LA
BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON
*abondante bibliographie dans notre page Beyrouth
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GUIDES
Le
Guide Lonely Planet (en anglais) est sans doute
le meilleur outil pour parcourir le pays. Ses adresses et infos
pratiques ont été remises à jour. Le Guide du
Routard avait sorti une édition Liban
en 2002 mais ne l’a pas renouvellée. Dommage! Le Guide Bleu
Evasion est plein de belles images mais ne remplacera pas le Guide
Bleu dont la dernière mouture remonte à
1975. Le Guide Olizane est intéressant pour la richesse
de son iconographie et pour le parti pris assez
peu complaisant de ses rédacteurs. |
| Partance
Liban, un important dossier dirigé par Aline Maume, Géo,
300, fevrier 2004, avec des contributions de Salah
Stetié, Pierre Sorgue, Samir Kassir, Aymeric Chauprade (textes),
Samer Mohdad, Fouad ElKoury (photos). |
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SOCIETE & HISTOIRE
Le
Liban contemporain: Histoire et société. Edition
actualisée, Georges Corm, ed. La Découverte, 2005, un
ouvrage de référence d’un sérieux remarquable. La Guerre du Liban, De
la dissension nationale au conflit régional, Samir
Kassir, ed. Karthala-Cermoc, 1994, un des meilleurs livres parus sur le
sujet. |
| Liban:
le siècle en images, Nawaf Salam
et Farès Sassine, ed. Dar AnNahar, 1999, excellent panorama de
l’histoire du Liban de 1900 à 1999. Les Libanais et la
vie au Liban: de l'indépendance à
la guerre, 1943-1975, Asma Freiha et Viviane Ghanem,
ed. Dar Assayad 1992 (2 vols.), un coffret luxueux qui évoque
mieux que tout la dolce vita de "l’age d’or" du pays. |
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ART & ARCHEOLOGIE
Liban l'autre rive, exp. Institut du monde
arabe, sous la dir. de Valérie Matoïan, ed. Flammarion
1998, un excellent album conçu à travers les
grandes périodes de l’histoire du pays. Les
Phéniciens, collectif sous la dir. de Sebastiano
Moscati, ed. Bompiani 1991, une excellente somme de documents. |
| Les
temples de l’époque romaine au Liban, Lévon
Nordiguian, presses de l’USJ, 2005. |
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ART CONTEMPORAIN
Très dynamique et connaissant une diffusion
internationale de plus en plus consistante, la scène libanaise a
fait l’objet d’un certain nombre de publications, parmi lesquelles Pavilion
of Lebanon – Foreword, (Alarm éditions, 2007) catalogue
de la première participation libanaise à la biennale de
Venise. Sous la houlette des deux commissaires Sandra Dagher et Saleh
Barakat, le pavillon du Liban a regroupé des travaux de Fouad
Elkoury, Lamia Joreige, Walid Sadek, Mounira Al Solh et Akram Zaatari. |
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ARCHITECTURE
Le Dictionnaire de l'Architecture au Liban au XXe
siècle, sous la dir. de Gebran Yaacoub est un
pavé colossal pour
haltérophiles avec une multitude de notices couvrant
des noms d'architectes, des thèmes et des lieux. L’Architecture
Libanaise du XVe au XIXe siècle, sous la dir. de Camille
Aboussouan, ed. Musée Sursock,
1984 reste un ouvrage de référence pour l'avant
XXe siècle. Dans un tout autre registre, Joumhouriyet el
Beton, (la république du béton) de
Philippe Skaff, ed. Dar An Nahar (2002), un album polémique
sur la bétonisation du paysage libanais. |
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PHOTO
Mapping Sitting, On portraiture and photography,
Karl Bassil, Zeina Maasri, Walid Raad et Akram Zaatari, ed.
ed. MTGé (Mind The Gap) / Fondation Arabe pour l’Image, 2002,
album photos anciennes savament conçu, un bijou. Le
Véhicule, L'importance du véhicule dans l'imaginaire
photographique arabe, conception: Akram Zaatari, ed.
