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LES CARNETS & RECITS DE VOYAGE A ISTANBUL SUR
BARON & BARON :
2007 [UNKNOWN] 1.
LUMIERE
"cette chose
à coupole flanquée de quatre minarets (...)
décrépitude des ruines de la ville (...) pourquoi la
tête de Méduse est renversée? (...) nous nous
envolons (...) lutfen! (...) Serge assis sur la banquette en velours
rouge (...) un monde dominé par le fond doré
céleste (...) le sol est couvert de plumes (...) Sinan n’a pas
copié son modèle, il l’a réinventé" lire le récit
2007
[UNKNOWN] 2. CHAOS
"Tu sais, il va y avoir du
grabuge! (...) Jusque là, tout est calme (...) Istanbul Modern
est une bulle isolée du monde extérieur (...) on se
croirait en Europe! (...) Istanbul, l’œil du cyclone (...)
L’émotion, le frisson… (...) une mer humaine en plein
bouillonnement. Des blessés, du sang partout (...)" lire le récit
2003 [CEMBERLITAS
HAMAM]
"En m’engouffrant dans
l’escalier, je n’avais encore d’autre intention que celle de jeter un
coup d’œil à l’intérieur, afin de me figurer une image de
la réalité (...)" lire le récit
LA
BIBLIOTHEQUE DE BARON & BARON
GUIDES
DE VOYAGE
Haut lieu touristique, Istanbul draine une production de guides
importante. Le
Lonely Planet est peut être le modèle le plus
complet en matière d’infos pratiques, culturelles et bonnes
adresses. Le Guide
du Routard est très bien ficelé, bourré de
bons conseils mais fort pauvre en matière d’adresses glamour. Le
Time
Out Istanbul (en anglais) est très agréablement
présenté (photos couleur, belle mise en page),
très varié (rubriques aussi inattendues que les
fleuristes) mais très peu sélectif et son carnet
d’adresses, comportant le meilleur et le pire n’est pas fiable. Lecity guide Wallpaper
(en anglais) peut pêcher pour l’inverse. Comportant un minimum de
lieux ayant en commun leur beauté formelle et leur branchitude,
le Wallpaper doit forcément être complété
par un guide plus conventionnel. Pas de cartographie et là aussi
des curiosités comme la suggestion d’escapade hors de la ville
à Yalta, en Ukraine. A ces guides privilégiant l’aspect
festif de la ville s’ajoute le Guide voir qui
offre, comme à son habitude, de magnifiques planches
d’architecture des principaux monuments de la ville. L’art et la
culture sont aussi le fort du Guide Bleu. La
dernière édition Istanbul remonte à 1996 (il faut,
depuis acheter le Guide Bleu Turquie)
mais reste un sommet d’érudition pour l’histoire culturelle de
la cité. Un objet fort appréciable qui lui aussi a
disparu de la circulation est le Guide de l’Architecture
Istanbul chez Könemann Ellipsis (1997), pour son format
pratique et sa mise en page aérée, ses promenades
comportant aussi bien des landmarks que des constructions totalement
inattendues. Dans la rubrique des guides épuisés,
Autrement a publié un poétique Istanbul ville
rêvée (avec Nedim
Gursel, fin des années 1980) et
un sympathique Guide
Autrement (fin des années 1990).
SOCIÉTÉ
& HISTOIRE
Les éditions Autrement ont consacré un certain nombres
d’ouvrages dignes d’intérêt à Cette grande
cité à travers différentes époques. Le plus
récent, Istanbul
: Emergence d'une société civile, Ugur Hukum et
Defne Gürsoy, 2006, traite à travers le regard d’une
trentaine de personnalités, des métamorphoses culturelles
et sociales qui se bousculent actuellement entre islamisme et movida. Istanbul, 1914-1923 :
Capitale d'un monde illusoire ou l'agonie des vieux empires,
Stéphane Yerasimos, Autrement Mémoires, 2003, plonge dans
cette période trouble de la décomposition de l’empire
ottoman et des redécoupages du proche orient, entre activisme
kémaliste, persécutions anti-arméniennes et soifs
impériales britanniques. Constantinople,
1054-1261, Alain Ducellier et Michel Balard, Autrement
Mémoires, 1995 s’intéresse à la grandeur et
à la chute de Byzance et son sac par les croisés.
