| > ALLER / VENIR |
| Il y a une gare de chemin de fer à
Sarnath mais sa présence n'est pas d'une utilité hurlante.
Sarnath ne se trouve qu'à 10km de Benares et on y viendra en rickshaw
(à moteur, quand même) ou en taxi en une petite demi-heure
de route. |
Le site est ouvert tous les jours, entrée
250R. Le musée archéologique est ouvert du samedi au jeudi
de 10h à 17h.
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| > DORMIR |
| Il y a quelques adresses (cf. Lonely Planet)
pour loger à Sarnath, mais franchement, l'endroit ne mérite
pas qu'on s'y attarde tant et sa proximité avec Benares en rend
l'accès fort aisé. En revanche, une bonne petite sieste sur
l'herbe sera la bienvenue! |
| > MANGER |
| Nombreux marchands ambulants de fruits avec
leurs roulottes sur le bord de la route. Marchands de glace aussi mais
c'est quand même plus risqué! |
> ECOUTER / VOIR
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La pleine lune d'avril-mai est célèbrée
comme anniversaire de Gautama Bouddha. D'importantes célébrations
ont lieu lors de cette fête nommée Buddha Purnima.
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> LIRE
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BuddhaNet, le
site internet de la Buddha Dharma Education Association possède
deux pages sur Sarnath: Holy Sites of Buddhism: Sarnath - The First Teachings
et A Pilgrims Guide to Buddhist India: Sarnath.
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| Sarnath
est un lieu saint. Evidement, les lieux saints, on connait. Pour y arriver,
il faut forcément être passé par Bénarès.
Et Bénarès, c'est le lieu saint de l'Inde par excellence.
Ce n'est pas pour autant que les deux endroits, qui de surcoit sont
voisins, aient grand chose en commun. Alors que Bénarès est
une ville grouillante, envoutante et presque oppressante dans laquelle
on est forcé de remettre en cause tout ce que l'on sait, ou plutôt
tout ce que l'on croit savoir, et bien Sarnath est un endroit verdoyant
d'un calme étonnant.
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| Il faudrait quand même
préciser que si Bénarès est la ville saint de l'hindouisme,
Sarnath est un lieu important pour les bouddhistes. L'endroit fut visité
par le Siddharta (Bouddha), sur le chemin de retour de son voyage à
Bodh Gaya (1), et il y effectua un prêche. Quelques siècles
plus tard, sous la dynastie Maurya, Sarnath connut son heure de gloire.
L'empereur Ashoka, converti au bouddhisme, est méditer sur les lieux
et fit construire un autel et une colonne commémorative. Cette colonne
était un ouvrage remarquable. L'équivalent indien de la colonne
de Trajan, à Rome. C'est drôle, ce goût des empereurs
de l'antiquité pour les colonnes commémoratives qui n'ont
pas d'autre fonction que la représentation. Bref, la colonne d'Ashoka,
qui se trouve toujours sur le site, était haute d'une vingtaine
de mètres et couronnée d'un chapiteau. Ce dernier ayant été
transféré au musée archéologique de Sarnath,
elle a donc perdu son principal attrait visuel.
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| Le
chapiteau de la colonne d'Ashoka est un des plus grands chefs d'oeuvre
de la statuaire indienne. Il est composé de quatre figures de lions,
une à chaque angle, adossées les une aux autres, surmontant
quatre animaux: un lion, un éléphant, un cheval et un taureau.
Cette composition sur deux niveaux superposés est étonante.
Les animaux représentés évoquent le pouvoir d'Ashoka
(le lion et le taureau symbolisent la puissance) et la vie de Bouddha (l'élephant
rappelle le rêve de sa mère avant sa naissance et le cheval
son voyage). Le seul équivalent célèbre de ce type
d'image dans l'art occidental est l'Allégorie de la Prudence,
une oeuvre de vieillesse de Titien aujourd'hui conservée à
la National Gallery de Londres. Le peintre vénitien y a représenté
trois figures humaines (un jeune homme de profil à droite, un homme
adulte de face au centre et un vieillard de profil à gauche) dos
à dos et superposées à trois animaux (un chien, un
lion et un loup, évoquant successivement le dynamisme de la jeunesse,
la puissance de l'age adulte et la sagesse de la vieillesse). Titien ne
peut pas avoir connu l'art maurya mais aurait été inspiré
par les carte de tarots pour réaliser cette énigmatique peinture.
Mais revenons au chapiteau d'Ashoka, pour dire qu'il a été
adopté comme symbole de l'état indien. Sa représentation
figure, entre autres, sur les billets de banque. Le musée archéologique
abrite d'autres pièces intéressantes de sculpture (principalement
bouddhiste) provenant de la région.
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- le
grand stupa -
Le monument le plus important de Sarnath reste néamoins le Dhamekh
Stupa (2). Haut de 35 m, cet édifice massif est sensé marquer
le lieu d'ou Bouddha a prononcé son prêche. Imposant mais
pas vraiment séduisant ni émouvant. On est très loin
de la simplicité des stupa semi sphériques de Sanchi aux superbes
portails sculptés. Ce stupa a une forme de cloche qui évoque
ceux de Pagan, en Birmanie, qui sont beaucoup plus élégants.
Le stupa possède néanmoins d'intéressants motifs sculptés
sur sa paroi en pierre. |
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Il y
a d'autres lieux de cultes à Sranath. Plus récents, plus modestes,
mais peut-être plus propices à la spiritualité. Le
Mulgandha Kuti Vihar est un temple moderne construit près d'un arbre
issu d'une transplatation d'un arbre d'Anuradhapura, au Sri Lanka, qui
serait lui même tranplanté d'un arbre au pied duquel le Bouddha
aurait eu l'illumination (!). Dans ce temple se trouvent des fresques réalisées
par un peintre japonais du nom de Kostsu Nosi. Il y a aussi un temple Jain,
dont l'emplacement marque le lieu de naissance d'un personnage saint,
le 11e tirthankar, ainsi que des monastères coréen, chinois,
tibetain, thailandais et japonais.
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| Pour
les non bouddhistes que nous sommes, Sarnath ne présente pas un intérêt
archéologique majeur, excepté le famuex chapiteau que nous
avons raté, vu que nous avons eu la bonne idée de venir ici
un vendredi, jour de fermeture du musée. L'excursion est toutefois
fort agréable. Elle nous a permis de sortir un peu de Benares et
de ses tension, et de prendre un peu d'air frais.
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(1) Bodh Gaya,
à 200km au sud est de Benares, dans l'état du Bihar, est
le lieu ou le Bouddha a atteint l'illumination. C'est aujourd'hui un des
plus grands lieux de pélérinages bouddhistes au monde. Indian
Airlines assure même un vol régulier depuis Bangkok vers la
ville voisine de Gaya pour y acheminer les visiteurs thailandais!
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(2) Un stupa est une structure pleine, c'est à dire qu'on
ne peut y aménager d'espaces intérieurs.
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| 2003-2004, Baron & Baron (texte), Claude
Abou Chedid, Rana Haddad (photos), tous droits réservés.
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