BARON & BARON > JORDANIE > LE RECIT DE VOYAGE
LES 48 MEMBRES DE L'EXPEDITION

Georges A: celui qui boit pour oublier… qu'il est du voyage. 

Karim A: apprécie le sens de l'organisation. 

Carine A: conscience spatio-temporelle de l'équipe. 

Ralph: l'explorateur des roches. 

Louay: chef de la tribu des paparazzi. 

Freddy: toujours contente, toujours partante ! 

Sami: Bachelor Party ambulante. 

Rana A: touriste dans son propre pays. 

Fady: la Force Tranquille. 

Rania B: amatrice de shots en cachette. 

Rimat: cible des paparazzi !!! 

Elie B: entre toutes ces femmes, il a perdu la boule (à zéro). 

Tony: futur propriétaire d'un hammam pour jordaniens à Maameltein. 

Walid B: Espion démasqué par la vigilance des Moukhabarat Jordaniens. 

Gregory: BARON. 

Diala: aurait emprunté tous les moyens de locomotion disponibles à Petra. 

Catherine: seuls les chameaux ont accepté de poser nus pour elle. 

Nathalie: pas besoin d'alcootest pour savoir qu'elle a bu ! 

Cynthia: voisine de la Lune (nahna wal kamar jiran...). 

Carine C: la honte de la Adam's Family. 

Carl: victime des sadiques mutileurs de passeports. 

Monique: fondatrice de la Société de Défense des Chevaux Nabatéens. 

Syma: ne voyage jamais sans son Detol. 

Joe F: agitateur de foules. 

Rana H: seule personne connaissant le mot "endoréisme" avant le voyage. 

Walid H: heureux gagnant d'une bouteille de champagne offerte par le Bar de la Plage. 

Nada: victime de la climatisation du bus.

2 avril 1999 - Beyrouth / Azrak

04h00: Rassemblement (noctambule pour les uns, matinal pour les autres) des aventuriers chez Lit Otul à Achrafieh et embarquement à bord du bus Mercedes avec Osman Mekkaoui au volant.
05h30: Les épisodes de la série érotico-comique "Dream On" sont interrompus par la pause petit déjeuner à Chtaura. Ceux qui la contestent (la pause, pas la série!) ne savent pas que ce sera le 1er, mais aussi le dernier repas civilisé de la journée.
06h30: Arrivée au poste-frontière de Masnaa. Rencontre avec le groupe de Patrick Mehanna qui va aussi en Jordanie, mais en 4x4.
07h30: Arrivée à la frontière syrienne. Les locaux de Jdeidé, décorés d'un sapin de noël (avec boules et guirlandes), sont un des plus grands centres de transit de pain au monde (pain aux cigarettes, pain au whisky). 
10h00: Arrivée à Shahba, l'antique Phillipolis, dont les ruines sont tellement introuvables qu'on en va à douter de leur existence. A la recherche de la Qal'aa perdue, qui n'en est pas une, on se retrouve sur un massif de basalte noir au sommet duquel apparaissent des structures abandonnées (les ruines tant convoitées ?) en... béton armé. Vue sur un paysage étrange de vastes plaines interrompues par des tumulus…