LETTRES Le roman du conquérant, Nedim
Gürsel, Seuil, 1998 met en scène la grande cité
pendant le siège ottoman, sa prise et les jours qui suivent.
Plein d’intrigues se sérail et de complots, de portraits de
personnages hauts en couleur, cette fresque qui mêle histoire et
fiction abonde en mythes et légendes tirées, entre
autres, des romans d’Alexandre le Grand.
Istanbul
: Souvenirs d'une ville, Orhan Pamuk, Gallimard, 2007 est un
livre à tiroirs. L’auteur évoque ses années de
jeunesse, sa famille, la société stambouliote des
quartiers chics, la mélancolie – hüzün – des quartiers
pauvres, les vues sur le Bosphore et les incessants incendies de yalis
– ces demeures ottomanes en bois. Pamuk y rend aussi hommage aux grands
écrivains qui ont chanté la ville, qu’ils soient turcs –
Yahya Kemal, Tanpinar, A. Ş. Hisar – ou français – Nerval,
Gautier – et à son premier amour, poétiquement
surnommée « Rose Noire».
ART
& ARCHITECTURE
Les éditions Citadelles et Mazenod ont sorti en 2002 un
monumental et luxueux Istanbul, Marie-France
Auzépy , Alain Ducellier et Stéphane Yerasimos couvrant
l’histoire artistique et architecturale de la cité.
LES PLUS BEAUX MUSÉES D’ISTANBUL
Sauf exception, les musées ouvrent du mardi au dimanche.
Musées
Archéologiques (Arkeologi Müzesi, Topkapi).
- Le Musée de l'Orient Ancien couvre les cultures d’Anatolie,
d’Arabie et de Mésopotamie. Empires akkadien et sumérien,
superbes reliefs en brique émaillée, statuettes aux
formes cubistes, restes monumentaux de palais assyriens, etc.
- Le Musée des Antiquités abrite des oeuvres Gréco
romaines provenant de l'Asie mineure et de l'ensemble du contour du
bassin méditerranéen, en particulier les pays ayant connu
une domination ottomane. Le clou de la collection est les sarcophages
provenant de Saida, au sud Liban. Découverts au XIXe
siècle dans la nécropole royale de Sidon, ils furent
transférés à Istanbul par les autorités
ottomanes. Le sarcophage de Tabnit, d'inspiration égyptienne
(VIe s. av. JC), le sarcophage Lycien (fin Ve s. av. JC) à la
forme élevée et couvert de scènes de chasse, le
sarcophage des pleureuses (v. 350 av. JC) conçu comme un temple
ionique et bien sur le sarcophage d'Alexandre (fin IVe s. av. JC) ainsi
nommé pour les scènes de bataille et de chasse en haut
relief sur lesquelles il est représenté. Par la
vivacité du rendu et par l'excellent état de
conservation, cet objet est considéré comme étant
un des plus grands chefs d’œuvres de la statuaire de l'antiquité
classique. Noter les traces de peinture qui subsistent.
Musée
des arts turcs et islamiques (Türk ve Islam Eserleri
Müzesi, At Meydani, 41, face à la Mosquée Bleue)
Ce musée très bien aménagé renferme des
collections fort intéressantes, dont de magnifiques tapis. Des
panneaux illustrés présentent des associations avec des
tableaux de la Renaissance (Holbein, Lotto, Memling) dans lesquels
figurent des tapis à motifs similaires. La visite du
musée peut être interrompue par une pause dans
l'agréable café aménagé dans le jardin,
avec une vue sur l'esplanade et la Mosquée Bleue.
Istanbul
Modern (Derrière la mosquée Nusretiyé et la
fontaine de Tophane, Karaköy, http://www.istanbulmodern.org/)
Ouvert en 2004 dans ce qui était un entrepôt naval,
Istanbul Modern est l’icône du renouveau de la ville et la visite
à ne pas manquer. 8000 m2 sur deux niveaux, une collection
permanente consacrée essentiellement à l’histoire de
l’art turc contemporain, des expositions temporaires de qualité
internationale. Les espaces sont superbes, les vues sur le Bosphore
époustouflantes, la muséographie exemplaire et les œuvres
passionnantes.
