| > ALLER / VENIR |
| Milan est desservie par deux aéroports
internationaux: Linate, à 8 km du centre,
et Malpensa, à 40 km. La majorité du trafic a
été transférée sur Malpensa où Alitalia a
installé son hub (plusieurs vols quotidiens vers les villes
européennes, 7 vols hebdomadaires pour Beyrouth, les
Amériques...). Malpensa, Italie oblige, possède un des
duty free shops les plus glamour
de la planète: les griffes les plus prestigieuses (Gucci, Zegna,
Cartier, Versace, Bruno Magli, Ferragamo...) y tronent dans toute leur
splendeur! Malpensa est relié au centre de Milan par
chemin
de fer Malpensa
Express desservant toutes les demi-heures
la Station Cadorna adjacente au Castel Sforzeco. Les passagers
d'Alitalia à l'arrivée bénéficient de la
gratuité. |
| En plus de bus et de tramways, Milan
dispose d'un réseau de 3 lignes de métro. Pour se
déplacer dans le centre, à moins d'un temps de cochon,
rien de vaut la
marche à pieds, les distances sont tout à fait
raisonnables
et les rues piétonnes nombreuses. Consulter le plan
pour se repérer. |
| > DORMIR |
Dans la ville du luxe, on se ruine et
on se fait les palaces! Comme le légendaire Principe
di Savoia avec ses apartements somptueux et sa piscine
couverte, le Grand Hotel et de Milan, et ses
150 ans d'histoire, Le Meridien Excelsior Hotel Gallia
et sa façade de style liberty, le Four
Seasons, un couvent du XVe siècle
réaménagé en plein quartier de la mode, ou le Park Hyatt
Milan, un boutique hotel installé dans un
batiment XIXe s en bordure de la celebre Galerie Victor Emmanuel, avec
un aménagement intérieur signé par des designers
contemporains. Le Carlton Hotel Baglioni est très bien
situé, mais sa déco est un peu chargée à
notre goût. Ce n’est pas le cas de The Gray,
de style ultra contemporain minimaliste avec des notes de couleur.
|
Le top du glamour est de descendre
dans
l’hôtel ouvert par le célèbre joaillier Bulgari.
Installé
dans un parc de 4000 m2 près des jardins botaniques, le Bulgari Hotel
& Resort est un havre d’élégance et de
raffinement. La déco n’est ni austère ni tapageuse, juste
ce qu’il faut, avec un spa paradisiaque. Ce nirvana coûtera
à partir de 450 euros la nuitée.
|
Toujours
plus chic, toujours plus branché, ça semble être un
credo dans cette ville. L'Hotel Straf
répond en tout cas
à ces critères avec une déco sophistiquée
signée Vincenzo de Cotiis et parsemée d'installations
artisitiques. Excellentes prestations.
|
Trouver un hôtel abordable dans
la capitale de la mode sera difficile. On peut toujours essayer le Demo, un
deux étoiles central qui facture les chambres à partir de
60 euros ou chercher dans les guides du Routard, Lonely Planet et
Rough Guide.
|
| > MANGER |
| Le Caffe
Vittoria (via Clerici, derrière la Scala) est notre
adresse préférée. Les serveurs, jeunes et sympas,
savent bien recommander les excellents plats. L’endroit est très
vivant. |
| 10
Corto Como est une librairie, un boutique de design et un
restaurant. On mange bien et on regarde les jolis objets. |
| A l'heure du cappuccino ou du chocolat
viennois, aller s'installer dans un salon de la Galerie
Vittorio Emmanuele II et du quartier de la Scala. |
| > BOIRE / DANSER |
| Les soirées milanaises passent
inconditionnellement par les cafés de la Brera, un peu
l’équivalent de Gemmayzé à Beyrouth, mais avec des
terrasses. Dans cette rue de bars pleine d’ambiance, les cocktails sont
bons et bien alcoolisées. |
| Le bar de l’hôtel Straf (cf.
