BARON & BARON > CARNETS & RÉCITS DE VOYAGES > INDE > 2003'04 [DU GANGE AU BENGALE] 3e PARTIE, L'ORISSA
LISEZ LA 1ere PARTIE (DELHI & AGRA) & LA 2e PARTIE (BENARES & CALCUTTA) DU RÉCIT DE VOYAGE
LISEZ LES RÉCITS DE VOYAGE EN INDE 2004 [ENVOLS SUR L'HIMALAYA], 1999 [AU RAJASTHAN], 1997'98 [SUR LA ROUTE DE GOA] & 1995 [UNE ENFANCE AU CACHEMIRE]
Récit de voyage rédigé par Claude Abou Chedid avec la collaboration de Gregory Buchakjian pour Baron & Baron. 
3e partie du voyage, de Bhubaneshwar à Beyrouth
La détente méritée dans l'Orissa, sur les bords du golfe du Bengale. Réveillon du nouvel an à Puri, excursions aux temples de Bhubaneshwar et de Konarak, ainsi qu'à la lagune de Chilika. Enfin, la fin du voyage et ses pantalonades, ou comment Air India nous refusa d'embarquer à bord et notre départ de l'Inde fut retardé de 24h. Dernière journée du voyage à Dubai, en ville pour les uns, coincés à l'aéroport pour les autres.

 

Arrivée à Bhubaneshwar. Il nous reste 60 km de route pour rejoindre Puri où aucun hôtel ne nous attend! Nous commençons par le Z Hotel auquel nous avons envoyé des arrhes mais, mais qui n’ont pas été encaissées. On nous reçoit gentiment, visite des lieux charmants, mais désolés, c’est complet. Le Z enverra, le lendemain, un e-mail annonçant qu’il a mis des chambres à notre disposition, mais nous ne le lirons qu’un fois de retour à Beyrouth! Deuxième option, le BNR South Easter Railways, l’hôtel colonial mythique de Puri. Nous y sommes reçus par un gardien estropied qui a l’air de sortir de Harry Potter ou du Seigneur des Anneaux. La chambre qu’il nous fait visiter est dans un tel état que nous préfererions dormir sur les ghats de Bénarès. Nous échouons au Nilachal Ashok, et là, c’est le choc. L’endroit, d’une glauquitude absolue, tient plus d’une caserne d’entraînement pour intégristes que d’un hôtel. Je lis l’abattement sur nos visages. Une fois dans nos chambres, c’est à peine si nous osons rentrer dans nos draps. Nous allons donc faire un sit-in au meilleur hôtel du coin, le Mayfair Beach Resort, qui affiche complet depuis 3 mois, pour obtenir le gîte. L’opération de charme orchestrée par Rana (qui aurait, en échange promis d’épouser le manager de l’hôtel) a  réussi. Deux cottages et une suite seront mises à notre disposition pour la nuit du lendemain. Pour un hôtel plus que complet cela tient du miracle. Pour une fois nous grevons dans notre budget avec plaisir. Les sourires réapparaissent.

sur le chemin de Ragurajpur, nous sommes acueillis par les enfants
- Mardi 30 décembre 2003 -
L’hôtel Mayfair à Puri est charmant. Nous sommes dans différents bungalows au bord de la mer. On ne sent pas beaucoup la présence de la mer. Le golfe du Bengale est à nos pieds et bizarrement à part quelques cocotiers nous ne sentons pas sa présence. Tout juste le bruit de vagues de temps en temps nous arrivent au lointain. Départ pour Ragurajpur, un petit village rural où tous les habitant sont des peintres. C’est une caste de peintre qui fournissent, depuis des siècles, les temples de la région, et depuis peu, les quelques voyageurs de passage. Ils font de la peinture sur tissu avec un soin du détail et une finesse impressionnants. Les scènes des différents avatars des Dieux sont des œuvres naïves aux couleurs chatoyantes. Le village m’enchante. Il est au milieu de nulle part et peu fréquenté par les étrangers. Je me demande d’ailleurs s’il y en a dans cette région, pourtant magnifique. Il est vrai que nous n’en avons pas croisé mis à part certains couples mixtes. Ces habitants connaissent-ils autre chose? Les maisons sont surélevées, faites de chaux et de boue et couvertes de toit de chaume. Pleins d’enfants jouent à des jeux simples entre les petits temples de dévotion qui forment l’allée centrale et unique du village.

