| LA
BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON |
| La
bibliographie Beyrouthine est des plus riches (et ne cesse d’ailleurs
de s’enrichir) et vient compléter la liste déjà
abondante d’ouvrages
consacrés au Liban, évoqués sur notre page
d’accueil pour ce pays. Voici notre sélection.. |
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GUIDES & CARNETS DE VOYAGES
Aucun éditeur ne publie de guide spécifique
à Beyrouth comme Lonely Planet le fait pour Le Caire ou New
Delhi. La ville est, en revanche, en bonne place dans les pages des
magazines, qu’ils soient généralistes ou de voyages. La
capitale libanaise qui était une des sept "villes les plus
excitantes" du Wallpaper
Navigator
issue 3 (mars 2005) avec des promenades, des architectures et (surtout)
un carnet chic et branché des meilleures adresses du moment. |
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SOCIETE & HISTOIRE
Editée chez Actes Sud, La pensée de midi
a sorti dans son numéro 20 (mars 2007) un dossier Beyrouth XXIe siècle.
Dirigé par Mohamed Kacimi, il ouvre la parole à des
beyrouthins pas forcément écrivains comme Carole Ammoun
qui parle de son expérience d’actrice dans les monologues du
vagin. A propos des intimités féminines, on se
délectera du délicieux texte de Darina Al Joundi.
Contributions sur le cinéma (Katia Jarjoura), la scène
musicale (Carole Corm) etc. |
| Beyrouth,
La brûlure des rêves, ed. Autrement HS 127, 2002,
collectif sous la direction de Jade Tabet. Des approches
croisées pour appréhender la réalité
complexe de cette cité. Citons, parmi les contributeurs: Adonis,
Jacques Liger-Belair, Amin Maalouf, Samir
Kassir et Omar Boustani. Ces deux
derniers ont signé des chroniques urbaines dans
l'éphémère mensuel L’Orient
Express (celles de Omar Boustany ont été
rééditées aux éditions
Layali). Les exemplaires de ce mensuel disparu sont d’excellents
documents sur le Beyrouth du milieu des années 1990. Voir aussi:
Avoir
20 ans à Beyrouth, Iskandar Habache et Michel Bousquet,
ed. Alternatives, 2000 et Cinq regards sur
Beyrouth, O. Dalle, F. Soreau, A. Gateau, ed. Romain Pages, 2002. |
Intellectuel
engagé et éditorialiste
au quotidien An Nahar, Samir
Kassir fut à l’origine d’une
monumentale Histoire
de Beyrouth (ed. Fayard 2003) que beaucoup considèrent la
meilleure monographie de la ville. L’auteur fait alterner les grands
moments de la politique et les développements urbains avec des
histoires d’individus et des épisodes glorieux de la vie sociale
et mondaine. Le chapitre sur la rue Hamra dans les années 1970
est génial. Plus concis et abondamment
illustré, le Beyrouth à
travers les ages de Nina Jidéjian (ed. Dar El-Machreq,
1999) peut être une bonne introduction au néophytes.
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ARHITECTURE & URBANISME
Beyrouth, par Jade Tabet avec Marlène
Ghorayeb, Éric Huybrechts et Éric Verdeil, collection
"Portrait de ville", IFA (Institut Français d'Architecture),
2001. Ce document très soigné apporte de nombreux
éléments sur l’histoire architecturale de la ville et son
processus de reconstruction. |
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LETTRES
Nombreux auteurs libanais et étrangers parlent de Beyrouth, en
arabe, français, anglais ou autre. Ils parlent du Beyrouth de
l’avant guerre, du Beyrouth de la guerre, du Beyrouth de l’après
guerre (quelle guerre ?). Ils en parlent avec passion, amour, haine, en
décrivent les quartiers et les gens et sont trop nombreux pour
être cités ici. Choix peut être étrange, nous
avons choisi de parler de Oliver Rohe, un écrivain qui raconte
cette ville (Défaut
d’origine, 2003 et Terrain vague,
2005, tous deux chez Allia) sans dire jamais son nom, dans un sorte de
règlement de compte avec la mémoire et les
fantômes. |
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PHOTO
Le Beyrouth en ruines de l’après guerre est à
retrouver à travers les pages de Beyrouth, 1991,
de Gabrièle Basilico (textes de Francesco Bonami et Dominique
Eddé), ed. Le Point du Jour, 2004 et Chaos de Josef
Koudelka, ed. Delpire, 2005, deux albums tout en largeur. |
| Le
Beyrouth en guerre avec Beyrouth aller-retour,
Fouad Elkoury,
Brigitte Legars Ed. de l'Etoile, coll. Ecrit sur l'image, 1984. |
| Le
Beyrouth tournant du XXe siècle, ses souvenirs et sa nostalgie,
avec les livres de Fouad Debbas: Des photographes
à Beyrouth de Fouad Debbas et Elias Sanbar, ed. Marval,
2001 et le très fameux Beyrouth notre
mémoire, ed. Société Des