13h00: Après la projection de Rabbi Jacob, passage de la frontière syrienne à Dera'a, toujours agrémenté par la distribution des pains (c'est bientôt Pâques!). 
14h00: Arrivée au poste frontière jordanien de Ramtha. Il y a 1h de décalage, donc: 
13h00: Arrivée au poste frontière jordanien de Ramtha. (excellent, on a gagné une heure!). Les fonctionnaires jordaniens ne semblent pas être amateurs de pain. Le guide qui nous attend a l'air très débrouillard, fumant clope sur clope et laissant Georges et Baron seuls dans le bureau de la Sûreté Générale. Le papier que nous a délivré le Ministère Jordanien de l'Intérieur n'est pas un visa mais une autorisation pour obtenir des visas. La formalité s'annonce interminable, alors qu'allemands, syriens et autres ressortissants passent comme des lettres à la poste. Mesures de réciprocité en réponse à l'Etat Libanais, paraît-il. Les grognements et les plaintes s'élèvent. Il y a même un mouvement qui est prêt à abandonner le voyage et rentrer sur Beyrouth. Pour apaiser la tension galopante et accélérer la procédure, Carine C et Walid Z et Georges prêtent main forte au Baron qui appose lui-même les visas sur les passeports. Celui de Carl se trouve malencontreusement enrichi de deux tampons. Pour ne pas nous faire payer 27 JD en plus, le fonctionnaire n'hésite pas à arracher un des visas du document de voyage rouge qui en voit de toutes les couleurs. Tout comme son propriétaire ! 
Pendant ce temps, les Services de Renseignements réussissent, à l'issue d'un laborieux interrogatoire, à découvrir la véritable identité de Walid B: ses traits calmes et paisibles cacheraient un conspirateur qui vient préparer un Coup d'Etat ! Il s'en sortira tout pâle !!! 
17h30: Après une attente interminable qui permit indirectement au groupe de bien faire connaissance, nous voilà en territoire Hachémite. Le guide mono-jambiste nous présente des excuses officielles au nom de tout le Royaume. Plus question de déjeuner à Ajlun, ni de voir le Lac de Tibériade depuis Umm Qais. Direction Azrak qu'on tente de contacter par cellulaire affin qu'on nous fasse dresser la table. Carine A remarque que le bus dérive dans la mauvaise direction, mais prêche dans le désert. 
19h30: Après 2 heures de route, on se rend compte qu'on n'est pas à Azrak, mais à Zarka! (il y a de quoi avoir le blues!). La situation sécuritaire qui avait été maintenue jusque là se dégrade dangereusement; et, pendant qu'une faction veut détourner le véhicule vers Amman, Tony tente de prendre le pouvoir en se présentant comme étant le seul candidat assez charismatique pour le mériter. Le guide fera les frais de cette vague de troubles et devra prendre le chemin de l'exil. Baron sort finalement de son sommeil et reprend la situation en main, mâtant les insurgés avec fermeté mais sans violence ni effusion de sang. 
Le bus arrivera enfin au Rest House d'Azrak, le meilleur hôtel à 100 km à la ronde (le seul équipé de salles de bains !). 
21h30: Le dîner servi se compose de la spécialité bédouine locale: Le poulet (en escalope panée avec frites et ketchup pétillant). Le service est particulièrement affable avec une mention spéciale pour l'excellent serveur enveloppé qui achève à la louche la soupe qu'il vient de servir. Mona (la responsable de l'agence à Amman) nous rejoint avec Nizar, notre nouveau guide qui ne sait pas encore ce qui l'attend. 
Cynthia, Carla, Louay et Baron prolongent la soirée par une marche en compagnie des hyènes et de la (presque) pleine lune, ce qui inspire à Cynthia de chanter nahna wal kamar jiraan… de Feyrouz

3 avril 1999 - Azrak  / Amman

07h45: les clients de l'hôtel (nous et nous seuls) furent réveillés par un drôle de wake-up call: La voix de Feyrouz (décidément) retentissait de partout. 
08h30 Le petit déjeuner royal (composé principalement d’œufs durs, Pâques oblige) est suivi par une séance de photos au bord de la piscine qui prend des airs de Croisette. Le voyage non traditionnel de Baron & Baron est bel est bien lancé! 

10h00: Après avoir admiré un mirage (un vrai de vrai !), visite du Château d'Azrak avec son étrange pierre de couleur noire et ses étonnants plafonds en porte-à-faux. Photo de groupe confiée à Nizar qui se retrouve avec les 48 caméras !!! 
11h30: Visite de QASR AMRA, résidence royale Omeyyade du VIIIe s Minuscule de l'extérieur (surtout par rapport à l'immensité du désert), délicieux de l'intérieur, avec murs et plafonds couverts de fresques relatant des scènes de chasse et de bain avec des nus féminins! Mention spéciale pour le hammam dont la coupole est décorée d'une carte astronomique du ciel. 
12h30: QASR EL KHARANEH, relais dans le désert avec une succession de chambres à l'étage, souvent (très) mal restaurées. Belle vue depuis le toit, puis pause avec danse arabe dans la tente bédouine à coté. 
13h30: Arrivée à MADABA, à l'Ouest d'Amman. Pendant que le groupe admire la célèbre Carte de Palestine en mosaïque dans l'Eglise Saint Georges des Grecs Orthodoxes; Rana H, Carine A, Louay et Baron arpentent la ville en direction de l'église des Apôtres dont on achève la rénovation. L'espace voûté est impressionnant par ses volumes; une grande mosaïque couvre le sol de la nef. Retour en taxi au centre de la ville, tout le monde se retrouve à déjeuner dans la très agréable cour intérieure de Haret Jdoudna. Pizza pour tout le monde suivie de debs pour le dessert. 

