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ALLER / VENIR |
| Du
Caire, prendrela route depuis Gizeh vers October City. Puis c’est tout
droit sans aucune bifurcation jusqu’à Bahariya (390km). De
là,
traverser l’oasis pour continuer vers Farafra. C’est toujours tout
droit
(200 km). La route continue ensuite au sud ouest vers Dakhla (moins que
200 km), Kharga et remonte sur Assiout en Haute Egypte. Pour atteindre
Sioua il y a une mauvaise route depuis Bahariya. Sinon depuis
Alexandrie,
longer la cote jusqu’à Marsa Matrouh, et, de la, s’enfoncer dans
le désert, sur les traces d’Alexandre. Le meilleur moyende
circuler
dans le désert est de prendre un 4x4 avec guide
spécialisé.
De nombreuses agences assurent ce type de service. Il possible de
rejoindre
Bahariya, Farafra et Dakhla en bus depuis Le Caire.
Départ
à 18h, au bas de la citadelle. Il faudra ensuite trouver un
guide
local avec 4x4 ou chameaux pour découvrir le
désert
en profondeur. Ne comptez pas y aller seul, ce serait de la folie pure.
Pour ceux qui ont le temps, possibilité d’excursions à
dos
chameau de 1 à 15 jours... |
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DORMIR |
| Sous
des tentes ou des huttes. Si vous avez choisi l’option tour en
4x4
organisé depuis Le Caire, ce sera inclus dans le forfait. Sinon,
se renseigner sur place sur les possibilités de camping
en
bordure des sources d’eaux sulfureuses. |
| A
Siwa, ne manquez pas de dormir dans une des 15 chambres à ciel
ouvert
de l'Hôtel Adrere Amellal (tel: 202 73-81327, fax: 202
73-55489),
un endroite incroyable ou écotourisme et mille et une nuit font
bon ménage. Seul hic, les prix... Shali Lodge (tel: 20
46-4602399)
est un autre endroit exceptionnel. Construit comme un château de
sable avec 9 chambres, c’est un endroit ou l’on retrouve traditions
berbères
et art de vivre dans un décor minimaliste. Prendre un thé
dans le jardin est paradisiaque. Prix plus modérés que le
précédent (45 euros la double). |
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MANGER |
| Pour
les routards,le Popular Restaurant est l’étape
obligée
à Bahariya. Pour les campeurs, ce sera au bon vouloir (le leur
ou
celui des organisateurs) autour du feu de camp. |
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BOIRE / DANSER |
| Autour
du feu, avec des bédouins du cru, la soirée peut
être
animée et arrosée de bière que l’on aura
achetée
au Popular Restaurant... |
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LIRE |
Désert
Lybique, Théodore Monod, ed. Arthaud 1994 et in Thésaurus,
Actes
Sud,
1997. La référence en la matière, avec des
chapitres consacrés à la faune et la flore, le paysage,
l'histoire, etc.
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Mirages et utopies sur les traces
d'Alexandre le Grand, Franck Charton, Grands
Reportages,
n. 300, janvier 2007. un récit dans les épopées
antiques.
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| L'oasis
des fantomes de pierre, Claude Guibal et Erik Sampers, Grands
Reportages,
n. 208, décembre 1998. |
| L'Egypte
des sables. Une civilisation du désert, Pauline et Philippe
de Flers, ed. Menges, 2000. Un ouvrage luxueux basé sur une
expérience
vécue. On lira également, les mots du silence, un
entretien avec les auteurs précités dans Qantara,
38, hiver 2000-2001. |
| La
vallée des momies, Zahi Hawass, ed. de la Martinière
2000. |
| Zerzura
l'oasis légendaire du désert libyque, Théodore
Monnot et Edmond Diemer, ed. Vent de Sable 2001. |
| Egypte:
Randonnée dans le désert blanc, Erik Bataille, Absolute
Travel Mag. |
| Columbia
University Excavations at Amheida, fouilles
archéologiques
dans le désert libyque, région de Dakhla |
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ACHETER |
| Des
statuettes enterre cuite de Mahmoud Eid. Ou, tout simplement,
des keffiehs blancs.
Les bédouins vous apprendront à vous en coiffer. |
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|
| 3
millions de km2
de sables et de dépressions à l’ouest de la Vallée
du Nil. Le Désert Libyque est plus grand que la surface
habitée
de l’Egypte. Et compte cinq oasis. |
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| Sioua
est
la plus septentrionale et la plus célèbre. Dans un
décor
canyonesque, des lacs presque surréalistes et les restes plus
modestes
du temple de Jupiter-Amon. Ce sanctuaire perdu et loin du monde
connu ses heures de gloire dans l’antiquité. Nombreux furent
ceux
qui effectuèrent le long et périlleux périple pour
consulter son oracle. Parmi eux, un illustre conquérant. En
331av-JC, Alexandre
le Grand vient de se faire couronner pharaon par les prêtres
de Memphis. Il veut faire confirmer ses pouvoirs séculaires et
divins
auprès du représentant des divinités
égyptiennes
(Amon) et grecques (Zeus-Jupiter). Dans les années 1990, des
archéologues
ont cru, à tort, y avoir découvert sa tombe.
-
bahariya -
Des
tombes et desmomies,
c’est Bahariya, autre oasis, à 400 km de Sioua, quiva en
livrer. En quantités industrielles. Les intéressés
ne sont, certes, pas aussi illustres que le Macédonien.
