| Récit de voyage rédigé
par Claude Abou Chedid avec la collaboration de Gregory Buchakjian pour
Baron & Baron. |
3e partie du voyage, de Bhubaneshwar à
Beyrouth
|
La détente méritée dans
l'Orissa, sur les bords du golfe du Bengale. Réveillon du nouvel an
à Puri, excursions aux temples de Bhubaneshwar et de Konarak, ainsi
qu'à la lagune de Chilika. Enfin, la fin du voyage et ses pantalonades,
ou comment Air India nous refusa d'embarquer à bord et notre départ
de l'Inde fut retardé de 24h. Dernière journée du
voyage à Dubai, en ville pour les uns, coincés à l'aéroport
pour les autres.
|
|
Arrivée à Bhubaneshwar. Il nous reste 60 km de
route pour rejoindre Puri où aucun hôtel ne nous attend!
Nous commençons par le Z Hotel auquel nous avons envoyé des
arrhes mais, mais qui n’ont pas été encaissées. On nous
reçoit gentiment, visite des lieux charmants, mais désolés,
c’est complet. Le Z enverra, le lendemain, un e-mail annonçant qu’il
a mis des chambres à notre disposition, mais nous ne le lirons qu’un
fois de retour à Beyrouth! Deuxième option, le BNR South Easter
Railways, l’hôtel colonial mythique de Puri. Nous y sommes reçus
par un gardien estropied qui a l’air de sortir de Harry Potter
ou du Seigneur des Anneaux. La chambre qu’il nous fait
visiter est dans un tel état que nous préfererions dormir
sur les ghats de Bénarès. Nous échouons au Nilachal Ashok,
et là, c’est le choc. L’endroit, d’une glauquitude absolue, tient
plus d’une caserne d’entraînement pour intégristes que d’un
hôtel. Je lis l’abattement sur nos visages. Une fois dans nos chambres,
c’est à peine si nous osons rentrer dans nos draps. Nous allons donc
faire un sit-in au meilleur hôtel du coin, le Mayfair Beach Resort,
qui affiche complet depuis 3 mois, pour obtenir le gîte. L’opération
de charme orchestrée par Rana (qui aurait, en échange promis
d’épouser le manager de l’hôtel) a réussi. Deux
cottages et une suite seront mises à notre disposition pour la nuit
du lendemain. Pour un hôtel plus que complet cela tient du miracle.
Pour une fois nous grevons dans notre budget avec plaisir. Les sourires
réapparaissent.
|
|
sur le chemin de Ragurajpur, nous
sommes acueillis par les enfants
|
- Mardi 30 décembre 2003 -
L’hôtel Mayfair à Puri est charmant. Nous sommes dans
différents bungalows au bord de la mer. On ne sent pas beaucoup
la présence de la mer. Le golfe du Bengale est à nos pieds
et bizarrement à part quelques cocotiers nous ne sentons pas
sa présence. Tout juste le bruit de vagues de temps en temps
nous arrivent au lointain. Départ pour Ragurajpur, un petit village
rural où tous les habitant sont des peintres. C’est une caste de
peintre qui fournissent, depuis des siècles, les temples de la
région, et depuis peu, les quelques voyageurs de passage. Ils font
de la peinture sur tissu avec un soin du détail et une finesse impressionnants.
Les scènes des différents avatars des Dieux sont des œuvres
naïves aux couleurs chatoyantes. Le village m’enchante. Il est au
milieu de nulle part et peu fréquenté par les étrangers.
Je me demande d’ailleurs s’il y en a dans cette région, pourtant
magnifique. Il est vrai que nous n’en avons pas croisé mis à
part certains couples mixtes. Ces habitants connaissent-ils autre chose?
Les maisons sont surélevées, faites de chaux et de boue et
couvertes de toit de chaume. Pleins d’enfants jouent à des jeux
simples entre les petits temples de dévotion qui forment l’allée
centrale et unique du village.
|
|
à Ragurajpur, tous les habitants
du village sont peintres
|
Bhubaneshwar,
Connu pour ses célèbres temples hindous, une merveille
d’architecture. Le plus grand temple de Bhubaneshwar, le Lingaraj Mandir,
est interdit d’accès au non-hindous. On grimpera sur une tourelle
pour admirer de loin cet ensemble de temples. Je me laisse entraîner
à rêver à ce que doivent être les temples d’Angkor,
au Cambodge. Nous longeons un bassin, toujours autant de saleté
spécifique à l’Inde. Nous faisons effet de bêtes curieuses.