Musée
Industriel Rahmi M Koç (Rahmi M Koç Müzesi,
Hasköy cad. 27, http://www.rmk-museum.or.tr)
Installé dans une ancienne fonderie d’ancres sur la Corne d'Or
dont les
qualités spatiales ont été
préservées, ce musées est plein de
curiosités: astrolabes ottomans, un immense télex
allemand, un sous marin, un bombardier US abattu en 1943...
Sakip
Sabanci Müzesi (Sakip Sabanci cad. 22, Emirgân, http://muze.sanbanciuniv.edu)
Fondé par une des plus grandes fortunes du pays autour de son
ancienne résidence surplombant le Bopsphore, le musée
s’est construit dans de magnifiques jardins boisés avec un
superbe bâtiment moderne (Aysen Savaş arch.) aux murs en
travertin. Comportant des collections de calligraphie et de peinture
turque des XIXe – XXe s., le musée organise des expositions
temporaires de qualité. Le célèbre restaurant
Müze de Changa s’y trouve.
Musée
de Pera (http://www.peramuzesi.org.tr/)
Situé à deux pas des hôtels Londra et Pera Pallas,
ce petit musée organise d’excellentes expositions. Parmi les
succès des années précédentes, citons une
rétrospective Jean Dubuffet et la collection des dessins de
Rembrandt conservés au Musée Boijmans de Rotterdam.
ISTANBUL
PRATIQUE
Tout
ce qu’il faut savoir pour se lancer dans la ville, se
débrouiller et y séjourner le plus agréablement.
>> ALLER / VENIR : les règles
élémentaires pour circuler >> DORMIR : les
meilleurs hôtels, resorts et guesthouses >> MANGER : les trésors gastronomiques >> BOIRE / DANSER : toutes les
clés pour devenir roi (reine) de la nuit >> SHOPPING : ou trouver quoi >> ECOUTER
/ VOIR : pour vivre la culture au
quotidien >> MUSÉES : les plus
beaux endroits pour voir les plus belles choses.
>> ALLER / VENIR
L’aéroport
International Atatürk (http://www.ataturkairport.com/)
d’Istanbul est situé à une vingtaine de km du centre
ville. Doté d’une aérogare ultra moderne, il est desservi
par de nombreux vols internationaux (cf. voyager en Turquie) et
doté de nombreux services et équipements. Les bus de la
Havaş assurent un service régulier et très pratique entre
l'aéroport et Taksim meydani (40 min de trajet). Une ligne de
métro relie l’aéroport au quartier d’Aksaray, d’ou il y a
une possibilité de correspondance pour rejoindre Sultanahmet.
Restent les taxis, qui ont une sale réputation, justifiée
par le manque de communicabilité mais qui sont finalement
très pratiques. Attention, il y a un second aéroport, Sabiha Gokçen (http://www.sgairport.com/),
situé sur la rive asiatique. Il est desservi par peu de vols de
compagnies régulières mais par un certain de nombre de
low cost. Il se trouve à 50 km du centre ville, des bus de la
Havaş assurent des rotations avec la place Taksim mais sur des
fréquences moindres que pour l’aéroport Atatürk.
On
peut arriver à Istanbul par bateau et profiter du très
beau panorama, ou par train : En venant d’Europe, à la gare de
Sirkeci (quartier de Sultanahmet) ou d’Asie, à la gare de
Haydarpaşa, sur la rive asiatique.
Les
transports en commun stambouliotes (http://www.iett.gov.tr/) sont
dignes d’éloges. Grand nombre de lignes,
régularité et bon état du matériel. Aux
lignes d’autobus qui vont pratiquement partout s’ajoutent les
réseaux de métro et de tramway qui commencent à se
développer. Noter deux moyens de locomotion assez singuliers, le
vieux tramway de l’avenue Istiklal et le Tünel, un métro
funiculaire entre Karaköy et Galata. S’ajoutent les taxis auxquels
on recommande de donner la destination écrite sur un bout de
papier pour éviter les mauvaises surprises ainsi que les dolmuş,
des taxis collectifs dans des van jaunes suivant un itinéraire
pré-établi. Ces solutions sont plus faciles qu'il n'y
paraisse au départ et les gens sont généralement
très serviables pour donner un renseignement ou aider un
étranger perdu dans la ville.
De
nombreux bateaux traversent le Bosphore entre les rives
européennes et asiatique, notamment aux embarcadères de
Eminönü et de Beşiktaş.