Découvertes, 1994 (épuisé). |
SITE
INTERNET (selection importante de liens dans notre page d'accueil Liban, Baron & Baron)
|
The Flavor of Beirut, un blog
sur les arts, la vie nocturne, les évenements (anglais)
|
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BEYROUTH AU JOUR LE JOUR (ET LA NUIT!) |
| Un
des intérêts majeurs de Beyrouth réside dans la
vitalité de ses activités culturelles, sociales et
nocturnes. L’Agenda Culturel
(publication bimensuelle dont le contenu figure partiellement dans le
in flight magazine de la MEA) procure les informations essentielles
concernant expos, scènes et ciné clubs. En plus de ses
programmes au cours desquels sont cités nombres
d’évènements, Radio
Liban (96.2 FM) affiche
sur son excellent site internet www.96-2.com une
sélection de l’actualité 96-2.com/agenda.php. |
| Les
concerts alternatifs et autres soirées branchées sont
moins médiatisés et davantage communiqués par le
bouche à oreille. Allez traîner du coté de la
CDthèque (avenue de l’indépendance): Tony Sfeir, le
proprio, est au courant de tout (vous pourrez accessoirement y acheter
d’excellentes choses). L’espace SD peut aussi être un bon lieu
pour la pêche aux infos, tout comme les bars de Gemmayzé.
Enfin, si vous etes amateurs de musique improvisee, celle si à
ses adeptes qui se sont regroupés au sein du MILL (Musique
Improvisée Libre au Liban, www.zwyx.org/mill). |
|
Beyrouth:
Tout
ce qu’il faut savoir pour se lancer dans la ville, se
débrouiller et y séjourner le plus agréablement.
>> ALLER / VENIR les
règles
élémentaires pour circuler sans devenir fou >> BEYROUTH PROMENADES
sous les pavés, la plage >> ART &
CULTURE musés et galeries ; les
bonnes adresses de Baron
& Baron ; HOTELS, RESTAURANTS, NUITS.
|
>> aller / venir
|
| «
On mène deux vies distinctes à Beyrouth : il y a la vie
tout court et
il y a la vie au volant, avilissante ». C’est la première
phrase de «
La route de Soi » de Elie Karam in Beyrouth XXIe siècle
(cf. ci-contre). Beyrouth est un chaos routier permanent : infractions
à la circulation, embouteillages totalement imprévisibles
et
inexplicables, travaux interminables et manifestations pouvant se
prolonger en sit in ad vitam aeternam. Depuis plusieurs mois, les
habitants de la ville, déjà perturbés par la
guerre de l’été 2006 et la
situation politique peu rassurante, vivent dans une ville qui est
devenue complètement folle. Toutes les voies principales la
ceinturant
sont en refonte totale, les voies à double sens deviennent
à sens
unique avec des parcours giratoires, des déviations, sans
compter la
construction d’un nombre incalculable de ponts qui viennent s’ajouter
à
ceux détruits par l’aviation israélienne et qu’il a fallu
réparer. |
| Dans cet
univers sans point fixe aucun, le piéton est assailli de toute
part et, à l’exception de quelques quartiers comme Hamra ou la
Corniche, la marche à pied relève de l’exploit (au niveau
psychologique on entend). Le taxi service (ou taxi collectif)
règne toujours sur les axe majeurs (on ne le cherche pas, il
vous cherche, vous harcèle) avec un prix fixe (autour de 1500
LL) assez modique. Son concurrent est le bus (moins cher) et les
ignobles fourgonnettes sauvages qui sévissent surtout en
périphérie. Le taxi est plus onéreux (on peut en
trouver dans la rue ou en appeler au téléphone) et en
l’absence de compteur, il est impératif de négocier le
prix à l’avance avant d’embarquer. Les agences de location de
voitures sont nombreuses à Beyrouth (toutes ont un guichet
à l’aéroport) mais nous ne conseillons cette option
qu’à ceux qui ont les nerfs calmes et qui comptent sortir hors
de la ville. |
| L’aéroport
International Rafic Hariri est à 15 minutes du centre ville. Pas
de transports en commun le desservant, compter entre 20 et 30.000 LL
pour un taxi (le trajet ville aéroport vous coûtera moins
cher car vous n’êtes pas obligés de prendre les taxis
accrédités). Beyrouth compte deux gares routières
: Charles Helou, au nord de la ville, face au port, pour se rendre
à Tripoli et en Syrie et Cola (non loin de la corniche Mazraa et
de la Cité Sportive) pour les régions du sud. |
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Beyrouth promenades |
SOUS LES PAVÉS,
LA PLAGE
Presque île sur la Méditerranée, Beyrouth est
entourée de mer sur trois faces. La Corniche, est le lieu de promenade
par excellence avec une heure de pointe au début de la
soirée. Le tronçon le plus agréable est celui de
Ain el Mrayssé, ou se croisent toutes les couches de la
société.
