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>> L'EGYPTE PAR VILLES [CITY GUIDES]: ALEXANDRIE | ASSOUAN | LE CAIRE
>> L'EGYPTE PAR MONUMENTS, MUSÉES & LIEUX: ALEXANDRIE, BIBLIOTHECA ALEXANDRINA | LE CAIRE, MADRASA SULTAN HASSAN | LE CAIRE, MOSQUEE IBN TULUN
>> L'EGYPTE PAR SITES ARCHÉOLOGIQUES: ABOU SIMBEL | LES PYRAMIDES DE GIZEH ET SAQQARA
>> L'EGYPTE PAR RÉGIONS & SITES NATURELS: LE DELTA DU NIL | LE DESERT LIBYQUE | LA NUBIE / LE LAC NASSER
>> L'EGYPTE EN CARNETS & RÉCITS DE VOYAGE
2005: SIWA
"(...) Siwa, place centrale, la nuit. Les magasins, le café et la forteresse de Shali dont les ruines énigmatiques sont mises en perspective et éclairées. Un décor de cinéma pour Star Wars (...)" Lire le récit
2001'02: LA NUBIE
descente en bateau d'Abou Simbel à Assouan. Un monde submergé et surréaliste. Des temples à couper le souffle sauvegardés in extremis. Et puis un autre monde, celui du quartier copte au Caire. Lire le récit
2000: LA BASSE EGYPTE 
Le Caire et les pyramides, une escapade en 4x4 dans le Désert Libyque entre les Oasis de Bahariya et de Farafra, une promenade champêtre dans le Delta du Nil vers Rosette, puis Alexandrie. Lire le récit

LA BIBLIOTHÈQUE DE BARON & BARON
>> GUIDES & CARNETS DE ROUTE
Dans la profusion d'ouvrages consacrés à cette prestigieuse destination, le Guide Bleu fait toujours office de référence absolue en matière de documentation historique et culturelle. Son iconographie abondante le rend accessible et très agréable à consulter. Son petit frère, le Guide Bleu Evasion, exclusivement consacré à la vallée du Nil, est un peu trop sommaire, sauf quand il s'agit de décrire les hôtels. Le Guide du Routard et le Lonely Planet ont chacun leurs inconditionnels et restent des valeurs sures très efficaces, irremplaçables pour les bonnes adresses. Le Guide Gallimard magnifiquement illustré sera un excellent compagnon pour la préparation du voyage. Cet éditeur a lancé avec Geo la série GeoGuide qui compte un très bon volume sur l'Egypte.
Carnets d'Egypte, Voyage sur les chemins de traverse, Claudine Le Tourneur d'Ison, ed. Pre Aux Clercs, 2004. Ce parcours hors des sentiers battus permet de découvrir une autre Egypte que celle des tours opérateurs. Champions des voyages non traditionnels en Egypte,  Claudine et Cyril Le Tourneur d'Ison colaborent avec Grands Reportages. Ils ont signé le dossier Egypte Secrète, n. 276, janvier 2005, couvrant le Fayoum, le Delta et les monastères de la Mer Rouge et A fleur de Nil, n. 275, décembre 2004, ou comment faire Louxor Assouan loin de la foule.
>> LETTRES
Le Caire écrit, Beyrouth publie, Bagdad lit. Telle était l’axiome qui résumait, au XXe siècle, la littérature arabe. S’il serait inconcevable de limiter la production du Machreq à celle de l’Egypte, il est vrai que les rives du Nil ont connu une profusion littéraire considérable dont la renommée, ayant largement dépassé les frontières, a permis de voire de nombreuses traductions, notamment françaises. Taha Hussein est devenu un classique de la littérature de ce bord de la Méditerrané tandis que Neguib Mahfûz, viscéralement rattaché aux quartiers du Caire islamique, est devenu un monument national couronné d’un prix Nobel.
Les écrivains égyptiens ont ce génie de la narration du quotidien de leur pays avec force de détails cocasses, burlesques et un sens de l’humour décapant. Qu’il s’agisse de Gamal Ghitsany (La mystérieuse affaire de l’impasse Zaafarâni, 1977, ed. Sindbad / Actes Sud) qui nous plonge dans la vie d’un quartier haut en couleurs, ou de Mohammed Mostagab (Les tribulations d’un Egyptien en Egypte, 1997, ed. Actes Sud) et son exploration du monde rural, on nous livre toujours une incroyable leçon de vie. Le phénomène de ces dernières années, c’est Alaa El Aswany: L'Immeuble Yacoubian, ed. Actes Sud, 2006, a connu un succès colossal en livre et au cinéma. Ce récit décapant brosse une galerie de portraits de personnages habitant un ancien immeuble bourgeois de la capitale et brise les tabous, de l’islamisme à l’homosexualité. L’Egypte contemporaine et certaines de ses dérives sont aussi au cœur de Halte de Gregory Buchakjian, co auteur de ce site. Plus de détails.