MTGé (Mind The Gap), Fondation Arabe pour l’Image 1999. |
| Dix
ans après Liban provisoire, ed. Hazan, 1998,
qui brossait en noir et blanc un portrait du Liban d’après
guerre, Fouad Elkoury a sorti On War and Love / De la guerre et
de l’amour (ed. Intervalles, 2007). Conçu comme un
journal de bord avec des notes personnelles sur des photos couleur
moins formelles, cet album qui parle plus d’histoires que de l’histoire
confronte les deux guerres israéliennes contre le Liban (1982 et
2006). |
>> ILLUSTRATION
/
BANDE DESSINÉE
Après avoir été à la à la
recherche d'elle-même - francophone, arabophone, anglophone ou
muette? "BD commerciale" ou "BD d'auteur"? – la BD libanaise commence
à cueillir les fruits du succès, à l’instar de
Mazen Kerbaj, chef de file impertinent et don-quichottesque d'une
nouvelle génération de dessinateurs. Après avoir
publié en indépendant, il a sorti 24 Poèmes
(ed.
La CD-Thèque, 2004), un album luxueux dédié
à "Monsieur Fernando" (Pessoa). 24 planches dessinées
à l'encre dans lesquelles Kerbaj est en pleine possession de ses
moyens. Lors de la guerre de juillet 2006, le blog de Kerbaj a
été suivi par des dizaines de milliers d'internautes. Ses
dessins ont été exposés un peu partout dans le
monde avant d'être publiés l'Association - Beyrouth,
juillet-aout 2006, coll. côtelette, 2007. Site
internet de Kerbaj: www.kerbaj.com,
blog de kerbaj: mazenkerblog.blogspot.com |
| L’actuelle
star BD libanaise est Zeina Abirached. Son Beyrouth Catharsis
(2002) a
rencontré un succès phénoménal. L'auteur,
que l'on surnomme parfois la "Marjane Satrapi libanaise" y raconte,
à travers un dessin naïf, le rapport d'une fillette avec sa
ville, sa rue, un couturier arménien, "l'homme aux oiseaux", le
mur, la guerre... Toujours basé sur son vécu, 38, rue
Youssef Semaani, (2006, ed. Cambourakis), est un livre objet
plus
ludique que narratif. C’est au travers des 180 pages de Mourir partir
revenir, le jeu des hirondelles (2007, Cambourakis) que
Abirached
impose une tension narrative et des figures de styles graphiques
étonnamment maîtrisées comme son travail sur la
cartographie. Site
internet de Beyrouth
Catharsis: www.alba.edu/ar/beyrouthcatharsis |
| Abirached
et Kerbaj sont tous deux issus de l’Académie des Beaux-Arts
(ALBA), dont la section illustration et BD est devenue une usine de
talents : Raed Charaf, dont on attend une BD fleuve historique, et qui
a illustré Au
temps de l'émir, contes et nouvelles de
l'histoire du Liban de Fouad Ephrem Al-Boustany (Aleph /
Ad-da'irat,
2006), des textes de 1926 auxquels il a donné une nouvelle
vitalité ; Maya Majdalani, qui, dans L'autre et lui
(CD-Thèque, 2004), passe librement du noir sur blanc le plus
dépouillé à des planches aux couleurs
expressionnistes ; et enfin deux phénomènes et futures
étoiles montantes : Ralph Doumit et Ghadi Ghosn, dont les
magistraux projets de fin d’études, respectivement L'histoire de
l'orchestre des siffleurs chauves et Le Cri viennent
d’être
publiés par l’ALBA. |
| Initiative
remarquable, la jeune maison d'édition Dar Onboz qui
s'est lancée dans le livre illustré pour enfants et la
bande dessinée en langue arabe, dans un souci de proposer des
ouvrages créatifs et de qualité. Site internet de Dar
Onboz: www.daronboz.com
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| Le
Liban existe dans la BD francophone depuis Hergé et l'escale de
Tintin à Beyrouth en route vers Wadesdah (Coke en Stock).