Des cafés ponctuent le front de mer, notamment à
Raouché, avec une belle vue sur la grotte aux pigeons. Notre
adresse fétiche est le Café
Rawda – Chatila, au pied de la grande roue du Luna Park. Dans un
cadre inachevé sans style ni age, on y rencontrera un
vidéaste célèbre filmant des enfants, des
élégantes prenant le soleil en sirotant un café,
un couple d’amoureux assis à une des tables donnant sur la mer
tandis que les Airbus et autres Boeing entament leurs descentes sur
l’aéroport. Au très kitsch Palace Café, (au pied du
phare, ouvert 24h/24) qui n'a de palatial que le nom, on peut
s'installer presque les pieds dans l'eau.
|
| Pour les
baignades, il ne faut pas s’attendre à Cannes ou Rio, surtout
après la marée noire de l’été 2006. Le
sable de la plage publique de Ramlet el Bayda n’est pas des plus fins
et le bikini pas vraiment le bienvenu. Bien plus sympathique est
l’ambiance du Sporting Club
(près du café Rawda). Ne pas se laisser
décourager par la laideur de l’architecture en béton et
choisir une place avec vue sur la Grotte aux Pigeons. C’est mirifique,
surtout lorsque les habitues se lancent dans des discussions
politiques. Pour le déjeuner, demander Raf’aat et commander un
taboulé, chiche taouk ou hommos (ou le tout) arrosé d’une
Almaza bien fraîche. Détail important, le Sporting est
ouvert toute l’année et les habitués réservent
leurs places sur la terrasse surnommée «le sauna»
car exposée au sud et protégée des vents. Plus
bourgeois que le sporting, il y a le Riviera. |
>> Beyrouth
Artistique et
culturel
|
MUSÉES
Le Musée National est
le réceptacle du patrimoine
libanais. Gravement endommagé pendant la guerre (il se trouvait
en pleine ligne de front), il a été
réaménagé par Jean-Michel Wilmotte. Au rez de
chaussée se trouvent la statuaire et les mosaïques.
L’atrium central est couvert d’une immense mosaïque (les neuf
sages) flanquée de quatre sarcophages hellénistiques aux
thèmes tirés de la Guerre de Troie. Sur l’aile sud
(à gauche) se trouvent les influences égyptiennes (relief
de Ramses II, Colosse) et orientales (chapiteaux perses), avec comme
pièce maîtresse, le célèbre sarcophage
d’Ahiram. Sur l’aile nord sont exposés les marbres
gréco-romains. A l’étage (prenez les ascenseurs
vitrés qui donnent sur l’hippodrome), c’est un parcours qui va
de la Préhistoire à l’Islam à travers les objets
de petites dimensions. Les vitrines d’expositions sont admirablement
faites, certaines sont dotées de lentilles grandissantes. On
admirera des terres cuites, des bronzes (fameuses statuettes
phéniciennes à la Giacometti et superbe Venus romaine aux
boucles d’oreilles), des bijoux... Au sous-sol se trouve la Galerie
Ford, une collection de sarcophages anthropomorphes alignés dans
la pénombre. On dirait des gens qui dorment. Cette section est
fermée à cause de problèmes d’humidité. Le
musée est ouvert du mardi au dimanche de 9h à 17h.
Boutique, librairie et audiovisuel à l’entrée. 5000LL,
étudiants 1000LL. www.beirutnationalmuseum.com
L’Université Américaine
de Beyrouth (AUB) possède
un musée archéologique dont les collections
proviennent de fouilles au Liban et en Syrie. Les espaces viennent
d'être rénovés et la muséographie a
été entièrement repensée. La visite peut
être
l’occasion d’une promenade sur le superbe campus de la plus grande
institution culturelle américaine hors du territoire des
Etats-Unis. Formalités d’entrée laborieuses. www.aub.edu.lb
Le Musée Nicolas Sursock,
un palais à la façade
blanche et précieuse, conserve des collections de peinture
moderne libanaise
(exposée par roulement) et organise chaque année un Salon
d’Automne qui cherche à
être un panorama de la création artistique locale. Beau
salon oriental, au centre duquel trône un énorme vase
omeyyade.