à Ragurajpur, tous les habitants du village sont peintres
Bhubaneshwar,
Connu pour ses célèbres temples hindous, une merveille d’architecture. Le plus grand temple de Bhubaneshwar, le Lingaraj Mandir, est interdit d’accès au non-hindous. On grimpera sur une tourelle pour admirer de loin cet ensemble de temples. Je me laisse entraîner à rêver à ce que doivent être les temples d’Angkor, au Cambodge. Nous longeons un bassin, toujours autant de saleté spécifique à l’Inde. Nous faisons effet de bêtes curieuses. Tout le monde veut poser et prendre des photos avec nous. Plus loin deux autres temples bien plus petits mais admirables de finesse. Je bavarde, où enfin essaye de converser, avec des enfants de l’Utar Pradesh venus également visiter les temples. La dernière étape de la journée sera le Nandankanan Zoological park, à une trentaine de kilomètres de Bhubaneshwar. Le spectacle des bêtes en captivité contemplées par les indiens endimanchée nous affilige. Peut etre que l’excursion "safari" pour aller voir les fameux tigres blancs du Bengale en semi liberté sera plus concluante? La foule qui se presse au guichet pour embarquer dans les autocars blindés nous pousse à l’abandon. La seule consolation de cette excursion ratée sera la rencontre avec les adorables éléphanteaux, que les cornacs promènent à travers les allées du parc, et qui nous ont dit bonjour avec leur trompe.

Retour à Puri, ou nous terminons cette journée riche en images au restaurant "Wild Grass" en plein air qui nous servira du poisson et autres mets Indiens.
Bhubaneshwar, temple du Parashurameshwar Mandir, détail
- Mercredi 31 décembre 2003 -
Pour terminer l’année en beauté nous nous dirigeons, à partir de Puri, vers Konarak. Le temple du soleil de Konarak est un des plus spectaculaires du sous continent indien. Il a été conçu comme un char et nous retrouverons le cycle du soleil dans son architecture. Beaucoup de scènes et de sculptures rappellent la mythologie. La roue aux 8 rayons, emblème de l’Inde est magnifique de détails. Un guide nous fera faire un tour complet pour nous expliquer les sculptures et leur signification de la vie quotidienne. Une visite complète de deux heures nous permet de laisser notre imagination voguer au XIIIème siècle. L’intérieur du temple est bétonné pour empêcher les effondrements des fondations. Mais cela n’entache pas le charme de l’endroit.

Retour à l’hôtel, ballade sur la plage de sable fin où les Indiennes nous dévisagent avec des yeux ronds. Il n’est pas question pour nous de nous mettre ne maillot. Nous sommes déjà assez l’attraction du jour sans cela! Seul Baron fera la naiade en maillot de bain. Pendant que Karim et Sary sont retournés à Ragurajpur pour acheter des peintures, un petit thé sur la terrasse de la suite clôture notre dernière journée de l’année 2003. 

