| > ALLER / VENIR |
| Dougga est à une centaine de km
de Tunis, sur la route du
Kef. Il est nécessaire d’être motorisé pour s’y
rendre. |
| > DORMIR |
| Pas grand chose, comme structures,
dans le coin. On fera l’aller-retour à Tunis, ou, pour ceux qui
ont envie, la continuation sur Le Kef. |
| > MANGER |
| Sur la route, on peut acheter du pain
cuit sur pierre par les habitants
des villages. |
> LIRE
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Trésors de l'Afrique romaine,
dossier dirigé par Nicolas Ancellin avec la collaboration de
Faustine Prévot, Géo, n. 312, fevrier 2005.
Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, ce document couvre l'histoire de
la conquête romaine en Afrique du nord et l'expansion de ses
villes.
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| “La
ville romaine est un système articulé en tous sens, ses
édifices
répartis sur tout l’univers habité n’en sont que les
‘vaisseaux’
ou les relais. Elle est une préfiguration des atlas et du
cyberespace. |
| Une
ville de synthèse est destinée à proliférer
avec toutes les autres, selon les conditions locales d’application du
modèle. Il n’y a donc plus d’original ni de copie, le centre de
Rome est partout et son périmètre nulle part. |
| Chaque
ville est 100% générique et 100% spécifique. Elle
n’assume ni ne dépasse les contradictions du ‘global’ et du
‘local’, elle intègre en revanche ses propres variations
continues (...) c’est la ville à 200%, la ville en fuite” |
| Jean
Attali,"Roman System ou le générique à tous
les temps", Mutations – Rem Koolhaas Harvard Project on the City,
Bordeaux, Arc en Rêve, 2000. |
| Au
sud-ouest de Tunis s’étalent langoureusement plaines et collines
fertiles qui, il y a 2000 ans, étaient le grenier à
blé de Rome.
Les champs sont toujours sont toujours aussi verts au printemps et
Dougga
témoigne encore de la présence de l’Empire sur ces terres
agricoles. Dougga est une ville romaine installée en haut d’une
colline,
sur un site bénéficiant d’un magnifique panorama et de
vents
frais qui font oublier que nous sommes en Afrique. La ville est
construite
sur un terrain en dénivelé, et, par conséquent,
n’est
pas conçue selon le plan en damier de l’urbanisme romain, ce qui
lui confère plus de mystère. Le site est très
étendu
et peut se visiter selon le rythme de chacun. Il ne faut pas se
presser,
pour bien respirer l’air pur et profiter de la faible quantité
de
touristes! |
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| La
visite commence avec le théâtre, assez bien
conservé. Les gradins sont adossés à la colline,
face à la scène
dont on peut toujours admirer le décor fixe, composé de
colonnes qui séparent les 3 portes d’accès des acteurs.
On peut ensuite arpenter les rues de la ville, avec leurs gros
pavés, et tenter
de lire les énormes inscriptions latines gravées sur des
blocs de pierre qui gisent ça et là. Près du
forum, la Place de la Rose des Vents, au sol de laquelle est
gravée un rose avec les noms et les directions des vents. Elle
est surmontée par le Capitole, qui, avec sa
façade à portique, est un des plus beaux monuments
classiques de Dougga. Plus loin, le Temple de Cælestis,
avec son exèdre hémicycle, est enfoui dans la
végétation. Sur sa droite se dresse tel un gardien
amputé, l’Arc de Sévère Alexandre, qui a
perdu ses parties supérieures. Mais revenons au centre, ou l’on
découvre dans les différents quartiers, des
villas dont certaines conservent toujours, au sol,
d’intéressantes mosaïques auxquelles personne ne semble
vouloir prêter attention. Une énorme structure semble
écraser tout ce qui l’entoure: les Thermes Liciniens,
très bien conservés, avec plusieurs étages
reliés par des escaliers. En contrebas les visiteurs
apprécient toujours les Thermes du Cyclope pour ses
fameuses latrines. Un banc semi-circulaire percé de 12 trous.
A l’époque, on ne lisait pas son journal sur le trône,
mais
on y discutait politique en public. Détail très chic: en
hiver, l’assise de monsieur était chauffée par un esclave
qui y installait son postérieur une heure avant le début
de la séance! |
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| En
aval de la ville se trouve un des monuments les plus curieux de Dougga:
Une tour à degrés ornée de motifs sculptés
et couverte d’un pyramidion. C’est le Mausolée Libyco-Punique,
un rare exemple d’un art
métissé entre les cultures locales et des influences
orientales
et grecques. En 1824, il a été détruit par le
consul
d’Angleterre, une nation toujours prompte à préserver les
biens
culturels des autres, dans le but d’y détacher une frise portant
des
inscriptions bilingues (libyque-punique). Laquelle se trouve
évidement
au British Museum, avec les frises du Parthénon etc. |
| Nous
ne sommes toutefois pas ici pour faire le procès de l’Empire
Britannique. Pour prouver notre bonne foi, nous nous sommes
arrêtés au cimetière militaire ou sont
alignés les tombes de soldats anglais tombés pendant la
seconde guerre mondiale. Ces lieux sont toujours porteurs en
émotions. |
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