plus haut) est une très bonne
adresse pour son superbe design et sa clientèle très
sympa. Attention toutefois à la porte de w.c., très
dangereuse pour les doigts. |
| Pour faire la fête au meilleur
de l’électro, les clubbers
milanais se rendent à la boite Magazini Generali,
aménagée dans une ancienne usine. |
| > ECOUTER / VOIR |
| La vie culturelle et artistique et
bien
trépidante à Milan. Le lieu le plus célèbre
reste le Teatro alla
Scala,
un des plus grands operas du monde. |
| > LIRE |
GUIDES
Pas de guide spécifique à Milan
en français, mais une multitude sur l'Italie du nord. Le Guide
Voir Italie n'est pas le plus complet mais le plus apetissant avec
sa magnifique iconographie. Un guide propre à Milan est
disponible dans la version italienne. Le Lonely Planet, destination Milan. |
| Le
magazine Time Out
Milan et sa version électronique www.timeout.com/travel/milan
pour les bonnes
adresses et les évènements en cours. Toujours sur
le net, What's
On
When in Milan, toute l'actualité culturelle et
branchée... |
GUIDES ARCHITECTURE
Pour les amateurs d'architecture, l'excellent Milan,
Guide de l'Architecture Contemporaine, Thomas Muirhead, dans la
fameuse série Ellispsis-Konemann, 1998. En italien et en
anglais, les éditions Umberto Allemandi viennent de sortir le
non moins excellent Guida di Architettura di Milano. |
ARTS
Electa publie les excellents guides des musées
de Milan, dont la Brera (disponible en français). Italy, New
and Improved, Marcia Vetrocq, Art in America january 2001,
au sujet de la Collection Panza. |
| INTERNET CULTUREL |
| Ambrosiana, pinacothèque et bibliothèque.
Site très sérieux. Autres institutions: Fondazione
Mazzotta, Museo di Scienza Leonardo da Vinci et Villa
Ghirlanda Silva - Museo della Fotografia Contemporanea |
|
|
|
| Première
ville industrielle et commerciale de la péninsule italienne, la
capitale lombarde n'a pas bonne presse auprès des touristes. Et
bien tant mieux ! Quoi de plus agréable que d'admirer les chefs
d'oeuvres de Michel-Ange ou de Raphaël sans subir les queues
infernales de Florence? Milan n'est pas une "ville musée", c'est
une grande métropole dynamique et tournée vers l'avenir.
Milan est une
ville riche et opulente, ses demeures patriciennes et ses luxueuses
galeries
en disent long. Milan c'est le design italien, c'est la que nichent les
plus grands créateurs de mode du moment. Milan c'est l'Italie
moderne
et dynamique, avec ses gratte-ciels des années 50, la Torre
Velasca
aux réminiscences gothiques et surtout l'élancée
Tour
Pirelli de Ponti et Nervi*. Milan c'est aussi, ne l'oublions pas, les
vestiges
glorieux d'un passé révolu, des églises
médiévales et renaissance et des musées
bourrés de chefs-d'oeuvres. |
|
Milan, le Duomo
|
-
le duomo -
La Cathédrale
de Milan marque le centre géographique de la ville. Cet
étonnant édifice gothique se tient au centre d'une vaste
place toujours animée de laquelle partent plusieurs
artères principales. Sur ses quatre cotés, le Duomo est
un immense enchevêtrement d'arcs boutants et de statues
hérissées de milliers de flèches.
"L’église entière semble une cristallisation
colossale et magnifique, tant sa forêt d’aiguilles, ses entrelacs
de nervures, sa population de statues (...) Elle naît d’une folie
sublime et fait une folie sublime."
|
Henri Taine 1864, in Voyages autour du monde, Marc
Walter, Alain Rustenholz, Sabine Arqué, ed. Chêne, 2001,
p. 56
|
Le plus fameux exemple d'architecture gothique au sud des Alpes.