dans la campagne de l'Orissa
Nous avons pris des tickets pour une soirée locale organisée par la direction dans le terrain vague jouxtant l’hôtel. Il est 21 heures. Le village au complet est là, les Indiens en villégiature aussi et nous, les seuls touristes étrangers. Il doit y avoir plus de 500 personnes. Un décor en papier mâché trône sur une estrade, au bout du terrain. Des lampions de couleurs donnent à la fête un air de carnaval. Les sponsors sont bien présents spécialement la bière Sand Piepper. Un animateur essayera de déchaîner les spectateurs. Nous aurons droit à différents groupes de pop music indien, de défilés de mode ainsi que des spectacles de danse. Plus tard un buffet sera servi. La nourriture est excellente, la bière aidant nous voilà sur les pistes de danse pour la plus grande joie des locaux. Je me fais inviter par une gamine qui me demande de sa voix la plus douce "would you like to dance with me?" et là le délire, les parents se disputent notre présence. Tout le monde veut se faire photographier avec nous et nous serrer la main. Nous sommes des stars. Les feux d’artifices fusent par intervalles irréguliers. Il y a une ambiance magique. Minuit à sonné, les femmes nous sautent au cou pour nous embrasser, les hommes nous serrent la main, on nous fait promettre de revenir et de penser à eux, c’est touchant! Les petits enfants nous tirent le pantalon pour que dans la cohue nous ne les oublions pas. Les "Happy new year" fusent de partout. Il nous faudra serrer des tas de mains sans oublier le staff de l’hôtel venu au complet se mettre en rang pour nous souhaiter une bonne année 2004.
sur les bords du Chilika Lake
- Jeudi 1er janvier 2004 -
Deux heures de route sur un chemin cahoteux, traversant des villages au paysage sublime pour arriver à la lagune de Chilka Lake. Un paysage qui me rappelle étrangement un mélange entre le Sri Lanka et le Vietnam. De grandes étendues avec au loin des cocotiers, beaucoup de verdure, plein de rizières. De temps en temps une tache de couleur, le sari d’une femme en train de rassembler le foin dans un champ. Plus loin une autre pataugeant dans les marécages. De grands champs baignés d’eau. Nous arrivons à l’embarcadère d’où nous devons essayer de trouver une barque pour aller vois les dauphins. Nous voici tous les 6 sur une longue barque de pêcheurs. Le soleil brille, juste ce qu’il faut de vent et un paysage sublime surtout lorsque ça et là deux dauphins sortent de l’eau pour respirer. C’est merveilleux. La barque navigue parmi les dauphins, avant de nous emmener  jusqu’à l’embouchure du lac avec la mer. Nous marchons sur le bord de la rive, nos pieds s’enfoncent dans le sable. Nous sommes sous les pins. Des marchands de noix de coco nous accueillent; avec plaisir nous assouvissons notre soif. Le pêcheur nous entraîne plus loin et là sous les pins nous découvrons un marchand de poissons et de crevettes. Nous refusons de manger des poissons frits dans une huile à l’aspect douteux et leur apprenons à les faire griller. Quelle ne fut pas notre surprise de les voir installer en deux temps trois mouvements un monticule de branches et les enflammer puis d’y jeter les poissons à l’intérieur. Je garde peu d’espoir sur le résultat. On nous installe en rang sur des chaises en plastiques rouges. Nous sommes des clients de marque. Et ô surprise de nous voir servir sur une feuille de bananier cousue avec des brindilles d’épines de pins, un poisson bien grillé bien que légèrement cramé. Nous l’avons mangé avec nos doigts. Un vrai délice.
Petite marche digestive pour arriver au sommet et voir nettement l’embouchure du fleuve et du golfe du Bengale.
Le retour en barque au soleil couchant les pieds à l’air est un vrai moment de détente hors du temps.


pêcheurs du Chilika Lake
- Vendredi 2 janvier 2004 -
Départ pour Delhi en avion à partir de Bubaneshwar. Il nous faudra refaire en voiture les 60 kms séparant Puri de Bubaneshwar en passant par Pipli, petit village spécialisé dans la confection des lampions en tissus multicolores.
Nous faisons nos adieux à L’Orissa et au golfe du Bengale. Le vol d’Indian Airlines n’aura qu’une heure de retard. Delhi nous accueille dans son froid et sa brume. Beaucoup moins de corbeaux et surtout moins de klaxons. C’est peut-être tout simplement l’habitude!
Nous avons l’impression de rentrer à la maison. Nous reconnaissons le chemin de l’hôtel Sagrita dans le quartier de Sunder Nagar. On nous reconnaît, nous salue, welcome home!
Derniers adieux à cette Inde ensorcelante en se baladant dans les souks de Janpath, parfait piège à touristes que ce quartier de Connaught circus. Les magasins baissent leur rideaux de fer. Les mendiants se préparent pour la nuit. Les trottoirs s’habillent de nattes et de couvertures de toute sorte. Je fais mes adieux et referme aussi cette parenthèse de ma vie. Je sais que j’y reviendrai mais comme à chaque fois il me faudra le temps de digérer. Le choc y est trop intense pour pouvoir rester indifférent. C’est peut-être la raison pour laquelle on ne peut quitter l’Inde sans se dire j’y reviendrai.
Clôture du voyage par un dîner au Bukhara de l’hôtel Maurya Sheraton. Ce même restaurant où je me trouvai 6 ans plus tôt pour un réveillon de Noël! L’endroit, qui nous avait alors séduit, semble aujourd’hui un peu surfait, avec ses menus Bill Clinton, ses hommes d’affaires affairés et son addition salée.