Tout le monde veut poser et prendre des photos avec nous. Plus loin deux
autres temples bien plus petits mais admirables de finesse. Je bavarde,
où enfin essaye de converser, avec des enfants de l’Utar Pradesh
venus également visiter les temples. La dernière étape
de la journée sera le Nandankanan Zoological park, à une trentaine
de kilomètres de Bhubaneshwar. Le spectacle des bêtes en captivité
contemplées par les indiens endimanchée nous affilige. Peut
etre que l’excursion "safari" pour aller voir les fameux tigres blancs
du Bengale en semi liberté sera plus concluante? La foule qui se
presse au guichet pour embarquer dans les autocars blindés nous
pousse à l’abandon. La seule consolation de cette excursion ratée
sera la rencontre avec les adorables éléphanteaux, que les
cornacs promènent à travers les allées du parc, et
qui nous ont dit bonjour avec leur trompe.
|
Retour à Puri, ou nous
terminons cette journée riche en images au restaurant "Wild Grass"
en plein air qui nous servira du poisson et autres mets Indiens.
|
|
Bhubaneshwar, temple du Parashurameshwar
Mandir, détail
|
- Mercredi 31 décembre 2003 -
Pour terminer l’année en beauté nous nous dirigeons,
à partir de Puri, vers Konarak. Le temple du soleil de Konarak
est un des plus spectaculaires du sous continent indien. Il a été
conçu comme un char et nous retrouverons le cycle du soleil dans
son architecture. Beaucoup de scènes et de sculptures rappellent
la mythologie. La roue aux 8 rayons, emblème de l’Inde est magnifique
de détails. Un guide nous fera faire un tour complet pour nous expliquer
les sculptures et leur signification de la vie quotidienne. Une visite
complète de deux heures nous permet de laisser notre imagination voguer
au XIIIème siècle. L’intérieur du temple est bétonné
pour empêcher les effondrements des fondations. Mais cela n’entache
pas le charme de l’endroit.
Retour à l’hôtel, ballade sur la plage de sable fin
où les Indiennes nous dévisagent avec des yeux ronds. Il
n’est pas question pour nous de nous mettre ne maillot. Nous sommes déjà
assez l’attraction du jour sans cela! Seul Baron fera la naiade en maillot
de bain. Pendant que Karim et Sary sont retournés à Ragurajpur
pour acheter des peintures, un petit thé sur la terrasse de la suite
clôture notre dernière journée de l’année 2003.
|
|
dans la campagne de l'Orissa
|
Nous avons pris des tickets pour une soirée locale organisée
par la direction dans le terrain vague jouxtant l’hôtel. Il est
21 heures. Le village au complet est là, les Indiens en villégiature
aussi et nous, les seuls touristes étrangers. Il doit y avoir plus
de 500 personnes. Un décor en papier mâché trône
sur une estrade, au bout du terrain. Des lampions de couleurs donnent à
la fête un air de carnaval. Les sponsors sont bien présents
spécialement la bière Sand Piepper. Un animateur essayera
de déchaîner les spectateurs. Nous aurons droit à différents
groupes de pop music indien, de défilés de mode ainsi que
des spectacles de danse. Plus tard un buffet sera servi. La nourriture
est excellente, la bière aidant nous voilà sur les pistes
de danse pour la plus grande joie des locaux. Je me fais inviter par une
gamine qui me demande de sa voix la plus douce "would you like to dance
with me?" et là le délire, les parents se disputent notre
présence. Tout le monde veut se faire photographier avec nous et
nous serrer la main. Nous sommes des stars. Les feux d’artifices fusent par
intervalles irréguliers. Il y a une ambiance magique. Minuit à
sonné, les femmes nous sautent au cou pour nous embrasser, les
hommes nous serrent la main, on nous fait promettre de revenir et de penser
à eux, c’est touchant! Les petits enfants nous tirent le pantalon
pour que dans la cohue nous ne les oublions pas. Les "Happy new year" fusent
de partout. Il nous faudra serrer des tas de mains sans oublier le staff de
l’hôtel venu au complet se mettre en rang pour nous souhaiter une bonne
année 2004.