>> SOUVENIRS DE VOYAGE
Un voyage en Egypte: Au temps des derniers rois, Alain Blottière, ed. Flammarion, 2003 et Voyages en Egypte, Robert Solé, ed. du Chêne, 2003 sont deux exemples de raffinement en matière d’iconographie. Images d’un temps révolu ou voyager était un art de vivre réservé à des happy few, étiquettes d’hôtels en fac-similé pour l’ouvrage de Solé. on a envie de posséder les deux!
L'Egypte, une passion française, un superbe dossier dans Qantara, n. 53, automne 2004, avec des articles sur la naissance de l'egyptologie, les premiers voyageurs, l'Egypte médiévale, etc. Un collector.
En pleine période romantique, Lettres d'Egypte 1862-1869, Lady Groff-Gordon, 1875 et Le désert, récit du voyage au Sinaï en 1894 de Pierre Loti, préfacé par Jacques Lacarrière, ed. Christian Pirot 1998. Enfin, l'épopée de Richard Burton, Aux sources du Nil, 1857-1863, ed. Phebus 1988. 
Voyage en Egypte: sur les pas de Flaubert, Gustave Flaubert (texte) présenté par Richard Lebeau, Michel Le Louarn  (photo) et Jacques de Loustal (illustrations), ed. du Garde-Temps, 2001.
>> EGYPTE PHARAONIQUE
La profusion d'ouvrages est telle que les non-egyptologues que nous sommes ne savons plus que recommander. Notre choix s'est arrêté sur Les Pharaons, exp. Venise, Palazzo Grassi, 2002, cat. collectif sous la direction de Christiane Ziegler, ed. Flammarion. Un pavé intelligement conçun avec des rubriques lumineuses comme l'état et l'administration,  les temples, les tombes, etc. 
>> BD / ILLUSTRATION
trois albums culte (bien que très diferends): Le Mystère de la Grande Pyramide, Edgar P. Jacobs, ed. Blake & Mortimer (2 vols), Les Cigares du Pharaon, Hergé, ed. Casterman et Asterix et Cléopatre, Gosciny et Uderzo. 
L'Association en Egypte, ed. L'Association 1998, album collectif par Baudoin, David B, Golo et J.C.Menu.
Egypte, une autre vision de Louxor, Moebius, Geo hors-série le monde dessiné par les plus grands de la bd, novembre 2002.
>> PHOTO
Suite égyptienne, album du photographe libanais Fouad Elkhoury (ed. Actes Sud, 1999), la mélancolie et l’émotion d’une Égypte en noir et blanc. /font>
Mapping Sitting, On portraiture and photography, Karl Bassil, Zeina Maasri, Walid Raad et Akram Zaatari, ed. ed. MTGé (Mind The Gap) / Fondation Arabe pour l’Image, 2002. L’art du portrait photographique, photos de groupes, snapshots volés dans la rue, série de prisonniers, etc. Des vies reportées sur une mise en page remarquable.
SITES INTERNET 
>> GUIDES & CARNETS DE VOYAGE
L'Egypte est sur  Lonely Planet, Routard.com  et Rough Guides. Concierge.com, les articles de Condé Nast Traveller sur l'Egypte.
Le Caire, l'Egypte, un site sympa avec pas mal d'adresses et d'infos pratiques.
>> ART, ARCHEOLOGIE, CULTURE

L’Egypte Eternelle est une encyclopédie virtuelle en ligne et gratuite de l’histoire, l’art, l’archéologie et les cultures de l’Egypte. L’interface permet de naviguer via la chronologie, la cartographie, ou par thèmes. On pourra admirer des objets conservés au Musée de la Céramique Islamique du Caire ou explorer le temple de Louxor et ce, avec l’aide d’une interface très efficace notamment dotée d’un glossaire. 
Plus de sites relatifs à l'art et la culture de l'Egypte Pharaonique sur le Portail Baron & Baron: Egypte.
>> PHOTOS DE VOYAGE
Molon.de: Egypt Photo Gallery, de belles images du Caire à Louxor en passant par le désert libyque.