Commencée en 1386, la cathédrale est restée
longtemps inachevée (jusqu'à Napoléon Bonaparte),
ce qui
explique, entre autres, la présence incongrue, sur la
façade,
de frontons baroques. L'aspect quelque peu confus que dégage
cette
façade est aussi favorisé par l'absence de tours,
lesquelles
auraient imposé une direction verticale. A l'intérieur,
la
nef dégage un volume impressionnant soutenu par de grosses
colonnes en marbres. Au sol les joints du carrelage dont sont quasiment
invisibles.
De
la Piazza Duomo, sur la droite en regardant la cathédrale, part
la Via Torino, une artère commerciale et branchée, avec
des boutiques très jeunes. Parmi elles, un établissement
de (sous?) vêtements féminins qui présentait des
mannequins vivants dans ses vitrines ! La Via Torino mène
jusqu'à la Porte Romaine de la Ville.
-
san satiro -
Sur
les premiers mètres de Via Torino, sur la gauche en partant du
duomo, se trouve une placette débouchant sur une façade
classique assez décrépie. Il s'agit de Santa Maria presso
San Satiro, une des plus importantes réalisations de Bramante
dans sa ville natale. L'intérieur de cette église est
fort
étonnant. Bramante a été contraint par le
site de réaliser un plan en 'T', mais son traitement de l'abside
avec une perspective en trompe l'oeil donne l'illusion d'un plan
centré en croix grecque. Cet espace dit tout des
problématiques de la Renaissance relatives à
l'équilibre et aux proportions, aux illusions de perspectives
qui apparaissent en même temps dans les peintures de Paolo
Uccello et de Piero della Francesca, et annonce l'harmonie qui
découlera e la construction du Tempietto à Rome. Bramante
a donné une proposition très intéressante dans le
Baptistère (à droite, en entrant) avec une hauteur
très importante par rapport à la surface au sol.
-
l'ambrosiana -
A
quelques pas de San Satiro, en traversant via Torino, sur la Piazza Pio
XI une des institutions les plus prestigieuses de Milan: l'Ambrosiana.
Bibliothèque dotée de manuscrits rares et
précieux, dont le "Codex Atlanticus" de Leonardo da
Vinci. Si les inculables et les imprimés ne sont accessibles au
public qu'à l'occasion d'expositions temporaires, la
Pinacothèque, est ouverte tlj sauf lundi, jusqu'à 17h30,
admission jusqu'à 16h30 sinon il faut discuter ferme. La
collection comprend (évidement) des oeuvres italiennes de la
Renaissance, autour de Léonard et de
Bramante. Un chef d'oeuvre absolu est à ne pas manquer : le
carton
pour l'Ecole d'Athènes de Raphael, à partir duquel
il réalisa sa célèbre fresque (Chambre de la
Signature,
Palais du Vatican). C'est le plus grand dessin de ce type
conservé
à ce jour et ses huit mètres de large occupent le fond
d'une
salle feutrée qui lui est réservée... le spectacle
est exceptionnel. Les figures (dessinées à la craie
noire)
surgissent de la pénombre telles des fantômes. A noter que
la figure d'Héraclite, auquel Raphaël a donné les
traits
de Michel-Ange, (au premier plan sur la gauche dans la fresque),
n'existe
pas encore ici...
|
|
Milan, Pinacothèque de l'Ambrosiana: Raphael, carton
de l'Ecole d'Athènes, détails
|
| Ce
serait bête de ne pas s'arrêter sur les dessins qui
accompagnent l'Ecole d'Athènes, même s'ils ne
peuvent prétendre à la comparaison, d'autant plus qu'ils
sont l'oeuvre d'élèves à Raphaël: Giulio
Romano (impressionante bataille) et Polidoro da Caravaggio. A propos de
Caravaggio, mais cette fois de Michelangelo Merisi, autrement dit
Caravage, l'Ambrosiana peut se vanter de conserver l'unique nature
morte de l'artiste: Corbeille de Fruits, oeuvre saisissante par
sa simplicité et son abord direct.