retour à Delhi et à son agitation. Ici, un écrivain public
- Samedi 3 janvier 2004 -
Départ pour l’Aéroport International de Delhi ou notre vol sur Air India est prévu pour 13h40. La nuit précédente, allez savoir, tout le monde a fait des cauchemars. Karim a rêvé qu’il était attaqué par un cobra face auquel il a brandi, telle une amulette, un pendentif acheté au cours du voyage. Comme la fameuse scène dans Le Mystère de la Grande Pyramide d'Edgar P. Jacobs ou Mortimer sort sa croix égyptienne et crie "Par Horus Demeure!". Nous arrivons 2h30 à l’avance, mais ô surprise nous ne pouvons pas embarquer, nos places ayant été annulées. Nous croyons devenir fous. Nous nous transformons en fourmis affolées tels les marchands de Chandni Chowk. L’un de nous appelle l’agence de Puri qui s’était chargée de reconfirmer nos billets et qui nous envoie à Air India Calcutta, un autre est pendu au téléphone avec Beyrouth, les autres tapent du pied et font scandale. Rien n’y fera. Nous restons assis sur nos valises regardant l’avion partir et se demandant comment pouvoir sortir de ce guêpier d’autant plus que l’on nous laisse aucun espoir pour le lendemain. Seul Karim a pu embarquer. Comble du ridicule, il n’y a pas d’agence d’Air India à l’aéroport de Delhi. Il faut aller à l’agence centrale qui se trouve sur Cannaught Place assez rapidement, les bureaux fermant à 17h30. Sary et Zeina se dirigent, avec les bagages, à l’hôtel, tandis que Rana, Baron et moi  allons chez Air India.

Comme s’il ne nous manquait pas de péripéties, le taxi, qui ne connaît pas l’adresse, nous fait descendre à un endroit (ou se trouve une enseigne Air India mais pas de bureau) ou nous sommes happés par un type qui nous entraine dans un entresol sordide qui prétend être le siège de la compagnie aérienne. Nous fuyons ce piège, et trouvons la vraie agence dans laquelle nous sommes restés plus de trois heures. J’ai rarement vu des personnes aussi fermées et bornées. Je ne relaterai qu’une partie de nos mésaventures.
On nous donne des réservations sur le vol du lendemain au compte gouttes. Deux places confirmées, puis trois, puis, à 17h, cinq. On nous a donné des places sur une classe supérieure, et nous devons payer un supplément de 60 USD, alors que notre agent de voyages de Beyrouth nous envoie un SMS nous disant que nos places du jour étaient bien confirmées, et que toute cette histoire est une magouille. Comble des combles, on refuse de livrer à Rana son billet d’avion, pretextant qu’elle n’a pas de pièce d’identité valide pour entrer au Liban. Sa carte d’identité libanaise est en arabe, et Air India nous demande de la faire traduire par un traducteur assermenté. Il y a une adresse dans cet infernal bazar souterrain de Connaught Place, sorte de Forum des Halles puissance 10. C’est la course folle pour Baron qui doit le trouver, faire traduire le document, et retourner à Air India avant 17h30, heure de fermeture. Les lecteurs qui connaissent Connaught Place apprécieront l’étendue de l’exploit.