D’anonymes
quidams. Au mieux, des fonctionnaires locaux. Ces découvertes
sont
récentes et sont encore l’objet d’études scientifiques.
Officiellement,
on ne peut, à l’heure actuelle, rien voir ni visiter.
Officiellement.
Dans un pays pareil, rien n’est jamais impossible. Un responsable
localnous
emmène sur un terrain en bordure du village. Au sol, des
structures
en béton et en fer signalent la présence d’excavations.
Une
petite porte s’ouvre, un escalier métallique s’enfonce dans un
puits
d’une dizaine de mètres de profondeur. Une cavité permet
d’accéder à la salle hypostyle entourée d’un
corridor
périphérique. Nous sommes dans la tombe d’Amunothep,
fonctionnaire local de l’époque pharaonique. Les parois sont
intégralement
couvertes de fresques et de hiéroglyphes en excellent
état
de conservation. Cette découverte archéologique serait
due
à la maladresse d’un âne, paraît-il...
Deuxième
visite, non loin de la première. Dans une sorte de hangar, lui
aussi
fermé à clé. La lourde porte coulissante ouvre sur
une vaste salle passablement éclairée au néon et
meublée
de quelques tables-vitrines en aluminium abritant, chacune un
sarcophage.
Des hommes, des femmes, un enfant. Sur chaque sarcophage, l’effigie
dudéfunt.
Ces images rappellent étrangement les célèbres
portraits
dits du Fayoum car découverts dans ladite région.
Il est vrai, non loin (moins de 200 km) de Bahariya. On nous
proposeenfin
de visiter le chantier de fouilles. Là où les momiesont
été
découvertes. Un âne (décidément) serait
accidentellement
tomé dans un trou... L’archéologue susceptible de nous
autoriser
à visiter les lieux étant absent, cette visite est
avortée.
Autre
visite, celle-ci
légale, celle du Oasis Heritage Museum. De l’art
contemporain.Mahmoud
Eid, sculpteur de son état, expose ses oeuvres enterre cuite
retraçant la vie quotidienne de la région. Remarquable
scène
de circoncision! Les oeuvres les moins belles sont à
vendre.
|
 |
| L’agglomération
de Bahariya est finalement assez intéressante et pittoresque.
Une
attraction est impossible à rater, même si on le voulait,
le maire de la ville, aussi propriétaire du Popular
Restaurant,
avec son inséparable sifflet. Personnage haut en couleurs, il
règlela
(maigre) circulation, fait causette tant avec les autochtones que les
routards,
et crée pas mal d’animation dans le patelin.
Bahariya
est une
oasis pourvue de sources d’eaux sulfureuses. Y prendre un bain
est
une expérience insolite, vu le cadre, la température
élevée
et la densité de l’eau. Nous recommandons le bain nocturne,
même
si l’air y est plutôt frais, car, de jour, la chaleur risque
d’être
pénible, et mesdames, n’oublions pas que les bédouins
n’ont
pas l’habitude de voir des nymphettes dénudées en pleine
nature et que certaines apparitions risqueraient de faire des
émeutes.
Nous ne sommes pas à Sharm el Sheikh! Arrivons au vif du sujet.
On ne vient généralement pas à Bahariya (ou dans
n’importe
quelle autre oasis) pour visiter l’agglomérationet ses
musées.
Le but du voyage est rappelons le, le désert.
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| Le
DésertLibyque
a la qualité de proposer des paysages assi variés
qu’étonnants,
que l’on peut admirer au départ de Bahariya. Le Désert
Noir est le plus facilement accessible. Dans levoisinage
immédiat
de l’oasis, des chaînes de montagnes en basalte
séparées
de dunes de sable. Une montagne nommée Black Mountain
servit
de poste d'observation durant la seconde guerre mondiale. Direction Farafra.
La route est toujours aussi rectiligne. Au creuset d’une
dépression,
sur le coté de gauche de la route, une curiosité. Les Crystal
Mountains. Le nom annonce quelque chose de très
spectaculaire
qu’il est impossible de remarquer sans être averti par un guide
local.
De loin on ne voit rien. En s’approchant des rochers, ils prennent une
brillance qui augmente avec la lumière du soleil. Ce
phénomène
est du à la présence de quartz dans les montagnes...
Il
faut reprendre
la route, vers Farafra. A 40 km de cette oasis, bifurquer à
gauche.Q
uitter les voies carrossables et rouler dans les sables. C’est
là
que se cache un des paysages les plus spectaculaires qui soient, le Désert
Blanc ou plutot, ce qu’on appelle de New White Desert, plus
loin de la route mais plus spectaculaire que le White Desert.
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 |
| Rouler
sur le sable
doré, sur plusieurs kilomètres. Au risque de s’enliser
(mieux
vaut être en convoi) et de se perdre (mieux vaut avoir une
boussole).
Au milieu de nulle part, jaillissent des plaques d’un blanc
immaculé.
De la neige. Non, pas vraiment. Des rochers blancs en calcaire. Ils
augmentent,
deviennent innombrables et prennent les formes les plus variées.
Des champignons par exemple. Dans cet incroyable décor, chaque
brisede
vent fait disparaître la visibilité, pour quelques
instants.
On croit rêver. Non. On ne rêve pas! |
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