|
|
sur les bords du Chilika Lake
|
- Jeudi 1er janvier 2004 -
Deux heures de route sur un chemin cahoteux, traversant des villages
au paysage sublime pour arriver à la lagune de Chilka Lake. Un paysage
qui me rappelle étrangement un mélange entre le Sri Lanka
et le Vietnam. De grandes étendues avec au loin des cocotiers, beaucoup
de verdure, plein de rizières. De temps en temps une tache de couleur,
le sari d’une femme en train de rassembler le foin dans un champ. Plus
loin une autre pataugeant dans les marécages. De grands champs baignés
d’eau. Nous arrivons à l’embarcadère d’où nous devons
essayer de trouver une barque pour aller vois les dauphins. Nous voici
tous les 6 sur une longue barque de pêcheurs. Le soleil brille, juste
ce qu’il faut de vent et un paysage sublime surtout lorsque ça et
là deux dauphins sortent de l’eau pour respirer. C’est merveilleux.
La barque navigue parmi les dauphins, avant de nous emmener jusqu’à
l’embouchure du lac avec la mer. Nous marchons sur le bord de la rive,
nos pieds s’enfoncent dans le sable. Nous sommes sous les pins. Des marchands
de noix de coco nous accueillent; avec plaisir nous assouvissons notre
soif. Le pêcheur nous entraîne plus loin et là sous
les pins nous découvrons un marchand de poissons et de crevettes.
Nous refusons de manger des poissons frits dans une huile à l’aspect
douteux et leur apprenons à les faire griller. Quelle ne fut pas
notre surprise de les voir installer en deux temps trois mouvements un
monticule de branches et les enflammer puis d’y jeter les poissons à
l’intérieur. Je garde peu d’espoir sur le résultat. On nous
installe en rang sur des chaises en plastiques rouges. Nous sommes des
clients de marque. Et ô surprise de nous voir servir sur une feuille
de bananier cousue avec des brindilles d’épines de pins, un poisson
bien grillé bien que légèrement cramé. Nous
l’avons mangé avec nos doigts. Un vrai délice.
Petite marche digestive pour arriver au sommet et voir nettement
l’embouchure du fleuve et du golfe du Bengale.
Le retour en barque au soleil couchant les pieds à l’air
est un vrai moment de détente hors du temps.
|
|
pêcheurs du Chilika Lake
|
- Vendredi 2 janvier 2004 -
Départ pour Delhi en avion à partir de Bubaneshwar.
Il nous faudra refaire en voiture les 60 kms séparant Puri de
Bubaneshwar en passant par Pipli, petit village spécialisé
dans la confection des lampions en tissus multicolores.
Nous faisons nos adieux à L’Orissa et au golfe du Bengale.
Le vol d’Indian Airlines n’aura qu’une heure de retard. Delhi nous accueille
dans son froid et sa brume. Beaucoup moins de corbeaux et surtout moins
de klaxons. C’est peut-être tout simplement l’habitude!
Nous avons l’impression de rentrer à la maison. Nous reconnaissons
le chemin de l’hôtel Sagrita dans le quartier de Sunder Nagar. On
nous reconnaît, nous salue, welcome home!
Derniers adieux à cette Inde ensorcelante en se baladant
dans les souks de Janpath, parfait piège à touristes que
ce quartier de Connaught circus. Les magasins baissent leur rideaux de
fer. Les mendiants se préparent pour la nuit. Les trottoirs s’habillent
de nattes et de couvertures de toute sorte. Je fais mes adieux et referme
aussi cette parenthèse de ma vie. Je sais que j’y reviendrai mais
comme à chaque fois il me faudra le temps de digérer. Le choc
y est trop intense pour pouvoir rester indifférent. C’est peut-être
la raison pour laquelle on ne peut quitter l’Inde sans se dire j’y reviendrai.
