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>> LA GUERRE ISRAELIENNE CONTRE LE LIBAN [ÉTÉ 2006]: RÉPERTOIRE DE SITES ET BLOGS
>> LE LIBAN PAR VILLES [CITY GUIDES]: BEYROUTH | TRIPOLI 
>> LE LIBAN PAR SITES ARCHÉOLOGIQUES: BAALBECK
>> LE LIBAN EN RÉCITS & REPORTAGES
BEYROUTH, PLACE DES MARTYRS]
"C’était le souk, les autobus rouge et jaune, les cinémas et leurs affiches criardes, les marchands ambulants et les badauds. Unique souvenir d’enfance : une foule bruyante, des voitures américaines rutilantes type Plymouth ou De Soto et des pères noël gonflables suspendus." 
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2004 [LES TROYENS A BAALBECK, AVEC LES DIEUX]
l'aventure d'un groupe d'étudiants qui ont eu la chance de présenter un spectacle dans les temples de Baalbeck. Cette expérience humaine n'était pas celle des touristes ou des festivaliers qui se rendent sur le site, mais celle d'un rapport beaucoup plus intime - et intense - avec les lieux. 
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liban [jasmins]
LA BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON
*abondante bibliographie dans notre page Beyrouth
>> GUIDES
Le Guide Lonely Planet (en anglais) est sans doute le meilleur outil pour parcourir le pays. Ses adresses et infos pratiques ont été remises à jour. Le Guide du Routard avait sorti une édition Liban en 2002 mais ne l’a pas renouvellée. Dommage! Le Guide Bleu Evasion est plein de belles images mais ne remplacera pas le Guide Bleu dont la dernière mouture remonte à 1975. Le Guide Olizane est intéressant pour la richesse de son iconographie et pour le parti pris assez peu complaisant de ses rédacteurs.
Partance Liban, un important dossier dirigé par Aline Maume, Géo, 300, fevrier 2004, avec des contributions de Salah Stetié, Pierre Sorgue, Samir Kassir, Aymeric Chauprade (textes), Samer Mohdad, Fouad ElKoury (photos).
>> SOCIETE & HISTOIRE
Le Liban contemporain: Histoire et société. Edition actualisée, Georges Corm, ed. La Découverte, 2005, un ouvrage de référence d’un sérieux remarquable. La Guerre du Liban, De la dissension nationale au conflit régional, Samir Kassir, ed. Karthala-Cermoc, 1994, un des meilleurs livres parus sur le sujet.
Liban: le siècle en images, Nawaf Salam et Farès Sassine, ed. Dar AnNahar, 1999, excellent panorama de l’histoire du Liban de 1900 à 1999. Les Libanais et la vie au Liban: de l'indépendance à la guerre, 1943-1975, Asma Freiha et Viviane Ghanem, ed. Dar Assayad 1992 (2 vols.), un coffret luxueux qui évoque mieux que tout la dolce vita de "l’age d’or" du pays.
>> ART & ARCHEOLOGIE
Liban l'autre rive, exp. Institut du monde arabe, sous la dir. de Valérie Matoïan, ed. Flammarion 1998, un excellent album conçu à travers les grandes périodes de l’histoire du pays. Les Phéniciens, collectif sous la dir. de Sebastiano Moscati, ed. Bompiani 1991, une excellente somme de documents.
Les temples de l’époque romaine au Liban, Lévon Nordiguian, presses de l’USJ, 2005.
>> ART CONTEMPORAIN
Très dynamique et connaissant une diffusion internationale de plus en plus consistante, la scène libanaise a fait l’objet d’un certain nombre de publications, parmi lesquelles Pavilion of Lebanon – Foreword, (Alarm éditions, 2007) catalogue de la première participation libanaise à la biennale de Venise. Sous la houlette des deux commissaires Sandra Dagher et Saleh Barakat, le pavillon du Liban a regroupé des travaux de Fouad Elkoury, Lamia Joreige, Walid Sadek, Mounira Al Solh et Akram Zaatari.