>> DORMIR
Les hôtels
d’Istanbul se partagent principalement entre deux zones : le centre
historique de Sultanahmet, et le quartier européen de Beyoğlu,
autour de Istiklal cad. et de la place Taksim.
SULTANAHMET
Le quartier de Sultanahmet ne jouit pas de l’animation nocturne de
Beyoğlu (c’est même franchement mortel), mais c’est là que
se concentrent les adresses les plus charmantes de la ville. L’Hôtel Ararat (http://www.ararathotel.com/)
est une ancienne demeure décorée par un artiste grec,
Nikos Papadakis. Ce dernier a aussi signé l’Empress Zoe (http://www.emzoe.com/), un endroit
très typique
doté d’un ancien hammam. Autre adresse de charme près de
Hagia Sophia, Yesil Ev (la
maison verte ; http://www.istanbulyesilev.com),
une ancienne demeure ottomane restaurée avec
raffinement. 18 chambres seulement, dont une possède un bain
turc. Très beau jardin pour déjeuner ou prendre un verre.
A deux pas d’ici se trouve le sommet de l’hôtellerie
stambouliote: le Four Seasons (http://www.fourseasons.com/),
une ancienne
prison ottomane qui a
été transformée en palace par cette chaîne
internationale réputée pour son raffinement. Le lieu est
une merveille de l’architecture et de l’art de vivre. Ceux qui n’ont
pas les moyens d’un sultan pour y séjourner pourront toujours y
siroter un verre dans la magnifique cour centrale, véritable
havre de paix... Les arrangements floraux valent à eux seuls la
visite.
BEYOĞLU / ISTIKLAL CAD.
Ce quartier qui est au cœur de l’histoire et de la nightlife
stambouliote est dominé par deux institutions
vénérables: D’abord, le centenaire Pera Pallas (http://www.perapalas.com/), un
palace légendaire dominant la Corne d'Or. Architecture fin de
siècle, décoration Art Nouveau et mobilier oriental,
Agatha Christie y a écrit Meurtre dans l'Orient Express
alors
que diplomates et autres agents de liaisons y traitaient, dans
l’ambiance feutrée de ses salons, la question de l’orient. Le
Pera Pallas est actuellement fermé pour rénovation. Son
voisin, le Grand Hotel de Londres
(Buyuk Londra Oteli, http://www.londrahotel.net/) ne
manquera pas
de raviver, avec meubles patinés, lustres en cristal et plein
d’anciens souvenirs. Le salon est plein d’objets insolites et de
tentures colorées et de curieux volatiles sont aux
fenêtres. L’établissement propose une gamme très
large de prix (50 – 180 USD) correspondant à des chambres
très inégales dans leur état de rénovation
et d’équipement. Des scènes particulièrement
torrides du superbe film Gegen die Wand de Fatih Akin ont
été filmées dans une de ses chambres. De nombreux
hôtels modernes se trouvent dans le coin et n’ont rien de
spécial, comme le Euro Plaza
(http://www.europlazahotel.com)
un 4 étoiles B sans
histoires ni charme aucun si ce n’est la vue époustouflante
depuis le salon et certaines chambres et The Marmara Pera (http://www.themarmarahotels.com/), beaucoup
plus glamour qui se vend (très cher, 250 USD) comme design
hôtel.
TAKSIM / HARBIYÉ / NIŞANTAŞI
Les alentours de la place Taksim regorgent d’hôtels en tous
genres et pour toutes les bourses. De 2 à 5 étoiles, avec
une grosse quantité de 4 étoiles B utilisés par
les tours opérateurs, ils offriront un hébergement
correct mais sans caractère particulier. Au cœur de la place
Taksim se dresse l’immense The Marmara
(http://www.themarmarahotels.com/),
dont la façade hideuse cache des prestations de bonne
qualité et une excellente boutique de lokoums. Parmi les grandes
chaînes présentes ici, citons le Hyatt Regency (http://istanbul.regency.hyatt.com/),
le très tape à l'oeil Ceylan
Intercontinental (
http://www.ichotelsgroup.com/)
et le plus ancien de tous, le Hilton (http://www.hilton.com/),
au sujet nombre de stambouliotes disaient, il y a quelques
décennies, que c’était le seul endroit de la ville qui
ressemblait à l’Europe. L’adresse la plus intéressante du
coin est sans aucun doute le Bentley
Hotel (http://www.bentley-hotel.com/).