Le joaillier Robert Mouawad a
racheté et rénové le château d’Henri Pharaon
au centre ville (près du Sérail) pour la transformer en
musée privé. Les salons richement ornés de
céramiques polychromes et de boiseries de Damas servent
d’écrin à une collection d’objets d’art. La visite
commence avec les bijoux, du XVIe siècle au styles empire et art
déco avec deux pièces maîtresses: Le collier que
portait la reine Elisabeth II d’Angleterre lors de son mariage et le
diamant Excelsior I. De couleur bleuâtre et taillé en
poire, Excelsior I est le plus grand joyau (69.68 carats) taillé
d’Excelsior, plus gros diamant brut au monde lors de sa
découverte en 1893. La visite se poursuit avec des
céramiques arabes, des
porcelaines de Chine ainsi que par la salle à manger de M.
Pharaon dans laquelle fut dessiné le drapeau libanais. Au
premier étage, de superbes tapis de prières, des
icônes, une gravure d’Albrecht Dürer, une partie de la
bibliothèque de Camille Aboussouan (nombreux récits de
voyages parmi les livres anciens) et des armes et armures dans une
chambre ou séjourna le général de Gaulle. Ne pas
manquer, dans les escaliers, les remarquables portraits
funéraires de Palmyre. Noter aussi
le très intéressant système d’éclairage des
vitrines. Des pièces d’archéologies sont également
disséminées dans le jardin dont une curieuse statue
féminine en basalte noir (face à l’entrée) du
IIIe-IVe s. Malgré le manque de clarté des notices
explicatives, ça en jette vraiment. Le Robert Mouawad Private
Museum est ouvert du mardi au dimanche
de 9h à 17h. www.rmpm.info
La Fondation Arabe pour l'Image
a pour but la promotion de la culture photographique du Moyen Orient et
du Maghreb. La fondation dispose d'une collection qui circule à
travers des expositions temporaires et d'excellentes publications. Elle
oeuvre pour la création d'un Centre pour l'Image à
Beyrouth qui abriterait ses collections. www.fai.org.lb
Hors de la ville, à Antelias, se trouve le Musée du
Catholicossat Arménien de Cilicie. Importante collection
d’objets liturgiques, de manuscrits enluminés
médiévaux et d’oeuvres d’artistes d’origine
arménienne. www.cathcil.org
L'Université Saint Joseph a ouvert un petit mais très
sérieux et moderne Musée
de la Préhistoire
Libanaise. www.usj.edu.lb
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ART
CONTEMPORAIN
Beyrouth ne possédant pas d’institution publique digne de ce
nom, c’est dans les galeries (et les espaces des centres culturels) que
l’on peut prendre la température de la scène artistique.
Certaines, comme Epreuve d’Artiste et Rochane, se sont
regroupées (avec des
créateurs de design) dans le quartier de Saifi
Village. La rue de Gemmayzé est le fief des Mogabgab. A
droite (dans le sens de la circulation), chez Alice Mogabgab,
vous serez reçus par un indien pour contempler des peintures
européennes ou des photographies de Gilbert Hage. En face, chez Fadi
Mogabgab Art Contemporain, c’est tout un cérémonial.
On prend
rendez-vous pour avoir droit aux prestations de ce galeriste
passionné
et atypique qui présentera des peintures venant d’ailleurs
à tous les sens du terme. Des
peintures qui vous tiennent à la gorge, comme ces robes
suspendues de Benoit Tranchant. Dans
le quartier de Raouché la galerie Jeanine Rubeiz
perpétue sa mission au service de la peinture libanaise de
Yvette Achkar à Hannibal Srouji et à Hamra (rue Abdel
Aziz), la Galerie Agial réserve parfois des surprises.
La plus spectaculaire des surprises est sans doute la Galerie Sfeir
Semler, installée dans des anciens entrepôts
industriels
d’une banlieue sordide. Un espace de 1000m2 consacré à
des œuvres qualité musée. Parmi les artistes
exposés par la galerie figurent les libanais Walid Raad (et son
Atlas Group) et Akram Zaatari, des grosses pointures internationales
comme Michelangelo Pistoletto, Sol Lewitt, Mona Hatoum, Sophie Calle et
Bruce Nauman, ainsi que des créateurs étonnants comme
Hiruyoki Masuyama (et ses paysages planétaires vus d’avion) et
la brésilienne Rivane Neuenschwander et ses rubans de vœux
sortant du mur qui se transmettent d’un pays à l’autre. www.sfeir-semler.de
Les espaces publics de la ville sont parfois ornés d’œuvres
intéressantes, comme des sculptures de Michel Basbous (rue de la
Banque du Liban). Allez voir l’immense chose de Jean Dubuffet (dans le
monde de l’Hourloupe) à l’atrium de la Banque Audi Plaza, un des
plus beaux immeubles contemporains du centre-ville, signé Kevin
Dash et le très controversé monument que Arman
réalisa pour le ministère de la défense,
Espoir de Paix. |
>> les bonnes adresses
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DORMIR
Quartier des grands hôtels (Ain el Mraysseh).