>> ARCHITECTURE
Le Dictionnaire de l'Architecture au Liban au XXe siècle, sous la dir. de Gebran Yaacoub est un pavé colossal pour haltérophiles avec une multitude de notices couvrant des noms d'architectes, des thèmes et des lieux. L’Architecture Libanaise du XVe au XIXe siècle, sous la dir. de Camille Aboussouan, ed. Musée Sursock, 1984 reste un ouvrage de référence pour l'avant XXe siècle. Dans un tout autre registre, Joumhouriyet el Beton, (la république du béton) de Philippe Skaff, ed. Dar An Nahar (2002), un album polémique sur la bétonisation du paysage libanais.
>> PHOTO
Mapping Sitting, On portraiture and photography, Karl Bassil, Zeina Maasri, Walid Raad et Akram Zaatari, ed. ed. MTGé (Mind The Gap) / Fondation Arabe pour l’Image, 2002, album photos anciennes savament conçu, un bijou. Le Véhicule, L'importance du véhicule dans l'imaginaire photographique arabe, conception: Akram Zaatari, ed. MTGé (Mind The Gap), Fondation Arabe pour l’Image 1999. 
Dix ans après Liban provisoire, ed. Hazan, 1998, qui brossait en noir et blanc un portrait du Liban d’après guerre, Fouad Elkoury a sorti On War and Love / De la guerre et de l’amour (ed. Intervalles, 2007). Conçu comme un journal de bord avec des notes personnelles sur des photos couleur moins formelles, cet album qui parle plus d’histoires que de l’histoire confronte les deux guerres israéliennes contre le Liban (1982 et 2006).
>> ILLUSTRATION / BANDE DESSINÉE 
Après avoir été à la à la recherche d'elle-même - francophone, arabophone, anglophone ou muette? "BD commerciale" ou "BD d'auteur"? – la BD libanaise commence à cueillir les fruits du succès, à l’instar de Mazen Kerbaj, chef de file impertinent et don-quichottesque d'une nouvelle génération de dessinateurs. Après avoir publié en indépendant, il a sorti 24 Poèmes (ed. La CD-Thèque, 2004), un album luxueux dédié à "Monsieur Fernando" (Pessoa). 24 planches dessinées à l'encre dans lesquelles Kerbaj est en pleine possession de ses moyens. Lors de la guerre de juillet 2006, le blog de Kerbaj a été suivi par des dizaines de milliers d'internautes. Ses dessins ont été exposés un peu partout dans le monde avant d'être publiés l'Association - Beyrouth, juillet-aout 2006, coll. côtelette, 2007. Site internet de Kerbaj: www.kerbaj.com, blog de kerbaj: mazenkerblog.blogspot.com
L’actuelle star BD libanaise est Zeina Abirached. Son Beyrouth Catharsis (2002) a rencontré un succès phénoménal. L'auteur, que l'on surnomme parfois la "Marjane Satrapi libanaise" y raconte, à travers un dessin naïf, le rapport d'une fillette avec sa ville, sa rue, un couturier arménien, "l'homme aux oiseaux", le mur, la guerre... Toujours basé sur son vécu, 38, rue Youssef Semaani, (2006, ed. Cambourakis), est un livre objet plus ludique que narratif. C’est au travers des 180 pages de Mourir partir revenir, le jeu des hirondelles (2007, Cambourakis) que Abirached impose une tension narrative et des figures de styles graphiques étonnamment maîtrisées comme son travail sur la cartographie. Site internet de Beyrouth Catharsis: www.alba.edu/ar/beyrouthcatharsis
Abirached et Kerbaj sont tous deux issus de l’Académie des Beaux-Arts (ALBA), dont la section illustration et BD est devenue une usine de talents : Raed Charaf, dont on attend une BD fleuve historique, et qui a illustré Au temps de l'émir, contes et nouvelles de l'histoire du Liban de Fouad Ephrem Al-Boustany (Aleph / Ad-da'irat, 2006), des textes de 1926 auxquels il a donné une nouvelle vitalité ; Maya Majdalani, qui, dans L'autre et lui (CD-Thèque, 2004), passe librement du noir sur blanc le plus dépouillé à des planches aux couleurs expressionnistes ; et enfin deux phénomènes et futures étoiles montantes : Ralph Doumit et Ghadi Ghosn, dont les magistraux projets de fin d’études, respectivement L'histoire de l'orchestre des siffleurs chauves et Le Cri viennent d’être publiés par l’ALBA.