Un espace élégant et minimaliste construit par les
milanais Piero Lissoni et Nicoletta Canesi, il offre un ambiance assez
feutrée pour 200 USD et plus. Excellente adresse aussi, The Sofa
(http://www.thesofahotel.com/),
offre un cadre contemporain et des chambres immenses. Deux restaurants
dont le célèbre Tuus et un spa dans les règles de
l’art. Un peu plus éloigné, citons le très opulent
Ritz Carlton (http://www.ritzcarlton.com/)
doté d’un spa au dernier étage.
DOLMABAHÇE / BEŞIKTAŞ
Sur les rives du Bosphore, l’ancien palais de Çirağan qui avait
été incendié, est devenu un palace de luxe, le Ciragan Kempinski (http://www.kempinski.com/) . Le
lieu est à la hauteur des fastes impériaux mais les
mortels séjournant dans des chambres seront peut être
déçus, ces dernières se trouvent dans un
bâtiment moderne adjacent.
EN DEHORS DU CENTRE, AU BORD DE L’EAU
Il y a des hôtels tellement exceptionnels qu’ils peuvent
être en soi un but de voyage. Sumahan
– on the water (http://www.sumahan.com/)
en est un. Une distillerie de Raki construite en 1875 sur la rive
asiatique du Bosphore - cadre idyllique et grandiose dominé par
le pont suspendu - a été transformée en havre de
paix et de raffinement. 20 chambres (à partir de 200 USD)
seulement pour partager ce paradis relié à la rive
européenne et au centre ville par une vedette privée.
Rien que pour s’étaler sur une des chaises longues au bord de
l’eau et regarder le paysage… Ajia (http://www.ajiahotel.com/)
est une demeure ottomane du XIXe siècle miraculeusement
posée sur le Bosphore. La déco intérieure est
contemporaine, sobre, élégante et glamour, dans des
tonalités claires et reposantes. Des oeuvres d'art
parsemées un peu partout et un excellent restaurant contribuent
au raffinement de l'endroit. A partir de 295 USD. Compter 15 / 30 min.
pour rejoindre le centre ville.
>>
MANGER
Parfums
d’orient et de méditerranée, la gastronomie turque flirte
avec celles de la Grèce, du Levant, de l’Arménie et de
l’Asie Centrale. Le Kebap (viande grillée), l’aubergine sous
toutes ses formes, le poisson au gros sel et plein de saveurs
promettent des aventures
gastronomiques pleines de promesses qui seront arrosées de raki
(boisson anisée équivalent de l’arak libanais et de
l’ouzo grec) et suivies de desserts mielleux et de café, turc
bien entendu. Pourtant, combien de touristes rentrent
déçus de ce pays, disant qu’on y mange mal?
Publicité mensongère? Non. Mauvais choix. Les quartiers
touristiques de Sultanahmet et de Beyoğlu regorgent de restaurants
touristiques dont la nourriture est au meilleur ordinaire, parfois
lamentable. Nous avons expérimenté un des hauts lieux de
ce genre, la Nevidade Sokak, une rue pleine de restaurants
s’étalant en terrasse, en salle et sur tous les étages
des immeubles. C’est peut être drôle et loufoque, mais
honnêtement, ça ne casse pas des briques. A ces
établissements, nous conseillons plutôt d’essayer des
restaurants populaires fréquentés par les turcs. Il y en
a dans tous les quartiers, surtout ceux qui ne sont pas touristiques.
Il y en a des bons, il y en a des mauvais. Mais quand c’est bon, c’est
super, c’est des plats généreux et savoureux, comme
à la maison, et en plus c’est vraiment convivial, ce n’est pas
de la comédie. Pour déjeuner ou dîner dans un
endroit plus chic, voici notre sélection.