-
la galerie vittorio emmanuele II -
Retour
piazza duomo. A l'opposé de la via Torino se pointe
l'entrée de la galerie couverte la plus célèbre
d'Italie. Cette artère coiffée d'une armature
métallique relie le Duomo avec le Teatro alla Scala,
dont la façade néoclassique abrite depuis plus d'un
siècle un des plus grands hauts lieux du bel canto, qui a subi
une importante cure de jouvence. Revenons à la galerie, qui avec
ses élégantes boutiques (Prada, librairie Rizzoli) et ses
salons de thé (ou l'on déguste un chocolat chaud amer
nappé de crème chantilly), est un lieu de promenade
favori des milanais. Au sol de la rotonde centrale sont marqués
des signes de zodiaque. Il parait que faire un tour complet sur
l'organe génital du taureau porte-bonheur...
|
|
Milan, Galerie Victor Emmanuel
|
| "Je n'ai jamais vu nulle part des hommes paraissant aussi
petits que dans la Galerie de Milan. Max prétend que la Galerie
est juste aussi haute que les maisons que nous voyons en campagne. Je
le nie avec un argument que j'ai oublié. D'une manière
générale, je prendrai toujours la défense de cette
Galerie. Elle n'a presque aucun ornement superflu, ne retient pas le
regard, et tant à
cause de cela que par suite de sa hauteur, paraît
éxigüe,
ce dont elle s'arrange fort bien. Elle forme une croix ou l'air souffle
en liberté. Du haut de la Cathédrale, les gens d'en face
paraissent avoir grandi. La Galerie me console entièrement de ne
pas avoir vu les antiquités romaines." |
| Franz Kafka, Notes de Voyages (4 sept 1911). |
-
piazza del mercato -
Non
loin de la galerie, dans le prolongement de la piazza Duomo,
une large rue piétonne, Via Mercanti, s'étend en
direction du Castel Sforzeco vers le nord. A gauche (vers le nord) se
trouve l'ancien marché, un édifice gothique ouvert au rez
de chaussé. Il ne faut pas manquer, dans le quartier, certaines
façades admirables de 'palazzi' renaissance avec frontons,
statues, etc. Via Mercanti s'achève par la Piazza Cordusio de
laquelle part, en direction du Castel, la Via Dante, toujours
piétonne, reconnaissable à la statue du
célèbre poète sur la tête duquel viennent se
poser les pigeons. La via Dante se termine assez curieusement en
fourche puisqu'elle est coupée par une artère
semi-circulaire, le Foro Buonaparte, qui rappelle les grandes ambitions
que Napoléon se réservait pour cette cité.
-
le castel sforzeco -
Le
Foro Buonaparte enserre un des édifices les plus imposants de la
ville, le Château des Sforza. Cet édifice
crénelé agrémenté de tours et
composé d'une succession
de cours intérieures évoque la grandeur et la puissance
de cette famille qui régna sur la capitale lombarde à
l'époque de Léonard de Vinci. La visite du Castel
Sforzeco n'intéressera pas que les amateurs d'architecture
militaire. Il abrite en effet plusieurs musées dont les Civiche
Raccolte d'Arte Antica. Des oeuvres médiévales et
renaissance sont exposées dans des salles voûtées
aux murs peints. Le clou de la visite reste évidement la Pietà
Rondamini de Michel-Ange.
Ce
saisissant ensemble sculpté qui n'a pas grand chose à
voir avec la Pietà du Vatican est la dernière oeuvre du
maître. Ce qui explique son état inachevé qui lui
donne un aspect brut très expressif et étrange, avec le
bras sectionné qui n'appartient à personne...
-
la brera -
Non
loin du château, dans le quartier des boutiques et
des galeries, se trouve la Pinacothèque de Brera, une des plus
riches
d'Italie. Le Palazzo Brera s'articule autour d'une vaste cour à
portiques au centre de laquelle trône la statue en bronze par
Canova de Napoléon Bonaparte nu (quel corps athlétique!).