Haut lieu de l’hôtellerie libanaise, ce prestigieux quartier en
bord de mer (face à la Marina) a connu ses heures de gloire, la
guerre, la renaissance et autres remous. Si Certains anciens
établissement comme le Saint Georges (superbe palace art
déco) et le Holiday Inn (immense tour signée André
Woginsky) attendent toujours de devenir quelque chose, d’autres ont
retrouvé leur lustre tandis que de nouveaux espaces – Four
Seasons, Hilton, Hyatt – sortent de terre. Le Phoenicia
Intercontinental, est
toujours aussi monumental avec son escalier, ses marbres, stucs,
lustres flamboyants et clientèle du Golfe. Montez à l’Eau
de Vie voir la déco et la vue renversante. Chambres quand
même époustouflantes. Plus intimiste, le Vendôme
Intercontinental voisin adapte
le concept
«boutique hôtel». Vue sur la
mer et excellents restaurants (Le Premier et le Sydneys qui fait aussi
bar salon de thé). A l’autre bout (pour ne pas dire au fond) de
la gamme, les routards apprécieront les chambres spartiates de
la Pension Home Valery
à des prix défiant toute concurrence (12000 LL la single,
18000 la double) pour cet emplacement central (rue de Phénicie
au dessus du garage «wash me»).
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Hamra et Verdun
Le quartier animé de Hamra a une très grande
concentration d’hôtels en tous genres. Coup de coeur pour le très agréable (et bien tenu) Mayflower.
Les propriétaires (la famille Samaha) vous réserveront
un accueil des plus chaleureux (dites que vous venez de notre part).
Une excellente affaire, avec, en plus, une petite piscine sur la
terrasse. Moins cher, le Cedarland (rue Abdel Aziz) fait l’affaire de
certains étudiants de la voisine université
américaine tandis que le luxueux Le Méridien
Commodore a entièrement
refait sa déco dans l’esprit «boutique hotel» qui
fait rage de nos jours. Le quartier chic de
Verdun, Mecque des fashion victims est célèbre pour Le Bristol, palace classique qui
garde sa réputation. Deux adresses plus récentes et moins
prestigieuses: le Holiday Inn Dunes et le Sheraton Le Verdun.
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Achrafieh / Gemmayzeh
Achrafieh abrite l’adresse la
plus glamour de la ville: L’Albergo, un
palace de poche Relais
& Châteaux
à l’architecture de style ottoman, un ascenseur à
l’ancienne (ne manquez pas les figurines entre le rdc. et le 1er
étage), des chambres individuellement décorées et
une superbe terrasse avec une piscine perchée. Le Sofitel Le Gabriel,
plus raisonnable, bénéficie d’un bon emplacement. Enfin,
le Port View est un
petit
hôtel sympa à raisonnables. Demandez Mike, le
patron. L'Hôte
Libanais organise un logement
en bed & breakfast dans
des maisons soignées à Achrafieh et en bord de mer
(hébergement en province également disponible). Du
coté de Gemmayzé et Saifi se trouvent pensions
et autres hôtels très bon marché pour routards
vraiment fauchés. |
MANGER
Cuisines d’ici…
Le Chef (rue
Gemmayzé, déjeuner seulement), restau populaire
récupéré par routards de passage et bobos: Salle
exiguë et bruyante ou officie Charbel, le fils du chef. Plats
journaliers (kebbé labanieh, mouloukhieh, moughrabieh, soupe aux
lentilles...), portions pantagruéliques et prix
dérisoires (5 à 10.000 LL le repas, 1 USD=1500 LL). La Tabkha, sur la même rue,
propose dans un cadre plus clean un buffet de hors d'oeuvres et des
plats comme à la maison. Le Baromètre
(Hamra, angle rues
Abdel Aziz et Makhoul) est un sympathique bistrot
fréquenté de nuit par les intellectuels de gauche, petits
mezzés froids et chauds (autour de 15.000LL) dont d'excellents
soujouks (saucisses pimentées). L'ambiance peut chauffer, comme
c'est le cas au Walimet
Wardé (rue Makdessi),
une belle maison aux meubles art déco, plus calme à midi
(20.000LL). Al Mayyas
(rue Trabaud,
tel: 01 215046, réservation indispensable) est très
convoité pour
ses spécialités arméniennes: beurek (beignets au
fromage), manteh (minuscules pâtes enrobant de la viande
hachée), soujok (saucisses pimentées). (30-40.000 LL). En
catégorie supérieure: Sultan Ibrahim (face Starco, tel: 01
989989) propose un
mezzé impérial, une selection de poissons et de savoureux
desserts dans un cadre élégant. Le même
établissement gère Diwan
al Sultan (avenue Charles Malek), qui sert des grillades
incroyablement savoureuses. Décor soviétique. |
Cuisines d’ailleurs…
Commençons par nos deux adresses préférées.