SULTANAHMET
Quartier touristique par excellence, Sultanahmet recèle, dans
son indigeste étalage de mangeries pour buveurs de bière
ventrus, quelques trésors. Le plus fameux est peut être Pandeli (au dessus de
l’entrée du Bazar égyptien côté
Eminönü, déjeuner seulement). Fondé en 1901 par
des grecs stambouliotes, cet établissement familial est une
véritable institution. Dans trois salles aux murs couvertes de
carreaux de céramique bleue et aux plafonds desquels pendent des
lustres, on vous servira, d’une main un peu militaire, des plats tels
que le hunkur begendi, une purée d’aubergines au lait
nappée de sauce tomate et de carrés de viande, le sare
bourma, un gâteau aux noix et au miel enrobé de vermicelle
caramélisé ainsi que d’autres merveilles tel ce
gâteau aux amandes si délicat qu’il fond
instantanément dans votre palais. Certes, l’adresse est
essentiellement fréquentée par des touristes, il
n’empêche que le lieu est superbe, la nourriture aussi, et les
prix très raisonnables. Pour déjeuner en paix aux
alentours de Hagia Sofia, la meilleure alternative est le jardin de Yesil Ev (la maison verte, voir
DORMIR), un cadre romantique et raffiné. Au cas où il
fait froid, on vous fournira un châle pour vous y envelopper, au
cas ou il fait très froid, vous pourrez toujours vous
réfugier dans la verrière.
BEYOĞLU
/ ISTIKLAL CAD.
Aux gargotes à touristes, choisissez plutôt les endroits
branchés ou se presse la jeunesse stambouliote. Il y en a plein
sur les ruelles perpendiculaires de Istiklal cad. (plutôt
côté Galatasaray que Taksim), et du côté de
Meşrutiyet cad., près des hôtels Pera Palace et Londra.
Dans l’immeuble Nu Pera (au 149/1 de cette rue) au sommet duquel se
trouve le bar d’été Nu Teras, Lokanta est un endroit minimal chic
très couru aux plats simples et sophistiqués
concoctés par un chef turco finlandais. Son voisin
immédiat (au n. 51) est Cokcok,
un restau thai sympathique. La déco est dans l’air du vent, les
soupes épicées, la clientèle branchée et le
manager très amical. Si vous êtes paumés dans la
ville, il vous donnera plein de bons plans. Le summum de la branchitude
reste l’excellent Changa (http://www.changa-istanbul.com/),
beau et bon.
Le
restaurant du musée Istanbul
Modern est une excellente adresse pour déjeuner.
L’espace, clair, s’ouvre sur le Bosphore – vues sur la rive asiatique
et le Palais de Topkapi – tandis que la carte propose un mélange
de plats venus bien d’ici – su beurek, un gâteau de pâtes
et de fromage ; manty, des petits morceaux de viande enrobés de
pâtes en papillotes ; salades d’aubergines – et d’occident.
Desserts fastueux.
ORTAKÖY
Ce charmant village au bord du Bosphore et au pied du premier pont
regorge, dans ses ruelles et sur sa place, au bord de l’eau, de
cafés et de snacks. On pourra y manger, sur le pouce, une pomme
de terre fourrée, des gaufres, une glace. Pour prendre un repas
mémorable, l’adresse qu’il faut est The House Café (http://www.thehousecafe.com.tr).
Une salle rustico moderne avec boiseries et beaux lampadaires, et, en
extérieur, une terrasse entre Bosphore et ciel, surplombant la
place et séparée visuellement par des plantes. Un endroit
dingue ou on sent qu’on s’envole pour déguster des choses aussi
superbes qu’une pizza au camembert cerises, des spaghettis noirs aux
seiches et autres fruits de mer, une salade de lentilles à
s’envoler et des desserts assez érotiques. The House Café
possède d’autres adresses notamment à Tünel.
EMIRGÂN
Il faut, depuis le centre, 30 minutes en taxi pour rejoindre ce
quartier très chic au delà du second pont du Bosphore. Le
trajet vaut la peine pour une adresse, peut être la plus belle de
la ville, Müze de Changa (http://www.changa-istanbul.com/).
Ce restaurant ouvert par le désormais célèbre
Changa de Beyoğlu est installé dans le musée Sakip
Sabanci. Depuis la rue, on vient vous emmener en voiture, sur une route
privée traversant des jardins. Ensuite, passé le
vestibule en travertin du musée, on monte dans une salle au
décor réinventant les années 1960 (Autoban Design
Team) avec une élégante moucharabieh derrière le
bar, des sièges aux accents scandinaves et une vue
dégagée. La carte offre un voyage entre orient et
occident, des fruits de mer grilles aux kefta au poivre
réinventé et accompagné d’aubergines au yoghourt
pour arriver à cette chose miraculeuse qui ressemble à un
coussin en fourrure blanche enrobant une glace à la cannelle et
une poire caramélisée. Prix en conséquence,
entièrement justifiés pour un festin de raffinement.