>> L'EGYPTE EN BREF
65 millions d’habitants, pour 1001449 km2, un des pays les plus peuplés des mondes arabe, méditerranéen et africain, l’Egypte dépend des eaux du Nil, sa principale source de vie, eaux qu’elle partage avec ses voisins en amont, Soudan et Ethiopie (avec lesquels les frictions ne sont pas rares), pour étancher la soif de son explosion démographique. Pour juguler la surpopulation explosive des villes, le gouvernement tente de créer une nouvelle vallée du Nil dans le désert, une vallée irriguée de canaux dont les eaux proviendraient évidement du même Nil. Projets pharaoniques, dira-t-on, mais finalement l’Egypte est bien le pays des pharaons et de leurs monuments grandioses. Et c’est bien ce qui attire les touristes qui, par millions, viennent contempler les pyramides du plateau de Gizeh – dernière des sept merveilles du monde antique, avant de remonter le Nil entre Louxor et Assouan avec une éventuelle extension sur le Lac Nasser et Abou Simbel, au cœur des hauts lieux d’une des plus prestigieuse civilisation du monde ancien, des colonnades du temple de Karnak aux mystères de la nécropole thébaine.
Cette Egypte qui, sur les pas des grands voyageurs, de Strabon à Blake et Mortimer dans Le Mystère de la Grande Pyramide en passant par Napoléon Bonaparte et toute une foule de romantiques orientalistes, a donné une vocation plus ou moins sérieuse de passion archéologique, ne doit pas faire oublier les autres Egyptes. L’Egypte arabo musulmane, avec ses rues aussi vivantes que l’Egypte des pharaons est morte – encore que cette même Egypte aborde la mort d’une drôle de façon avec ses immenses nécropoles au Caire et à Assiout, ses mosquées sublimes comme Ibn Tulun et Sultan Hassan au Caire et ses résidences palatiales parfois oubliées comme les belles maisons patriciennes de Rosette. L’Egypte copte, une Egypte dans l’Egypte, avec ses rituels, ses églises antiques et ses images saintes. L’Egypte coloniale, celle des rêves fous du Baron Empain à Héliopolis ou des souvenirs surannés d’Alexandrie. L’Egypte des déserts, de l’oasis de Siwa dans le désert libyque au monastère Sainte Catherine dans les montagnes du Sinaï. L’Egypte des villes grouillantes et l’Egypte des campagnes. L’Egypte des mélopées languissantes d’Oum Koulsoum et des comédies de Farid al Atrache. L’Egypte de Taha Hussein et de Naguib Mahfouz – on disait alors «Le Caire écrit, Beyrouth édite et Bagdad lit». L’Egypte du cinéma et ses films du Hollywood arabe qui véhiculèrent dans les années 1960-1970, un facteur de modernité sociale et une émancipation de la femme, sujets qui aujourd’hui ne semblent plus à l’ordre du jour.
>> MONNAIE
La livre égyptienne (guinay)
>> SITUATION POLITIQUE
Quelle place pour l’Egypte dans le monde arabe? Après la grande époque du leadership nassérien et ses débâcles (défaites militaires contre Israël, échec de la République Arabe Unie avec la Syrie et le Yémen), l’Egypte de Sadate s’est tournée vers l’Occident et «l’ennemi sioniste». Après la paix de camp David (1979) et une décennie de ban de la ligue arabe, l’Egypte de Moubarak revient sur la scène régionale et se pose comme force de médiation acceptée tant par les grandes puissances que les acteurs régionaux, intervenant dans les conflits israélo – palestinien et, plus récemment, libano – syrien, avec plus d’échecs que de réussites. Encore que ces piètres résultats ne sont pas forcement imputables à la seule Egypte, tant la région toute en entière (à commencer par ses régimes) est en déliquescence moribonde (cf. à ce sujet, Considérations sur le malheur arabe, Samir Kassir, ed. Actes Sud / Sindbad).
Quel régime pour l’Egypte? «Démocratie autoritariste» semble le message de ce qui s’y passe. On organise des élections, on laisse passer quelques candidats de l’opposition (ce qui est un grand pas comparé aux voisins libyen et syrien!), mais, sur le fond, le régime reste immuable. Quelle place pour l’islam dans l’Egypte d’aujourd’hui? Totalement contradictoire. D’un côté, le conservatisme a totalement effacé les rêves de société moderne (voir une femme non voilée dans la rue est devenu exceptionnel), de l’autre, l’organisation des frères musulmans (première force d’opposition) est interdite (bien que tolérée) par le pouvoir. Entre une arabité qui tient plus du slogan nostalgique que d’un véritable projet et une religiosité de plus en plus visible, l’Egypte nage au dessus d’un volcan dont les secousses se font parfois sentir par le biais d’actes terroristes (assassinat de Sadate en 1981, carnage de Louxor en 1997) plus ou moins récurrents, lesquels engendrent une politique sécuritaire drastique aux débordements parfois surréalistes. Nombreux sont les cas d’égyptiens (journalistes et autres) mais aussi de touristes (de diverses nationalités) qui se sont vus appréhender par les forces de l’ordre et éventuellement incarcérés pour des motifs totalement anodins (prendre des photos à Khan el Khalili) transcendés en «atteinte à la sécurité de l’état».