S'en suivent les pantalonnades d'Asterix et consorts en terre sainte (l'Odyssée
d'Asterix) et au dessus de Tyr "on nous tire dessus" (Asterix
chez Rahazade). Le
parfum des cèdres, 1: le sang d'adonis, de Klimos et
Bardet, ed. Glenat, 1997 est un récit laborieux dans le Liban
des années 1940. Plus poétique
est le joliment dessiné Voyage au Liban de
Jacques Ferrandez, Carnets d'Orient ed.
Casterman, 2001. Seul album traitant directement la periode de la
guerre, Clichés: Beyrouth 1990 de Sylvain Ricard,
Bruno Ricard et Christophe Gaultier, ed. Les Humanoïdes
Associés, 2004, est un carnet de voyage (via Chypre) dans un
ville de fin du monde.
Larousse avait publié en 1989
une Histoire illustrée du Liban, texte de Nayla
de Freije et ill. de Fadlallah Dagher. |
| SITES
INTERNET |
| Al Mashriq base de
données ancrée sur le Liban
avec des images et des articles de fond. |
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GUIDES (en français)
Le
site internet du Ministère Libanais du Tourisme
présente
les principales attractions du pays et comporte pas mal d’infos
pratiques. Celui de l’Office
du Tourisme du Liban, intitulé "le Liban ne se
décrit pas, il se vit", offre des approches originales à
travers des parcours thématiques: Montagne, Jeunesse, Terre
Sainte, etc. |
| Travel to Lebanon
est un site qui présente certains aspects intéressants
comme l’architecture ou la vie nocturne. Liban Vision est
un portail francophone. On ne manquera pas de rendre visite à
nos deux guides habituels Lonely Planet et le Routard. Ce dernier comporte un récit de
voyage assez amusant. |
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CULTURE
Liban-Mecenat.org:
le mécenat et l'actualité culturelle. |
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ART & ARCHITECTURE
L’Atelier de
Recherche ALBA est un lieu de création qui prend pour
champ de travail la réalité urbaine. dblu.cc
documente des projets à Beyrouth et ailleurs. 111101 Memory & Creation
met en ligne des projets artistiques et culturels liés à
l’histoire récente. Voir aussi les sites de Ashkal
Alwan et xanadu*, acteurs culturels.
Worldview Beirut "a crossroads in the
levant", architectes et articles sur l'architecture.
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SOCIÉTÉ & HISTOIRE
Fayrouz.com
site dédié à la légendaire chanteuse. The
Cedarjet Pages, la passionnante histoire de MEA, compagnie
d'aviation au cèdre. |
| LA
VIDÉOTHÈQUE DE BARON & BARON |
| La
guerre est un thème récurrent et obsessionnel dans le
cinéma libanais. Elle est déjà sou jacente dans Bayrout
ya Bayrout (Beyrouth, o Beyrouth), 1975, un des films les plus
fascinants de Maroun Baghdadi, portrait impitoyable de la capitale avec
ses tensions et ses contradictions à la veille du
déclenchement des hostilités. Les images de la ville,
notamment du café Hajj Daoud, sont des documents uniques. Maroun
Baghdadi a acquis la célébrité avec des films sur
le conflit comme Houroub Saghira (les petites guerres)
(1982) et Hors la vie (Prix du Jury, Cannes 1991). West
Beyrouth de Ziad Doueiri (1998) qui raconte l’expérience
drôle et touchante de trois adolescents est une grande
réussite, notamment pour la séquence d’anthologie au
bordel. Civilisés de Randa Chahal Sabbag (1999),
traite le sujet à travers des personnages aussi caricaturaux que
risibles. Le film n’a jamais été projeté au Liban.