EN
DEHORS DU CENTRE, AU BORD DE L’EAU
Situé
dans une structure industrielle ottomane de la fin du XIXe
siècle, le Kordon Restaurant http://www.kordonbalik.com/est une des
plus belles adresses pour déguster – dans une salle monumentale
ou en terrasse, au bord de l’eau – d’excellents poissons. Attenant
à l’hôtel Sumahan, sur la rive asiatique, vedette
privée à la demande.
>> CAFÉ, THÉ
& NARGUILÉ
Café
(turc), thé (sucré) et narguilé (pipe à
eau, équivalent de la chicha égyptienne) sont trois
incontournables de l’art de vivre stambouliote. Les endroits
dévolus à ce type d’activités – meyhane - sont
innombrables, certains ont un charme fou. Il y a, par exemple, sur la
Yeniçeriler Cad. (quartier de Sultanahmet) deux café
étonnants (Koca Sinan Paşa
Türbesi et Rumeli Kahvesi)
qui se trouvent dans des jardins cimetières. Ça peut
paraître bizarre, mais franchement, les deux endroits sont
adorables et pleins de poésie. Dans la même région,
on peut profiter de la visite des Musées Archéologiques
pour faire une pause dans le café installé dans le
jardin, assis entouré de sculptures et de sarcophages antiques.
Une
des adresses les plus célèbres de la ville est le Café Pierre Loti.
Situé dans un endroit assez peu accessible, sur une colline au
dessus de la mosquée Eyüp Sultan (et du quartier du
même nom), l’endroit vaut la peine par beau temps pour la vue
fantastique qu’il offre sur la Corne d’Or. Bondé le dimanche, il
ne sert pas grand-chose à manger. Un café restaurant
voisin permet de se restaurer au cas ou mais sachez que c’est l’arnaque
(nourriture médiocre et chère, 20 YTL pour un plat de
frites). L’espace jardin avec des sofas à l’ombre des arbres est
toutefois encore plus agréable que le Café Pierre Loti
lui-même. Savoir enfin, si vous y allez en voiture, que des
embouteillages inextricables sont à prévoir le dimanche
après midi.
Aux
cafés orientaux s’ajoutent les salons de thé et autres
bars pour prendre un verre. Là aussi le choix est immense,
allant des jardins d’hôtels de charme (comme le Four Seasons ou
Yesil Ev cités plus haut) aux boiseries, lustres et
céramiques art nouveau (signées J.A. Arnoux) de la Markiz Patisserie (Istiklal cad.
360). Vestige des fastes 1900 du quartier de Pera, cette jolie
vieillerie a malheureusement été reprise par une
chaîne. Le décor est toujours là, l’ambiance s’est
un peu aseptisée.
>>
BOIRE
/ DANSER
Istanbul
est une des villes qui bouge le plus en matière de vie nocturne.
Il y a dix ans, on pouvait lire, dans le Guide Bleu qu’«Istanbul
offre peu de distractions nocturnes à part les spectacles
«folkloriques» frelatés de quelques cabarets pour
touristes et les gazinos souvent douteux». Aujourd’hui, bars,
lounges et clubs du quartier de Beyoğlu sont assidûment
fréquentés par une jeunesse branchée et des
fêtards venus du monde entier. Un grand classique est
désormais les bars sur les terrasses d’immeubles, offrant aux
noctambules des panoramas incroyables sur un des plus beaux sites du
monde. Nu Teras (149/1
Meşrutiyet cad.) et Vogue (Beşiktaş
Plaza Building, Spor cad.) sont les deux adresses les plus
prisées du genre : Déco minimal chic, clientèle
glamour, pour prendre un verre au coucher du soleil, dîner ou
festoyer jusqu’au bout de la nuit. Le problème est que ces
endroits ne sont ouverts qu’en été (juin – septembre).
Pour le reste de l’année, on peut toujours saluer le Leb-i Derya (http://www.lebiderya.com) seule
terrasse ouverte en hiver et équipée de chaufferettes.
Par ailleurs, le 360 Istanbul (http://www.360istanbul.com)
est aménagé au dernier étage d’un immeuble
d’époque sur Istiklal cad. Espace polyvalent entre restaurant,
bar et lounge, c’est une des adresses à la mode de la ville.