15h30: Difficile exercice de la démocratie. Une frange de la population proposant de remplacer la visite des Sources de Ma'in (le froid empêchant toute baignade) par celle de WADI'SIR et IRAQ EL AMIR (initialement prévue), Baron décide de proposer un vote au suffrage universel. Iraq'el Mir remporte la majorité absolue mais le vote est contesté par l'Opposition selon laquelle un grand nombre d'électeurs bernés se seraient prononcés pour le palais en croyant qu'il s'agissait des sources ! Baron est pris à parti notamment par Baron et par Rana H qui sont furieux, mais il est trop tard pour organiser un second scrutin. A Wadi' Sir, changement de véhicule pour entamer la descente à bord de minibus dont les chauffeurs se sont bagarrés pour gagner le privilège de nous embarquer. La route n'est pas aussi étroite que prévu et la vallée pas si canyonesque. Ça sent un peu l'arnaque, mais ça n'empêche pas Freddy de lier amitié avec le chauffeur local et d'essayer son autoradio, au grand dam des autres passagers! 
Le palais de Iraq' el Mir, rare exemple d'architecture judaïque de l'Antiquité, est orné de reliefs d'animaux sur sa façade, ainsi que de portes à la française de facture récente, dont Joe a su apprécier la juste valeur ! On y rencontre un groupe d'israéliens pro-Netanyahu satisfaits de pouvoir se rendre sur cette terre qui, paraît-il, leur appartient depuis toujours. Georges, Fady et Walid Z proposent de les prendre en otages afin de réclamer une rançon à leur pays, mais ils ne parviennent pas à se décider s'il est plus rentable de les conserver morts ou vifs. 
19h00, le bus fait son entrée à AMMAN et traverse ses avenues bordées de maisons (pas toujours du meilleur goût, par ailleurs) en pierre blanche locale; avant de déposer un petit groupe qui descend à l'Intercontinental. 
Pour les 40 autres, direction le tout nouveau Radisson SAS où des jus de fruits sont offerts en guise de bienvenue. Longue procédure de check-in pour Baron qui doit gérer les chambres twin et king size bed, mais bonne surprise: Tout le monde a droit aux luxueux appartements du Royal Club qui occupe les derniers étages de l'hôtel. 
21h30: Dîner au Kan Zaman, grand resto oriental dans un village artisanal restauré avec buffet de mezzés et narguilé. S'en suit une fiesta de dabké; rajeh rajeh yetaammar, rajeh loubnan... Carine C a ramené des parents qui se sont joints à la fête; Rana H, Joelle Mi, Elie N et Louay s'en sont allés à la découverte des quartiers de la ville et nous attendront en vain au Ciro's Pomodoro
Minuit: trajet de retour, le bus est transformé en boite de nuit roulante. Concours de strip-tease organisé par Joe et Tony sous les regards choqués de la Adam's Family: Carine C est bel est bien grillée. Danses langoureuses à travers les rues d'Amman endormie; pour finir, en comité restreint au Yesterdays, le club le plus branché (!) de la ville. A part Bassam Lahoud qui n'en croit pas ses yeux de retrouver les filles de l'Alba, il n'y a personne. Succession de shots maison pour bien se préparer. Une chanteuse black se mettra quand même pour chauffer l'ambiance et prolonger la soirée jusqu'à l'aube On y dansera comme des fous… Ce fut un délire total.
4 avril 1999 - Amman / Pétra

08h00: Le petit déjeuner des palaces d'Amman est un rien plus raffiné que celui de la veille, surtout pour ceux qui ont eu l'idée de le prendre dans l'Executive Lounge. Les locataires de l'Intercontinental ont profité du bureau de voyages situé dans le lobby de l'hôtel pour prendre des billets de retour par avion et fausser compagnie au groupe. Perte de temps en entreprenant auprès des autorités la vérification que le peuple ne serait pas coincé aux frontières terrestres si certains noms de la liste venaient à manquer, puis départ pour PETRA
Nous quittons la capitale sans y avoir rien visité. Nous avions prévu le théâtre romain, son monument le plus célèbre, mais ce sera pour la prochaine fois. 
Les 300 km de la morne Desert Highway sont animés par la projection de Jambon-Jambon de Bigas Luna, avec l'inévitable débat métaphysique qui s'en suit sur l'amour, le sexe, la chair… la viande ! 

