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> ALLER / VENIR
Pour arriver à la lagune de Chilka depuis Puri, il faut prendre la route vers le sud. Une soixantaine de km, 2h de route (en très mauvais état), jusqu'à Satapada, sur la rive nord, ou se trouve un embarcadère. Plusieurs formules sont possibles, avec des bateaux de pêche, selon la durée de promenade désirée. Depuis Gopalpur, il y a 52km de route jusqu'à Rambha, sur la rive sud de la lagune.
> DORMIR
Il y a des possiblités d'hébergement sur les bords de la lagune. Elles sont citées dans le guide Lonely Planet. Vous pouvez aussi contacter Heritage Tours à Puri (e-mail:heritagetours@hotmail.com) pour préparer un parcours complet avec transport et logement. Il y a deux avantages à loger sur place. 1) On peut mieux profiter des lieux et avoir le temps de se baigner sur les plages immaculées et sublimes qui donnent sur le Golfe du Bengale. 2) Si on désire se rendre de Puri à Gopalpur ou vice versa, ça permet de couper le parcours à mi-chemin.
> MANGER
Vous trouverez à Satapada de quoi vous restaurer: snacks, épiceries et petits restaurants, mais le plus du voyage, c'est de se faire un repas de poissons préparés sur la plage par les pêcheurs (voir ci-contre), un vrai régal.
> LIRE
Le site officiel de la Chilika Development Autority offre toutes sortes d'informations sur la lagune et son environnement ainsi que des galeries de photos. 

 

Pour les voyageurs qui visitent l'Orissa, il y a trois lieux de passage obligés: Bhubaneshwar, Puri et Konarak, qui constituent un circuit que les voyagistes appellent "Triangle d'Or", en référence au parcours éponyme qui relie Delhi, Agra et Jaipur. Et puis il y a les extensions, moins "nécessaires", mais qui revèlent parfois les belles surprises du voyage. En Orissa, nous recommandons Chilka (ou Chilika) Lake, une lagune de 60km de long (la plus grande d'Asie) séparée de la mer par un long banc de sable.
Nous y sommes allés depuis Puri, sur une chaussée délabrée mais à travers de merveilleux paysages tropicaux et des petits villages qui semblent bien loin du monde industrialisé postmoderne. Après 2h de route pour franchir une cinquantaine de km, nous arrivions à Satapada, charmante localité sur la rive nord de la lagune. C'est d'ici que nous avons embarqué sur une barque pour entreprendre une petite excursion de quelques heures.

La lagune de Chilka est un environnement très riche en faune et en flore. En hiver, de nombreux oiseaux migrateurs y trouvent refuge. Des dauphins viennent également trouver baigner dans ses eaux. Les bateliers savent dans quelle partie du lac les trouver, et, pendant un certain temps, nous avons navigué en leur compagnie.

La lagune est immense et comporte de nombreux ilots, dont celui sur lequel a été construite une curieuse résidence coiffée d'un obélisque égyptien. Trop loin de notre parcours, nous n'avons pas pu voir cette chose insolite. Nous avons fait une pause sur Rajhansa, une des îles allongées qui constituent la bande de terre séparant la lagune du golfe du Bengale. Sur la plage, ou débarquent de nombreuses familles bengalis, on nous a proposé des noix de coco, dont le lait est idéal pour se désaltérer. Des pêcheurs avaient installé sur le sable même des restaurants de fortune, nous invitant à déguster poissons et crevettes frits. Peu rassurés par l'état de l'huile de la friture en question, nous avons suggéré de les faire griller au feu de bois. C'était le 1er janvier 2004. Nous avons dégusté notre 1er déjeuner de l'année, assis sur des sièges en plastique, savourant du pomfret et des crevettes grillés et servis dans des feuilles de bananier. Le dessert fut assuré par les sempiternelles barres de céréales que nous trainions dans nos sacs à dos depuis le début du voyage. Pour la digestion, nous ce fut une petite marche sur l'ile. Zeina a été traitée ici comme une star par tous les bengalis endimanchés qui tenaient à sa faire prendre en photo avec elle. L'ont-ils prise pour une célébrité locale ou est-ce son inimitable sourire qui les a tant séduits? mystère. Notre promenade aboutissait au dessus de la plage, au point ou les eaux de la lagune de Chilka et celle du Golfe du Bengale se mélangent. L'endroit est magnifique. Chou hal bast, dit Baron qui avait allumé un cigare (Hoyo de Monterrey) et qui s'apprêtait à se jeter à l'eau...
 
Mais il fallait déjà rentrer. En cette belle après midi d'hiver, la lumière donnait à la lagune et à son environnement tropical des teintes dorées des plus harmonieuses. Cette excursion, fort  agréable, a été l'occasion de commencer l'année en douceur, et de se refaire une santé après tous les aléas que nous avions subis au cours des semaines précédentes. Cet endroit est un vrai petit paradis protégé des dieux.
2004, Claude Abou Chedid, STAD (photos), Baron & Baron (texte), tous droits réservés. >> CONTACTEZ NOUS