Initiative remarquable, la jeune maison d'édition Dar Onboz qui s'est lancée dans le livre illustré pour enfants et la bande dessinée en langue arabe, dans un souci de proposer des ouvrages créatifs et de qualité. Site internet de Dar Onboz: www.daronboz.com
Le Liban existe dans la BD francophone depuis Hergé et l'escale de Tintin à Beyrouth en route vers Wadesdah (Coke en Stock). S'en suivent les pantalonnades d'Asterix et consorts en terre sainte (l'Odyssée d'Asterix) et au dessus de Tyr "on nous tire dessus" (Asterix chez Rahazade). Le parfum des cèdres, 1: le sang d'adonis, de Klimos et Bardet, ed. Glenat, 1997 est un récit laborieux dans le Liban des années 1940. Plus poétique est le joliment dessiné Voyage au Liban de Jacques Ferrandez, Carnets d'Orient ed. Casterman, 2001. Seul album traitant directement la periode de la guerre, Clichés: Beyrouth 1990 de Sylvain Ricard, Bruno Ricard et Christophe Gaultier, ed. Les Humanoïdes Associés, 2004, est un carnet de voyage (via Chypre) dans un ville de fin du monde. Larousse avait publié en 1989 une Histoire illustrée du Liban, texte de Nayla de Freije et ill. de Fadlallah Dagher.
SITES INTERNET 
Al Mashriq base de données ancrée sur le Liban avec des images et des articles de fond.
>> GUIDES (en français)
Le site internet du Ministère Libanais du Tourisme présente les principales attractions du pays et comporte pas mal d’infos pratiques. Celui de l’Office du Tourisme du Liban, intitulé "le Liban ne se décrit pas, il se vit", offre des approches originales à travers des parcours thématiques: Montagne, Jeunesse, Terre Sainte, etc. 
Travel to Lebanon est un site qui présente certains aspects intéressants comme l’architecture ou la vie nocturne. Liban Vision est un portail francophone. On ne manquera pas de rendre visite à nos deux guides habituels Lonely Planet et le Routard. Ce dernier comporte un récit de voyage assez amusant. 
>> CULTURE
Liban-Mecenat.org: le mécenat et l'actualité culturelle. 
>> ART & ARCHITECTURE
L’Atelier de Recherche ALBA est un lieu de création qui prend pour champ de travail la réalité urbaine. dblu.cc documente des projets à Beyrouth et ailleurs. 111101 Memory & Creation met en ligne des projets artistiques et culturels liés à l’histoire récente. Voir aussi les sites de Ashkal Alwan et xanadu*, acteurs culturels.  Worldview Beirut "a crossroads in the levant", architectes et articles sur l'architecture.
>> SOCIÉTÉ & HISTOIRE
Fayrouz.com site dédié à la légendaire chanteuse. The Cedarjet Pages, la passionnante histoire de MEA, compagnie d'aviation au cèdre.