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Les incertitudes de l’après
guerre (ou plutôt entre deux guerres) sont inhérente
à
A Perfect Day (2005) de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, un
film d’esthète retraçant la journée ordinaire d’un
jeune beyrouthin hanté par le fantôme de son père,
les tourments de sa mère et les hystéries de sa copine.
Le tandem Hadjithomas Joreige réalise
actuellement un film qui compte dans sa distribution Catherine Deneuve. Terra
incognita (2002) de Ghassan Salhab qui
met en scène le désarroi de jeunes trentenaires dans un
Liban qui ne sait pas ou il va. Le Dernier Homme (2006)
du même Salhab est un film étrange - si étrange
qu'il pousse très loin les limites conceptuelles de ce qu'est
supposé être un film de fiction - et inquiétant
dans lequel la situation du pays est en sourdine mais ou le
héros et nous-mêmes semblons avalés dans un
désarroi rouge et noir de vampires et d’inhumanité.
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La guerre israélienne de
juillet 2006 a poussé de nombreux cinéastes et amateurs
à produire, souvent dans l’urgence, des films souvent
très courts. Plus que pour leurs qualités formelles ou
leur engagement politique, ces films constituent des témoignages
ayant une portée autre que les actualités
télévisée et peuvent prétendre, au
même titre que les blogs et les œuvres plastiques, constituer la
base d’une mémoire collective. www.beirutdc.org, www.cinesoumoud.net,
www.cinemayat.org,
dubaifilmfest.com
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| Une part de la création
libanaise se consacre à des sujets plus
«légers». Un des films les plus salués a
été Caramel
de Nadine Labaki (2007). Tabous, famille, sexe,
séduction, traditions, font de ce film aux personnages
attachants un portrait original des mœurs libanaises. Certains les
films courts méritent d’être cités: After Shave (Beyrouth
après rasage) de Hany Tamba (2005), César 2006 du
meilleur court métrage ; Taxi service
(1996) et Merci
Natex (1998) de Elie Khalifé. Saydet el Bzez (Notre
Dame des seins) de André Chammas (2007) exploite,
à travers une image remarquablement maîtrisée,
d’importance fantasmagorique des grosses poitrines dans la
société. André Chammas s’était fait
remarquer avec Wayn
Yo? (1999), satyre fellinienne de la vie à Zahlé,
ville de province qui sert aussi de décor à Amin Dora
pour son Mech
Enta? (2003). Ghassan Kotait et Wissam Smayra ont
réalisé pour la Fondation Liban Cinéma, Film Loubnani Tawil /
Non Métrage Libanais (2003), qui évoque de
manière loufoque les déboires des cinéastes
libanais. |
| Citons enfin les travaux
expérimentaux, à mi-chemin entre le cinéma et
l’art vidéo, comme ceux de Akram Zaatari, Walid Raad, Lina
Saneh et d'autres. |
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LIBAN
EMOTION, par Stad
|
>> en bref
Aux
portes de l’Asie, entre mer et montagnes, le Liban s’étend sur
10452 km2, le long de la côte orientale de la
Méditerranée. La mosaïque confessionnelle que
comporte ses 3 millions d’habitants est à la fois la
source des conflits multiples dont l’histoire du Liban est
truffée, mais une source de richesse culturelle quand
même. Si l’Arabe est la langue officielle, le Français, et
de plus
en plus l’Anglais, sont communément pratiqués.
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La guerre civile…
Les traces de quinze années d’une guerre civile
dévastatrice (1975-1990) ne sont pas totalement
effacées. Si Beyrouth y a survécu, il n’empêche
qu’elle conserve (encore) des cicatrices poignantes de cette
période noire de son histoire récente. L’immeuble
Barakat des années 1920 et sa façade ocre jaune,
éventrée, à l’angle de la rue Sodeco et de la rue
de Damas, est un exemple de désolation qui ne laissera pas le
visiteur indifférent. La statue en bronze des martyrs
de l’Indépendance, récemment restaurée et remise
en place, et dont on a conservé les cribles des balles subies
lors de la dernière guerre, en est un autre. Mais par ailleurs,
heureusement, les précieux vestiges archéologiques du
Musée
National ont été épargnés.