Les collections se déploient sur l'étage, à partir
de la librairie du musée, fort bien achalandée. La
première galerie est curieusement consacrée à
l'art du XXe siècle, avec des oeuvres de Modigliani (Portrait de
Moise Kisling), Morandi, et des futuristes. Le parcours suit ensuite un
cheminement plus ou moins chronologique, du XVe au XIXe siècle.
Decouvrons le célébrissime le Christ Mort
d'Andrea Mantegna avec son fameux raccourci impossible et son rendu
minéral. Il est entouré d'oeuvres de Giovanni Bellini,
beau-frère vénitien de Mantegna avec une touchante
Pietà. Les salles vénitiennes renferment des très
grands formats
avec les tableaux de scuole de Gentile Bellini (frère du
précédent), Vittore Carpaccio. Le XVIe siècle
vénitien est représenté par Titien et
Véronèse, mais il ne faut pas rater la Découverte
du Corps de Saint Marc de Jacobo Tintoretto avec des effets de
lumière dramatiques.
|
|
Milan, Pinacothèque de Brera: Pala Montefeltre,
Piero della Francesca
|
| Coté
écoles de l'Italie Centrale, deux chefs d??uvres de
l'équilibre classique se font face: La Pala Montefeltre
(ou Vierge à l'enfant avec des saints et Frederic de
Montefeltre Duc d'Urbino en prière) de Piero della
Francesca, avec un oeuf suspendu au-dessus de la tête de la
Vierge, et Le Mariage de la Vierge de
Raphael, composition montrant à la fois la dette du jeune
artiste
envers Perugin et la distance qu'il a déjà prise avec son
maitre. Raphaël a signé et daté son oeuvre sur la
corniche du 'tempietto' qui occupe le fond de la composition, histoire
de rappeler ses talents d'architecte que le pape Jules II ne tardera
pas à
exploiter.
Le
XVIIe siècle est un autre point fort des collections de la
Brera,
autour du Repas d'Emmaüs de Caravage, moins spectaculaire
mais plus sombre et plus intense que celui de la National Gallery de
Londres. Dans le courant des tenebrosi caravagesques, se
déploient deux
impressionnants Mattia Preti, un brillant Luca Giordano
et Trois Martyres, une spectaculaire composition d'Orazio
Gentileschi. Peter Paul Rubens propose enfin une Cène
d'une
rare violence, avec des jeux de regards terrifiants y compris celui du
chien, sous la table! Le XVIIIe siècle est moins sombre mais
plus sensuel avec la célèbre et lumineux Eliezer et
Rébecca de Giambattista Piazzetta et la sulfureuse Tentation
de Saint Antoine de Giambattista Tiepolo. Suivent ensuite des
peintures néoclassiques et romantiques, la plus émouvante
étant le Baiser de Francisco Hayez.
Autour
de la Pinacothèque, de la Via Brera à la Via
Montenapoleone, s'étend la Mecque du shopping avec les boutiques
des plus grands créateurs et designers italiens. La déco
des magasins
est aussi intéressante que la marchandise proposée
(généralement hors de prix!). Les galeries
d'antiquités,
de tableaux et de meubles et autres cabinets de curiosités
renferment
bien des trésors et offrent des possibilités de
flânerie
très agréables, pouvant être coupées par
un café sur une des nombreuses terrasses ou par la visite d'une
des anciennes églises qui ponctuent le tissu urbain.
-
Santa Maria delle Grazie -
Au sud
est du centre, c'est un des églises les plus visitées de
la ville. Pas son architecture, pourtant due au grand Bramante, mais
plutot la fameuse Cène de Leonardo da Vinci.