LA VIDÉOTHÈQUE DE BARON & BARON
La guerre est un thème récurrent et obsessionnel dans le cinéma libanais. Elle est déjà sou jacente dans Bayrout ya Bayrout (Beyrouth, o Beyrouth), 1975, un des films les plus fascinants de Maroun Baghdadi, portrait impitoyable de la capitale avec ses tensions et ses contradictions à la veille du déclenchement des hostilités. Les images de la ville, notamment du café Hajj Daoud, sont des documents uniques. Maroun Baghdadi a acquis la célébrité avec des films sur le conflit comme Houroub Saghira (les petites guerres) (1982) et Hors la vie (Prix du Jury, Cannes 1991). West Beyrouth de Ziad Doueiri (1998) qui raconte l’expérience drôle et touchante de trois adolescents est une grande réussite, notamment pour la séquence d’anthologie au bordel. Civilisés de Randa Chahal Sabbag (1999), traite le sujet à travers des personnages aussi caricaturaux que risibles. Le film n’a jamais été projeté au Liban.
Les incertitudes de l’après guerre (ou plutôt entre deux guerres) sont inhérente à A Perfect Day (2005) de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, un film d’esthète retraçant la journée ordinaire d’un jeune beyrouthin hanté par le fantôme de son père, les tourments de sa mère et les hystéries de sa copine. Le tandem Hadjithomas Joreige réalise actuellement un film qui compte dans sa distribution Catherine Deneuve. Terra incognita (2002) de Ghassan Salhab qui met en scène le désarroi de jeunes trentenaires dans un Liban qui ne sait pas ou il va. Le Dernier Homme (2006) du même Salhab est un film étrange - si étrange qu'il pousse très loin les limites conceptuelles de ce qu'est supposé être un film de fiction - et inquiétant dans lequel la situation du pays est en sourdine mais ou le héros et nous-mêmes semblons avalés dans un désarroi rouge et noir de vampires et d’inhumanité.
La guerre israélienne de juillet 2006 a poussé de nombreux cinéastes et amateurs à produire, souvent dans l’urgence, des films souvent très courts. Plus que pour leurs qualités formelles ou leur engagement politique, ces films constituent des témoignages ayant une portée autre que les actualités télévisée et peuvent prétendre, au même titre que les blogs et les œuvres plastiques, constituer la base d’une mémoire collective. www.beirutdc.org, www.cinesoumoud.net, www.cinemayat.org, dubaifilmfest.com
Une part de la création libanaise se consacre à des sujets plus «légers». Un des films les plus salués a été Caramel de Nadine Labaki (2007). Tabous, famille, sexe, séduction, traditions, font de ce film aux personnages attachants un portrait original des mœurs libanaises. Certains les films courts méritent d’être cités: After Shave (Beyrouth après rasage) de Hany Tamba (2005), César 2006 du meilleur court métrage ; Taxi service (1996) et Merci Natex (1998) de Elie Khalifé. Saydet el Bzez (Notre Dame des seins) de André Chammas (2007) exploite, à travers une image remarquablement maîtrisée, d’importance fantasmagorique des grosses poitrines dans la société. André Chammas s’était fait remarquer avec Wayn Yo? (1999), satyre fellinienne de la vie à Zahlé, ville de province qui sert aussi de décor à Amin Dora pour son Mech Enta? (2003). Ghassan Kotait et Wissam Smayra ont réalisé pour la Fondation Liban Cinéma, Film Loubnani Tawil / Non Métrage Libanais (2003), qui évoque de manière loufoque les déboires des cinéastes libanais.
Citons enfin les travaux expérimentaux, à mi-chemin entre le cinéma et l’art vidéo, comme ceux de Akram Zaatari,  Walid Raad, Lina Saneh et d'autres.
LIBAN EMOTION, par Stad
>> en bref
Aux portes de l’Asie, entre mer et montagnes, le Liban s’étend sur 10452  km2, le long de la côte orientale de la Méditerranée. La mosaïque confessionnelle que comporte ses 3 millions d’habitants est à la fois la  source des conflits multiples dont l’histoire du Liban est truffée, mais une source de richesse culturelle quand même. Si l’Arabe est la langue officielle, le Français, et de plus en plus l’Anglais, sont communément pratiqués.