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Peuple et culture…
Ainsi, à l’instar de son passé, le Liban réussit
une fois de plus à surmonter ses propres
difficultés et pour cause, ses habitants n’ont rien perdu de
leur légendaire faculté d’adaptation. Mais si les traces
de la guerre sont de moins en moins visibles à l’œil nu, et que
la ville achève de se reconstruire dans le
côtoiement plus ou moins chaotique, (mais qui n’est pas toujours
sans intérêt,) de bâtiments modernes avec
l’architecture traditionnelle, il n’en demeure pas moins que les traces
les plus profondes de la guerre résident dans les esprits. La
guerre, présente dans la mémoire collective
des Libanais, demeure une source d’inspiration et la toile de fond de
la
production artistique de plusieurs générations d’artistes
contemporains. La production littéraire, picturale et
cinématographique en témoigne au quotidien.
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>> Traditions…
Au Liban, comme dans la plupart des pays du bassin
Méditerranéen, ce sont plutôt les provinces et les
campagnes qui conservent le mieux les valeurs traditionnelles,
notamment la nature paisible des paysages et l’hospitalité des
habitants. Les maisons en pierre de taille, avec voûtes
intérieures et arcades, les vignes qu’on cultive sur les toits,
les terrasses et devant les portes, les arbres
(des chênes et des oliviers centenaires et des cèdres
millénaires), et les petites fontaines ruisselant sur les places
des villages, offrent un charme authentique, et néanmoins
irrésistible. Les villages de Douma (Liban Nord - caza de
Batroun) et de Deir el Qamar (Chouf) sont parmi ceux qui ont le mieux
su préserver ce charme, à la
fois simple et rustique.
|
>> Festivals…
Certaines provinces, notamment Baalbek et Beit Eddine, mais aussi
Byblos, et Tyr, outre la richesse des sites archéologiques
romains qui font leur célébrité, sont aussi le
théâtre de la compétition féroce que se
livrent les organisateurs des festivals d’été. Des
groupes
de musiques electro et de rock, tels que Placebo, Massive Attack,
Johnny
Hallyday, Dorfmeister, John Mayall, Bryan Ferry, mais aussi de musique
du monde (Shakti), de musique de chambre (Kronos Quartet, le quatuor
Alban
Berg) et autres solistes et orchestres philharmoniques prestigieux,
venus
de toute l’Europe, en plus des stars locales et régionales
(Feyrouz,
Sabah Fakhry, Wadih el Safi), défilent, tour à tour sur
les
planches, chaque année, pour le plus grand bonheur des
mélomanes.
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>> Nature et Tourisme…
Dans la montagne libanaise, une infrastructure de tourisme vert se met
en place. Le logement chez l’habitant n’est pas encore conforme aux
attentes d’un tourisme exigeant, mais la
générosité des villageois et leur bonhomie
sincère rachète très certainement les lacunes
relatives aux normes de confort. Le Chouf, et surtout la region du
Akkar, (tout au Nord du Mont Liban), offrent un
choix de promenades ou de treks, d’où l’on peut contempler de
spectaculaires couchers du soleil sur la mer. Les atouts du Liban
étant essentiellement naturels, on mentionnera que les forets
des cèdres (de Bécharré et du Barouk) ainsi que
les grottes, (notamment celles de Jeita et de la vallée de
Kadisha), sont autant de passages incontournables.
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>> Sports…
Les amateurs de sport d’hiver jouiront des prestations offertes par les
différentes stations de ski, (Faraya et Les Cèdres,
respectivement à une heure et deux heures de route de la
capitale.) La location d’un équipement y est assurée,
mais la saison ne dure que quelques mois, de Noël à
Pâques.