13h00: Arrivée à Wadi Musa, point de départ pour arpenter la cité Nabatéenne. Le transport équestre est refusé par certains irréductibles qui préfèrent se diriger vers le Siq à pied. Ce long corridor rocheux déploie une impressionnante symphonie de couleurs avant de s'ouvrir sur la Khazneh, le plus célèbre des monuments de Pétra. Le groupe traverse ensuite la ville basse avec le Théâtre et le Cardo Maximo jusqu'au Qasr el Bint en passant par les magnifiques tombes monumentales des Hauteurs de la Khubta. Les plus courageux entament l'ascension menant vers le Deir. Certains se hissent à dos d'âne, d'autres préfèrent la randonnée pédestre. Baron et Rana H font les deux puisqu'ils louent des montures qu'ils ne tarderont pas à abandonner. La marche est épuisante mais les paysages magnifiques. L'effort est récompensé par la découverte de cet immense tombeau, le plus imposant de Pétra 
Le chemin de retour jusqu'au bus se fait à pied, à dos d'âne, de chameau ou en calèche. Carine C discute ferme le forfait et prend Edouard en stop moyennant un supplément longuement négocié, tandis que Baron et Diala auraient abusé de tous les moyens de locomotion pour arriver à destination, investissant, chacun, une trentaine de dinars ! 
Tout le monde prend place à bord du bus qui manque de démarrer en laissant Rana H et Nada dans le Visitor's Center. Le soleil est déjà couché mais on part quand même à Beyda, dite la "Petite Pétra". Le site est fermé mais quelques dinars et la promesse de lui laisser quelques-uns une de nos femmes persuaderont le gardien de retrouver ses clés. La visite nocturne est impressionnante et donne au Siq el Bared et à ses pierres une ambiance presque fantomatique. 
Bien que Pétra compte un important par hôtelier (près du site, il y a un Forum, et un Movenpick, deux impeccables 4 étoiles, plus d'autres logements moins luxueux), nous avons préféré aller plus loin, là ou nous attendait quelque chose de plus original: Le village de TAYBEH. 
20h00: on arrive enfin à Taybet Zaman où chacun découvre sa chambre, ou sa suite royale (certains ont des privilèges !) à travers le dédale de ruelles de l'ancien village transformé en palace. Croyant se retrouver seuls et jouissant des plaisirs du hammam, Elie N, Badih, Tony, Joe et Baron furent perturbés par l'apparition en masse des filles du groupe venant s'extasier dans l'ambiance chaude et érotique du lieu. Cris, fous rires et massages au rendez vous. 
20h30: dîner au Sahtein avec l'habituel "bouffet". Le dessert débouche vite sur une dabké qui réveille ceux que la fatigue commençait à abattre. Attention, la soirée ne fait que commencer; direction: Al Beer, la boîte de nuit que nous occupons littéralement avec notre super d.j. Badih, (qui, on ne sait comment, se débrouille pour continuer à filmer tout en changeant la platine !!!) rejoints par Rafflé Khoury et sa bande de Harléyeurs. L'ambiance explose et tout le monde oublie les heures de marche et d'escalade pour danser comme des fous jusqu'à 3 heures du matin. Certains continueront la soirée dans le diwan (120 m2) de la suite royale sur invitation de Fiona et de Roseanna, les maîtresses des céans.