>> La guerre civile…
Les traces de quinze années d’une guerre civile dévastatrice (1975-1990) ne  sont pas totalement effacées. Si Beyrouth y a survécu, il n’empêche qu’elle  conserve (encore) des cicatrices poignantes de cette période noire de son  histoire récente. L’immeuble Barakat des années 1920 et sa façade ocre jaune, éventrée, à l’angle de la rue Sodeco et de la rue de Damas, est un exemple de désolation qui ne laissera pas le visiteur indifférent. La statue en bronze des martyrs de l’Indépendance, récemment restaurée et remise en place, et dont on a conservé les cribles des balles subies lors de la dernière guerre, en est un autre. Mais par ailleurs, heureusement, les précieux vestiges archéologiques du Musée National ont été épargnés.
>> Peuple et culture…
Ainsi, à l’instar de son passé, le Liban réussit une fois de plus à  surmonter ses propres difficultés et pour cause, ses habitants n’ont rien perdu de leur légendaire faculté d’adaptation. Mais si les traces de la guerre sont de moins en moins visibles à l’œil nu, et que la ville achève de  se reconstruire dans le côtoiement plus ou moins chaotique, (mais qui n’est pas toujours sans intérêt,) de bâtiments modernes avec l’architecture traditionnelle, il n’en demeure pas moins que les traces les plus profondes de la guerre résident dans les esprits. La guerre, présente dans la mémoire collective des Libanais, demeure une source d’inspiration et la toile de fond de la production artistique de plusieurs générations d’artistes contemporains. La production littéraire, picturale et cinématographique en témoigne au quotidien.
>> Traditions…
Au Liban, comme dans la plupart des pays du bassin Méditerranéen, ce sont plutôt les provinces et les campagnes qui conservent le mieux les valeurs traditionnelles, notamment la nature paisible des paysages et l’hospitalité des habitants. Les maisons en pierre de taille, avec voûtes intérieures et arcades, les vignes qu’on cultive sur les toits, les terrasses et devant les portes, les arbres (des chênes et des oliviers centenaires et des cèdres millénaires), et les petites fontaines ruisselant sur les places des villages, offrent un charme authentique, et néanmoins irrésistible. Les villages de Douma (Liban Nord - caza de Batroun) et de Deir el Qamar (Chouf) sont parmi ceux qui ont le mieux su préserver ce charme, à la fois simple et rustique.

>> Festivals…
 Certaines provinces, notamment Baalbek et Beit Eddine, mais aussi Byblos, et Tyr, outre la richesse des sites archéologiques romains qui font leur célébrité, sont aussi le théâtre de la compétition féroce que se livrent les organisateurs des festivals d’été. Des groupes de musiques electro et de rock, tels que Placebo, Massive Attack, Johnny Hallyday, Dorfmeister, John Mayall, Bryan Ferry, mais aussi de musique du monde (Shakti), de musique de chambre (Kronos Quartet, le quatuor Alban Berg) et autres solistes et orchestres philharmoniques prestigieux, venus de toute l’Europe, en plus des stars locales et régionales (Feyrouz, Sabah Fakhry, Wadih el Safi), défilent, tour à tour sur les planches, chaque année, pour le plus grand bonheur des mélomanes.

>> Nature et Tourisme…
Dans la montagne libanaise, une infrastructure de tourisme vert se met en place. Le logement chez l’habitant n’est pas encore conforme aux attentes d’un tourisme exigeant, mais la générosité des villageois et leur bonhomie sincère rachète très certainement les lacunes relatives aux normes de confort. Le Chouf, et surtout la region du Akkar, (tout au Nord du Mont Liban), offrent un choix de promenades ou de treks, d’où l’on peut contempler de spectaculaires couchers du soleil sur la mer. Les atouts du Liban étant essentiellement naturels, on mentionnera que les forets des cèdres (de Bécharré et du Barouk) ainsi que les grottes, (notamment celles de Jeita et de la vallée de Kadisha), sont autant de passages incontournables.

>> Sports…
Les amateurs de sport d’hiver jouiront des prestations offertes par les différentes stations de ski, (Faraya et Les Cèdres, respectivement à une heure et deux heures de route de la capitale.) La location d’un équipement y est assurée, mais la saison ne dure que quelques mois, de Noël à Pâques.