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>> Gastronomie…
Enfin, il serait incomplet de finir cette page sur le Liban sans
mentionner la gastronomie. Elle est très certainement l’une
des plus généreuses, des plus variées et des plus
appréciées parmi les cuisines du monde. La ville de
Zahlé,
capitale de la Békaa, en fait sa fierté. Et quand un
repas
haut en saveurs s’achève par quelques heures de farniente,
enveloppé
par la fumée d’un Narguilé qui se consume sur la terrasse
d’un café du bord de mer, on se rend bien vite compte que l’on
vit un moment précieux, qui marquera longtemps le souvenir
inoubliable de son passage au Liban.
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VILLES
Beyrouth, capitale administrative et économique du
pays, monopolise une grande partie des échanges et
activités ainsi qu’un bon tiers de la population. Les autres
grandes villes du pays sont Tripoli et Saida sur la côte,
Nabatieh dans les montagnes du sud et Zahlé dans la Bekaa. |
MONNAIE
La
livre libanaise (LL), Le dollar US est très utilisé
depuis l'inflation du milieu des années 1980. 1USD=1510LL |
SITUATION
POLITIQUE
Après
quinze ans de guerre (1975-1990), quinze ans de semi paix ou
d’après guerre largement dominées par la présence
syrienne (1990-2005), le pays a vécu une année
charnière (2005) marquée par l’assassinat de l’ex.
premier ministre Rafic Hariri (le 14’02), le mouvement de contestation
surnommé « printemps de Beyrouth » ou «
révolution du cèdre » dont l’apothéose fut
le grand rassemblement du 14’03 sur la place des martyrs, le retrait
des troupes syriennes (avril) et les élections
législatives (juin). Toujours sous l’influence
d’ingérences étrangères (Syrie, Iran, France,
USA…) et de tensions politiques entre les deux pôles que sont la
majorité au gouvernement Siniora (Courant du Futur de Hariri,
parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt et divers factions
chrétiennes) et l’opposition (Hezbollah, Courant Patriotique
Libre de Michel Aoun), le pays a été victime d’une
agression israélienne lancée le 12 juillet 2006. Cette
guerre de trente trois jours dont les dégâts furent
considérables s’est interrompue par une résolution du
conseil de sécurité de l’ONU et le déploiement
massif de troupes étrangères au Sud Liban dans le but
annoncé de calmer les israéliens et d’obtenir un
désarmement du Hezbollah. |
>> VOYAGER AU LIBAN
Le
visa d’entrée est nécessaire pour les ressortissants de
la majorité des pays. Il peut toutefois (en principe) être
délivré aux frontières. A vérifier quand
mêmes auprès du consulat libanais le plus proche. |
| L’Aéroport
International de Beyrouth http://www.beirutairport.gov.lb est un des plus modernes
de la
région. C’est le
hub de la Middle
East Airlines - MEA http://www.mea.com.lb,
compagnie nationale libanaise ayant un
cèdre pour emblème. La MEA fut une
des compagnies les plus prestigieuses avant de subir 15 ans de guerre
et les difficultés qui s’en suivirent. Elle a réussi, ces
dernières années à se relever et a retrouver les
profits grâce à une gestion efficace. La flotte a
été entièrement renouvelée (Airbus A321 et
A330), et le service haut de gamme confirme le positionnement de
la MEA comme étant une "anti low cost" dans la mesure ou elle
cherche avant tout à offrir à ses passagers un voyage
dans les meilleures conditions. MEA est en codeshare avec Air France
(miles cumulables sur Frequence Plus) et devrait rejoindre l’alliance
Skyteam. |
L’Aéroport
International Rafik Hairiri de Beyrouth est relié à ; en Europe : Athènes (MEA,