5 avril 1999 - Pétra  / Beyrouth

A la sortie du lit, tout le monde arpente Taybet Zaman en photographe éclairé. Le petit déjeuner (fameuses omelettes aux herbes et aux épices) est suivi d'un laborieux check-out. La caisse réclame 59 JD à Walid H qui a beau clamer qu'il n'a consommé qu'une bouteille d'eau minérale. 
10h00: départ pour la forteresse de SHOBAK, ex-Montréal, place forte imprenable perchée au sommet d'une colline. Carl, Freddy, Nathalie et les deux Barons décident de vérifier son inviolabilité en escaladant ladite colline assez raide et composée, de surcroît, d'une roche friable ! Pas de retour en arrière possible, et nos 5 apprentis alpinistes se retrouvent au pied du mur dans un cul de sac. Ils devront leur salut à une échelle placée là par hasard, comme dans les films. A part la vue, la citadelle n'a rien de spectaculaire et sort d'une épouvantable campagne de restauration. 
12h00: Arrivée à KERAK, ville fortifiée avec citadelle équipée d'immenses cuisines, de réserves de nourriture (vides depuis des lustres) et de toilettes improvisées pour hommes qui soulageront Walid Z et Fady. Impressionnant jeu d'ombre et de lumière dans les sous-sols.

13h00: direction la MER MORTE, avec une descente de 1100m à -300m ! Le lieu mérite vraiment son nom. Etendue aqueuse dense et gluante coincée entre des massifs rocheux désertiques, drôle d'ambiance ! Le Dead Sea Rest House ne fait qu'accentuer le sinistre du paysage. La puanteur des vestiaires confirme qu'ils n'ont pas du être nettoyés depuis la destruction de Sodome et Gomorrhe ! La trempette à proprement est assez étonnante. La sensation de flotter incite les baigneurs à faire des figures artistiques immortalisées par les caméras de Louay et Elie B. Badih et Carole tournent les dernières images du film avant de rejoindre le groupe des déserteurs busophobes en direction de l'aéroport. Fiona et Roseanna nous quittent aussi mais pour profiter des bienfaits de la Mer Morte: bains de boue et massages les attendent au Dead Sea Resort Spa. 
Le sel ne tarde pas à faire ses effets et tout le monde se précipite sous les trois douches disponibles à la recherche d'un bain douche, les savons ayant durci comme de la pierre. Carine C se livre à de longues expériences scientifiques relatives à la réaction des différents types de gels-douche sur un épiderme ayant été immergé durant 20 min dans l'eau de la Mer Morte. Ses conclusions sont à paraître dans les prochains épisodes de la série "X-Files"! 
Le déjeuner était prévu au Buffet du Rest House mais seuls Walid B et Catherine ont osé s'y aventurer. Le peuple (qui leur restera redevable) préfère se restaurer au Mac Do de Amman, suivant l'idée capricieuse de Rima, quitte à faire un petit détour. La gestion de la commande est confiée à Danielle qui remplit sa périlleuse mission dont l'enjeu est la survie de l'espèce humaine. 
Après s'être restaurée et avoir envoyé balader un revendeur de porte-clefs en costard-cravate, l'équipe quitte Amman et traverse, cette fois sans encombres, la frontière au poste de Ramtha où les gardes-frontière ont l'amabilité de nous reconnaître et de nous rappeler notre interminable attente à l'aller. A Der'a, coté syrien, Patrick Mehanna et ses amis sont bloqués depuis des heures à cause d'une affaire de visa à entrée unique… 
Sur la route vers Damas, Osman Mekkaoui tente d'assassiner, par un coup de frein diabolique, Georges qui, comme à l'accoutumée, ramassait (ou distribuait ?) les passeports. S'en suit un arrêt dans une station service pleine de boutiquiers pittoresques qui feront la joie de Freddy: elle y achète une superbe taoulé (il y a même les dés). 
Il est plus de minuit au poste syrien de Jdeidé quand une femme est arrêtée en sortant du pays. Le douanier qui inspecte notre bus s'arrête longuement sur Rana A qui manque de peu de rejoindre l'inconnue citée plus-haut. Coté libanais, à Masnaa, on est accueillis à bras raccourcis par Abraracourcix qui exige de voir tous les passagers en personne, question de faire chier son monde; une fois chez lui il nous demanda de remonter dans le bus. Dernière ligne droite en territoire libanais avant d'arriver vers 4 h à Achrafieh. L'équipe se disperse, chacun chez soi hormis Fady et Baron qui ont encore le courage d'aller dîner chez Marrouche. 

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