Pendant que Baron fait Fort Boyard, on explique gentiment à Rana qui si il echoue à sa mission, c’est tout le groupe qui n’embarquera pas, car les suppléments ont été payés sur sa carte de crédit. Air India, c’est sympa!
Bref, nous sortons enfin avec nos billets confirmés, mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le vol du lendemain, sur lequel nous sommes bookés, arrive à Dubai, ou nous faisons correspondance, à 22h30, heure à laquelle décolle celui de la MEA pour Beyrouth. Impossible de le rattraper, il faut y passer 24h et attendre le vol suivant. Baron a un visa pour les Emirats et Rana un passeport britannique, ce qui leur permet de dormir en ville. Mais Zeina, Sary et moi sommes coincés. Que faire? Nous essayons d’appeler Dubaï pour réserver un hôtel à l’aéroport. Le prix est astronomique (270 USD la chambre). Il n’y a pas d’autres moyens, nous ne pouvons pas rester 24 heures sur les bancs de l’aérogare. Ce sera vraiment la journée des arnaques. Nous allons dîner au coffee shop du superbe Hôtel Oberoi de New Delhi, mais le cœur n’y est pas. Nous sommes tellement stressés et fatigués que nous avalons tous notre dîner de travers.


New Delhi, le marché de Paharganj
- Dimanche 4 janvier 2004 -
Après un sommeil plein de cauchemars, je me réveille chiffonnée. Essayons de garder un bon souvenir de l’Inde. Le groupe se sépare. Sary va visiter Jantar Mantar, que nous avons vu au début du voyage, tandis que Zeina, Rana, Baron et moi allons à Paharganj,  marché populaire de boutiques de toutes sortes. Nous nous jetons sur des foulards et autres tissus qui nous ferons oublier nos déboires de la veille. Nous achetons même des services d’assietes en feuilles de bananier et Rana fait acquisition d’un superbe balais qui fera office d’arrangement décoratif dans son salon.

En achevant sa visite du Jantar Mantar, Sary envisage de nous rejoindre à Paharganj, mais rentre à l’hôtel pour apprendre qu’Air India vient de téléphoner pour dire que seul 2 des 5 passagers sont confirmés. Re branle bas de combat pour les rappeler et avoir à nouveau la reconfirmation pour les cinq. A n’y rien comprendre! Nous décidons d’être 4 heures à l’avance à l’aéroport.
quelque part, dans les rues de Delhi
C’est une bonne idée, car c’est la foire. Une queue indescriptible, plusieurs chek-ins en même temps, des ordinateurs qui ne fonctionnent pas et des stagiaires sur certains comptoirs. J’arrive au guichet, je tend nos 5 billets. Angoisse. Il faudra attendre 20 minutes pour avoir nos bording pass après avoir appelé le chef d’escale 3 fois!
Bref, notre "hourra" fuse, il nous aura fallu 2h30 pour faire l’enregistrement. Nous en croirons nos yeux qu’une fois assis dans l’avion.
Nous arrivons dans la nuit à Dubai. Un préposé asiatique en uniforme nous attend avec une pancarte Dubai International Hotel. Tandis que Rana et Baron sortent dans la ville, nous nous dirigeons vers l’hôtel le plus cher du voyage. Notre chambre vibre au son d’un chantier qui fonctionne 24h sur 24 et la fenêtre donne sur un mur. Heureusement que les draps sont propres.


Dubai, ruelle dans la vieille ville. Noter, à droite, la tour des vents, destinée à aérer la maison. cf. notre page Dubai City Guide
- Lundi 5 janvier 2004 -
Rana et Baron passeront une journée à se promener dans cette nouvelle mégapole du Golfe, visitant hôtels et centres commerciaux avant de retrouver une ambiance un peu plus authentique (et indienne) dans la vieille ville et sa crique. Pendant ce temps, nous faisons l’inventaire complet de tout ce qui se trouve dans l’aéroport et ses boutiques hors taxes, y faisant les derniers achats du voyage. Le groupe se retrouve en fin de soirée et embarque sur l’airbus de la MEA. Rana et Baron sont vraiment les vip’s de la journée. Une hôtesse de l’air qui travaillait à l’Alba, ou ils enseignent, les a reconnus les a abreuvés de champagne pendant tout le vol! A minuit, nous aterrisons enfin à Beyrouth. A la sortie, le douanier, voyant que nous venons d’Inde nous demande ce que nous avons dans nos bagages, nous lui répondons, avec un fou rire: tout!

Au revoir l’Inde et… malgré tout… a très bientôt!
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2003-2005, Claude Abou Chedid, avec la collaboration de Baron & Baron (texte), Claude Abou Chedid, Rana Haddad, STAD, Baron & Baron (photos), tous droits réservés. >> CONTACTEZ NOUS