Solea (rue Monnot,
tel: 03 409332), adorable restau espagnol construit
par Mathieu Sfeir. Tapas, salade aux oignons caramélisés
et paella somptueuse (choisir entre la real et la negra aux poulpes),
le tout arrosé de sangria. Ambiance famille, potes et flamenco
avec Jesus
(prononcer Khessouss), la mère et Zeina, la fille (prix
variables selon la quantité de plats). Le Casablanca (rue Dar el
Mraissé, tel: 01 369334), avec vue sur mer, tenu par une
vietnamienne. La déco est signée Karim Chaya, un des plus
talentueux designers libanais, avec des belles couleurs et des objets
étonnants. La carte comporte des plats originaux puisés
dans les répertoires asiatiques et européens, comme le
saumon sauce teriaki sur lit de pommes purées et concombres
râpés. Les ingrédients sont de première
qualité (légumes organiques) et le résultat
sublime. C’est très digeste, ce qui permet de laisser une place
pour les desserts, comme la crème brûlée et la
tarte fine aux pommes (60.000 LL).
|
En matière
d’originalité architecturale, c’est la Centrale (Mar Maroun, www.centralerestaurant.com)
qui reçoit la palme. Ici, la maison ancienne a
été, en façade,
enveloppée d’un grillage métallique et, à
l’intérieur, vidée de manière
à créer un immense volume rectangulaire dont les parois
sont revêtues
de lattes de bois. Cette folie est due à Bernard Khoury et le
bar qui
se trouve au-dessus n’est pas à manquer. Bonne cuisine (75.000
LL). Les amateurs d’architecture ne manqueront pas le Gruen (Rue Clemenceau,
déjeuner). Au cœur de
icône du mouvement moderne qu’est le Centre Géfinor, cet
espace dessiné par Tom Dixon, enfant terrible de la scène
contemporaine britannique, sert des choses originales et
soignées
comme un savoureux steak de thon et les extraordinaires "vegetable
rolls". Au
dessert, les glaces Oslo sont considérées comme parmi les
meilleures de
la ville (35.000 LL). Sur la même rue, le Fennel offre un cadre exceptionnel
par son calme et sa vue spectaculaire sur les décombres du
Holiday Inn. excellentes soupes, risottos et pâtes et en risotto,
on y mange aussi le meilleur steak tartare de la ville, une magnifique
tarte fine au chocolat et un gargantuesque pain perdu (40.000 LL).
|
Scallywags (rue de
l’Université St Joseph, tel: 03046289) est ce qu’on peut appeler
un endroit inhabituel. Le client ne commande rien d’autre que la
boisson, la nourriture défile dans une succession impromptue de
surprises culinaires concoctées selon l’humeur du jour. Mieux
vaut ne rien avoir mangé de la journée pour venir
à bout de cette grande bouffe. Décor intimiste (5 tables)
kitsch (portraits de la reine d’Angleterre), prix modérés
(40.000 LL).
|
Autre adresse atypique,
L'Atelier (rue de
Damas, 01426474, http://www.usj.edu.lb/latelier/)
est le restaurant d'application de l'école
hôtelière de l'Université Saint Joseph. Selection
de plats de grande qualité - inoubliable poulet à la
friké - pour un rapport qualité prix imbattable.
|
Le très
branché quartier de Gemmayzé abonde en cafés
restaurants en tous genres. Le Bread,
contrairement à ce que son nom l’indique, n’est pas une
sandwicherie mais un restau convivial et branché à plats
inventifs, bio et raffinés. Intéressants tartares de
poisson, remarquables risotto et fondant au chocolat inégalable
(40.000-70.000 LL). Le Myu (plus
fréquenté en tant que bar) sert des plats aussi
sophistiqués. Délicate salade de lentille et luxueux
hamburger dont on se demande pourquoi il n’est servi qu’au
déjeuner. Le Olio est
aussi un classique populaire du quartier pour sa pizza fine mais
néanmoins généreuse. Parmi les tables italiennes
réputées de la ville, le Pinocchio
(rue Trabaud, tel: 01 218234) est une valeur sure
pour ses superbes melanzane aux aubergines, ses risotto et son vitello
tonato, un plat pour les connaisseurs ; Pasta di Casa (Clemenceau,
Montée Joumblatt), une minuscule trattoria pour savoureuses
pâtes maison. En catégorie plus chic, citons le Al Dente (rue Abdel Wahab et
Inglizi) et La Posta (rue
Trabaud).
|
Les cuisines du
Mexique et du sud des Etats
Unis
sont au Pacifico (rue
Monnot), pour son ambiance et ses fajitas ainsi qu'au Joe
Penas (Gemmayzé, 01-449906). Les beaux jours, le jardin
est très agréable, et les spécialités
toujours excellentes. La guacamole y est préparée
à votre table et
la carte est plethorique (60.000 LL)
|
Salade, omelette,
dessert, café ou thé.