>> Gastronomie…
Enfin, il serait incomplet de finir cette page sur le Liban sans mentionner la gastronomie. Elle est très certainement l’une des plus généreuses, des plus variées et des plus appréciées parmi les cuisines du monde. La ville de Zahlé, capitale de la Békaa, en fait sa fierté. Et quand un repas haut en saveurs s’achève par quelques heures de farniente, enveloppé par la fumée d’un Narguilé qui se consume sur la terrasse d’un café du bord de mer, on se rend bien vite compte que l’on vit un moment précieux, qui marquera longtemps le souvenir inoubliable de son passage au Liban.

VILLES
Beyrouth, capitale administrative et économique du pays, monopolise une grande partie des échanges et activités ainsi qu’un bon tiers de la population. Les autres grandes villes du pays sont Tripoli et Saida sur la côte, Nabatieh dans les montagnes du sud et Zahlé dans la Bekaa.
MONNAIE
La livre libanaise (LL), Le dollar US est très utilisé depuis l'inflation du milieu des années 1980. 1USD=1510LL
SITUATION POLITIQUE
Après quinze ans de guerre (1975-1990), quinze ans de semi paix ou d’après guerre largement dominées par la présence syrienne (1990-2005), le pays a vécu une année charnière (2005) marquée par l’assassinat de l’ex. premier ministre Rafic Hariri (le 14’02), le mouvement de contestation surnommé « printemps de Beyrouth » ou « révolution du cèdre » dont l’apothéose fut le grand rassemblement du 14’03 sur la place des martyrs, le retrait des troupes syriennes (avril) et les élections législatives (juin). Toujours sous l’influence d’ingérences étrangères (Syrie, Iran, France, USA…) et de tensions politiques entre les deux pôles que sont la majorité au gouvernement Siniora (Courant du Futur de Hariri, parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt et divers factions chrétiennes) et l’opposition (Hezbollah, Courant Patriotique Libre de Michel Aoun), le pays a été victime d’une agression israélienne lancée le 12 juillet 2006. Cette guerre de trente trois jours dont les dégâts furent considérables s’est interrompue par une résolution du conseil de sécurité de l’ONU et le déploiement massif de troupes étrangères au Sud Liban dans le but annoncé de calmer les israéliens et d’obtenir un désarmement du Hezbollah.
>> VOYAGER AU LIBAN
Le visa d’entrée est nécessaire pour les ressortissants de la majorité des pays. Il peut toutefois (en principe) être délivré aux frontières. A vérifier quand mêmes auprès du consulat libanais le plus proche. 
L’Aéroport International de Beyrouth http://www.beirutairport.gov.lb est un des plus modernes de la région. C’est le hub de la Middle East Airlines - MEA http://www.mea.com.lb, compagnie nationale libanaise ayant un cèdre pour emblème. La MEA fut une des compagnies les plus prestigieuses avant de subir 15 ans de guerre et les difficultés qui s’en suivirent. Elle a réussi, ces dernières années à se relever et a retrouver les profits grâce à une gestion efficace. La flotte a été entièrement renouvelée (Airbus A321 et A330), et le service haut de gamme confirme le positionnement de la MEA comme étant une "anti low cost" dans la mesure ou elle cherche avant tout à offrir à ses passagers un voyage dans les meilleures conditions. MEA est en codeshare avec Air France (miles cumulables sur Frequence Plus) et devrait rejoindre l’alliance Skyteam.