En
matière de clubbing, notre référence est le Babylon (http://www.babylon-ist.com/)
dans une petite rue de Beyoğlu. Plus qu’un club, le Babylon se
définit comme une salle de concert alternative pour jazz, pop et
musique électro. La programmation est de qualité et les
musiciens, djs et vjs viennent de Londres, Tokyo ou de l’Arkansas.
L’ambiance y est excellente et fait du Babylon un des meilleurs spots
nocturnes de la Méditerranée orientale, avec le Basement
beyrouthin. Il est recommandé d’acheter des billets à
l’avance (tarif étudiant en vente le soir même à
19h30) pour ne pas se voir refouler par les videurs. Un autre pan de la
vie nocturne est celui des boites de
nuit typiquement turques : clientèle turque, musique (rock, r
& b ou hip hop) turque, ambiance forcément
dépaysante. Le Cinaralti (Halep
Passaji, entre Nevizade sokak et Istiklal cad.) est un de ses endroits
fort sympathiques, pour ne pas dire kitsch. Noter l’arbre planté
au milieu de la piste de danse. Dans un autre registre, l’offre se
diversifie avec un nouveau goût de la jeunesse dorée
locale pour les boites de nuit dites libanaises comme le Getto. Non qu’elles soient
gérées par des libanais, ni que la musique y ait quelque
chose à voir avec celles du pays du cèdre, ce sont des
endroits qui reprennent le concept de certaines boites tapageuses de
Beyrouth, comme le Crystal célèbre pour ses
débauches de bouteilles de champagne.
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ECOUTER / VOIR
La
vie culturelle d’Istanbul compte nombre d’évènements de
grande importance : Festivals de Théâtre, de Danse, de
Jazz, de Musique et de Cinéma, organisés par la Fondation
d’Istanbul pour la Culture et les Arts (http://www.iksv.org/), Biennale d’Art
Contemporain. Parmi les activités qui se déroulent en
cours d’année, citons celles de la Borusan Kültür ve
Sanat et de son orchestre symphonique (http://www.borusansanat.com/),
ainsi que de différents centres culturels (dont le Centre
Culturel Français et le Goethe Institut).
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SHOPPING
Passé
l’émerveillement ou la déception provoqué par le Grand Bazar et ses tourbillons, la
question se pose est qu’est ce qui vaut la peine d’être
acheté. Il y a les classiques du genre, comme les tapis, il y a
les vêtements un peu ethniques (au bazar ou autour de Istiklal
cad.), il y a les inévitables souvenirs kitsch et autres
verroteries, etc. Chez Baron & Baron, on aime le bazar égyptien, plus petit et
plus authentique (si authentique veut encore dire quelque chose) que le
Grand Bazar. Ne pas manquer les confiseurs et leurs magnifiques
loukoums, nougats et ces délicieuses choses cylindriques au
raisin et aux noix.
Livres
et vieux papiers
Le marché aux livres anciens et d’occasion au Shahaflar Çarsisi (entre le
Grand Bazar et le mosquée de Beyazit) est une belle promenade
mais ou les bonnes affaires sont devenues quasiment impossibles. Il y a
encore dix ans, on pouvait y trouver des cartes anciennes ou des vieux
livres illustrés. Sur Istiklal Cad. se trouvent plusieurs
librairies magnifiques : Robinson
Crusoé Kitabevi (au 389), ou l’on admirera, sur
d’ingénieuses étagères, de jolis livres d’art et
de design. A quelques pas de la (en direction de Tünel) se trouve
une fastueuse officine de livres au décor de boiseries et de
lustres. Livres anciens, éditions rares, cartes et vues de
villes, un lieu qui invite naturellement au voyage par les mots et les
images.
Nombre
de produits de marque se vendent dans les magasins chic des quartiers
de Bebek, Nişantaşi et Beyoğlu, à des prix pratiquement
équivalents à ceux de l’Europe. Boutiques Camper, Puma,
etc. Dans le quartier de Sultanahmet se trouvent de nombreux revendeurs
de matériel photo. Aras Fotografcilik (http://www.arasfoto.com)
est un endroit très pro et revendeur, entre autre marques Leica
(prix sensiblement inférieurs à ceux de l’Allemagne).
Photo
: Gregory Buchakjian
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