Pour un brunch ou déjeuner au Bread
Republic Café (rue Furn el Hayeck), on se saisira des
salades organiques, sandwiches colorés ou des excellentes
omelettes (25.000 LL). Au Café
Sho (rue Monnot), la soupe lentille curry prélude
copieusement les plats composés à volontés de
grillades marinées, noodles, légumes sautés. Le
tout accompagné d’une incomparable sélection de
thés. Adresse de charme pour grignoter en soirée des
bouchées ou siroter un martini, le Time Out (rue du Liban, anciennement
appelé La Closerie): Une ancienne demeure, des salons, des
tableaux, un peu comme à la maison mais en plus joli et, pour
les beaux jours, un jardin. A l'aéroport, le Café Matik sert des tapas et
des sandwiches (la qualité a beaucoup baissé). Niveau
départs (après le contrôle de
sécurité) et niveau arrivées: Vue imprenable sur
le hall, comme au théâtre. Prix
mirobolants.
|
En vitesse…
partout et à toute heure: Les manakish, galettes au thym avec ou
sans
fromage, et légumes, pour 1500LL. Elles sont
préparées par des
boulangeries-snacks partout en ville. Des sandwichs
de falafel (boulettes de blé concassé accompagnées
de légumes) chez Sahyoun,
rue de Damas, jusqu’à 22h. Des baguettes au poulet à la
purée d’ail Marrouche,
rue Sidani, 24h/24 et enfin, des kebabs (viande hachée
grillée et
marinée avec sauces et piments, cf. notre page sur Urfa) chez Kabab-Ji, rue Hamra, jusqu’à
minuit. |
BOIRE
[UN THÉ OU UN WHISKY SOUR]
Un cappucino entre amis au Café
Younes (sur la rue entre Hamra et l’hôtel Commodore) en
matinée, un thé à la menthe en amoureux à Rawda (dit aussi Chatila, voir plus
haut) en fin
d’après midi. Après
avoir fait la tournée des grands ducs (voir rubrique suivante),
contempler le lever du soleil depuis le Palace Café ou le Sydney’s (tous deux ouverts 24h sur
24). Le premier (au pied du nouveau phare) est un café populaire
et kitsch juste au dessus des flots qui n’a de palatial que le nom. Le
second est un lounge feutré avec alcôves et vue
renversante au sommet
du Vendôme Intercontinental.
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NUITS
Monnot
/ Sodeco / rue de Damas
Longtemps phare de la scène nocturne proche orientale, la rue
Monnot a un peu perdu sa movida. Elle conserve son incontournable Pacifico,
avec superbe étalage de bouteilles, une hélice d’avion en
guise de ventilateur et de savoureux cocktails (happy hour 19h-20h).
Plus haut sur la rue Monnot, le Crystal
est le haut lieu de la décadence de libanais
aussi fous que caricaturaux, se faisant la course par bouteilles de
champagne interposées. Un des clubs les plus en vue de la ville
reste indubitablement le Element (rue
de Damas, entrée
difficile
pour les non habitués), surbondé et très chaud en
week end, surtout à l'heure de la video.
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| Inclassable
et exclusif, Lobbying fut un
petit concentré de glamouritude. Dans des alcôves rococo
tamisées, vous y rencontriez Olivier Gasnier Duparc et Youssef
Harati ainsi que leurs ami(e)s: une faune sexy et chic,
délicieusement triée sur le volet et délicatement
déjantée. Parti de l’hôtel Albergo, le Lobbying est
à la recherche d’une nouvelle adresse. A suivre. |
Gemmayzé
Gemmayzé est devenu, depuis quelques années, le spot de
des nuits de
Beyrouth. On y trouve des petits bars assez conviviaux comme le Godot (non fumeur les mercredi),
avec sa chaise en l'air, le Dragonfly
(même
direction que
le
Pacifico) et le légendaire Torino
Express : Ce minuscule endroit tenu
par l’inénarrable Andrea (un libano allemand) est ouvert
dès le matin
et tout le temps bondé. Les afficionados du lieu sont nombreux
parmi
les membres de la scène artistique underground beyrouthine et le
Torino
est un des meilleurs plans pour faire des bonnes rencontres. Plus
sophistiqués sont le MYU,
très en vue actuellement, avec son double espace tubulaire
restaurant bar et ses toilettes
à avoir le vertige ; et, sur la
rue Mar Maroun, le bar du Centrale
(cf.
