sont accessibles par un chemin boueux dont le pantalon noir de May fera les frais.
- épargne moi de tes sarcasmes! 

A la Pagode Thien Mu, Elie tombe amoureux d'une table basse en bois qu'il envisage de transformer en lit. 

Le parcours se prolonge avec les Nécropoles Royales: Au Tombeau de Minh Mang, l'embarcadère a été emporté par les intempéries. La cour est gardée par des statues de soldats et d'animaux. Ralph et les Barons se hissent sur le dos de l'éléphant et se font réprimander par le gardien.  L'après midi, découverte du marché de l'art à Huê. A la Galerie Le Bôi Trân, un amateur tombe amoureux d'une magnifique toile de Nguyen Trung mais ne parvient pas à se mettre d'accord avec le marchand.

Entre-temps, dîner chez Madame Ha. La maîtresse des céans est absente mais nous sommes reçus par sa charmante fille qui nous a servi un  repas dont chaque plat est arrangé comme un tableau: le plaisir des yeux en plus de celui du gout! 

5 janvier 2000 - Huê / Baie d'Halong

La galerie a fait savoir qu'elle ne cèdera pas. Le temps s'est écoulé, nous nous dirigeons vers l'aéroport ou nous attend le vol VN 246 pour Hanoi qui est... annullé! Le départ repoussé à l'après midi. Ça n'empêche pas Elie d'essayer de vendre une des deux bouteille de Moet & Chandon à des passagers américains!

Cette fois ci, l'affaire conclue: la Jeune Fille de Nguyen Trung prendra le chemin de Beyrouth! Matinée assez calme (pour les autres), déjeuner dans le jardin de Madame Ha (on ne change pas un coureur qui gagne!)

A l'aéroport, on installe le matériel de sécurité et les nouveaux ordinateurs. La salle d'attente est dotée d'une TV sur laquelle est projetée une emission du début des années 80 pour apprendre le français. L'airbus A320 se pose sur la piste, fait demi tour, et s'arrête en position de décollage, vu qu'il n'y a pas d'aire de stationnement. la piste de décollage est sur un terrain en pente, le pilote n'a donc une visibilité que de quelques centaines de metres! à bord de l'avion, eau minérale "Emirates"!

18h30: Aterrissage à Hanoi, départ immédiat pour Ha Long. Elie embarque un couple d'américains et se fait réprimander. Arrêt pour se ravitailler dans une fabrique de tissus. Les plus courageux achètent des boites de "la vache qui rit" avariées, les autres se contenteront d'eau minérale la vie (c'est fou ce qu'elle mérite son nom, parfois)!

6 janvier 2000 - Ha long / Hanoi

Après une journée dans la baie d'Ha Long, départ pour Hanoi. Arrêt à Bat Trang, village de potiers auquel sont sensibles les professionnels du shopping, nombreux parmi nous. Il suffit de voir la quantité de cadeaux que les marchands ont remis à Lam...

Arrivée à l'Hôtel Hanoi Royal en soirée. Balade dans les rues de la capitale en direction du Miro, resto 'fusion' vanté par le Lonely Planet. Première prise de contact très positive: Ville agréable, pas du tout austère. Le Miro n'existe plus, mais ce ne sont pas les restaurants ou pubs qui manquent, dans le coin. On choisit le Diva Café, ambiance sympa et plats exquis! 

7 janvier 2000 - autour de Hanoi

Sandrine, Dolly et Joseph et Lam entament l'excursion pour Hoa Lu et découvrent, en barque, les cirques naturels qui constituent le Ha Long Terrestre.
Les autres préfèrent consacrer la journée à la capitale et se balader dans ses différents quartiers. Déjeuner au Hilton à 14h puis séparation du groupe: les filles voulaient shoppinguer, Caline, Samir et Elie voulaient massager, tandis que Ralph et les deux Barons se lançaient à la découverte des galeries d'art en cyclo-pousse.
Le soir, tout le monde se retrouve pour le spectacle des Marionnettes sur l'Eau, tradition typique de Hanoi. Le théâtre (sur les bords du lac) est "climatisé" par des éventails distribués à l'entrée. Le spectacle est une suite de saynètes, certaines assez spectaculaires. Ça vaut le détour mais certains ont trouvé que ça allait trop en longueurs.
Pour notre dernier repas au Vietnam, Philippe (and the silk) nous a conseillé la Dolce Vita, trattoria tenue par Gino servant des pâtes fraîches faites maison et, à notre grande surprise, un choix de musique arabe tiré de Oriental Sensation. Au menu, l'inévitable Amro Diab qui provoque la joie d'Elie qui se met à chanter si bien que Baron réussi à faire croire aux serveuses stupéfaites qu'il s'agit du chanteur en personne ! Après ses succès sur la place publique de Saigon, Elie Superstar récidive à Hanoi. La soirée continue pour les plus téméraires au Monaco, méga boite située sous l'Hôtel Royal…

8 janvier 2000 - Hanoi / Kuala Lumpur

La promenade matinale en cyclo est l'occasion de (re)découvrir les quartiers de Hanoi. Des oeuvres d'art prendront à nouveau le chemin de Beyrouth. 
Départ pour l'Aéroport, via un soi-disant raccourci sur des chemins Paris-Dakaresques. Adieux larmoyants avec Lam. Enregistrement des bagages : Sandrine panique pour l'overweight auquel nous échappons (de justesse?). 

17h50: Arrivée à Kuala Lumpur, transfert à l'hôtel Shangri-La, gigantesque palace au luxe ostentatoire: Lustres à la Rafik Hariri (qui est un habitué de la maison), décorations pour le Fitr. Il fait très chaud et très humide. Dîner au Mc Do pour les uns, au Sushi King pour les autres qui raflent tous les plats qui passent, au grand dam des autres clients. Tentative avortée d'ascension du KL Manar. La soirée prend son envol à l’Emporium Café, qui comme son nom ne l'indique pas, est une boite qui recueille la faune la plus déchaînée du pays. Ambiance explosive jusqu'à l'aube. Pour les plus courageux, une after est prévue, histoire de remplir la matinée du dimanche!

9 janvier 2000 - Kuala Lumpur

Caline, Nadine et May ont attaqué les jardins botaniques, Baron et Samir les architectures coloniales ou modernes, + la vue depuis le KL Manar. Les autres arpentent les innombrables shopping malls, dont certains sont fermés pour cause de Fitr. Les plus paresseux (Ralph et Baron) se prélassent dans la piscine-jacuzzi du Shangri-La. Le soir, tout le monde se retrouve au Hard Rock Café, avant d'embarquer pour l'aéroport.

22h00 : Enregistrement des bagages, le groupe est à 5 kg du seuil fatidique de l'overweight. Sueurs froides pour Sandrine! Derniers achats du voyage au KL duty free avant le décollage!

10 janvier 2000 - Kuala Lumpur / Beyrouth

00h15: Décollage pour Beyrouth. Le groupe est assez dispersé dans l'avion. Ralph se retrouve au milieu d'une armée de "sukleen" et Corinne doit s'accommoder avec la gouvernante de Hitler (ou de Jörg Haider?).
04h11: arrivée à l'Aéroport International de Beyrouth. Il fait 7 degrés (30 de moins qu'à Kuala). Passage de la douane sans encombre (merci qui ?) et dispersion du groupe. Petit déjeuner chez Zaatar & Zeit pour Ralph et Baron.

FIN DU VOYAGE

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