L’Aéroport International Rafik Hairiri de Beyrouth est relié à ; en Europe : Athènes (MEA, Olympic), Belgrade (JAT), Bucarest (Tarom), Budapest (Malev), Dusseldorf (LTU, MEA), Francfort (Lufthansa, MEA), Genève (MEA), Istanbul (MEA, Turkish Airlines), Larnaca (Cyprus Airways, MEA), Londres (BMI, MEA), Milan (Alitalia, MEA), Moscou (Aeroflot), Nice (MEA), Paris CDG (Air France et MEA, 3 vols quotidiens en partage de code), Prague (CSA), Rome (MEA) ; au Moyen Orient / Afrique du Nord : Abou Dhabi (Etihad Airways, MEA), Alexandrie (Egypt Air), Alger (Air Algérie), Amman (MEA, Royal Jordanian), Badgad (Iraqi Airways), Bahrein (Gulf Air), Le Caire (Egypt Air, MEA), Casablanca (Royal Air Maroc), Damas (Syrian Airlines), Dammam (MEA, Saudi Arabian), Djeddah (MEA, Saudi Arabian), Doha (MEA, Qatar Airways), Dubai (Air Algérie, JAT, Emirates, Jazeera Airways, Malaysia, MEA, Tunisair), Koweit (Jazeera Airways, Kuwait Airways, MEA), Muscat (Oman Air), Ryad (MEA, Saudi Arabian), Sanaa (Yemenia), Sharjah (Air Arabia), Sharm el Sheikh (MEA), Teheran (Iran Air) et Tunis (TunisAir), en Afrique : Abidjan (MEA), Accra (MEA), Addis Abeba (Ethiopian Airlines), Kano (MEA) et Lagos (MEA) ; en Asie : Kuala Lumpur (Malaysia Airlines).
Air Canada avait annoncé au printemps 2003 l’ouverture d’une ligne sans escale Montreal-Beyrouth (3 fois / sem en Boeing 767). 24h avant le vol inaugural, les autorités canadiennes bloquaient l’autorisation de vol invoquant une menace pour la sécurité intérieure, ce qui ne manqua pas de provoquer des remous au sein du gouvernement d’Ottawa dans les couloirs duquel on evoqua une intervention américaine pour saboter l’affaire... Un autre projet de long courrier est celui de la compagnie chilienne Lan Chile de faire un vol Madrid-Beyrouth-Denpasar (Bali)-Sydney. Le vol devrait être effectué 4 fois / sem sur un Airbus A340 serait en codeshare avec Iberia et Qantas... On peut toujours rêver!
Il est possible de circuler entre le Liban et la Syrie par voie routière. Trois grands postes  frontières sont ouverts 24h/24: Arida (Lattaquié-Tripoli), Abboudié (Alep-Tripoli) et Masnaa (Damas-Beyrouth). Ces routes sont desservies par des autobus et minibus en tous genres ainsi que des taxis collectifs. Attention pour ceux qui font des allers-retours, il faut vérifier que l’on a un visa syrien à entrées multiples! 
Arriver au Liban par voie maritime... De nombreux navires de croisière longeant les ports de la Méditerranée orientale font escale au port de Beyrouth.
TRANSPORTS INTÉRIEURS
Le territoire libanais est exigu et assez simple à assimiler. Une étroite bande côtière avec Beyrouth au milieu, le Mont Liban (qui lui est parallèle) et enfin la Bekaa. Les voies routières sont très inégales, mais connaissent une amélioration notoire. De nombreux tronçons comme Beyrouth-Saida sont entièrement couverts par des autoroutes ultra modernes. En revanche, la signalisation est souvent absente ou pas mise à jour. Certaines routes comme la sortie nord de Beyrouth sont des nids d’embouteillages, d’autres routes de montagnes sont envahies par des nids de poules. 
Les routes principales sont desservies par des autobus privés ou publics ainsi que par des taxis collectifs. Les deux gares routières de Beyrouth sont des hubs assez grouillants, Charles Helou pour le nord et des destinations internationales (Syrie, Jordanie, Irak...) et Cola pour les régions sud. Sur les zones plus rurales, l’auto stop reste une pratique assez fréquente.
photo: Nadim Asfar, Jasmins
1971-2008, Sary Tadros (stad) et Gregory Buchakjian (texte), 2005, Nadim Asfar (photo), tous droits réservés. >> CONTACTEZ NOUS