Clôture du voyage par un dîner au Bukhara de l’hôtel
Maurya Sheraton. Ce même restaurant où je me trouvai 6 ans
plus tôt pour un réveillon de Noël! L’endroit, qui nous
avait alors séduit, semble aujourd’hui un peu surfait, avec ses
menus Bill Clinton, ses hommes d’affaires affairés et son addition
salée.
|
|
retour à Delhi et à
son agitation. Ici, un écrivain public
|
- Samedi 3 janvier 2004 -
Départ pour l’Aéroport International de Delhi ou notre
vol sur Air India est prévu pour 13h40. La nuit précédente,
allez savoir, tout le monde a fait des cauchemars. Karim a rêvé
qu’il était attaqué par un cobra face auquel il a brandi,
telle une amulette, un pendentif acheté au cours du voyage. Comme
la fameuse scène dans Le Mystère de la Grande Pyramide
d'Edgar P. Jacobs ou Mortimer sort sa croix égyptienne et crie "Par
Horus Demeure!". Nous arrivons 2h30 à l’avance, mais ô surprise
nous ne pouvons pas embarquer, nos places ayant été annulées.
Nous croyons devenir fous. Nous nous transformons en fourmis affolées
tels les marchands de Chandni Chowk. L’un de nous appelle l’agence de Puri
qui s’était chargée de reconfirmer nos billets et qui nous
envoie à Air India Calcutta, un autre est pendu au téléphone
avec Beyrouth, les autres tapent du pied et font scandale. Rien n’y fera.
Nous restons assis sur nos valises regardant l’avion partir et se demandant
comment pouvoir sortir de ce guêpier d’autant plus que l’on nous
laisse aucun espoir pour le lendemain. Seul Karim a pu embarquer. Comble
du ridicule, il n’y a pas d’agence d’Air India à l’aéroport
de Delhi. Il faut aller à l’agence centrale qui se trouve sur Cannaught
Place assez rapidement, les bureaux fermant à 17h30. Sary et Zeina
se dirigent, avec les bagages, à l’hôtel, tandis que Rana,
Baron et moi allons chez Air India.
Comme s’il ne nous manquait pas de péripéties, le
taxi, qui ne connaît pas l’adresse, nous fait descendre à
un endroit (ou se trouve une enseigne Air India mais pas de bureau) ou
nous sommes happés par un type qui nous entraine dans un entresol
sordide qui prétend être le siège de la compagnie
aérienne. Nous fuyons ce piège, et trouvons la vraie agence
dans laquelle nous sommes restés plus de trois heures. J’ai rarement
vu des personnes aussi fermées et bornées. Je ne relaterai
qu’une partie de nos mésaventures.
On nous donne des réservations sur le vol du lendemain au
compte gouttes. Deux places confirmées, puis trois, puis, à
17h, cinq. On nous a donné des places sur une classe supérieure,
et nous devons payer un supplément de 60 USD, alors que notre agent
de voyages de Beyrouth nous envoie un SMS nous disant que nos places du
jour étaient bien confirmées, et que toute cette histoire
est une magouille. Comble des combles, on refuse de livrer à Rana
son billet d’avion, pretextant qu’elle n’a pas de pièce d’identité
valide pour entrer au Liban. Sa carte d’identité libanaise est en
arabe, et Air India nous demande de la faire traduire par un traducteur
assermenté. Il y a une adresse dans cet infernal bazar souterrain
de Connaught Place, sorte de Forum des Halles puissance 10. C’est la course
folle pour Baron qui doit le trouver, faire traduire le document, et retourner
à Air India avant 17h30, heure de fermeture. Les lecteurs qui connaissent
Connaught Place apprécieront l’étendue de l’exploit.
Pendant que Baron fait Fort Boyard, on explique gentiment à
Rana qui si il echoue à sa mission, c’est tout le groupe qui n’embarquera
pas, car les suppléments ont été payés sur
sa carte de crédit. Air India, c’est sympa!
Bref, nous sortons enfin avec nos billets confirmés, mais
nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le vol du lendemain, sur lequel
nous sommes bookés, arrive à Dubai, ou nous faisons correspondance,
à 22h30, heure à laquelle décolle celui de la MEA
pour Beyrouth. Impossible de le rattraper, il faut y passer 24h et attendre
le vol suivant. Baron a un visa pour les Emirats et Rana un passeport
britannique, ce qui leur permet de dormir en ville. Mais Zeina, Sary
et moi sommes coincés. Que faire? Nous essayons d’appeler Dubaï
pour réserver un hôtel à l’aéroport. Le prix
est astronomique (270 USD la chambre). Il n’y a pas d’autres moyens,
nous ne pouvons pas rester 24 heures sur les bancs de l’aérogare.