MANGER) aménagé dans une
nacelle suspendue, ambiance sous-marin soviétique. Par beau
temps, les trappes d'ouverture coulissent, ouvrant au public une vue
fantastique sur la ville. L’ascenseur, qui vient s'arrimer au cylindre,
est un
des plus fabuleux du monde. Excellente musique. Juste en face, le Club
Social est un lounge spacieux et assez tendance. Ne pas rater
les séances de l'imbattable Ziad Nawfal, encyclopédie
vivante du rock alternatif (et intervenant sur Baron & Baron!).
L’ambiance
varie selon
la programmation des soirées. Enfin, le 961 (près de
l’Electricité du Liban) se distingue par le fait qu’il brasse
ses propres bières.
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| Sur
l’avenue Charles Helou
(non
loin du port), le Basement (http://www.beirutbasement.com)
est à notre
avis le meilleur terrain de clubbing de l'Asie Occidentale. La musique
- dominante
electro tendance berlinoise
saupoudrée d'une pincée de hip hop et de quelques gouttes
de R&B - est concoctée
par les
excellents djs maison – Jade, D’jette, etc. – et par des intervenants
étrangers. |
Hamra
/ Clemenceau / Verdun
Nouveau venu sur la scène, le Bardo
(rue du Mexique) fait café, lounge
et restaurant, ouvert jour et nuit. On peut y venir seul ou entre amis,
assister à de la musique live ou au ciné club. La rue
Makhoul compte de
beaux restes de la période ou elle était quasiment le
seul havre de
paix des noctambules beyrouthins: Le Blue
Note, club de Jazz et Blues
(programmation locale et internationale) le plus réputé
de la ville. On
peut aussi y dîner, les mezzés sont excellents. Le Baromètre (cf.
manger) est indispensable pour qui veut festoyer avec la gauche
révolutionnaire et Walimet Wardé (rue Makdessi, cf.
manger) peut passer
d’un restau paisible à un lieu de délire mais c’est
quasiment
imprévisible. |
centre
ville
Le Music Hall
(Centre Starco), aménagé dans un cinéma des
années 1970. De 22h à 4h du
matin se produisent chanteurs et musiciens d’orient et d’occident dans
un show concocté par le patron Michel Elefteridades. On y
applaudira la
chanteuse Nahawand (vieille de plus de 90 ans) et Mosbah, le plus
célèbre danseur gay du continent. Le Music Hall accueille
les spectacles de Liban Jazz et Cabaret du Monde et a vu
défiler, ces derniers temps des stars du calibre de Anouar
Brahem, Camille, Olivia Ruiz, Biyouna, Yann Tiersen et les Têtes
Raides.
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En
dehors du centre
La gloire des nuits beyrouthines fut longtemps BO18 (la quarantaine, http://www.b018.com). Le bunker souterrain créé par Bernard
Khoury au toit
coulissant reste très impressionnant et constitue toujours une
étape
incontournable pour le touriste de passage. La déco a
changé et les
tables lumineuses en forme de pierres tombales, chacune
dédié à une
star défunte, ont été enlevées. Ambiance
explosive en week end à partir de 3h du marin. Ce quartier
sordide est aussi celui de
l’Art Lounge, lieu assez
atypique plein d’œuvres kitsch et d’objets
psychédélique. A Sin el Fil, le Acid est la plus grande boite gay
du Moyen Orient. Ames sensibles d'abstenir, le spectacle est
mémorable.
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Les
bars de plein air (en
été uniquement).
Comme à Istanbul, ce type d’endroit est, en saison, très
branché voire parfois tape à l’œil. Le Bubbles (Hôtel Palm Beach, Ain
el Mraisseh) est, dans le genre, le plus agréable. En fin
d’après midi, on sirotera un apéritif en profitant du
coucher de soleil sur la ville. L’ambiance, très chill out,
commence à chauffer à partir de 22h. L’endroit dispose
d’une petite piscine suspendue avec vue (en journée). Le Sky Bar (Biel, tel : 03 939191), est
un espace est aménagé en amphithéâtre sur
plusieurs niveaux avec une vue renversante sur le port avec sa
jetée, ses docks et ses grues. Si le lieu, avec son immense bar
polyédrique est intéressant, l’ambiance est
nauséabondement infecte. Les bimbos blondes
décolorées aux seins siliconés se bousculent au
portillon face à un videur qui les sélectionne, comme de
la marchandise, selon leur sex appeal. Les libanais adorent, ils sont
près de 3000 / soir à participer à cette orgie de
médiocrité, de vulgarité et de faux semblants.
Allez y si vous voulez comprendre pourquoi le pays se porte aussi mal.
En revanche, si vous voulez faire la fête, allez au Basement!
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