| > ALLER / VENIR |
| Résafé est à mi-chemin entre Alep et Deir
Ezzor (195 km). Si vous venez de Deir Ezzor, ça vaut la peine
de le jumeler avec Halabiyé (voir l”Euphrate). En prenant la route
depuis Deir Ezzor, on dépasse Raqqa en restant sur la rive gauche,
et 30 km plus tard, on bifurque à droite en prenant la nouvelle route
qui traverse le désert jusqu’à Hama. 40 minutes plus tard, vous
y êtes. On peut donc continuer ou arriver directement de Hama (200
km). |
| Le site est ouvert aux 4 vents, en permanence, 24 sur 24, 365 jours
par an. Mais l’entrée est payante. Mais comment? Il y a un préposé
qui, une fois que des visiteurs apparaissent, va à leur rencontre
avec sa billetterie. Tarif réduit pour les étudiants. |
| > DORMIR, MANGER, BOIRE |
| Rien. Aucune infrastructure. Apporter de l'eau avec soi est indispensable
et faire une pause pipi derrière un mur anitque aussi. pas de sanitaires. |
| > LIRE |
| Al-Rassafa - Metropolis of the Euphrates Desert, Wafa Ayash,
35pp/ill BW pour une description détaillée et Sergiopolis,
S. Vailhe, Catholic Encyclopedia pour un peu plus d'histoire. |
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Une ville construite
par Dioclétien à 30 km du fleuve pour faire face aux Perses.
Une ville, devenue byzantine qui sera prise par les Perses en 616, par les
Arabes un peu plus tard. Une ville qui sera rasée par les Mongols
au XIIIe siècle avant de sombrer dans l’oubli. Voici le tragique destin
de Résafé. Résafé aussi appelée Sergiopolis.
C’est dans cette ville de Syrie que furent déportés les saints
Serge et Bacchus. Serge y fut décapité et sa tombe devint un
important lieu de pèlerinage pour les chrétiens de l’orient
byzantin. Resafé-Sergiopolis est un endroit unique à la croisée
des chemins, entre Deir Ezzor, Alep et Hama.
Au milieu de nulle
part, surgissent d’importants remparts. Un périmètre de deux
kilomètres qui ceinturent la cité et la séparent d’un
paysage de steppes plates et monotones. La ville est ouverte aux quatre vents.
Vous pouvez y entrer par ou bon vous semble, mais suivez notre conseil. Prenez
la porte nord, la première en venant de l”Euphrate. Elle est monumentale,
conçu comme un arc de triomphe romain. Trois arcades, dont celle
du centre, plus vaste. Décoration riche avec une iconographie chrétienne.
Mais ce qui frappe, c’est la couleur et le reflet de la pierre. C’est du
quartz! La ville tout entière est ainsi construite, ce qui donne à
ses édifices un drôle de consistance!
Une fois passée
l’enceinte de la cité, regardez ce spectacle. Le sol est percé
de cratères. Partout. Comme si la ville avait été bombardée
! C’est surréaliste. Tout semble avoir été anéanti.
Restent, à l’intérieur du périmètre, quelques
vestiges. Les plus importants sont des lieux de culte. Sergiopolis compte
une petite église à plan centré et une grande basilique.
Cette dernière est composée d’une nef centrale et de deux collatéraux.
Les murs colonnes et arcades sont toujours debout et ne manquent pas d’impressionner.
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| En se promenant dans la ville, on peut ramasser des belles pierres
et beaucoup de tessons de céramique. Mais la plus grande surprise est
à venir. En se dirigeant vers le sud de la ville, on aperçoit
des arcs à même le sol. Approchons nous et regardons dans les
ouvertures: Il y 4 citernes, immenses réservoirs pour conserver si
rare dans cette morne région. Ils sont en remarquable état
de conservation. On dirait des églises romanes ou cisterciennes creusées
en sous-sol pour Dieu sait quel culte secret!
Résafé-Sergiopolis
mérite amplement le détour. Il faut profiter de ce que l’endroit,
pas encore très connu, ne soit pas encore inscrit sur la liste de
tous les tours opérateurs. Le visiter seul avec le vent du désert
est un grand bonheur! |
| 2002-2004, Baron & Baron
(textes et photos), Zeina Abirached (photos), tous droits réservés.
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