Olympic), Belgrade (JAT), Bucarest (Tarom), Budapest (Malev),
Dusseldorf (LTU, MEA), Francfort (Lufthansa, MEA), Genève (MEA),
Istanbul (MEA, Turkish
Airlines), Larnaca (Cyprus Airways, MEA), Londres (BMI,
MEA), Milan (Alitalia, MEA), Moscou (Aeroflot), Nice
(MEA), Paris CDG (Air France et MEA, 3 vols quotidiens en partage de
code), Prague (CSA), Rome (MEA) ; au
Moyen Orient / Afrique du Nord : Abou Dhabi (Etihad
Airways, MEA), Alexandrie (Egypt Air), Alger (Air
Algérie),
Amman (MEA, Royal Jordanian), Badgad (Iraqi Airways), Bahrein (Gulf
Air), Le Caire (Egypt Air,
MEA),
Casablanca (Royal Air Maroc), Damas (Syrian Airlines), Dammam (MEA,
Saudi Arabian), Djeddah (MEA,
Saudi
Arabian), Doha (MEA, Qatar Airways), Dubai (Air Algérie, JAT,
Emirates,
Jazeera Airways, Malaysia, MEA,
Tunisair), Koweit (Jazeera Airways, Kuwait Airways,
MEA), Muscat (Oman Air), Ryad (MEA, Saudi Arabian), Sanaa (Yemenia),
Sharjah (Air
Arabia),
Sharm el Sheikh (MEA), Teheran (Iran Air) et Tunis (TunisAir), en Afrique : Abidjan (MEA), Accra
(MEA), Addis Abeba
(Ethiopian Airlines), Kano (MEA) et Lagos (MEA) ; en Asie : Kuala Lumpur (Malaysia Airlines).
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| Air
Canada avait annoncé au printemps 2003 l’ouverture d’une ligne
sans escale Montreal-Beyrouth (3 fois / sem en Boeing 767). 24h avant
le vol inaugural, les autorités canadiennes bloquaient
l’autorisation de vol invoquant une menace pour la
sécurité intérieure, ce qui ne manqua pas de
provoquer des remous au sein du gouvernement d’Ottawa dans les couloirs
duquel on evoqua une intervention
américaine pour saboter l’affaire... Un autre projet de long
courrier est celui de la compagnie chilienne Lan Chile de faire un vol
Madrid-Beyrouth-Denpasar (Bali)-Sydney. Le vol
devrait être effectué 4 fois / sem sur un Airbus A340
serait en codeshare avec Iberia et Qantas... On peut toujours
rêver! |
| Il
est possible de circuler entre le Liban et la Syrie par voie
routière. Trois grands postes frontières sont
ouverts 24h/24: Arida (Lattaquié-Tripoli), Abboudié
(Alep-Tripoli) et Masnaa (Damas-Beyrouth). Ces routes sont desservies
par des autobus et minibus en tous genres ainsi que des taxis
collectifs. Attention pour ceux qui font des allers-retours, il faut
vérifier que l’on a un visa syrien à entrées
multiples! |
| Arriver
au Liban par voie maritime... De nombreux navires de croisière
longeant les ports de la Méditerranée orientale font
escale au port de Beyrouth. |
TRANSPORTS
INTÉRIEURS
Le
territoire libanais est exigu et assez simple à assimiler. Une
étroite bande côtière avec Beyrouth au milieu, le
Mont Liban (qui lui est parallèle) et enfin la Bekaa. Les voies
routières sont très inégales, mais connaissent une
amélioration notoire. De nombreux tronçons comme
Beyrouth-Saida sont entièrement couverts par des autoroutes
ultra modernes. En revanche, la signalisation est souvent absente ou
pas mise
à jour. Certaines routes comme la sortie nord de Beyrouth
sont des nids d’embouteillages, d’autres routes de montagnes sont
envahies par des nids de poules. |
| Les
routes principales sont desservies par des autobus privés ou
publics ainsi que par des taxis collectifs. Les deux gares
routières de Beyrouth sont des hubs assez grouillants, Charles
Helou pour le nord et des destinations internationales (Syrie,
Jordanie, Irak...) et Cola pour les régions sud. Sur les zones
plus rurales, l’auto stop reste une pratique assez fréquente. |
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