Quel avenir pour l’Egypte? La bonne question, tant l’avenir de toute la région est abracadabrant, tant le monde arabe n’a pas le moral, tant la corruption est galopante et les inégalités sociales hurlantes. Restent le sens de l’humour de égyptiens et leur bonheur de vivre…
>> VOYAGER EN EGYPTE
Les ressortissants de l'Union Européenne, du Canada et de la Suisse peuvent obtenir leur visa aux postes frontière. Il s'agit d'apposer un timbre de 15USD sur le passeport. Pour les autres pays, le visa est nécessaire avant le départ.
La majorité des voyageurs atterrissent au Caire. L’aéroport du Caire est un des plus actifs du continent africain. Il est quotidiennement desservi par les compagnies aériennes d’Europe (Air France, Alitalia, BMI, KLM,  Lufthansa, Olympic...) et du Moyen Orient (Emirates, Gulf Air, Kuwait Airways, Middle East Airlines, Royal Jordanian, Saudi Arabian...). Nombre de compagnies africaines y font escale, ainsi que des transporteurs asiatiques à l’instar de Malaysia Airlines (2 fois / sem. sans escale depuis Kuala Lumpur), Korean Air (idem depuis Seoul), et Singapore Airlines. Egypt Air, la compagnie nationale égyptienne qui a pour logo la tête du dieu Horus, a soigné son image depuis l’époque, où, dans les années 80, ses pilotes faisaient l’objet des blagues les plus salaces. Egypt Air possède une flotte moderne (Airbus A320 et A340, Boeing 767 et 777), et un réseau assez vaste qui, outre le bassin méditerranéen, l’Europe et le Golfe, s’étend en Afrique (jusqu’à Johannesburg), en Amérique du Nord (New York sans escale en A340), et en Asie (Bangkok, Manille – en codeshare avec Philippine Airlines, Tokyo). Les vols pour Sydney ont malheureusement été supprimés. Il existe quelques vols réguliers sur Alexandrie (depuis Londres, Beyrouth, Francfort) et de plus en plus de charters pour Louxor et Sharm el Sheikh. Il est possible de se rendre en Egypte par voie maritime, depuis Aqaba (Jordanie). Les frontières terrestres sont (en principe) ouvertes avec la Libye, le Soudan, Israel (?) et Gaza (!).
>> TRANSPORTS INTÉRIEURS
Egypt Air assure des vols sur les principales villes du pays. Tarifs assez élevés. Le chemin de fer peut être une alternative, mais hors des lignes principales (Assouan-Louxor-Le Caire-Alexandrie), les voitures sont vétustes et sales.
Le transport routier des voyageurs étrangers est sérieusement réglementé. Pour circuler en Haute Egypte entre Louxor et Assouan, il faut impérativement, quel que soit le mode de transport (bus, voiture, taxi) se joindre à un convoi escorté par la police. L’Egypte n’entend pas rigoler sur la sécurité de ses touristes au point qu’on dirait qu’il y a un gendarme (ou militaire) derrière chaque visiteur! Les autorités et les voyagistes font tout pour déconseiller aux voyageurs de sortir des sentiers battus. Pour aller en groupe dans le Delta du Nil, il nous fallu demander une autorisation spéciale auprès des autorités et nous présenter, à l’arrivée, auprès de la police locale. Considérée comme bastion des islamistes, Moyenne Egypte est encore plus verrouillée.
La majorité des touristes qui se rendent en Haute Egypte font le voyage Louxor-Assouan à bord d'un des innombrables bateaux-hôtels qui assurent ce genre de services. Les navires sont très confortables (certains sont plus luxueux que d'autres) mais ce genre de voyage est emblématique du tourisme de masse. Pour echapper à la foule, il est possible de louer les services d'un "sandal", embarcation à voile traditonnelle. Ce mode de transport permet d'être indépendant, et de visiter les temples seul, entre deux passages de groupes. L'autre alternative est de choisir comme bateau le Steam Ship Sudan, luxueux vapeur de 40 chambres dont l'ambiance sera bien plus feutrée que celle des "usines flottantes". Le parcours Assouan-Abou Simbel est moins engorgé. Choisir les bateaux Eugénie ou Prince Abbas. Aucun service fluvial en Moyenne Egypte (entre Le Caire et Louxor).
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