Ce sera vraiment la journée des arnaques. Nous allons dîner
au coffee shop du superbe Hôtel Oberoi de New Delhi, mais le cœur
n’y est pas. Nous sommes tellement stressés et fatigués
que nous avalons tous notre dîner de travers.
|
|
New Delhi, le marché de Paharganj
|
- Dimanche 4 janvier 2004 -
Après un sommeil plein de cauchemars, je me réveille
chiffonnée. Essayons de garder un bon souvenir de l’Inde. Le groupe
se sépare. Sary va visiter Jantar Mantar, que nous avons vu au
début du voyage, tandis que Zeina, Rana, Baron et moi allons à
Paharganj, marché populaire de boutiques de toutes sortes.
Nous nous jetons sur des foulards et autres tissus qui nous ferons oublier
nos déboires de la veille. Nous achetons même des services
d’assietes en feuilles de bananier et Rana fait acquisition d’un superbe
balais qui fera office d’arrangement décoratif dans son salon.
En achevant sa visite du Jantar Mantar, Sary envisage de nous
rejoindre à Paharganj, mais rentre à l’hôtel pour
apprendre qu’Air India vient de téléphoner pour dire que
seul 2 des 5 passagers sont confirmés. Re branle bas de combat pour
les rappeler et avoir à nouveau la reconfirmation pour les cinq.
A n’y rien comprendre! Nous décidons d’être 4 heures à
l’avance à l’aéroport.
|
|
quelque part, dans les rues de
Delhi
|
C’est une bonne idée, car c’est la foire. Une queue indescriptible,
plusieurs chek-ins en même temps, des ordinateurs qui ne fonctionnent
pas et des stagiaires sur certains comptoirs. J’arrive au guichet, je tend
nos 5 billets. Angoisse. Il faudra attendre 20 minutes pour avoir nos bording
pass après avoir appelé le chef d’escale 3 fois!
Bref, notre "hourra" fuse, il nous aura fallu 2h30 pour faire l’enregistrement.
Nous en croirons nos yeux qu’une fois assis dans l’avion.
Nous arrivons dans la nuit à Dubai. Un préposé
asiatique en uniforme nous attend avec une pancarte Dubai International
Hotel. Tandis que Rana et Baron sortent dans la ville, nous nous dirigeons
vers l’hôtel le plus cher du voyage. Notre chambre vibre au son
d’un chantier qui fonctionne 24h sur 24 et la fenêtre donne sur un
mur. Heureusement que les draps sont propres.
|
|
Dubai, ruelle dans la vieille ville.
Noter, à droite, la tour des vents, destinée à aérer
la maison. cf. notre page Dubai City Guide
|
- Lundi 5 janvier 2004 -
Rana et Baron passeront une journée à se promener
dans cette nouvelle mégapole du Golfe, visitant hôtels et
centres commerciaux avant de retrouver une ambiance un peu plus authentique
(et indienne) dans la vieille ville et sa crique. Pendant ce temps, nous
faisons l’inventaire complet de tout ce qui se trouve dans l’aéroport
et ses boutiques hors taxes, y faisant les derniers achats du voyage. Le
groupe se retrouve en fin de soirée et embarque sur l’airbus de
la MEA. Rana et Baron sont vraiment les vip’s de la journée. Une
hôtesse de l’air qui travaillait à l’Alba, ou ils enseignent,
les a reconnus les a abreuvés de champagne pendant tout le vol! A
minuit, nous aterrisons enfin à Beyrouth. A la sortie, le douanier,
voyant que nous venons d’Inde nous demande ce que nous avons dans nos bagages,
nous lui répondons, avec un fou rire: tout!
Au revoir l’Inde et… malgré tout… a très bientôt!
|
CLIQUEZ
ICI POUR REVENIR AU DÉBUT DU RÉCIT DE VOYAGE
|
| 2003-2005,
Claude Abou Chedid, avec la collaboration de Baron & Baron (texte),
Claude Abou Chedid, Rana
Haddad, STAD, Baron & Baron (photos), tous droits réservés.
>> CONTACTEZ NOUS |
|