Cette fresque qui couvre le mur de refectoire est une des oeuvres les
plus controversées de l'histoire de l'art. Elle a toujours
été dans un état de conservation
déplorable, et sa récente restauration, sensée lui
avoir redonné un semblant de vie a soulevé bien des
polémiques. Quoi qu'il en soit, on peut toujours admirer la
compisition magistrale de Leonardo. Le Christ, entouré des douze
apotres, vient d'annoncer qu'il a été trahi par un des
siens. Stupeur, consternation, colère. Le peintre a su rendre la
violence et la spontanéité de l'expression des companions
du Christ. Ce dernier reste paisible, au coeur de ce chaos. Sa
centralité est renforcée par sa silhouette pyramidale qui
s'intègre, à contre jour, sur le fond d'une fenêtre
à triple
ouverture ainsi que par les lignes fuyantes qui convergent vers lui. La
Cène est devenue une attraction touristique desneylandesque
depuis
la publication du rocambolesque Da Vinci Code. On y
présente
une théorie abracadabrantesque selon laquelle la figure assise
à
droite Christ serait, non pas Saint Jean, mais Marie Madeleine qui
aurait
préalablement épousé Jésus. Théorie
basée
sur les traits féminins du personnage imberbe et sur le M qui se
détache de la composition. On imagine la tête des moines
de
l’époque s’ils avaient eu dans leur réfectoire une
peinture
aussi sexy!
Les
amateurs d'architecture religieuse, pourront également parcourir
San
Lorenzo Maggiore et San Ambrogio. Coté musées, Le Museo
Poldi Pezzoli abrite des oeuvres gothiques et renaissance, dont une
magnifique collection d'horloges. Le Civico Museo di Arte
Contemporanea, dans le Palazzo Reale, Piazza Duomo, est l'occasion de
découvrir des collections impressionnistes et modernes. La
Fondazione Mazzotta (Foro Buonaparte) organise de nombreuses
expositions temporaires. Le
Museo Archeologico permet de découvrir le passé romain
de Milan et le Museo di Scienza Leonardo da Vinci est un des meilleurs
du genre en Italie.
-
en dehors du centre, en quête d'art contemporain -
Santa
Maria in Chiesa Rossa est une eglise catholique construite par Giovanni
Muzio à l'époque mussolinienne. Lors de sa
rénovation, cet édifice qui allie le classicisme fasciste
au modernisme,
s'est enrichi d'un environnement lumineux conçu par l'artiste
minimaliste Dan Flavin. Flavin a installé dans
l'intérieur des néons colorés (bleu, rose, jaune)
qui donnent sur
les murs blancs un effet de vitrail abstrait. Cette intervention, une
des rares que cet artiste athée ait accepté de
réaliser dans un lieu de culte (on lui attribue également
une mosquée à New York) a été
achevée après la
mort de Flavin, en 1997.
A
Cinisello Balsamo (via Frova, 10) la Villa Ghirlanda Silva, un palais
du XVIIe siècle, est devenue le Musée de Photographie
Contemporaine. Le fonds composé d'un million d'images des
années 1930 à nos jours donne une grande place à
aux vues urbaines
de Milan et de sa région, ainsi que de son patrimoine
industriel.
Il faut savoir que si l'institution fonctionne déjà, les
collections ne seront définitivement installées et
exposées
qu'à partir de 2002.
Last
but not least, encore plus loin du centre: La Villa Menafoglio Litta
Panza, près de Varèse, à une cinquantaine de
kilomètres de Milan. Giuseppe Panza, propriétaire de ce
palais baroque,
y expose ses collections de peintures et d'installations des
années 1960 à nos jours. On y trouve tant des grands noms
comme Dan Flavin (cité plus haut) ou Robert Irwin que de jeunes
artistes qui montent.
|
| *tour
qui fut frappée par un avion de tourisme en 2002. Tout le monde
crut, au départ, que c'était un nouvel attentat d'Al
Qaeda. |
| 1981, 1999, 2002, 2007,
Baron & Baron, tous droits réservés. >> CONTACTEZ NOUS |
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